Micro poèmes sociaux et politiques #9 –Tuer pour un pays, c’est tuer

La violence est toujours dirigée, toujours intentionnelle, et jamais neutre

Sphère cible noir et blanc avec texte contre la violence et le meurtre

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Micro poèmes sociaux et politiques
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Ce poème est né d’un refus. Refus de croire que tuer peut être noble, légitime ou glorieux. Refus d’accepter que l’on puisse justifier la violence au nom d’un drapeau, d’une idéologie ou d’un territoire.

Tuer pour un pays, c’est tuer

Aucune idéologie ne justifie le meurtre.
Tuer pour un pays, c’est tuer. Point final.

Commentaire

Tuer pour un pays, c’est tuer. Ce poème ne nuance pas, n’explique pas, ne relativise pas. Il affirme — et il refuse. Refuse que le meurtre soit légitimé par des discours patriotiques, des idéologies guerrières ou des récits historiques. Aucune cause, aussi noble soit-elle, ne transforme un acte de destruction en geste moral. Ce micro poème est une ligne de feu : il rappelle que derrière chaque justification, il y a un corps, une vie, une perte. Et que la poésie, elle, ne pactise pas avec la violence.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #8 – Inégalités dès la naissance

L’inégalité dès la naissance et la violence transmise comme héritage

Sphère rouge et noire avec texte sur l’inégalité et la haine transmise

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Ce micro poème a été écrit en 2019, à la suite du meurtre tragique de la « fillette de Granby ». Il est né d’un choc — mais aussi d’une conscience: celle que tous les enfants ne naissent pas avec les mêmes chances et que certains héritent de la haine avant même de connaître l’amour.

Les chances ne sont pas égales
pour tous les nouveau-nés

Les chances ne sont pas égales
pour tous les nouveau-nés;
des enfants sont tués par des
parents détruits par la haine
reçue en héritage

Commentaire

J’ai écrit ce texte en 2019, après le drame de Granby. Mais cette conscience, je la porte depuis longtemps : tous les enfants ne naissent pas égaux. Le milieu social, les blessures familiales, les violences invisibles — tout cela façonne une vie avant même qu’elle commence. Certains enfants sont tués par des parents eux-mêmes détruits, porteurs d’une haine reçue en héritage. Ce poème est une plainte, une alerte, une mémoire. Il ne cherche pas à expliquer, mais à rappeler que derrière chaque tragédie, il y a un système qui a failli — et une société qui doit regarder la vérité en face : les chances ne sont pas égales pour tous les nouveau-nés.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #5 – La puissance de l’argent

Quand l’argent dicte les lois, la justice perd sa voix.
Ce poème met à nu l’emprise du pouvoir économique sur nos sociétés — un silence d’impuissance …

Sphère noir et blanc avec motifs inversés et texte sur l’argent et la loi

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La puissance de l’argent

L’argent parle beaucoup plus fort que les textes de loi
La population est sans voix; silence d’impuissance …

Commentaire

L’argent parle plus fort que les lois — et souvent, il les écrit en coulisses. Ce micro poème expose une vérité dérangeante : dans bien des sociétés, la voix du peuple est étouffée par le poids des intérêts financiers. Ce n’est pas la justice qui gouverne, mais la puissance économique. Et quand l’argent dicte les règles, la démocratie devient un théâtre d’ombres. Ce poème est un cri silencieux — celui d’une population sans voix, prise dans le vertige d’une impuissance organisée.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #4 – La guerre n’est pas un art

La guerre n’est pas un art, mais une barbarie travestie en stratégie.
Ce poème dépouille la violence de son vernis héroïque pour révéler l’inhumanité qu’elle dissimule.

Sphère blanche avec coulures noires et texte sur la guerre et la barbarie

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La guerre n’est pas un art

L’acte de guerre n’est pas un art
mais bel et bien un acte
de barbarie; un jeu pervers.

Commentaire

On parle souvent de “l’art de la guerre” comme s’il s’agissait d’une discipline noble, stratégique, presque esthétique. Non — la guerre n’est pas un art. Elle est une mécanique brutale, une industrie de la destruction, une orchestration de souffrances. Ce micro poème refuse la glorification des conflits. Il interroge notre fascination pour la violence organisée, notre capacité à transformer l’horreur en spectacle. La poésie, ici, ne célèbre rien. Elle démasque.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #3 – Révoltes et révolutions

Quand la colère gronde, la pensée devient arme.
Les révoltes éclatent, mais seules les idées font les révolutions.

Sphère noire avec ombre sur fond blanc et texte sur les révoltes et les idées

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Micro poèmes sociaux et politiques
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Révoltes et révolutions

Les armes font les révoltes,
les idées font les révolutions

Commentaire

Les révoltes naissent dans l’urgence, les révolutions dans la pensée. Ce micro poème rappelle que les idées sont les véritables moteurs du changement durable. Il ne suffit pas de crier — il faut penser, construire, transformer … faire évoluer.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #2 – Poésie brutale

Quand le monde cogne, le poème ne s’excuse pas — il cogne aussi.
La micropoésie sociale et politique ne cherche pas à adoucir les angles : elle répond, sans fard, à la brutalité du réel.

Sphère jaune de Naples avec cercles noirs et texte sur la brutalité géopolitique et la poésie engagée

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Poésie brutale

La brutalité des réalités géopolitiques
contemporaines appelle une poésie brutale …

Commentaire

La brutalité du monde ne se contourne pas — elle se regarde en face. La poésie sociale et politique répond à la violence géopolitique contemporaine par une langue qui ose être brutale elle aussi. Cette poésie n’est pas décorative. Elle est une forme de résistance. Une parole qui ne cherche pas à plaire, mais à réveiller. Elle assume l’inconfort, le cri, la tension. Elle ne panse pas les plaies — elle les expose.

👉 Ici, la poésie devient résistance : brutale, lucide, nécessaire.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Quand le temps naît – Poésie contemporaine et art numérique de l’instant primordial

Quand le temps naît : un voyage poétique et visuel sur le temps primordial à travers poésie contemporaine et art numérique

Œuvre d'art numérique représentant deux personnages surréalistes entourés d'horloges et de cadrans; une femme et un homme en costume - image très colorée - le mot "Temps" écrit en gros caractères

Introduction

Depuis plusieurs années, je développe un travail artistique autour du thème du temps, mêlant poésie et art numérique humaniste. Mes estampes numériques et mes vidéos artistiques – diffusées sur les réseaux sociaux et sur ma chaîne YouTube – explorent la relation humaine au temps, entre mémoire, perception et imaginaire. Dans cet article, je partage un poème inédit, Temps Primordial – L’origine de tous les instants, accompagné d’images et de vidéos issues de cette recherche créative, où horloges, silhouettes et symboles surréalistes invitent à contempler, et peut-être à suspendre, le cours du temps.

Cet article s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où j’explore la relation entre le temps, la mémoire et l’expérience humaine à travers la poésie, l’image et la création numérique.

À la croisée de plusieurs formes — poème, image et vidéo — ce travail propose une exploration sensible du temps dans l’environnement numérique.

Temps Primordial – L’origine de tous les instants (Poème)

antérieur au jadis,
le loin passé fut.
de la naissance,
de l’origine,
du commencement
temps du rêve,
des songes
temps mythique de
la mémoire perdue

le temps de chacun,
de chacune
incertain,
fuyant,
sans contour,
fugace

nous sommes ici,
dans le temps mesuré
parés d’horloges
ornés de cadrans

un jour
nous serons fossiles
et souvenirs
de quelques instants

Ce poème s’inscrit dans un ensemble plus large de recherches où le temps devient une matière poétique et visuelle, explorée à travers différentes formes de poésie numérique.

Les images qui suivent prolongent ce poème en explorant visuellement la pluralité du temps, entre figement et mouvement, entre mémoire et effacement.

Les œuvres numériques

Je vous propose ci-dessous quelques images sur le thème du temps. Ces œuvres numériques, ancrées dans une démarche d’art numérique humaniste, explorent de manière poétique et surréaliste notre rapport au temps à travers silhouettes humaines, horloges et cadrans colorés.

Série d’estampes numériques
« Temps de chacun – Œuvre numérique »

Œuvre d’art numérique représentant un homme en costume avec une horloge en guise de tête, symbolisant le rapport humain au temps – par Gilles Vallée.
Temps de chacun – Œuvre numérique – 1
Œuvre d’art numérique représentant un homme en costume avec une horloge en guise de tête, entouré de multiples cadrans colorés – symbole poétique de la pluralité du temps, par Gilles Vallée.
Temps de chacun – Œuvre numérique – 2
Estampe numérique représentant un homme en costume avec une horloge en guise de tête, symbolisant le rapport humain au temps – par Gilles Vallée.
Temps de chacun – Œuvre numérique – 3
Estampe numérique représentant un homme en costume avec une horloge en guise de tête, entouré de multiples cadrans colorés – symbole poétique de la pluralité du temps, par Gilles Vallée.
Temps de chacun – Œuvre numérique – 4
Image numérique représentant un homme en costume avec une horloge en guise de tête, entouré de multiples cadrans colorés – symbole poétique de la pluralité du temps, par Gilles Vallée.
Temps de chacun – Œuvre numérique – 5
Image numérique montrant un homme en costume avec une horloge en guise de tête, entouré de multiples cadrans colorés – symbole poétique de la pluralité du temps, par Gilles Vallée.
Temps de chacun – Œuvre numérique – 6
Œuvre d’art numérique représentant une femme entourée de multiples cadrans colorés – symbole poétique de la pluralité du temps, par Gilles Vallée.
Temps de chacun – Œuvre numérique – 7
Estampe numérique représentant une femme entourée de multiples cadrans colorés – symbole poétique de la pluralité du temps, par Gilles Vallée.
Temps de chacun – Œuvre numérique – 8

Des vidéos sur le temps

Je vous propose ci-dessous quelques vidéos courtes publiées sur ma chaîne YouTube (Art Digital Express) : elles poursuivent ma réflexion sur le temps à travers des séquences visuelles et sonores mêlant poésie, art numérique et expérimentation audiovisuelle.

Temps – Art numérique sur le thème du temps
Temps de vie – Art numérique
Temps incertain – Art numérique
Temps surréaliste (Art numérique – Digital Art)
Temps Fugace – Art numérique
Le temps finira par me tuer – Art numérique
Espace-Temps – Art numérique
Temps passé – Art numérique
Temps surréaliste en rose – Art numérique

Ce dialogue entre mots, images et sons cherche à capter ce que le temps nous donne, nous prend… et nous laisse imaginer.

Ce travail s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes explorent l’expérience humaine à travers le temps, la mémoire et la perception.

🌐 Explorer d’autres formes de poésie numérique

→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste
→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Le vacarme de l’indifférence (Poésie & Art numérique)

Le vacarme de l’indifférence — un micro-poème visuel dénonçant l’injustice et la douleur silencieuse à travers l’art numérique humaniste

Le texte du poème écrit sur une image numérique montrant un visage avec un ruban sur le yeux *visage blanc sur fond noir)
Micro poème – Le vacarme de l’indifférence

Cette page fait partie de la série
ART SOCIAL & POÉSIE
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Cet article s’inscrit dans la série Art social & poésie, où j’explore une poésie engagée qui questionne les injustices, les silences et les tensions du monde contemporain.

Poème sur l’injustice, l’indifférence, la douleur silencieuse

l’intensité des cris
des muets
dépasse toujours
celle de
l’entendement
de la sourde
oreille

Le silence comme cri

Ce micro-poème explore la violence de l’indifférence.

Il met en lumière une tension fondamentale : ce qui ne se dit pas, ce qui n’est pas entendu, peut parfois porter une intensité plus forte que les mots eux-mêmes.

Art numérique humaniste et regard social

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la poésie et l’image deviennent des moyens de révéler des réalités humaines souvent invisibles ou ignorées.

Le numérique permet ici de rendre visible ce silence, et de lui donner une forme.

Explorer d’autres formes de poésie engagée


Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes interrogent les enjeux sociaux et politiques de notre époque :

→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et condition humaine
→ Poésie visuelle & écritures numériques — poèmes-images et écritures hybrides

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VIENS, ON VA DÉCHIRER LE CIEL (Poème)

Le titre du poème "Viens, on va déchirer le ciel" sur une image qui montre une main avec un doigt pointant vers le ciel bleu
Image numérique « Viens, on va déchirer le ciel » – Poème

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Poésie visuelle & écritures numériques
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Ce poème explore la matière du monde à travers les sens déjoués, les paysages intérieurs, et l’acte poétique comme un geste de fracture et de réparation. Une traversée entre chaos et renaissance, où l’on tente de raccommoder l’univers en lambeaux.

Poème-image et perception du monde

Dans ce poème-image, les sens se croisent et se confondent. L’odeur devient sonore, la vue devient tactile. Le langage poétique agit comme une matière vivante, capable de déformer le réel pour en révéler une autre dimension.

Un poème, un voyage sensoriel entre effondrement et poésie de la démesure

VIENS, ON VA DÉCHIRER LE CIEL

j’entends l’odeur de la cime
l’âcreté de la plaine
je sens la vue de l’eau
l’image de l’infime

lueurs de corps
mémoires d’étreintes
vieillir d’érosion

fait de traces d’éclats
et de silences
la destruction poétique
des confins du monde

on peut aller déchirer le ciel
le découdre
le faufiler

on peut le porter à fracture
le peindre à démesure
le dégrossir comme l’odeur
de la couleur

imploser dans la forêt
d’arbres et de sous-bois
dans le lac au jardin de roches
dans le lit de l’échouement

on peut saupoudrer d’étincelles
les boisés des tourterelles …
les vaisseaux – et les hirondelles
et la mer; et les mers

j’habite les neiges éternelles
de mon hiver de fleurs de glace
des perce-neiges qui frémissent
et d’échouage prennent place

raccommoder le ciel poétique
je ne peux romance
rapiécer l’organique
le minéral et la semence

je squatte les nuits noires
m’illumine des nuits blanches
m’expose sans gloire
en courbes, en lignes d’hanche

Viens, on va déchirer le ciel
pour entrevoir l’univers
voir le néant en expansion,
qui se désintègre pour renaitre

les mots trainent dans le salon,
près du cendrier; avec les cendres du ciel
il faudra les écrire
les dire

Art numérique humaniste et langage sensible

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le langage devient un espace d’exploration de l’expérience humaine.

L’écriture ne décrit pas le monde : elle le traverse, le fracture, et tente de le recomposer à partir de la mémoire, des sensations et de la présence.

Un poème comme tentative de recoudre le monde.

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CARTOGRAPHIE DE LA DÉMENCE | Poème contemporain sur l’Alzheimer et la désintégration de l’identité

Un poème contemporain sur la démence et la maladie d’Alzheimer, explorant la désintégration de l’identité, la perte de mémoire et les éclats de lucidité dans les marges de la conscience.

Image en noir et blanc. Une sculpture surréaliste sur le thème de l'Alzheimer avec des horloges a l'envers
Image numérique – CARTOGRAPHIE DE LA DÉMENCE

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
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À travers une écriture fragmentaire et sensorielle, ce poème explore la lente dérive cognitive et émotionnelle liée à la maladie d’Alzheimer. Une immersion poétique dans les territoires incertains de la mémoire, entre perception altérée, disparition de soi et éclats de lucidité.

Ce poème s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire, la désintégration de l’identité et la fragilité humaine, au cœur de ma démarche d’art numérique humaniste.

Mémoire, identité et désintégration

Dans ce poème, j’explore la perte progressive de la mémoire et l’effritement de l’identité. Entre fragments, répétitions et perceptions altérées, l’écriture tente de saisir ce qui disparaît.

Poésie sur le thème de la
démence et de la
maladie d’Alzheimer

entre silences et absences _
diagnostic en paroles d’ébène
maladie de l’oubliance
en espace liminal

créer des souvenirs pour les effacer;
Émergence du vide et du silence
en danse elliptique – rupture –
mouvements et balancements
dans les cendres de mémoire

instants éphémères
dissolution progressive
abstraction
l’effondrement …
                  l’implosion

l’odeur passée de l’humus en forêt
aucun sens ne se souvient
de la peau douce
des mots et des pensées disloqués
dans un cadre de porte
au seuil d’un cadre de porte …

réminiscence de l’oubli
en état suspendu
perception altérée du temps
et des images effacées

tête morcelée en collages cubistes
« vivre avec »
des réalités en fragments d’identités
souvent déconstruites
éclats d’impressions et de sensations

un orignal marche au travers des
arbres sur le mur blanc
de la chambre de l’hôpital –
vagabondage labyrinthique
… errance en territoire mental

on garde les portes barrées
dans l’aile de la démence –
l’inacceptable
sous
contention
dans un lit de camp
   une odeur de camphre

         traces imprimées
          en lignes brisées
temporalité fractale
découpée

le piano du salon des malades
avale mes mains coupées
je joue des arpèges descendants
dans les mécanismes
des horloges déréglées

j’oublie musique
et chants – métronome
de démesure
et de rythme irrégulier
obsession et boucle mentale
sans fin répéter       répéter

je dessine au fusain
sur la    pénombre
de mon identité fragmentée
j’écris à l’encre noire  
sur une feuille
de nuit    morcelée
fragmentation de ma dérive
en sculptant dans le marbre
de mes peurs

voyance, prédiction : 
l’avenir sera leurre

« orphelinage des souvenirs;
NOUS vous oublierons »

Art numérique humaniste et mémoire fragmentée

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la mémoire — même altérée ou en voie de disparition — demeure une trace essentielle de l’expérience humaine.

À travers sa diffusion dans le réseau, ce texte devient une présence fragile, une tentative de conserver ce qui s’efface.

🔹 Explorer autour de la mémoire et de l’oubli

Le cadre de porte — poème sur la maladie d’Alzheimer
Le Maelstrom : l’entre-deux — poème sur la mémoire et la confusion


🔹 Prolonger cette exploration

Sculptures Alzheimer — mémoire et fragilité humaine


🔹 Dans le cadre de la série

L’expérience humaine — série de poèmes sur la condition humaine


🔹 Démarche artistique

Art numérique humaniste — corpus et développements

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