Micro poèmes sociaux et politiques #32 – Des placentas déchirés tombent du ciel

Guerre et barbarie : quand les hôpitaux deviennent cibles, la poésie témoigne de l’horreur et refuse l’indicible.

une sphère aux visages humains superposés accompagne un texte poétique dénonçant la guerre, les bombardements d’hôpitaux et la souffrance

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Quand la guerre s’attaque aux lieux de soin, aux corps vulnérables, à celles qui donnent la vie, elle franchit le seuil ultime de la barbarie. Ce poème est un cri — un refus.

Des placentas déchirés tombent du ciel

Les étages supérieurs de l’hôpital sont en ruines.
On a transféré les femmes enceintes dans le sous-sol
pour accoucher. Toute la décadence du monde dans
des salves de roquettes et de missiles.

Commentaire

Ce texte a été écrit au tout début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, lorsque j’ai appris que des hôpitaux avaient été bombardés, et que des femmes enceintes avaient dû être transférées dans des sous-sols pour accoucher. Ce poème est né de cette stupeur, de cette colère, de cette douleur.

Bombarder un hôpital, c’est commettre un crime contre l’humanité. C’est viser délibérément des êtres en souffrance, des corps fragiles, des vies en devenir. Les dirigeants qui ordonnent ces frappes, comme les soldats qui les exécutent, portent ensemble la responsabilité de ces actes. Il n’y a pas de justification possible. Il n’y a pas de neutralité morale face à cela.

Et comme si l’horreur ne suffisait pas, d’autres conflits sont venus ajouter à cette décadence. En plus des bombardements d’hôpitaux en Ukraine, Israël a frappé des établissements médicaux à Gaza, allant jusqu’à viser des ambulances avec des missiles. Ces actes ne relèvent pas seulement de la violence militaire — ils incarnent une négation absolue de l’humanité. Quand les lieux de soin deviennent des cibles, quand les corps vulnérables sont pris pour ennemis, c’est toute notre civilisation qui vacille.

On ne peut pas tomber plus bas que de bombarder des lieux où l’on soigne, où l’on accouche, où l’on tente de préserver la vie au cœur du chaos.

Ce poème est une dénonciation — mais aussi un devoir de mémoire. Parce que l’art, parfois, doit dire l’indicible.

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Cette publication fait partie de la série Micro poèmes sociaux et politiques, une collection de poèmes courts engagés.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

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