Guerre et barbarie : quand les hôpitaux deviennent cibles, la poésie témoigne de l’horreur et refuse l’indicible.
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Quand la guerre s’attaque aux lieux de soin, aux corps vulnérables, à celles qui donnent la vie, elle franchit le seuil ultime de la barbarie. Ce poème est un cri — un refus.
Des placentas déchirés tombent du ciel
Les étages supérieurs de l’hôpital sont en ruines. On a transféré les femmes enceintes dans le sous-sol pour accoucher. Toute la décadence du monde dans des salves de roquettes et de missiles.
Commentaire
Ce texte a été écrit au tout début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, lorsque j’ai appris que des hôpitaux avaient été bombardés, et que des femmes enceintes avaient dû être transférées dans des sous-sols pour accoucher. Ce poème est né de cette stupeur, de cette colère, de cette douleur.
Bombarder un hôpital, c’est commettre un crime contre l’humanité. C’est viser délibérément des êtres en souffrance, des corps fragiles, des vies en devenir. Les dirigeants qui ordonnent ces frappes, comme les soldats qui les exécutent, portent ensemble la responsabilité de ces actes. Il n’y a pas de justification possible. Il n’y a pas de neutralité morale face à cela.
Et comme si l’horreur ne suffisait pas, d’autres conflits sont venus ajouter à cette décadence. En plus des bombardements d’hôpitaux en Ukraine, Israël a frappé des établissements médicaux à Gaza, allant jusqu’à viser des ambulances avec des missiles. Ces actes ne relèvent pas seulement de la violence militaire — ils incarnent une négation absolue de l’humanité. Quand les lieux de soin deviennent des cibles, quand les corps vulnérables sont pris pour ennemis, c’est toute notre civilisation qui vacille.
On ne peut pas tomber plus bas que de bombarder des lieux où l’on soigne, où l’on accouche, où l’on tente de préserver la vie au cœur du chaos.
Ce poème est une dénonciation — mais aussi un devoir de mémoire. Parce que l’art, parfois, doit dire l’indicible.
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Série : L’expérience humaine — Une série de poèmes sur la condition humaine
Dessin, crayon de graphite, encre et craie blanche, 2020
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Dans un monde traversé par les conflits, les dérives autoritaires et la logique de domination, j’écris pour rappeler que l’expérience humaine ne peut être réduite à des rapports de force, à des stratégies ou à des chiffres. J’écris pour rester du côté de la vie, de la fragilité et de la parole.
La vie au bout des mots est né de ce besoin simple et vital : affirmer que les mots peuvent encore porter autre chose que des ordres, des slogans ou des justifications de la violence. Ils peuvent porter des pensées, des émotions, des deuils, des élans de conscience.
Ce poème s’inscrit dans la série L’expérience humaine, où je cherche à créer des espaces de présence, de lenteur et d’écoute, face au bruit du monde.
Poème
La vie au bout des mots
Et me voici, au bout de mon passé le temps, la vie coulent … et je suis là le deuil en berne j’hiverne en moi sidéré par l’effroi
les guerriers ont la mort au bout des ordres poussière et cendres de bout en bout sur les lignes de vie des officiers du désordre
en ce qui nous concerne, nous dirons, nous écrirons, nous dénoncerons les humanistes ont la vie au bout des mots comme porteurs de pensées et passeurs de sanglots
Commentaire
Les tensions géopolitiques actuelles rappellent brutalement à quel point les discours de pouvoir, de contrôle et de performance économique occupent l’espace public. Nous entendons sans cesse parler de territoires, de domination, de croissance, d’intérêts stratégiques.
Mais au cœur de ces récits, la personne humaine disparaît souvent.
Pour moi, une approche humaniste consiste à replacer l’être humain — sa dignité, sa vulnérabilité, sa capacité à ressentir et à penser — au-dessus de toutes les autres valeurs. Avant les idéologies, avant les marchés, avant les systèmes.
Écrire devient alors un geste de résistance douce. Non pas une résistance armée, mais une résistance par la conscience.
Les mots ne changent pas le monde à eux seuls, mais ils peuvent empêcher que tout devienne normal : la violence, l’indifférence, la déshumanisation.
Lorsque j’écris que les humanistes ont la vie au bout des mots, j’affirme une responsabilité. Celle de continuer à nommer, à dénoncer, mais aussi à préserver des espaces où la compassion, la mémoire et l’empathie demeurent possibles.
Ce poème ne propose pas de solution. Il propose une posture : rester humain.
Ce poème s’inscrit dans une démarche de poésie humaniste québécoise, attentive à la dignité, à la mémoire et à l’expérience humaine.
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Cette série s’inscrit dans ma démarche globale d’art numérique humaniste, explorant la condition humaine à travers la poésie, l’image et le langage numérique.
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Ce micro poème s’inscrit dans une démarche où l’art ne se contente pas d’enchanter — il interroge, il dérange, il agit.
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Les plumes comme guerrières de papier
Des écritures de poings levés pour dénoncer des guerres, des génocides, des injustices Chaque mot est combat Chaque phrase une épée
Commentaire
L’art n’est pas seulement un miroir de beauté ou un refuge esthétique. Il a aussi la responsabilité de dire, de nommer les fractures du monde, de décrire les réalités sociales trop souvent ignorées.
L’écriture peut devenir un acte politique, un geste de mémoire, une tentative d’influence. Elle peut encourager les changements nécessaires pour améliorer la vie, pour refuser l’indifférence, pour semer des alternatives. Ce micro poème est une épée de papier — affûtée, levée, offerte à qui veut lire et penser.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche de poésie humaniste québécoise et d’art numérique humaniste.
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Vous êtes ici — En sécurité (Poème)
Vous êtes ici En sécurité
À un vote d’une loi qui broie les libertés À deux décisions politiques d’une dictature À un discours populiste d’une chasse aux minorités
Vous êtes ici En sécurité
À quelques votes d’une purge ethnique Tout près d’une oligarchie À deux clics d’une haine qui se propage en réseau
Vous êtes ici En sécurité
À quelques mètres de gens qui survivent dans la rue Mais la langue à terre; la langue à protéger … À un décret rendant illégales les personnes transgenres
Vous êtes ici En sécurité
À environ 8 800 kilomètres d’un génocide À une mine d’une enfance enchaînée à vos batteries À environ 7 096 kilomètres des pluies de drones et missiles
Vous êtes ici En sécurité
À quelques politiciens d’une dérive À environ 2 332 kilomètres d’un camp de concentration À un battement de cœur d’un féminicide de trop
Vous êtes ici En sécurité
À une signature d’un décret de guerre À quelques kilomètres d’enfants maltraités À quelques votes d’un régime autoritaire
Vous êtes ici En sécurité… pour combien de temps ? À l’aube d’une révolte qui gronde déjà …
Micro poèmes visuels
Chaque image reprend un fragment du poème et agit comme une signalétique visuelle de notre fragilité collective.
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Ce qui circule ne m’appartient plus, mais porte encore ma présence.
Depuis plusieurs années, j’écris, je crée et je publie dans le réseau. Poèmes, poèmes-images, fragments de poésie visuelle, images numériques, œuvres physiques numérisées, textes hybrides, vidéos intégrées : l’ensemble forme une pratique continue… une performance médiatique et algorithmique en continu. Rien n’a été conçu pour illustrer une théorie préalable. La pratique est venue d’abord, avec ses intuitions, ses tâtonnements et sa constance.
C’est dans ce mouvement qu’a émergé progressivement ce que je nomme l’art numérique humaniste (ANH).
L’art numérique humaniste n’est pas une théorie appliquée à mes œuvres ; il est la formulation consciente d’une pratique déjà présente dans le réseau.
Je ne cherche pas à prouver une théorie. Je constate que mes propositions artistiques forment déjà un corpus humaniste : mémoire, dignité, fragilité, lucidité. L’ANH est une façon de nommer ce qui était déjà en train d’exister.
Bien avant que je mette des mots sur cette approche, des milliers d’artistes publiaient, diffusaient et partageaient des œuvres numériques à travers le web. La circulation précède toujours la conceptualisation. Mon travail s’inscrit dans cette continuité : créer, publier, laisser circuler, observer.
Une pratique artistique globale
L’ANH ne se limite pas à une série ou à un ensemble particulier. Il se déploie dans l’ensemble des œuvres que je rends publiques : poèmes isolés, poèmes-images, écritures numériques, images travaillées, sculptures numérisées, vidéos intégrées au site.
Cette pratique est à la fois poétique et numérique. Elle assume la brièveté, la concentration, parfois la fulgurance. Elle explore la mémoire, la fragilité, la condition humaine, la dignité, la lucidité face au réel. Elle cherche à maintenir une présence humaine dans un environnement numérique en transformation constante.
Les séries poétiques que je publie constituent des regroupements structurés à l’intérieur de cette pratique globale. Elles ne la définissent pas, mais elles en rendent plus lisible la cohérence.
Des séries comme ensembles visibles
Au moment d’écrire ce texte, trois séries principales structurent ce travail.
La série L’expérience humaineexplore la mémoire et la condition humaine. Les poèmes-images y deviennent des surfaces de résonance, des fragments d’existence inscrits dans le temps.
La série Poèmes courts sur le deuil et la mort aborde l’absence et la fragilité avec une écriture brève, concentrée, refusant l’explication pour privilégier l’espace.
La série Micro-poèmes sociaux et politiques s’inscrit dans la lucidité du présent. Ces micro-poèmes nomment le réel avec une économie de moyens qui peut évoquer certaines formes contemporaines comme l’Instapoésie, tout en s’inscrivant dans une réflexion plus large sur les écritures numériques et la circulation des images et des mots.
Ces séries ne démontrent rien. Elles rendent visible une cohérence déjà en mouvement.
L’art circule toujours par des réseaux
La diffusion de l’art a toujours été affaire de réseaux. Autrefois, ces réseaux étaient humains : mécènes, galeries, musées, critiques, éditeurs. Aujourd’hui, ils sont en grande partie numériques : plateformes, moteurs de recherche, algorithmes, intelligences artificielles.
Un réseau ou l’autre ne change pas la nécessité fondamentale : l’art circule. Il voyage. Il dépend toujours d’un milieu de transmission.
Mes œuvres traversent désormais cet espace numérique global.
Pigeons voyageurs numériques
Il y a une quinzaine d’années, j’entretenais une correspondance régulière par courriels. Nous parlions de nos échanges comme des « pigeons voyageurs électroniques », en référence aux anciens messagers ailés. Je ne savais pas encore que, plus tard, mes poèmes prendraient eux aussi leur envol dans le réseau, un peu comme des pigeons voyageurs numériques.
Une fois publiées, les œuvres ne m’appartiennent plus tout à fait. Elles circulent, rencontrent des lecteurs inconnus, s’inscrivent dans des contextes que je ne maîtrise pas. Pourtant, elles portent encore ma présence.
Ce que les IA révèlent
En observant comment plusieurs intelligences artificielles décrivent mes séries, j’ai constaté une convergence de lecture : mémoire, fragilité, lucidité, dimension humaniste.
Je ne leur demande aucune validation. Elles ne décident rien. Mais elles révèlent, à leur manière, des lignes de force déjà présentes.
La source demeure l’expérience humaine. L’écriture précède l’algorithme. Les IA participent à la diffusion planétaire.
Conclusion : une philosophie qui se prouve par la pratique
L’art numérique humaniste n’est pas un concept détaché des œuvres. Il est une manière de nommer une pratique artistique globale, poétique et numérique, en mouvement dans le réseau.
Je continue d’écrire, de publier, d’observer.
Les séries poétiques en constituent des ensembles structurés. L’ensemble de la pratique — dans sa continuité et sa circulation — en demeure l’expression vivante.
Ce qui circule ne m’appartient plus, mais porte encore ma présence.
Poésie engagée: L’évolution technologique aurait pu servir la paix — elle orchestre désormais la mort avec la précision d’un jeu vidéo.
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Drones et génocides
Destruction méthodique; les drones commettent un génocide et une intelligence artificielle orchestre le requiem. Musique de tombes
Commentaire
Ce chapitre évoque une réalité glaçante : celle d’un monde où l’intelligence artificielle, les drones et les algorithmes peuvent orchestrer un génocide à distance, sans émotion, sans regard, sans corps. La technologie, censée libérer, relier, soigner, est détournée pour des fins militaires. Elle devient outil de destruction méthodique, de surveillance létale, de guerre automatisée. Le poème évoque cette froideur : Destruction méthodique; les drones commettent un génocide et une intelligence artificielle orchestre le requiem. Musique de tombes. Tout est dit : la violence devient calcul, la guerre devient interface, la mort devient donnée. Et dans ce silence numérique, c’est l’humanité qui s’efface — pixel par pixel.
La guerre moderne s’écrit en lignes de code — froide, distante, programmée pour tuer.
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Un poème sur les vies possibles, les rêves effacés et les chemins que l’on n’a pas pris — une méditation poétique sur les existences non vécues.
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Dans ce deuxième poème de la série « L’expérience humaine », je poursuis mon exploration de la condition humaine à travers les chemins intérieurs de la mémoire et du possible.
Je me suis interrogé sur toutes ces vies que je n’ai pas eues — ces bifurcations invisibles, ces rêves élagués par le temps, ces espérances restées à l’état de germes.
Le poème évoque cet élagage des probabilités, cette taille nécessaire des branches du destin. Chacune représente un choix, une perte, une absence.
Le cube lumineux rouge et or qui accompagne le texte devient alors un symbole : celui des fragments de l’existence, de la lumière persistante des possibles non vécus.
Écrire, ici, c’est rassembler ces éclats, c’est donner forme à ce qui aurait pu être — une manière de redonner voix aux vies effacées, dans la lumière intérieure de la poésie.
Toutes les vies que je n’ai pas eues
il y a les rêves, toutes les vies qu’il y aurait pu y avoir, toutes les vies que je n’ai pas eues
élagage des arbres de probabilité, la taille ciblée des branches de mes espérances et de la ramure de mes errances, émondage des cimes dans le boisé de l’intime
il y a eu les rêves, et les vies … que je n’ai pas eues, … il y a eu les rêves … … et les vies qu’il y aurait pu y avoir …
Commentaire / Réflexion
Ce poème est né d’un sentiment d’inachèvement — de cette conscience que chaque décision trace une route et en efface mille autres. J’ai voulu écrire sur ces absences silencieuses, sur ces destins qui ne se sont pas réalisés, mais qui continuent de vivre quelque part dans la mémoire des possibles. Les “vies non vécues” ne sont pas seulement des regrets, mais un territoire intérieur où l’imagination et le souvenir se confondent.
Élaguer, c’est parfois se protéger, se redéfinir, se reconstruire. Mais c’est aussi perdre des morceaux de soi, comme on perd des branches trop fragiles sous le poids du vent. À travers ce texte, je cherche à comprendre ce que l’on garde quand on renonce — et comment, au cœur même de la perte, subsiste une lumière : celle du rêve, persistante, indestructible.
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Ce poème court évoque le deuil silencieux — celui des gens, des choses, et des seuils qu’on ne franchit plus.
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Le deuil des gens et des choses
Parfois il n’y a de mots pour dire il n’y a pas d’images à voir il n’y a que l’absence des deuils la fin des gens et des choses les embrasures et les seuils
Commentaire / Réflexion
Ce poème court parle du deuil invisible — celui qui ne s’exprime ni par les mots ni par les images. Il évoque les disparitions discrètes, les fins sans cérémonie, les seuils que l’on ne franchit plus. C’est une poésie de l’absence, du presque rien, du silence qui pèse plus que les cris.
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Cette publication fait partie de la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, une collection d’œuvres poétiques et visuelles autour du deuil, de la perte et de la mémoire.
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Une exploration poétique de l’expérience humaine à travers les formes et la lumière du cubisme, où la poésie devient langage de reconstruction.
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Dans ce premier article de la série L’expérience humaine, je présente un poème sur la condition humaine, exploré à travers une vision cubiste. Les fragments de vie, d’émotion et de pensée s’y entrecroisent pour former une mosaïque poétique de l’existence. J’y propose aussi un calligramme manuscrit, dans la tradition d’Apollinaire, où les mots deviennent matière, mouvement et image.
Une exploration de la poésie contemporaine où l’écriture dialogue avec l’art numérique et la mémoire du geste, dans une démarche d’art numérique humaniste, où la technologie devient un médium au service de l’expérience humaine, de la sensibilité et de la condition humaine.
L’expérience humaine est un assemblage cubiste
Ma vie décomposée en éléments géométriques simples mes émotions fragmentées et abstraites différentes perspectives collées dans une image mentale multiplier les angles de vision
des cubes à la dérive dans le flux de l’être social des facettes découpées dans le tumulte de la matière organique vacarmes d’érosion désordre bruyant les bruits assourdissants de la démesure
l’humanité est une œuvre abstraite
l’expérience humaine est un assemblage cubiste à l’intérieur d’un cabinet de curiosités
Le poème sous forme de calligramme
Calligramme cubiste illustrant la fragmentation et la recomposition de l’expérience humaine.
Commentaire / Réflexion
L’expérience humaine est faite d’émotions multiples, de fragments d’instants et de réalités changeantes. Nous vivons mille choses, parfois contradictoires, qui se superposent et se recomposent au fil du temps. Chaque être humain expérimente la vie sous des angles différents, explore diverses facettes de l’existence et développe des perceptions singulières du réel.
Comme dans une œuvre cubiste, nos expériences se juxtaposent : la joie et la peur, la mémoire et l’oubli, la solitude et la présence. L’ensemble compose un portrait mouvant de ce que signifie être vivant — un assemblage toujours en transformation.
Cette approche s’inscrit dans une pratique d’art numérique humaniste, où l’image, le poème et le geste numérique cherchent moins à produire une forme spectaculaire qu’à rendre visible la complexité sensible de l’expérience humaine.
Ce poème ouvre la série L’expérience humaine, où chaque texte explore une facette différente de notre rapport au monde, à soi et aux autres.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche de poésie humaniste québécoise et d’art numérique humaniste.
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Ce poème court évoque la mort anonyme des oubliés — ceux qui disparaissent sans histoire, ni caveau.
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LES GENS HUMBLES N’ONT PAS D’HISTOIRE
Les gens humbles n’ont pas d’histoire ils finissent incognito sans gloire directement dans la terre – pas dans des caveaux – ça coûte trop cher
Commentaire / Réflexion
Ce poème court agit comme un hommage discret aux invisibles. Il rappelle que le deuil n’est pas toujours entouré de rituels, de pierres gravées ou de récits transmis. Pour les gens humbles, la mémoire est souvent silencieuse, enterrée sans trace. Ce texte dit l’absence de reconnaissance — et la nécessité de la nommer.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche de poésie humaniste québécoise et d’art numérique humaniste
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