J’écris : découvrez un poème contemporain transformé en micro-poèmes visuels, où l’écriture se fait geste, l’imaginaire se déploie, et la poésie dialogue avec l’art numérique.

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
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L’écriture est un acte intime, parfois douloureux, souvent salvateur. Dans ce poème intitulé « J’écris », j’explore les multiples raisons qui poussent à écrire, entre nécessité intérieure et quête de sens. Chaque vers, accompagné d’une image numérique, forme un micro poème visuel, offrant une expérience sensorielle.
Ce projet s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture devient un geste de présence, de survie et de partage de l’expérience humaine à travers le langage et l’image.
Pourquoi j’écris : un poème en quinze vers et quinze images numériques
Le poème:
J’écris
J’écris pour dire en me demandant pourquoi
J’écris sans y croire, mais j’écris quand même pour raconter notre histoire
J’écris pour fracturer ma langue d’illettré
j’écris pour faire tomber les cendres des murs de mes passés oubliés
J’écris à voix basse pour ne pas réveiller mes douleurs qui tirent à boulets, qui tirent à mitraille
J’écris pour dire la colère muette de mes os de vitrail
J’écris pour ne pas disparaître entre deux silences sur la partition de mon requiem
J’écris pour entendre mes silences dans le vacarme des émotions
J’écris pour que les mots apprennent à pleurer
J’écris pour respirer après la plongée en apnée
J’écris pour allumer une lampe dans une pièce sans murs
J’écris comme on disparaît dans l’embrasure
J’écris quand même
J’écris à l’encre de sang pour combattre les langues d’or
J’écris pour mourir plus lentement
Poèmes-images : Micro-poèmes visuels
Chacun des quinze vers du poème a été transformé en une image numérique : un micro-poème visuel. Ces images d’art numérique, d’Instapoésie, accompagnent et prolongent le poème, comme des fragments suspendus entre texte et image.
Micro-poèmes visuels : une écriture fragmentée
Chaque vers du poème devient une image numérique, formant une série de micro-poèmes visuels. Cette fragmentation transforme l’écriture en expérience visuelle et sensorielle.















Version vidéo sur Youtube
Note
Il y a quelques années j’ai lu le poème « J’écris » du poète Jean-Paul Daoust. J’ai aimé cette idée de dire pourquoi on écrit. Un vers m’avait vraiment intrigué : « J’écris parce que je vais quand même mourir ». J’ai aussi été touché par un vers du poète Denis Vanier : « … j’écris pour ne pas tuer … ».
J’ai décidé de toucher ce thème à ma manière. Le seul titre que je pouvais mettre était « J’écris » même si d’autres personnes l’ont utilisé dans le passé.
Art numérique humaniste et acte d’écrire
Ce projet s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un geste de présence dans le monde.
À travers sa transformation en micro-poèmes visuels, le texte circule dans le réseau comme une série de traces sensibles, entre langage, image et mémoire.
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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur