Micro poèmes sociaux et politiques #31 – Les plumes comme guerrières de papier

Ce micro poème s’inscrit dans une démarche où l’art ne se contente pas d’enchanter — il interroge, il dérange, il agit.

Sphère graphique à motifs noirs et texte engagé sur les injustices, les guerres et le pouvoir des mots.

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Les plumes comme guerrières de papier

Des écritures de poings levés
pour dénoncer des guerres,
des génocides, des injustices
Chaque mot est combat
Chaque phrase une épée

Commentaire

L’art n’est pas seulement un miroir de beauté ou un refuge esthétique. Il a aussi la responsabilité de dire, de nommer les fractures du monde, de décrire les réalités sociales trop souvent ignorées.

L’écriture peut devenir un acte politique, un geste de mémoire, une tentative d’influence. Elle peut encourager les changements nécessaires pour améliorer la vie, pour refuser l’indifférence, pour semer des alternatives. Ce micro poème est une épée de papier — affûtée, levée, offerte à qui veut lire et penser.

Ce poème s’inscrit dans ma démarche de poésie humaniste québécoise et d’art numérique humaniste.

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Cette publication fait partie de la série Micro poèmes sociaux et politiques, une collection de poèmes courts engagés.

Bouton bleu arrondi avec le texte « Voir tous les micro poèmes de la série ».

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Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #28 – Quand la politique vire au reality show

Poésie engagée: Quand la politique devient spectacle, le pouvoir se joue en coulisses — et le bien commun disparaît des projecteurs.

Sphère en spirale noire et blanche à gauche, accompagnée d’un poème critique sur la manipulation politique, les illusions électorales et les discours trompeurs.

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La politique est devenue un reality show

L’essence des malins
discours : mirages
lors d’élections : illusions
spectacle de serments futiles
des pervers narcissiques
les malins manipulent
enchaînement de tromperies
dans un reality show

Commentaire

La politique, autrefois espace de débat, de vision, d’engagement pour le collectif, s’est transformée en scène. Une scène où l’on joue à convaincre, à séduire, à dominer. Le discours s’est vidé de sens, remplacé par des slogans, des postures, des promesses calibrées. Ce n’est plus l’implication sociale qui guide les gestes, mais la conquête du pouvoir — pour le pouvoir. Le bien commun n’est plus le moteur : il est devenu accessoire, décor, parfois même obstacle. Ce micro poème expose cette dérive : L’essence des malins discours : mirages / lors d’élections : illusions / spectacle de serments futiles / des pervers narcissiques / les malins manipulent / enchaînement de tromperies / dans un reality show Tout est dit : la politique spectacle ne cherche plus à construire, mais à captiver. Et dans ce jeu de tromperies, c’est la démocratie qui s’effrite — et la confiance qui s’éteint.

La politique devrait être un projet commun, une responsabilité partagée. Elle n’est plus qu’un jeu de rôles — où chacun joue pour lui-même.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #27 – Génocide et haine

Poésie engagée: Quand la haine devient langage, l’humanité perd sa voix — et parfois, sa conscience.

Sphère 3D contenant les ruines d’un bâtiment bombardé, accompagnée d’un texte dénonçant un Génocide et l’indifférence nourrie par la Haine.

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Génocide et haine

Des millions de mots dénoncent un génocide;
la sourde oreille de la haine n’entend rien …

Commentaire

Il y a des conflits qui déchirent des territoires. Et il y a ceux qui déchirent les âmes. Lorsque la haine s’installe au cœur des tensions, elle transforme les désaccords en déshumanisation. Elle rend l’autre invisible, illégitime, effaçable. Et dans ce glissement, des actes inacceptables deviennent possibles — parfois même organisés, justifiés, perpétrés à grande échelle. C’est ainsi que naissent les génocides : quand la haine devient système, quand l’indifférence devient complice, quand les mots ne suffisent plus à arrêter les gestes. Et pourtant, l’histoire répète ses silences — les génocides se succèdent, précédés par les mêmes mécanismes de haine, de déshumanisation et d’indifférence. Ce micro poème est un cri : Des millions de mots dénoncent un génocide; la sourde oreille de la haine n’entend rien… Il rappelle que la parole est une arme — mais aussi une mémoire. Et que face à l’oubli, il faut continuer d’écrire, de nommer, de dénoncer.

Le silence ne protège jamais les victimes — il protège les bourreaux.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #26 – Censure et liberté

Poésie et liberté d’expression : quand la censure ferme les livres, les mots continuent de battre sous la peau.

Portrait d’un visage humain dans une sphère, accompagné d’un poème sur la liberté, la censure et l’écriture en marge.

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La liberté d’expression ne se télécharge pas — elle se conquiert, elle se défend, elle s’écrit là où les regards ne vont pas.

Censure et liberté

La liberté ne se met pas à jour
les poètes écrivent en marge /
là où l’algorithme ne regarde pas
Ils ont fermé le livre avant que
les pages ne soient écrites,
mais les phrases continuent
sous la peau

Commentaire

La liberté d’expression est aujourd’hui prise en étau. Entre les algorithmes qui filtrent, les plateformes qui censurent, les discours qui s’uniformisent, il devient de plus en plus difficile de dire sans être effacé. Mais les poètes et poétesses écrivent en marge. Ils refusent les mises à jour imposées, les formats calibrés, les silences programmés. Ils écrivent là où l’algorithme ne regarde pas — dans les interstices, les failles, les corps. Ce micro poème est une déclaration : Ils ont fermé le livre avant que les pages ne soient écrites, mais les phrases continuent sous la peau. Car la parole ne meurt pas avec la censure. Elle se transforme, elle se glisse, elle résiste.

Tant qu’il y aura des voix en marge, la liberté ne s’éteindra jamais tout à fait.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #25 – Le souffle de la langue

Poésie et langue en résistance : quand le souffle des mots devient un acte de survie culturelle.

Sphère alphabétique en désordre sur fond blanc, accompagnée d’un texte poétique affirmant la survie fragile de la langue.

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La langue n’est pas qu’un outil — elle est souffle, mémoire, identité. Et quand elle vacille, c’est tout un peuple qui risque de perdre sa voix.

Le souffle de la langue

Ma langue est fucking nice mais ne s’appartient plus.
Ma langue est nice mais survit sur un respirateur artificiel.
Je ferai le bouche-à-bouche à ma langue s’il le faut
pour ne pas mourir sans voix.

Commentaire

Au Québec, la langue française est en péril. Elle est grignotée, anglicisée, affaiblie dans les milieux de travail, les commerces, les plateformes numériques. Elle survit parfois sur un respirateur artificiel — maintenue par quelques lois, quelques gestes, quelques voix qui refusent de la laisser mourir. Mais ce n’est pas qu’une question linguistique : c’est une question de culture, de transmission, d’identité. Quand une langue s’efface, c’est une manière de penser, de rêver, de nommer le monde qui disparaît. Ce micro poème est un cri intime et collectif : Ma langue est fucking nice, mais ne s’appartient plus. Il faut la réanimer, la défendre, la faire vivre — dans la rue, dans l’art, dans les corps et les voix. Car sans langue, il n’y a plus de souffle. Et sans souffle, il n’y a plus de peuple.

Et ce combat n’est pas seulement celui du Québec : partout dans le monde, des langues sont en péril — et avec chacune d’elles disparaît une façon unique de voir et de dire le monde.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #24 – Révolution et Trahison

Micro poème politique : Révolutions et trahisons, quand la colère des peuples devient poésie engagée.

Emblème noir et blanc avec poing levé et texte sur les révolutions et les trahisons

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Les révolutions ne naissent pas du vent — elles surgissent quand la confiance est trahie, quand les promesses s’effondrent, quand les peuples n’ont plus rien à perdre.

Révolution et Trahison

les révolutions sont
des réponses à des
trahisons

Commentaire

Les révolutions politiques ne sont jamais des caprices. Elles sont des réponses — souvent violentes — à des trahisons répétées. Quand les dirigeants ne livrent pas la marchandise, quand les promesses deviennent des mensonges, quand les institutions protègent les puissants au lieu de servir les citoyens, alors la colère devient structure. Aujourd’hui, dans un nombre croissant de pays, les populations se sentent trahies. Trahies par des élites déconnectées, par des systèmes corrompus, par des politiques qui détruisent au lieu de construire. Et face à cette trahison, la rue devient parole. Le poing levé n’est pas un geste de haine — c’est un cri de justice. Ce micro poème est une vérité nue : les révolutions sont des réponses à des trahisons. Et plus les trahisons s’accumulent, plus la réponse sera brutale.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #22 – Ma langue – Histoire et Culture

Langue et culture : la parole devient héritage, la mémoire s’incarne dans chaque mot qui continue de vivre et de résister.

Sphère artistique avec deux visages féminins en miroir, accompagnée d’un texte poétique affirmant la langue comme culture vivante et mémoire collective.

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Une langue n’est pas qu’un outil — elle est souffle, héritage, mémoire collective. Parler et écrire, c’est aussi transmettre une culture, une histoire, une manière d’habiter le monde.

Ma langue – Histoire et Culture

Ma langue n’est pas que mots
Elle est histoire
Elle est culture
Elle VIT

Commentaire

La langue n’est pas simplement un moyen de communication. Elle est une matrice vivante : elle porte la mémoire collective, les récits fondateurs, les blessures et les espoirs d’un peuple. Elle est culture, elle est valeur, elle est vision du monde. Chaque mot prononcé ou écrit est une trace — une empreinte de ce que nous sommes, de ce que nous avons traversé, de ce que nous refusons d’oublier. Ce poème est une déclaration : ma langue VIT. Elle vit dans les visages, dans les silences, dans les luttes. Et elle continue de dire ce que l’histoire tente parfois d’effacer.

Car une langue qu’on nie, c’est une identité qu’on assassine.

Ce micro poème s’inscrit dans ma démarche de poésie humaniste québécoise et d’art numérique humaniste.

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Micro poèmes sociaux et politiques #21 – L’évolution humaine : guerre et cruauté

Trois cent mille ans d’évolution, et pourtant… Ce micro poème interroge la nature humaine : pourquoi, malgré tant de progrès, la guerre et la cruauté restent-elles nos réflexes les plus tenaces ?

Sphère 3D sur fond blanc représentant un homme préhistorique tirant une flèche, accompagnée d’un texte poétique sur la cruauté persistante à travers l’histoire humaine.

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L’évolution humaine… guerre et cruauté ???

Trois cent mille ans d’histoire; d’évolution humaine…
Dix mille générations d’humanité en devenir.
Et pourtant Homo sapiens et Lady sapiens
tirent toujours des flèches avec des arcs de cruauté…

Commentaire

Après des millénaires d’évolution, l’humain semble toujours coincé au même niveau : celui d’un animal qui aime la guerre, la cruauté et la destruction. On a inventé l’écriture, les philosophies, les religions, les démocraties, les droits humains… mais on continue de tirer des flèches — plus rapides, plus puissantes, plus meurtrières. Aujourd’hui encore, des enfants meurent sous les bombes à Gaza. Des civils sont broyés dans les villes d’Ukraine. Israël, la Russie, des groupes armés, des États puissants… tous prétendent défendre leur peuple, leur territoire, leur vérité. Mais ce qu’on défend, trop souvent, c’est la domination. Ce poème est une mise en miroir : l’homme primitif tire une flèche, et nous aussi. La seule différence, c’est la technologie. La violence, elle, n’a pas évolué.

Peut-être que l’évolution véritable ne sera pas technologique, mais éthique.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Comment est né le concept d’art numérique humaniste

🟦 Read this article in English:
How the Concept of Humanist Digital Art Was Born

🔹 Explorer le corpus théorique de l’art numérique humaniste
🟦 Art numérique humaniste — Corpus théorique et développements

Entre art social, art politique et poésie visuelle, ma démarche s’inscrit dans un art numérique humaniste : une création numérique tournée vers l’humain et l’expérience humaine.

Image numérique bleue symbolisant l’art numérique humaniste, variation introspective du manifeste par Gilles Vallée, artiste numérique et poète.

Cet article prolonge le Manifeste de l’art numérique humaniste.
Je développe également cette réflexion dans l’article : L’art numérique humaniste — un nouveau mouvement artistique ?
J’y raconte comment cette expression s’est imposée à moi, un jour de novembre 2025, après plus de vingt ans de création en poésie visuelle et en art numérique.
C’est le récit d’une prise de conscience artistique : celle d’un art où la technologie devient langage de l’humain.

Quand une expression s’impose d’elle-même

Un jour du mois de novembre 2025, une expression m’est venue en tête : « art numérique humaniste ». Ce jour-là, j’ai compris que j’avais enfin trouvé les mots justes pour décrire mon approche, ma démarche et ma vision artistique.

Après plus de deux décennies à explorer les images numériques, à expérimenter avec la poésie et à chercher comment parler de la vie, de la mémoire et de l’émotion à travers la technologie, j’ai réalisé que tout mon travail gravitait autour d’une idée simple : utiliser le numérique pour parler de l’humain.

Je savais depuis longtemps que j’évoluais dans le monde des écritures numériques, de la poésie visuelle et de l’Instapoésie. Mais aucune de ces expressions ne décrivait complètement ce que je faisais.

Quand l’expression art numérique humaniste m’est venue, tout s’est aligné.
C’était comme mettre des mots sur un territoire que j’explorais déjà sans le nommer.

Nommer une démarche avant qu’elle n’existe

Par curiosité, j’ai cherché sur le Web si d’autres artistes utilisaient cette expression.
À ma grande surprise, il n’existait presque aucune référence.
C’est alors que j’ai pris conscience que cette idée, même si elle existait déjà dans les faits, n’avait pas encore été nommée.

De nombreux créateurs et créatrices — comme moi — fusionnent la poésie, l’image numérique et les nouvelles technologies pour parler de l’expérience humaine.
Mais peu ont ressenti le besoin de nommer cette approche.
J’ai donc décidé de le faire.
De dire : voici ma voie, voici ma signature.
J’ai appelé cela l’art numérique humaniste — un art qui s’appuie sur la technologie pour révéler ce qu’il y a de plus profondément humain : la fragilité, la lumière, la mémoire, le courage et le lien.

Des écritures numériques à la conscience humaniste

Mon parcours artistique a commencé dans les arts visuels et la poésie.
Au fil du temps, j’ai voulu rapprocher les deux : unir le mot et l’image.

J’ai exploré la photographie de mes sculptures, les estampes numériques, les poèmes-images et les haïkus visuels.

Cette recherche m’a mené vers ce qu’on appelle aujourd’hui les écritures numériques, un champ d’exploration où la littérature rencontre le numérique.
J’ai d’ailleurs eu la surprise de voir mon nom apparaître dans le Répertoire des écritures numériques, un projet universitaire visant à cartographier la création littéraire numérique contemporaine.

Cette reconnaissance m’a conforté dans l’idée que mon travail faisait partie d’un mouvement plus vaste : celui des créateurs et créatrices qui écrivent, composent et diffusent leurs œuvres sur le Web, en faisant du numérique un espace de création à part entière, pas seulement un outil de promotion et de diffusion.

Dans mes séries poétiques, cette démarche a souvent pris la forme d’un art social et politique : une poésie sociale où l’image et le mot deviennent des actes de conscience.
J’ai toujours perçu la création numérique comme un espace où l’art peut à la fois témoigner, dénoncer et réparer.

Mais quelque chose manquait encore à ce vocabulaire : la dimension humaine.

Quand la technologie devient langage de l’humain

À travers mes poèmes visuels, mes calligrammes et mes vidéos d’art numérique, j’ai toujours cherché à exprimer ce que nous sommes : nos doutes, nos éclats, nos silences, nos survivances.
Je ne cherche pas à faire de la technologie un sujet en soi, mais un médium sensible.

Je crois que les algorithmes peuvent cohabiter avec l’émotion, et que la création numérique peut être une forme de mémoire vivante.

C’est ainsi qu’est né le Manifeste de l’art numérique humaniste, que j’ai rédigé pour expliquer cette approche.

J’y défends l’idée que les outils numériques et les plateformes de diffusion peuvent devenir des langages poétiques et émotionnels, à condition qu’ils restent au service de la conscience, de la beauté et de la vérité humaine.

Un mouvement qui existe déjà, mais qui doit être nommé

Je ne prétends pas inventer une pratique.
Ce que je propose, c’est de nommer une réalité déjà présente :
celle d’artistes, de poètes & poétesses, de vidéastes et de créateurs & créatrices qui utilisent le numérique non pas pour s’en éloigner, mais pour s’en servir afin de dire la vie, la mort, la mémoire et l’espérance.
L’art numérique humaniste, c’est une esthétique de la présence à l’ère de la dématérialisation.
Un art de la connexion, de la communication, de la résonance.

Une expression née de l’expérience

Aujourd’hui, je vois cette expression comme une synthèse de mon parcours.
De mes premières sculptures aux poèmes numériques, des vidéos sur ma chaîne YouTube aux séries poétiques sur mon site, tout converge vers cette idée :
faire de l’art numérique un art du vivant.

C’est le sens profond de ma démarche : un art numérique humaniste,
où la technologie devient lumière, où la poésie devient trace,
et où l’humain reste au cœur de la création.


Ce texte s’inscrit dans ma réflexion plus large sur l’art numérique humaniste, une démarche où la poésie, l’image et la technologie se rencontrent pour parler de l’humain et de l’expérience humaine.


Note de transparence et d’honnêteté intellectuelle

Après avoir commencé à décrire ma démarche personnelle comme un art numérique humaniste, et après avoir observé que cette approche correspond à une tendance artistique mondiale présente sur le web depuis des années, j’ai découvert que la compagnie de création 4D ART, fondée par l’artiste Michel Lemieux, utilise également cette expression dans son identité publique.

Leur formulation – « Art numérique humaniste – Pionniers numériques + Créateurs d’histoires depuis 1983 » – s’inscrit dans le contexte de leurs créations scéniques immersives et de leurs productions multimédias.

Mon usage est différent : il relève d’une démarche poétique et visuelle, et vise surtout à nommer une réalité artistique globale observée chez des milliers d’artistes, poètes & poétesses, et créateurs qui utilisent le numérique pour parler de l’expérience humaine.

Par souci d’honnêteté intellectuelle et par respect pour leur travail, il m’apparaît important de mentionner que 4D ART utilise cette expression depuis plusieurs années dans un sens distinct du mien. À ma connaissance, aucun autre artiste ou organisme n’utilise actuellement cette expression dans un cadre similaire.

Pour situer cet article dans le corpus de l’art numérique humaniste :

🟦 Art numérique humaniste — Corpus théorique et développements
Point d’entrée central vers l’ensemble des textes fondateurs et développements conceptuels.

🟦 Manifeste de l’art numérique humaniste
Texte fondateur présentant les principes essentiels de l’ANH.

🟦 L’art numérique humaniste — un nouveau mouvement artistique ?
Réflexion sur la reconnaissance et la dimension mondiale du mouvement.

🟦 De l’art numérique humaniste à un projet d’art médiatique algorithmique
Transition vers une pratique pensée pour le réseau et les systèmes algorithmiques.

🟦 De l’atelier physique à l’atelier algorithmique
Formalisation de l’espace hybride de création humain–réseau.

🟦 La performance algorithmique en continu
Conceptualisation de l’œuvre comme processus vivant inscrit dans le flux.

🟦 L’art numérique humaniste — Être artiste sans scène, sans institution, mais pas sans public
Approfondissement de la posture artistique contemporaine.

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Micro poèmes sociaux et politiques #20 – Un pays noyé dans le sang de ses enfants

Ce poème est un refus — celui de justifier l’injustifiable quand des enfants tombent sous les bombes. Écrit pour Gaza, pour l’Ukraine, pour tous les lieux où l’innocence est sacrifiée au nom de la guerre.

Sphère remplie de drones et avions de guerre dans un ciel nuageux, accompagnée d’un poème sur la violence militaire, la haine raciale et les ruines urbaines.

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Un pays noyé dans le sang de ses enfants

Dans le ciel de guerre,
des drones crachent
leur violence et
bavent leur haine raciale 
sur les ruines urbaines
d’un pays noyé dans
le sang de ses enfants

Commentaire

J’ai écrit ce micro poème en pensant à tous les enfants tués dans la bande de Gaza. Pour moi, il n’y a aucune justification possible. On ne combat pas des groupes politiques armés en bombardant des quartiers, en tuant dans les rues et dans les maisons des enfants qui n’ont aucune responsabilité dans les conflits entre États, religions ou idéologies. Je pense aussi aux enfants tués aveuglément en Ukraine, pris dans une guerre qui les dépasse, qui les efface. Ce poème est né de cette indignation — celle qui refuse de normaliser l’horreur. Il parle d’un ciel saturé de drones, d’une haine qui s’abat sur les ruines urbaines, et du sang versé par ceux qui n’ont jamais porté d’arme. Un pays noyé dans le sang de ses enfants, c’est un monde qui a perdu sa voix.

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