L’expérience humaine est un assemblage cubiste – Poème sur la condition humaine et la vision cubiste de la vie

Une exploration poétique de l’expérience humaine à travers les formes et la lumière du cubisme, où la poésie devient langage de reconstruction.

Cube lumineux rouge et rose en vitrail numérique, symbole cubiste de l’expérience humaine.

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
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Dans ce premier article de la série L’expérience humaine, je présente un poème sur la condition humaine, exploré à travers une vision cubiste. Les fragments de vie, d’émotion et de pensée s’y entrecroisent pour former une mosaïque poétique de l’existence. J’y propose aussi un calligramme manuscrit, dans la tradition d’Apollinaire, où les mots deviennent matière, mouvement et image.

Une exploration de la poésie contemporaine où l’écriture dialogue avec l’art numérique et la mémoire du geste, dans une démarche d’art numérique humaniste, où la technologie devient un médium au service de l’expérience humaine, de la sensibilité et de la condition humaine.

L’expérience humaine est un assemblage cubiste

Ma vie décomposée
en éléments
géométriques simples
mes émotions fragmentées
et abstraites
différentes perspectives
collées dans une image mentale
multiplier les angles de vision

des cubes à la dérive
dans le flux de l’être social
des facettes découpées dans
le tumulte de la matière
organique
vacarmes d’érosion
désordre bruyant
les bruits assourdissants
de la démesure

l’humanité est une
œuvre abstraite

l’expérience humaine
est un assemblage cubiste
à l’intérieur d’un  
cabinet de curiosités

Le poème sous forme de calligramme

Calligramme en spirale de Gilles Vallée, poème manuscrit sur l’expérience humaine et l’assemblage cubiste.
Calligramme cubiste illustrant la fragmentation et la recomposition de l’expérience humaine.

Commentaire / Réflexion

L’expérience humaine est faite d’émotions multiples, de fragments d’instants et de réalités changeantes. Nous vivons mille choses, parfois contradictoires, qui se superposent et se recomposent au fil du temps. Chaque être humain expérimente la vie sous des angles différents, explore diverses facettes de l’existence et développe des perceptions singulières du réel.

Comme dans une œuvre cubiste, nos expériences se juxtaposent : la joie et la peur, la mémoire et l’oubli, la solitude et la présence. L’ensemble compose un portrait mouvant de ce que signifie être vivant — un assemblage toujours en transformation.

Cette approche s’inscrit dans une pratique d’art numérique humaniste, où l’image, le poème et le geste numérique cherchent moins à produire une forme spectaculaire qu’à rendre visible la complexité sensible de l’expérience humaine.

Ce poème ouvre la série L’expérience humaine, où chaque texte explore une facette différente de notre rapport au monde, à soi et aux autres.

Ce poème s’inscrit dans ma démarche de poésie humaniste québécoise et d’art numérique humaniste.

Explorez la série

Cette publication fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine

Cette série s’inscrit dans ma démarche globale d’art numérique humaniste, explorant la condition humaine à travers la poésie, l’image et le langage numérique.

Bouton bleu avec texte : "Voir tous les poèmes courts de la série" Site Gilles Vallée Art

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Découvrez aussi la série complète Micro poèmes sociaux et politiques, une poésie visuelle et numérique pour interroger notre époque, dénoncer ses dérives et semer des éclats de conscience.

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POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT – Série complète de poésie contemporaine

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #25 – Le souffle de la langue

Poésie et langue en résistance : quand le souffle des mots devient un acte de survie culturelle.

Sphère alphabétique en désordre sur fond blanc, accompagnée d’un texte poétique affirmant la survie fragile de la langue.

Cet article fait partie de la série
Micro poèmes sociaux et politiques
→ Voir la série complète

La langue n’est pas qu’un outil — elle est souffle, mémoire, identité. Et quand elle vacille, c’est tout un peuple qui risque de perdre sa voix.

Le souffle de la langue

Ma langue est fucking nice mais ne s’appartient plus.
Ma langue est nice mais survit sur un respirateur artificiel.
Je ferai le bouche-à-bouche à ma langue s’il le faut
pour ne pas mourir sans voix.

Commentaire

Au Québec, la langue française est en péril. Elle est grignotée, anglicisée, affaiblie dans les milieux de travail, les commerces, les plateformes numériques. Elle survit parfois sur un respirateur artificiel — maintenue par quelques lois, quelques gestes, quelques voix qui refusent de la laisser mourir. Mais ce n’est pas qu’une question linguistique : c’est une question de culture, de transmission, d’identité. Quand une langue s’efface, c’est une manière de penser, de rêver, de nommer le monde qui disparaît. Ce micro poème est un cri intime et collectif : Ma langue est fucking nice, mais ne s’appartient plus. Il faut la réanimer, la défendre, la faire vivre — dans la rue, dans l’art, dans les corps et les voix. Car sans langue, il n’y a plus de souffle. Et sans souffle, il n’y a plus de peuple.

Et ce combat n’est pas seulement celui du Québec : partout dans le monde, des langues sont en péril — et avec chacune d’elles disparaît une façon unique de voir et de dire le monde.

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Cette publication fait partie de la série Micro poèmes sociaux et politiques, une collection de poèmes courts engagés.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

VIENS, ON VA DÉCHIRER LE CIEL (Poème)

Le titre du poème "Viens, on va déchirer le ciel" sur une image qui montre une main avec un doigt pointant vers le ciel bleu
Image numérique « Viens, on va déchirer le ciel » – Poème

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
→ Voir la série complète

Ce poème explore la matière du monde à travers les sens déjoués, les paysages intérieurs, et l’acte poétique comme un geste de fracture et de réparation. Une traversée entre chaos et renaissance, où l’on tente de raccommoder l’univers en lambeaux.

Poème-image et perception du monde

Dans ce poème-image, les sens se croisent et se confondent. L’odeur devient sonore, la vue devient tactile. Le langage poétique agit comme une matière vivante, capable de déformer le réel pour en révéler une autre dimension.

Un poème, un voyage sensoriel entre effondrement et poésie de la démesure

VIENS, ON VA DÉCHIRER LE CIEL

j’entends l’odeur de la cime
l’âcreté de la plaine
je sens la vue de l’eau
l’image de l’infime

lueurs de corps
mémoires d’étreintes
vieillir d’érosion

fait de traces d’éclats
et de silences
la destruction poétique
des confins du monde

on peut aller déchirer le ciel
le découdre
le faufiler

on peut le porter à fracture
le peindre à démesure
le dégrossir comme l’odeur
de la couleur

imploser dans la forêt
d’arbres et de sous-bois
dans le lac au jardin de roches
dans le lit de l’échouement

on peut saupoudrer d’étincelles
les boisés des tourterelles …
les vaisseaux – et les hirondelles
et la mer; et les mers

j’habite les neiges éternelles
de mon hiver de fleurs de glace
des perce-neiges qui frémissent
et d’échouage prennent place

raccommoder le ciel poétique
je ne peux romance
rapiécer l’organique
le minéral et la semence

je squatte les nuits noires
m’illumine des nuits blanches
m’expose sans gloire
en courbes, en lignes d’hanche

Viens, on va déchirer le ciel
pour entrevoir l’univers
voir le néant en expansion,
qui se désintègre pour renaitre

les mots trainent dans le salon,
près du cendrier; avec les cendres du ciel
il faudra les écrire
les dire

Art numérique humaniste et langage sensible

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le langage devient un espace d’exploration de l’expérience humaine.

L’écriture ne décrit pas le monde : elle le traverse, le fracture, et tente de le recomposer à partir de la mémoire, des sensations et de la présence.

Un poème comme tentative de recoudre le monde.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Un pays peut naître de la poésie

Un pays peut naître de la poésie : poème et calligrammes sur les mots, la langue, la mémoire et la résistance créatrice

Calligramme Un pays peut naître de la poésie par Gilles Vallée, design typographique en flèche sur fond blanc
Les mots dessinent la naissance d’un territoire imaginé, poétique et identitaire

Cette page fait partie de la série
ART SOCIAL & POÉSIE
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Peut-on fonder un pays sans territoire ? Sans drapeau ni armée ?
J’évoque ici un pays né du souffle des poètes, enraciné dans la langue et la culture.
Ce poème est un appel — lucide, inquiet, mais habité d’espoir — à résister à l’effacement et à réaffirmer que les mots peuvent façonner le monde.
Deux calligrammes accompagnent ce texte, comme des gestes graphiques qui prolongent la parole ainsi qu’une version vidéo.

Poésie, langue et territoire

Dans ce poème-calligramme, la langue devient territoire. Les mots ne décrivent pas un pays : ils le fondent, le portent et le maintiennent vivant, malgré l’effacement et les mutations du monde contemporain.

Entre rêve et résistance : un pays né de ses mots

Un pays né de ses mots

J’ai habité un pays imaginé…
celui de mes ancêtres compostés
De la langue et de la culture peut naître un pays
Sur nos terres, c’est presque arrivé

Mais je ne trouve plus mon presque pays
ce pays des poètes et des chansonniers
il n’a été qu’imaginé – il n’a été que semé
le pays de beaucoup de gens est sans
contredit maintenant le pays de l’argent
le pays est le paradis fiscal le plus payant

je suis maintenant géolocalisé
dans un pays inexistant –
dans un pays mort-né

et pourtant…
la résistance jour après jour
est l’attribut principal des grandes nations
un pays peut naitre de sa poésie
et de ses mots

Calligramme Un pays né de ses mots par Gilles Vallée, sur fond bleu, texte en spirale soulignant la naissance d’un pays à partir de la langue et de la culture
Un pays bâti sur la parole, la mémoire et la résistance créatrice

Un pays peut naître, puis disparaître… dans l’indifférence ou dans le vacarme.
Mais tant qu’il reste des voix, des poèmes, des chansons — il demeure une présence insoumise.
Ce texte n’est pas un deuil. C’est un rappel : là où il y a parole vivante, il y a encore territoire à habiter.

Les calligrammes prolongent le poème en transformant les mots en formes visuelles, où le langage devient image et territoire.

Version vidéo

La vidéo « Un pays peut naître de la poésie – UN PAYS NÉ DE SES MOTS » sur ma chaine YouTube

Art numérique humaniste et mémoire culturelle

Cet article s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la poésie devient un espace de mémoire et de résistance.

À travers les mots, les formes typographiques et la diffusion numérique, l’œuvre participe à la préservation d’une présence culturelle dans le flux du monde contemporain.

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LES LUTTES DE L’ENCRIER (Poésie)

Un poème sur la puissance de l’écriture comme arme de résistance, où chaque mot devient acte de lutte, de mémoire et de liberté.

Image générée par IA montrant un personnage masculin surréaliste avec des horloges sur la tête - il est en train d'écrire dans un livre avec un crayon
LES LUTTES DE L’ENCRIER (Poésie Site de Gilles Vallée Art)

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ART SOCIAL & POÉSIE
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Écriture, résistance et liberté

Dans ce poème, l’écriture devient un acte de résistance. Les mots ne sont plus seulement des signes : ils deviennent des gestes, des armes symboliques, capables de dénoncer, de préserver la mémoire et d’affirmer une présence.

Ce poème engagé explore la puissance des mots dans les luttes sociales, politiques et culturelles.

Écrire pour résister
Un poème sur la lutte et la liberté

LES LUTTES DE L’ENCRIER

De l’encre qui coule vers un peuple
Des mots pour faire naître une nation
Les plumes comme guerrières de papier
Porter fièrement sa langue et ses mots

Des écritures de poings levés
pour dénoncer des guerres,
des génocides,
des injustices
Chaque mot est combat
Chaque phrase une épée
Chaque rature est une blessure

Scribouiller, mais dire,
oser dire …
une expression de révolte,
de force,
de solidarité…
même en gribouillant,
il faut dire

Batailler l’écrit et le mot
pour faire acte de résistance,
S’escrimer à être …
à continuer d’être,
à survivre

Bagarrer et défendre la liberté
Ferrailler contre le silence
des pages blanches

Mots de dissidence
Encre et plumes
de désobéissance

Art numérique humaniste et écriture engagée

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un moyen d’habiter le monde et de résister à l’effacement.

À travers sa diffusion dans le réseau, le texte agit comme une trace vivante, un acte de parole inscrit dans la mémoire collective.

Écrire, c’est refuser de se taire.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

CARTOGRAPHIE DE LA DÉMENCE | Poème contemporain sur l’Alzheimer et la désintégration de l’identité

Un poème contemporain sur la démence et la maladie d’Alzheimer, explorant la désintégration de l’identité, la perte de mémoire et les éclats de lucidité dans les marges de la conscience.

Image en noir et blanc. Une sculpture surréaliste sur le thème de l'Alzheimer avec des horloges a l'envers
Image numérique – CARTOGRAPHIE DE LA DÉMENCE

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
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À travers une écriture fragmentaire et sensorielle, ce poème explore la lente dérive cognitive et émotionnelle liée à la maladie d’Alzheimer. Une immersion poétique dans les territoires incertains de la mémoire, entre perception altérée, disparition de soi et éclats de lucidité.

Ce poème s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire, la désintégration de l’identité et la fragilité humaine, au cœur de ma démarche d’art numérique humaniste.

Mémoire, identité et désintégration

Dans ce poème, j’explore la perte progressive de la mémoire et l’effritement de l’identité. Entre fragments, répétitions et perceptions altérées, l’écriture tente de saisir ce qui disparaît.

Poésie sur le thème de la
démence et de la
maladie d’Alzheimer

entre silences et absences _
diagnostic en paroles d’ébène
maladie de l’oubliance
en espace liminal

créer des souvenirs pour les effacer;
Émergence du vide et du silence
en danse elliptique – rupture –
mouvements et balancements
dans les cendres de mémoire

instants éphémères
dissolution progressive
abstraction
l’effondrement …
                  l’implosion

l’odeur passée de l’humus en forêt
aucun sens ne se souvient
de la peau douce
des mots et des pensées disloqués
dans un cadre de porte
au seuil d’un cadre de porte …

réminiscence de l’oubli
en état suspendu
perception altérée du temps
et des images effacées

tête morcelée en collages cubistes
« vivre avec »
des réalités en fragments d’identités
souvent déconstruites
éclats d’impressions et de sensations

un orignal marche au travers des
arbres sur le mur blanc
de la chambre de l’hôpital –
vagabondage labyrinthique
… errance en territoire mental

on garde les portes barrées
dans l’aile de la démence –
l’inacceptable
sous
contention
dans un lit de camp
   une odeur de camphre

         traces imprimées
          en lignes brisées
temporalité fractale
découpée

le piano du salon des malades
avale mes mains coupées
je joue des arpèges descendants
dans les mécanismes
des horloges déréglées

j’oublie musique
et chants – métronome
de démesure
et de rythme irrégulier
obsession et boucle mentale
sans fin répéter       répéter

je dessine au fusain
sur la    pénombre
de mon identité fragmentée
j’écris à l’encre noire  
sur une feuille
de nuit    morcelée
fragmentation de ma dérive
en sculptant dans le marbre
de mes peurs

voyance, prédiction : 
l’avenir sera leurre

« orphelinage des souvenirs;
NOUS vous oublierons »

Art numérique humaniste et mémoire fragmentée

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la mémoire — même altérée ou en voie de disparition — demeure une trace essentielle de l’expérience humaine.

À travers sa diffusion dans le réseau, ce texte devient une présence fragile, une tentative de conserver ce qui s’efface.

🔹 Explorer autour de la mémoire et de l’oubli

Le cadre de porte — poème sur la maladie d’Alzheimer
Le Maelstrom : l’entre-deux — poème sur la mémoire et la confusion


🔹 Prolonger cette exploration

Sculptures Alzheimer — mémoire et fragilité humaine


🔹 Dans le cadre de la série

L’expérience humaine — série de poèmes sur la condition humaine


🔹 Démarche artistique

Art numérique humaniste — corpus et développements

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Errance sur une ligne courbe de mots (Micro Poème)

Un micro poème qui explore les détours de la pensée, les fragments d’une errance intérieure et les courbes imprévisibles du langage.

L'image présente un homme âgé qui marche. Une partie du texte est écrit sur l'image.
Errance sur une ligne courbe de mots – Image numérique

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
→ Voir la série complète

Errance, langage et trajectoire intérieure

Dans ce micro poème, j’explore les détours de la pensée et les lignes imprévisibles du langage. L’écriture devient un mouvement, une trajectoire courbe où l’esprit dérive entre images et sensations.

Là où l’univers commence : Poésie contemporaine

Doute sur le chemin de l’incertitude

Si vous désirez m’écrire,
le postier me trouvera
si vous écrivez sur l’enveloppe
« Croqueur d’images célestes
En ligne courbe pour toujours »

A mille lieux de mes yeux,
l’Univers se déploie.

Art numérique humaniste et écriture fragmentaire

Ce micro poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une forme d’exploration intérieure.

Dans le réseau, ces fragments de langage circulent comme des traces sensibles de l’expérience humaine, entre image, pensée et perception.

Écrire, c’est suivre une ligne que l’on ne contrôle pas.

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Poème sur le deuil : Le silence des couteaux de jet | Poésie contemporaine et émotion

Un poème contemporain sur le deuil et la mort, où la douleur, la mémoire et l’absence s’entrelacent dans une écriture sensible explorant la fragilité humaine et la persistance du souvenir.

Le titre du poème écrit en blanc sur fond noir avec des reflets lumineux rouges et jaunes
Poème sur le deuil ; Le silence des couteaux de jet

Cet article fait partie de la série
POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT
→ Voir la série complète

Découvrez « Le silence des couteaux de jet », un poème sur le deuil et la perte. À travers une écriture sensible et contemporaine, ce texte explore la douleur de l’absence, la mémoire des êtres chers et le poids du vide laissé derrière eux. Une poésie d’émotion brute, entre fragilité et résilience.

Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des espaces de présence, de mémoire et de partage de l’expérience humaine face à la perte.

Cet article s’inscrit dans la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, où j’explore les expériences liées à la finitude, à la mémoire et aux passages entre la vie et la mort.

Poésie contemporaine
sur le deuil et la mort

La mort d’un(e) proche
nous arrive en plein cœur
comme un couteau de jet
lancé avec violence par la vie.

Viscérale; Frontale
une attaque soudaine, ciblée;
sans défense possible

*

… déstabilisés …

les oiseaux ne volent plus …
mais planent … tombent …
s’écrasent … s’empaillent …

les pigeons voyageurs
irradient l’immensité
mille et une dérives
le cri des ailes

*

vide laissé dans les gestes
du quotidien

mémoire corporelle
dans l’odeur, la voix
silence de l’absence :
vacarme à tue-tête

il n’y a plus de service à ce numéro;
veuillez raccrocher …
inutile de recomposer !

on ressent le deuil
jusque dans l’ossature

*

il manque quelqu’un autour de la table…
il manque de plus en plus de monde
autour de la table
bientôt il ne restera plus que
la table et les chaises …
que des souvenirs fossilisés,
inachevés …

et moi …
en fragments …

*

les larmes de deuil sont lourdes …
elles pèsent le poids de l’absence …

*

les mains pleines de ciel
l’espérance des espaces
célestes

calvaire …
dérapage contrôlé des
héritiers de l’absence
perte de contrôle jusqu’à
la frontière du point de rupture
de la naissance de la lumière

*

coule dans la rivière des
reliquaires, des ossuaires
ruisseau des souvenirs
d’Éther et d’Ébène
gravures de sanctuaires

rituels
conscience collective
imagerie divine

*

quand on parle aux ancêtres
dans un cimetière, les mots
tombent par terre devant les
stèles. Je danse avec des
bonhommes de pierre dans
mes territoires de paroles
intérieures
nous sommes passés par ici

les paroles lancées dans l’univers
ne vont nulle part, elles tombent
elles aussi par terre,
au pied des stèles
les mots troubles ne sont
pas des semences …

*

voile sombre du noir d’os;
pénombre brunâtre
des autoportraits en
rupture de clair-obscur

un carrosse sans noce
des écrits de murmures
sur des murs;
des éraflures

le vert de gris des toits
des églises désacralisées
funérailles de noir d’ivoire
dans la lumière bleutée
de la chorale en chants;
un cœur endeuillé
fractures de partition
métronome au rythme
irrégulier; aux éclats
de vermillon

émotions fractales de chimères
déchirure et masse informe
de mes brumes du matin
de la dormance des instinct

*

une lettre ouverte
en fermeture de la vie

la vélocité des
couteaux de jet

tenir ferme la hampe
de la lance
la tige de la fleur
sauvage

descendance organique
héritage génétique
ancêtres en compostage

*

Mélancolie des corps

Les larmes de deuil sont si lourdes…
Elles pèsent le poids de l’absence …


***

Version vidéo

La vidéo « Le poème Le silence des couteaux de jet » sur Youtube

Art numérique humaniste et mémoire du deuil

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un espace de mémoire et de présence face à la perte.

Dans le réseau, ces mots agissent comme des traces sensibles, prolongeant la mémoire des absents dans une forme de continuité humaine.

À découvrir également :

– L’expérience humaine
– Micro-poèmes sociaux et politiques

Retour à la page de la série: – Poèmes courts sur le deuil et la mort

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LES VENTS POUSSENT DES CRIS (Poème)

Un poème court sur le deuil et la peur, où les vents deviennent métaphores des tourments intérieurs et des cris de l’âme face à la fragilité de l’existence.

Le titre du poème écrit sur une image en noir et blanc qui montre un cercle qui se désintègre

Cet article fait partie de la série
POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT
→ Voir la série complète

Deuil, peur et tempêtes intérieures

Dans ce poème court, j’explore les turbulences émotionnelles liées au deuil et à la peur. Les vents deviennent une métaphore des cris intérieurs, révélant la fragilité de l’esprit face à l’instabilité du monde.

Cet article s’inscrit dans la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, où j’explore les expériences liées à la finitude, à la mémoire et aux passages entre la vie et la mort.

Poésie :
LES VENTS POUSSENT DES CRIS

les mains pleines de ciel
de lames barbelées
de larmes vagabondes

l’érosion des berges
l’implosion des arcs en ciel
l’implosion des arbres
… des fleurs
… de ma pensée
… de ma pensée circulaire…
… de ma pensée de carrefour
giratoire en trompe-l’œil

Les vents poussent des cris
dans la froidure de mes peurs
et de mes deuils
des matins de glace dans
mon hiver de neiges éternelles

Art numérique humaniste et fragilité émotionnelle

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une manière d’exprimer les zones de fragilité et les tensions intérieures de l’expérience humaine.

Dans le réseau, ces fragments poétiques circulent comme des traces sensibles de nos peurs, de nos pertes et de nos états de déséquilibre.

À découvrir également :

– L’expérience humaine
– Micro-poèmes sociaux et politiques

Retour à la page de la série: – Poèmes courts sur le deuil et la mort

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J’écris – Poème sur l’acte d’écrire

J’écris : découvrez un poème contemporain transformé en micro-poèmes visuels, où l’écriture se fait geste, l’imaginaire se déploie, et la poésie dialogue avec l’art numérique.

Le texte "J'écris" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poèmes visuels

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
→ Voir la série complète

L’écriture est un acte intime, parfois douloureux, souvent salvateur. Dans ce poème intitulé « J’écris », j’explore les multiples raisons qui poussent à écrire, entre nécessité intérieure et quête de sens. Chaque vers, accompagné d’une image numérique, forme un micro poème visuel, offrant une expérience sensorielle.

Ce projet s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture devient un geste de présence, de survie et de partage de l’expérience humaine à travers le langage et l’image.

Pourquoi j’écris : un poème en quinze vers et quinze images numériques

Le poème:

J’écris
J’écris pour dire en me demandant pourquoi
J’écris sans y croire, mais j’écris quand même pour raconter notre histoire
J’écris pour fracturer ma langue d’illettré
j’écris pour faire tomber les cendres des murs de mes passés oubliés
J’écris à voix basse pour ne pas réveiller mes douleurs qui tirent à boulets, qui tirent à mitraille
J’écris pour dire la colère muette de mes os de vitrail
J’écris pour ne pas disparaître entre deux silences sur la partition de mon requiem
J’écris pour entendre mes silences dans le vacarme des émotions
J’écris pour que les mots apprennent à pleurer
J’écris pour respirer après la plongée en apnée
J’écris pour allumer une lampe dans une pièce sans murs
J’écris comme on disparaît dans l’embrasure
J’écris quand même
J’écris à l’encre de sang pour combattre les langues d’or
J’écris pour mourir plus lentement

Poèmes-images : Micro-poèmes visuels

Chacun des quinze vers du poème a été transformé en une image numérique : un micro-poème visuel. Ces images d’art numérique, d’Instapoésie, accompagnent et prolongent le poème, comme des fragments suspendus entre texte et image.

Micro-poèmes visuels : une écriture fragmentée

Chaque vers du poème devient une image numérique, formant une série de micro-poèmes visuels. Cette fragmentation transforme l’écriture en expérience visuelle et sensorielle.

Le texte "J’écris pour dire en me demandant pourquoi" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #1 – Pourquoi écrire
Le texte "J’écris sans y croire, mais j’écris quand même pour raconter notre histoire" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #2 – Raconter l’histoire
Le texte " J’écris pour fracturer ma langue d’illettré" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #3 – Fracturer la langue
Le texte " j’écris pour faire tomber les cendres des murs de mes passés oubliés " sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #4 – L’écho des passés oubliés
Le texte " J’écris à voix basse pour ne pas réveiller mes douleurs qui tirent à boulets, qui tirent à mitraille" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #5 – Douleurs et mitraille
Le texte " J’écris pour dire la colère muette de mes os de vitrail" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #6 – Colère des os de vitrail
Le texte " J’écris pour ne pas disparaître entre deux silences sur la partition de mon requiem" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #7 – La partition du requiem
Le texte " J’écris pour entendre mes silences dans le vacarme des émotions" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #8 – Vagues et vacarme des émotions
Le texte " J’écris pour que les mots apprennent à pleurer" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #9 – Les mots qui pleurent
Le texte " J’écris pour respirer après la plongée en apnée" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #10 – Respirer après l’apnée
Le texte " J’écris pour allumer une lampe dans une pièce sans murs" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #11- Lampe sans murs
Le texte " J’écris comme on disparaît dans l’embrasure" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #12 – Disparaître dans l’embrasure
Le texte " J’écris quand même" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #13 – Écrire malgré tout
Le texte " J’écris à l’encre de sang pour combattre les langues d’or" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #14 – Encre de sang et révolte
Le texte " J’écris pour mourir plus lentement" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #15 – Écrire pour survivre

Version vidéo sur Youtube

La vidéo présentant le poème « Pourquoi j’écris » sur ma chaine Youtube

Note

Il y a quelques années j’ai lu le poème « J’écris » du poète Jean-Paul Daoust. J’ai aimé cette idée de dire pourquoi on écrit. Un vers m’avait vraiment intrigué : « J’écris parce que je vais quand même mourir ». J’ai aussi été touché par un vers du poète Denis Vanier : « … j’écris pour ne pas tuer … ».

J’ai décidé de toucher ce thème à ma manière. Le seul titre que je pouvais mettre était « J’écris » même si d’autres personnes l’ont utilisé dans le passé.

Art numérique humaniste et acte d’écrire

Ce projet s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un geste de présence dans le monde.

À travers sa transformation en micro-poèmes visuels, le texte circule dans le réseau comme une série de traces sensibles, entre langage, image et mémoire.

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🌍Pensons culture

Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur