La violence est toujours dirigée, toujours intentionnelle, et jamais neutre
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Ce poème est né d’un refus. Refus de croire que tuer peut être noble, légitime ou glorieux. Refus d’accepter que l’on puisse justifier la violence au nom d’un drapeau, d’une idéologie ou d’un territoire.
Tuer pour un pays, c’est tuer
Aucune idéologie ne justifie le meurtre. Tuer pour un pays, c’est tuer. Point final.
Commentaire
Tuer pour un pays, c’est tuer. Ce poème ne nuance pas, n’explique pas, ne relativise pas. Il affirme — et il refuse. Refuse que le meurtre soit légitimé par des discours patriotiques, des idéologies guerrières ou des récits historiques. Aucune cause, aussi noble soit-elle, ne transforme un acte de destruction en geste moral. Ce micro poème est une ligne de feu : il rappelle que derrière chaque justification, il y a un corps, une vie, une perte. Et que la poésie, elle, ne pactise pas avec la violence.
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Cette publication fait partie de la série Micro poèmes sociaux et politiques, une collection de poèmes courts engagés.
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Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
L’inégalité dès la naissance et la violence transmise comme héritage
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Ce micro poème a été écrit en 2019, à la suite du meurtre tragique de la « fillette de Granby ». Il est né d’un choc — mais aussi d’une conscience: celle que tous les enfants ne naissent pas avec les mêmes chances et que certains héritent de la haine avant même de connaître l’amour.
Les chances ne sont pas égales pour tous les nouveau-nés
Les chances ne sont pas égales pour tous les nouveau-nés; des enfants sont tués par des parents détruits par la haine reçue en héritage
Commentaire
J’ai écrit ce texte en 2019, après le drame de Granby. Mais cette conscience, je la porte depuis longtemps : tous les enfants ne naissent pas égaux. Le milieu social, les blessures familiales, les violences invisibles — tout cela façonne une vie avant même qu’elle commence. Certains enfants sont tués par des parents eux-mêmes détruits, porteurs d’une haine reçue en héritage. Ce poème est une plainte, une alerte, une mémoire. Il ne cherche pas à expliquer, mais à rappeler que derrière chaque tragédie, il y a un système qui a failli — et une société qui doit regarder la vérité en face : les chances ne sont pas égales pour tous les nouveau-nés.
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Quand l’argent dicte les lois, la justice perd sa voix. Ce poème met à nu l’emprise du pouvoir économique sur nos sociétés — un silence d’impuissance …
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La puissance de l’argent
L’argent parle beaucoup plus fort que les textes de loi La population est sans voix; silence d’impuissance …
Commentaire
L’argent parle plus fort que les lois — et souvent, il les écrit en coulisses. Ce micro poème expose une vérité dérangeante : dans bien des sociétés, la voix du peuple est étouffée par le poids des intérêts financiers. Ce n’est pas la justice qui gouverne, mais la puissance économique. Et quand l’argent dicte les règles, la démocratie devient un théâtre d’ombres. Ce poème est un cri silencieux — celui d’une population sans voix, prise dans le vertige d’une impuissance organisée.
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La guerre n’est pas un art, mais une barbarie travestie en stratégie. Ce poème dépouille la violence de son vernis héroïque pour révéler l’inhumanité qu’elle dissimule.
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La guerre n’est pas un art
L’acte de guerre n’est pas un art mais bel et bien un acte de barbarie; un jeu pervers.
Commentaire
On parle souvent de “l’art de la guerre” comme s’il s’agissait d’une discipline noble, stratégique, presque esthétique. Non — la guerre n’est pas un art. Elle est une mécanique brutale, une industrie de la destruction, une orchestration de souffrances. Ce micro poème refuse la glorification des conflits. Il interroge notre fascination pour la violence organisée, notre capacité à transformer l’horreur en spectacle. La poésie, ici, ne célèbre rien. Elle démasque.
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Quand la colère gronde, la pensée devient arme. Les révoltes éclatent, mais seules les idées font les révolutions.
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Révoltes et révolutions
Les armes font les révoltes, les idées font les révolutions
Commentaire
Les révoltes naissent dans l’urgence, les révolutions dans la pensée. Ce micro poème rappelle que les idées sont les véritables moteurs du changement durable. Il ne suffit pas de crier — il faut penser, construire, transformer … faire évoluer.
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Quand le monde cogne, le poème ne s’excuse pas — il cogne aussi. La micropoésie sociale et politique ne cherche pas à adoucir les angles : elle répond, sans fard, à la brutalité du réel.
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Poésie brutale
La brutalité des réalités géopolitiques contemporaines appelle une poésie brutale …
Commentaire
La brutalité du monde ne se contourne pas — elle se regarde en face. La poésie sociale et politique répond à la violence géopolitique contemporaine par une langue qui ose être brutale elle aussi. Cette poésie n’est pas décorative. Elle est une forme de résistance. Une parole qui ne cherche pas à plaire, mais à réveiller. Elle assume l’inconfort, le cri, la tension. Elle ne panse pas les plaies — elle les expose.
👉 Ici, la poésie devient résistance : brutale, lucide, nécessaire.
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Quand le temps naît : un voyage poétique et visuel sur le temps primordial à travers poésie contemporaine et art numérique
Introduction
Depuis plusieurs années, je développe un travail artistique autour du thème du temps, mêlant poésie et art numérique humaniste. Mes estampes numériques et mes vidéos artistiques – diffusées sur les réseaux sociaux et sur ma chaîne YouTube – explorent la relation humaine au temps, entre mémoire, perception et imaginaire. Dans cet article, je partage un poème inédit, Temps Primordial – L’origine de tous les instants, accompagné d’images et de vidéos issues de cette recherche créative, où horloges, silhouettes et symboles surréalistes invitent à contempler, et peut-être à suspendre, le cours du temps.
Cet article s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où j’explore la relation entre le temps, la mémoire et l’expérience humaine à travers la poésie, l’image et la création numérique.
À la croisée de plusieurs formes — poème, image et vidéo — ce travail propose une exploration sensible du temps dans l’environnement numérique.
Temps Primordial – L’origine de tous les instants (Poème)
antérieur au jadis, le loin passé fut. de la naissance, de l’origine, du commencement temps du rêve, des songes temps mythique de la mémoire perdue
le temps de chacun, de chacune incertain, fuyant, sans contour, fugace
nous sommes ici, dans le temps mesuré parés d’horloges ornés de cadrans
un jour nous serons fossiles et souvenirs de quelques instants
Ce poème s’inscrit dans un ensemble plus large de recherches où le temps devient une matière poétique et visuelle, explorée à travers différentes formes de poésie numérique.
Les images qui suivent prolongent ce poème en explorant visuellement la pluralité du temps, entre figement et mouvement, entre mémoire et effacement.
Les œuvres numériques
Je vous propose ci-dessous quelques images sur le thème du temps. Ces œuvres numériques, ancrées dans une démarche d’art numérique humaniste, explorent de manière poétique et surréaliste notre rapport au temps à travers silhouettes humaines, horloges et cadrans colorés.
Série d’estampes numériques « Temps de chacun – Œuvre numérique »
Temps de chacun – Œuvre numérique – 1
Temps de chacun – Œuvre numérique – 2
Temps de chacun – Œuvre numérique – 3
Temps de chacun – Œuvre numérique – 4
Temps de chacun – Œuvre numérique – 5
Temps de chacun – Œuvre numérique – 6
Temps de chacun – Œuvre numérique – 7
Temps de chacun – Œuvre numérique – 8
Des vidéos sur le temps
Je vous propose ci-dessous quelques vidéos courtes publiées sur ma chaîne YouTube (Art Digital Express) : elles poursuivent ma réflexion sur le temps à travers des séquences visuelles et sonores mêlant poésie, art numérique et expérimentation audiovisuelle.
Temps – Art numérique sur le thème du temps
Temps de vie – Art numérique
Temps incertain – Art numérique
Temps surréaliste (Art numérique – Digital Art)
Temps Fugace – Art numérique
Le temps finira par me tuer – Art numérique
Espace-Temps – Art numérique
Temps passé – Art numérique
Temps surréaliste en rose – Art numérique
Ce dialogue entre mots, images et sons cherche à capter ce que le temps nous donne, nous prend… et nous laisse imaginer.
Ce travail s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes explorent l’expérience humaine à travers le temps, la mémoire et la perception.
Cet article s’inscrit dans la série Art social & poésie, où j’explore une poésie engagée qui questionne les injustices, les silences et les tensions du monde contemporain.
Poème sur l’injustice, l’indifférence, la douleur silencieuse
l’intensité des cris des muets dépasse toujours celle de l’entendement de la sourde oreille
Le silence comme cri
Ce micro-poème explore la violence de l’indifférence.
Il met en lumière une tension fondamentale : ce qui ne se dit pas, ce qui n’est pas entendu, peut parfois porter une intensité plus forte que les mots eux-mêmes.
Art numérique humaniste et regard social
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la poésie et l’image deviennent des moyens de révéler des réalités humaines souvent invisibles ou ignorées.
Le numérique permet ici de rendre visible ce silence, et de lui donner une forme.
Explorer d’autres formes de poésie engagée
Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes interrogent les enjeux sociaux et politiques de notre époque :
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Image numérique « Viens, on va déchirer le ciel » – Poème
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
Ce poème explore la matière du monde à travers les sens déjoués, les paysages intérieurs, et l’acte poétique comme un geste de fracture et de réparation. Une traversée entre chaos et renaissance, où l’on tente de raccommoder l’univers en lambeaux.
Poème-image et perception du monde
Dans ce poème-image, les sens se croisent et se confondent. L’odeur devient sonore, la vue devient tactile. Le langage poétique agit comme une matière vivante, capable de déformer le réel pour en révéler une autre dimension.
Un poème, un voyage sensoriel entre effondrement et poésie de la démesure
VIENS, ON VA DÉCHIRER LE CIEL
j’entends l’odeur de la cime l’âcreté de la plaine je sens la vue de l’eau l’image de l’infime
lueurs de corps mémoires d’étreintes vieillir d’érosion
fait de traces d’éclats et de silences la destruction poétique des confins du monde
on peut aller déchirer le ciel le découdre le faufiler
on peut le porter à fracture le peindre à démesure le dégrossir comme l’odeur de la couleur
imploser dans la forêt d’arbres et de sous-bois dans le lac au jardin de roches dans le lit de l’échouement
on peut saupoudrer d’étincelles les boisés des tourterelles … les vaisseaux – et les hirondelles et la mer; et les mers
j’habite les neiges éternelles de mon hiver de fleurs de glace des perce-neiges qui frémissent et d’échouage prennent place
raccommoder le ciel poétique je ne peux romance rapiécer l’organique le minéral et la semence
je squatte les nuits noires m’illumine des nuits blanches m’expose sans gloire en courbes, en lignes d’hanche
Viens, on va déchirer le ciel pour entrevoir l’univers voir le néant en expansion, qui se désintègre pour renaitre
les mots trainent dans le salon, près du cendrier; avec les cendres du ciel il faudra les écrire les dire
Art numérique humaniste et langage sensible
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le langage devient un espace d’exploration de l’expérience humaine.
L’écriture ne décrit pas le monde : elle le traverse, le fracture, et tente de le recomposer à partir de la mémoire, des sensations et de la présence.
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Un poème contemporain sur la démence et la maladie d’Alzheimer, explorant la désintégration de l’identité, la perte de mémoire et les éclats de lucidité dans les marges de la conscience.
Image numérique – CARTOGRAPHIE DE LA DÉMENCE
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
À travers une écriture fragmentaire et sensorielle, ce poème explore la lente dérive cognitive et émotionnelle liée à la maladie d’Alzheimer. Une immersion poétique dans les territoires incertains de la mémoire, entre perception altérée, disparition de soi et éclats de lucidité.
Ce poème s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire, la désintégration de l’identité et la fragilité humaine, au cœur de ma démarche d’art numérique humaniste.
Mémoire, identité et désintégration
Dans ce poème, j’explore la perte progressive de la mémoire et l’effritement de l’identité. Entre fragments, répétitions et perceptions altérées, l’écriture tente de saisir ce qui disparaît.
Poésie sur le thème de la démence et de la maladie d’Alzheimer
entre silences et absences _ diagnostic en paroles d’ébène maladie de l’oubliance en espace liminal
créer des souvenirs pour les effacer; Émergence du vide et du silence en danse elliptique – rupture – mouvements et balancements dans les cendres de mémoire
l’odeur passée de l’humus en forêt aucun sens ne se souvient de la peau douce des mots et des pensées disloqués dans un cadre de porte au seuil d’un cadre de porte …
réminiscence de l’oubli en état suspendu perception altérée du temps et des images effacées
tête morcelée en collages cubistes « vivre avec » des réalités en fragments d’identités souvent déconstruites éclats d’impressions et de sensations
un orignal marche au travers des arbres sur le mur blanc de la chambre de l’hôpital – vagabondage labyrinthique … errance en territoire mental
on garde les portes barrées dans l’aile de la démence – l’inacceptable sous contention dans un lit de camp une odeur de camphre
traces imprimées en lignes brisées temporalité fractale découpée
le piano du salon des malades avale mes mains coupées je joue des arpèges descendants dans les mécanismes des horloges déréglées
j’oublie musique et chants – métronome de démesure et de rythme irrégulier obsession et boucle mentale sans fin répéter répéter
je dessine au fusain sur la pénombre de mon identité fragmentée j’écris à l’encre noire sur une feuille de nuit morcelée fragmentation de ma dérive en sculptant dans le marbre de mes peurs
voyance, prédiction : l’avenir sera leurre
« orphelinage des souvenirs; NOUS vous oublierons »
Art numérique humaniste et mémoire fragmentée
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la mémoire — même altérée ou en voie de disparition — demeure une trace essentielle de l’expérience humaine.
À travers sa diffusion dans le réseau, ce texte devient une présence fragile, une tentative de conserver ce qui s’efface.
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