Un poème sur les vies possibles, les rêves effacés et les chemins que l’on n’a pas pris — une méditation poétique sur les existences non vécues.

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
→ Voir la série complète
Dans ce deuxième poème de la série « L’expérience humaine », je poursuis mon exploration de la condition humaine à travers les chemins intérieurs de la mémoire et du possible.
Je me suis interrogé sur toutes ces vies que je n’ai pas eues — ces bifurcations invisibles, ces rêves élagués par le temps, ces espérances restées à l’état de germes.
Le poème évoque cet élagage des probabilités, cette taille nécessaire des branches du destin. Chacune représente un choix, une perte, une absence.
Le cube lumineux rouge et or qui accompagne le texte devient alors un symbole : celui des fragments de l’existence, de la lumière persistante des possibles non vécus.
Écrire, ici, c’est rassembler ces éclats, c’est donner forme à ce qui aurait pu être — une manière de redonner voix aux vies effacées, dans la lumière intérieure de la poésie.
Toutes les vies que je n’ai pas eues
il y a les rêves,
toutes les vies
qu’il y aurait
pu y avoir,
toutes les vies
que je n’ai pas eues
élagage des arbres
de probabilité,
la taille ciblée
des branches
de mes espérances
et de la ramure
de mes errances,
émondage des cimes
dans le boisé
de l’intime
il y a eu les rêves,
et les vies …
que je n’ai pas eues,
… il y a eu les rêves …
… et les vies qu’il y
aurait pu y avoir …
Commentaire / Réflexion
Ce poème est né d’un sentiment d’inachèvement — de cette conscience que chaque décision trace une route et en efface mille autres. J’ai voulu écrire sur ces absences silencieuses, sur ces destins qui ne se sont pas réalisés, mais qui continuent de vivre quelque part dans la mémoire des possibles. Les “vies non vécues” ne sont pas seulement des regrets, mais un territoire intérieur où l’imagination et le souvenir se confondent.
Élaguer, c’est parfois se protéger, se redéfinir, se reconstruire. Mais c’est aussi perdre des morceaux de soi, comme on perd des branches trop fragiles sous le poids du vent. À travers ce texte, je cherche à comprendre ce que l’on garde quand on renonce — et comment, au cœur même de la perte, subsiste une lumière : celle du rêve, persistante, indestructible.
Explorez la série
Cette publication fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
Cette série s’inscrit dans ma démarche globale d’art numérique humaniste, explorant la condition humaine à travers la poésie, l’image et le langage numérique.
Découvrez aussi
Découvrez aussi la série complète Micro poèmes sociaux et politiques, une poésie visuelle et numérique pour interroger notre époque, dénoncer ses dérives et semer des éclats de conscience.
Voir tous les micro poèmes de la série
Découvrez aussi ma série de poèmes courts sur le deuil et la mort:
POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT – Série complète de poésie contemporaine
Explorez le menu ci-dessous
pour découvrir d’autres poèmes
Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur
