Pensée en arborescence : art numérique, poésie visuelle et exploration neuroscientifique

Découvrez la pensée en arborescence : quand art numérique, poésie visuelle et neurosciences s’unissent pour explorer la créativité et le foisonnement mental.

Œuvre d’art numérique de Gilles Vallée représentant un visage sculpté irradié de lumière, symbolisant la pensée en arborescence et l’éveil mental.
Pensée en arborescence – Estampe numérique

Cet article fait partie de la série
Réflexions sur l’art, la poésie et la culture
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Pensée en arborescence – éclat mental et géométrie intérieure

En 2013 et 2014, une question me tracassait : pourquoi ma pensée semblait-elle fonctionner différemment ?

Je me suis alors lancé dans une quête personnelle pour mieux comprendre mon propre mode de raisonnement. Cette recherche m’a mené à lire de façon presque compulsive une douzaine de livres sur les neurosciences. Ce fut un choc — ou plutôt une révélation : je me suis reconnu dans ce qu’on appelle la pensée en arborescence.

Ce concept, à la fois scientifique, sensible et poétique, m’a permis de mettre des mots et des images sur ce foisonnement intérieur. De cette prise de conscience sont nées des œuvres, des poèmes et une vidéo d’art numérique. Cet article est une plongée dans cette manière singulière de penser — éclatée, intuitive, fulgurante — mais aussi dans ce qu’elle inspire comme créations.

Cette exploration s’inscrit dans une réflexion plus large sur la créativité, la perception et les formes contemporaines de la pensée artistique.

Qu’est-ce que la pensée en arborescence ?

Une pensée en réseau, non linéaire

La pensée en arborescence est une façon de réfléchir en réseaux, où chaque idée en appelle d’autres, comme les branches d’un arbre qui se déploient sans fin. Contrairement à une pensée linéaire, structurée de façon séquentielle, elle fonctionne par associations rapides, analogies, images mentales, et connexions multiples.

Une forêt intérieure toujours en mouvement

C’est une pensée qui pousse comme une forêt intérieure. À chaque idée naît une autre, puis une autre encore, s’élançant vers l’inconnu. Elle ne suit pas une ligne droite — elle s’ouvre en éventail, en spirale, en éclats. C’est un feu d’artifice mental, une constellation mouvante, parfois trop vaste pour tenir dans une seule phrase. Elle traverse le langage, saute d’un lien à l’autre, invente des chemins que nul n’avait tracés.

Créativité, vertige et intensité cognitive

Pensée vivante, sensible, intuitive — elle est source de création, mais aussi parfois de débordement, de vertige, d’intensité difficile à contenir.

La réalité devient elle aussi arborescente — elle devient arbres de création, arbres de probabilités.

L’arbre, dans cette dynamique, devient plus qu’une image : il est une forme mentale. Une structure souterraine et aérienne à la fois, qui pousse à l’intérieur de soi comme une forêt de possibles. Il faut parfois s’y perdre pour mieux inventer ses propres voies, loin des sentiers piétinés, dans le bruissement fragile de la pensée.

Une exploration visuelle et poétique de la pensée en expansion

Poésie intuitive et ramifiée

Dessin - Arbre aux lignes épurées symbolisant la pensée ramifiée, avec un texte manuscrit à sa base.

La pensée des arbres

comme une forêt intérieure,
des arbres dans la tête
ramifications
rhizomes

j’ébauche, je dessine
des branches vers la cime

dans la mémoire
infonuagique de l’humanité
je m’enracine
je deviens quasar

Calligramme : visualiser les connexions mentales

Haïku – Calligramme illustrant la pensée en arborescence

Calligramme illustrant la pensée en arborescence, avec un tronc et des branches évoquant les connexions mentales, créé par Gilles Vallée.
Pensée en arborescence — Calligramme visuel et poétique. Des branches mentales, des arbres dans la tête

Quand la pensée s’emballe

Le haïku ci-dessous fait partie de ma série MACHINE. Il évoque une autre facette de la pensée en arborescence : celle où les idées fusent dans toutes les directions, comme des billes de flipper projetées sans répit dans les circuits neuronaux. Une pensée mécanique, presque automatique, où le flux incessant d’associations laisse parfois place au vide — à l’épuisement mental, au silence des synapses.

Haïku et chaos mental dans la série MACHINE

Haïku de Gilles Vallée sur le thème MACHINE, évoquant les pensées-neurones, le chaos mental comparé à une pinball machine, et le vide synaptique.
Des pensées rebondissantes, des synapses en silence

La vidéo sur Youtube

Une tentative de rendre l’invisible visible

La vidéo d’art numérique ci-dessous, réalisée en 2014, explore de manière sensorielle et visuelle la pensée en arborescence. Des éclats de couleur, des mouvements fluides — un « dripping » digital qui n’est pas sans rappeler Jackson Pollock. Une tentative de rendre visible l’invisible : le foisonnement d’idées, les connexions fulgurantes, le chaos parfois fertile d’une pensée en expansion.

Dripping digital et éclats mentaux

Découvrez la vidéo « PENSÉE EN ARBORESCENCE – Digital Art » produite en 2014; du « dripping » digital à la Jackson Pollock ? En quelque sorte, oui… de la couleur et du mouvement pour tenter de montrer de façon visuelle et artistique le fonctionnement atypique de la pensée en arborescence.

Une pensée artistique, vivante et humaine

La pensée en arborescence, loin d’être un simple concept neurologique, est pour moi un territoire de création, d’intuition et de sens. Elle éclaire ma démarche artistique autant qu’elle nourrit mes poèmes. Entre chaos fertile et géométrie intérieure, elle continue de tracer ses chemins imprévisibles — multiples, vivants, profondément humains.

Cette exploration s’inscrit naturellement dans ma démarche d’art numérique humaniste (ANH), où la complexité des pensées, des émotions et des expériences humaines devient matière de création plutôt qu’objet de normalisation.

Dans cette perspective, la pensée en arborescence n’est pas seulement un mode de fonctionnement cognitif : elle devient une forme vivante de création, une manière d’habiter le monde et de produire des œuvres à partir du foisonnement intérieur.

Penser en arborescence, c’est peut-être déjà créer.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

VIENS, ON VA DÉCHIRER LE CIEL (Poème)

Le titre du poème "Viens, on va déchirer le ciel" sur une image qui montre une main avec un doigt pointant vers le ciel bleu
Image numérique « Viens, on va déchirer le ciel » – Poème

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
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Ce poème explore la matière du monde à travers les sens déjoués, les paysages intérieurs, et l’acte poétique comme un geste de fracture et de réparation. Une traversée entre chaos et renaissance, où l’on tente de raccommoder l’univers en lambeaux.

Poème-image et perception du monde

Dans ce poème-image, les sens se croisent et se confondent. L’odeur devient sonore, la vue devient tactile. Le langage poétique agit comme une matière vivante, capable de déformer le réel pour en révéler une autre dimension.

Un poème, un voyage sensoriel entre effondrement et poésie de la démesure

VIENS, ON VA DÉCHIRER LE CIEL

j’entends l’odeur de la cime
l’âcreté de la plaine
je sens la vue de l’eau
l’image de l’infime

lueurs de corps
mémoires d’étreintes
vieillir d’érosion

fait de traces d’éclats
et de silences
la destruction poétique
des confins du monde

on peut aller déchirer le ciel
le découdre
le faufiler

on peut le porter à fracture
le peindre à démesure
le dégrossir comme l’odeur
de la couleur

imploser dans la forêt
d’arbres et de sous-bois
dans le lac au jardin de roches
dans le lit de l’échouement

on peut saupoudrer d’étincelles
les boisés des tourterelles …
les vaisseaux – et les hirondelles
et la mer; et les mers

j’habite les neiges éternelles
de mon hiver de fleurs de glace
des perce-neiges qui frémissent
et d’échouage prennent place

raccommoder le ciel poétique
je ne peux romance
rapiécer l’organique
le minéral et la semence

je squatte les nuits noires
m’illumine des nuits blanches
m’expose sans gloire
en courbes, en lignes d’hanche

Viens, on va déchirer le ciel
pour entrevoir l’univers
voir le néant en expansion,
qui se désintègre pour renaitre

les mots trainent dans le salon,
près du cendrier; avec les cendres du ciel
il faudra les écrire
les dire

Art numérique humaniste et langage sensible

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le langage devient un espace d’exploration de l’expérience humaine.

L’écriture ne décrit pas le monde : elle le traverse, le fracture, et tente de le recomposer à partir de la mémoire, des sensations et de la présence.

Un poème comme tentative de recoudre le monde.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Mutations perpétuelles – un poème en art numérique et glitch art

Poésie et art numérique se rencontrent dans une exploration du corps en mutation — une mémoire en perpétuelle réécriture.

Œuvre numérique représentant un visage en transformation, fusion de textures minérales et organiques, évoquant les traces du temps.
Mutations perpétuelles – œuvre originale

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
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Et si le corps gardait en lui les marques du temps comme un palimpseste en perpétuelle réécriture ? « Mutations perpétuelles » explore, entre poésie et art numérique, la mémoire fragmentée de nos métamorphoses intérieures. Un voyage visuel et poétique à travers les traces du temps sur le corps, entre textures hybrides et distorsions numériques.

Corps, mémoire et transformation numérique

Dans cette œuvre, le corps devient une surface d’inscription du temps. Les textures, les altérations et les distorsions numériques traduisent une mémoire en constante transformation, entre présence et disparition.

Présentation de l’œuvre

Mutations perpétuelles est une œuvre d’art numérique réalisée à partir de logiciels graphiques professionnels, sans recours à l’intelligence artificielle. L’image originale, entièrement conçue manuellement, représente un visage en transformation — fusion de textures minérales et organiques — évoquant les empreintes du temps sur la matière vivante. Cette création explore, par une approche artisanale du numérique, la mémoire du corps en mutation.

Le poème

Mutations perpétuelles

entre deux battements de siècle
le temps sculpte le minéral
glitch organique; altérations
corps fractal et fébrile
d’humus et de souffle

mes cellules contiennent
toutes les galaxies
lèvres sensuelles suspendues aux
frontières des fontaines blanches
mouvements de l’expansion
perpétuelle des regards noyés
d’éclipse

je scrute les univers
avant d’atteindre l’horizon des événements …
l’inévitable trou noir de l’absence …

Les images

Ces variations visuelles prolongent le poème en explorant différentes formes de transformation du corps.

Art numérique : variation de l’œuvre originale

Variation artistique de l'œuvre originale - close up
Mutations perpétuelles – variation artistique

Variation artistique de l’œuvre originale; Close-up

Versions Glitch art

Le Glitch art explore la beauté des erreurs numériques : distorsions visuelles, fragments disloqués, interférences imprévues. En détournant les dysfonctionnements technologiques, il donne naissance à une esthétique de l’accident, où le bug devient langage. Dans ce projet, le glitch agit comme une métaphore de la mémoire fragmentée — un corps altéré, en constante reconfiguration.

Le glitch agit ici comme une écriture du temps, révélant les fractures invisibles de la mémoire et du corps.

Image glitchée où le visage semble fragmenté par une fracture temporelle, entre effacement numérique et dislocation physique
Mutations perpétuelles-glitch1

Image glitchée où le visage semble fragmenté par une fracture temporelle, entre effacement numérique et dislocation physique.

Glitch art; visage altéré comme une mémoire défaillante, marquée par des interférences visuelles.
Mutations perpétuelles – glitch2

Glitch art; visage altéré comme une mémoire défaillante, marquée par des interférences visuelles.

Glitch art; visage altéré avec un accident visuel au niveaux des yeux
Mutations perpétuelles – glitch3

Glitch art; visage altéré avec un accident visuel au niveau des yeux.

variation glitch où le visage devient matière mouvante, brouillée, instable — comme en pleine reconfiguration.
Mutations perpétuelles – glitch4

Variation glitch où le visage devient matière mouvante, brouillée, instable — comme en pleine reconfiguration.

Ce projet interroge la matière du temps dans les chairs numériques — un poème visuel où le corps, fragmenté, devient mémoire en mutation.

Art numérique humaniste et mémoire du corps

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le numérique devient un espace pour explorer l’expérience humaine.

Le corps, fragmenté et recomposé, devient ici une mémoire vivante, traversée par le temps, les transformations et les traces du vécu.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Un pays peut naître de la poésie

Un pays peut naître de la poésie : poème et calligrammes sur les mots, la langue, la mémoire et la résistance créatrice

Calligramme Un pays peut naître de la poésie par Gilles Vallée, design typographique en flèche sur fond blanc
Les mots dessinent la naissance d’un territoire imaginé, poétique et identitaire

Cette page fait partie de la série
ART SOCIAL & POÉSIE
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Peut-on fonder un pays sans territoire ? Sans drapeau ni armée ?
J’évoque ici un pays né du souffle des poètes, enraciné dans la langue et la culture.
Ce poème est un appel — lucide, inquiet, mais habité d’espoir — à résister à l’effacement et à réaffirmer que les mots peuvent façonner le monde.
Deux calligrammes accompagnent ce texte, comme des gestes graphiques qui prolongent la parole ainsi qu’une version vidéo.

Poésie, langue et territoire

Dans ce poème-calligramme, la langue devient territoire. Les mots ne décrivent pas un pays : ils le fondent, le portent et le maintiennent vivant, malgré l’effacement et les mutations du monde contemporain.

Entre rêve et résistance : un pays né de ses mots

Un pays né de ses mots

J’ai habité un pays imaginé…
celui de mes ancêtres compostés
De la langue et de la culture peut naître un pays
Sur nos terres, c’est presque arrivé

Mais je ne trouve plus mon presque pays
ce pays des poètes et des chansonniers
il n’a été qu’imaginé – il n’a été que semé
le pays de beaucoup de gens est sans
contredit maintenant le pays de l’argent
le pays est le paradis fiscal le plus payant

je suis maintenant géolocalisé
dans un pays inexistant –
dans un pays mort-né

et pourtant…
la résistance jour après jour
est l’attribut principal des grandes nations
un pays peut naitre de sa poésie
et de ses mots

Calligramme Un pays né de ses mots par Gilles Vallée, sur fond bleu, texte en spirale soulignant la naissance d’un pays à partir de la langue et de la culture
Un pays bâti sur la parole, la mémoire et la résistance créatrice

Un pays peut naître, puis disparaître… dans l’indifférence ou dans le vacarme.
Mais tant qu’il reste des voix, des poèmes, des chansons — il demeure une présence insoumise.
Ce texte n’est pas un deuil. C’est un rappel : là où il y a parole vivante, il y a encore territoire à habiter.

Les calligrammes prolongent le poème en transformant les mots en formes visuelles, où le langage devient image et territoire.

Version vidéo

La vidéo « Un pays peut naître de la poésie – UN PAYS NÉ DE SES MOTS » sur ma chaine YouTube

Art numérique humaniste et mémoire culturelle

Cet article s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la poésie devient un espace de mémoire et de résistance.

À travers les mots, les formes typographiques et la diffusion numérique, l’œuvre participe à la préservation d’une présence culturelle dans le flux du monde contemporain.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

L’Asile de Camille – Hommage poétique et sculptural à Camille Claudel

Un hommage poétique et sculptural à Camille Claudel, entre art, mémoire et enfermement, où la sculpture devient cri de résistance et de beauté.

Sculpture L’Asile de Camille de Gilles Vallée – hommage à Camille Claudel
L’Asile de Camille

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
→ Voir la série complète

À travers cette sculpture intitulée L’Asile de Camille, j’ai voulu rendre hommage à Camille Claudel, sculptrice de génie, longtemps reléguée à l’ombre, enfermée et réduite au silence durant les trente dernières années de sa vie.

Ce billet présente un poème inspiré par son destin tragique, un texte sur la genèse de la sculpture, et quatre photographies de l’œuvre. Ce projet explore, entre matière et mémoire, la fragile frontière entre la souffrance et l’acte de création.

Ce projet peut également être compris comme une forme de poésie visuelle numérique, où la sculpture, le texte et l’image participent à une même œuvre de mémoire.

Mémoire, enfermement et création

Cette œuvre explore la tension entre création artistique et enfermement, en donnant une forme à la mémoire d’une artiste réduite au silence, mais jamais effacée.

Camille Claudel : mémoire d’une artiste muselée

L’Asile de Camille : De l’ombre à l’oubli (Poème)

dans l’ombre de l’homme
dans le corps de la femme
dans la matière je demeure
de l’argile crue je deviens
bronze

la modèle en torsion
la sensualité du plâtre humide
des corps enlacés de marbre

l’asile
internement et muselage
de la voix singulière
dans une fosse commune
mémoire d’injustice

La sculpture L’Asile de Camille

Réalisée en 2009, cette sculpture est un hommage à Camille Claudel. Elle s’inscrit dans un corpus d’œuvres consacrées à la maladie mentale, présenté en 2011 lors de mon exposition Les âmes souffrantes – La maladie mentale au Gesù à Montréal dans le cadre des activités du Centre de Créativité.

Cette même année, L’Asile de Camille a également été exposée lors de mon exposition Les Contemplateurs, au Centre d’exposition en arts visuels Boréart, à Granby.

À travers cette œuvre, j’ai voulu évoquer l’enfermement, l’effacement, mais aussi la persistance de la mémoire créatrice face à l’injustice.

Notes techniques :
La sculpture a été réalisée avec de l’argile crue, du métal, du verre et de la pierre. Le visage a été sculpté dans de l’albâtre.

Photos de la sculpture

Sculpture L’Asile de Camille de Gilles Vallée – hommage à Camille Claudel
L’Asile de Camille – Vue latérale
Sculpture L’Asile de Camille de Gilles Vallée – hommage à Camille Claudel
L’Asile de Camille – Vue frontale
Visage sculpté en albâtre, détail de L’Asile de Camille – œuvre de Gilles Vallée en mémoire de Camille Claudel
Détail du visage – Sculpture « L’Asile de Camille »

Art numérique humaniste et mémoire des artistes

Cet hommage s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’art devient un espace de mémoire et de transmission.

À travers la sculpture, la poésie et sa diffusion numérique, l’œuvre participe à maintenir vivante la présence d’artistes dont la voix a été réduite au silence.

Quelques repères biographiques sur Camille Claudel

Photo de Camille Claudel en noir et blanc
Camille Claudel (Photo libre de droits)

Camille Claudel (1864–1943) est une sculptrice française de grand talent, longtemps éclipsée par la figure de Rodin, avec qui elle a entretenu une relation aussi passionnée que tourmentée. Internée à l’âge de 49 ans, elle passera les 30 dernières années de sa vie en asile, souvent isolée, sans jamais cesser d’habiter la mémoire collective comme une figure tragique de la création muselée.

Citation de Camille Claudel sur la solitude et l’enfermement

« Je vis dans un monde si curieux, si étrange… Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar. »

Référence

(Lettre à Eugène Blot, 21 août 1913)

Camille Claudel est aujourd’hui reconnue comme une figure majeure de la sculpture moderne, dont l’œuvre continue d’influencer l’histoire de l’art.

Créer, c’est refuser l’effacement

Explorer différentes dimensions de l’expérience humaine

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→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire, perte et présence
→ L’expérience humaine — exploration globale de la condition humaine
→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Poésie visuelle & écritures numériques — formes hybrides
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste

Ces séries constituent différentes formes d’une même recherche : comprendre, ressentir et exprimer l’expérience humaine dans le monde contemporain.

→ Voir Arts visuels & vidéos

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Pour situer cette démarche dans son cadre théorique et évolutif :

→ Art numérique humaniste — Corpus et développements

CARTOGRAPHIE DE LA DÉMENCE | Poème contemporain sur l’Alzheimer et la désintégration de l’identité

Un poème contemporain sur la démence et la maladie d’Alzheimer, explorant la désintégration de l’identité, la perte de mémoire et les éclats de lucidité dans les marges de la conscience.

Image en noir et blanc. Une sculpture surréaliste sur le thème de l'Alzheimer avec des horloges a l'envers
Image numérique – CARTOGRAPHIE DE LA DÉMENCE

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
→ Voir la série complète

À travers une écriture fragmentaire et sensorielle, ce poème explore la lente dérive cognitive et émotionnelle liée à la maladie d’Alzheimer. Une immersion poétique dans les territoires incertains de la mémoire, entre perception altérée, disparition de soi et éclats de lucidité.

Ce poème s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire, la désintégration de l’identité et la fragilité humaine, au cœur de ma démarche d’art numérique humaniste.

Mémoire, identité et désintégration

Dans ce poème, j’explore la perte progressive de la mémoire et l’effritement de l’identité. Entre fragments, répétitions et perceptions altérées, l’écriture tente de saisir ce qui disparaît.

Poésie sur le thème de la
démence et de la
maladie d’Alzheimer

entre silences et absences _
diagnostic en paroles d’ébène
maladie de l’oubliance
en espace liminal

créer des souvenirs pour les effacer;
Émergence du vide et du silence
en danse elliptique – rupture –
mouvements et balancements
dans les cendres de mémoire

instants éphémères
dissolution progressive
abstraction
l’effondrement …
                  l’implosion

l’odeur passée de l’humus en forêt
aucun sens ne se souvient
de la peau douce
des mots et des pensées disloqués
dans un cadre de porte
au seuil d’un cadre de porte …

réminiscence de l’oubli
en état suspendu
perception altérée du temps
et des images effacées

tête morcelée en collages cubistes
« vivre avec »
des réalités en fragments d’identités
souvent déconstruites
éclats d’impressions et de sensations

un orignal marche au travers des
arbres sur le mur blanc
de la chambre de l’hôpital –
vagabondage labyrinthique
… errance en territoire mental

on garde les portes barrées
dans l’aile de la démence –
l’inacceptable
sous
contention
dans un lit de camp
   une odeur de camphre

         traces imprimées
          en lignes brisées
temporalité fractale
découpée

le piano du salon des malades
avale mes mains coupées
je joue des arpèges descendants
dans les mécanismes
des horloges déréglées

j’oublie musique
et chants – métronome
de démesure
et de rythme irrégulier
obsession et boucle mentale
sans fin répéter       répéter

je dessine au fusain
sur la    pénombre
de mon identité fragmentée
j’écris à l’encre noire  
sur une feuille
de nuit    morcelée
fragmentation de ma dérive
en sculptant dans le marbre
de mes peurs

voyance, prédiction : 
l’avenir sera leurre

« orphelinage des souvenirs;
NOUS vous oublierons »

Art numérique humaniste et mémoire fragmentée

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la mémoire — même altérée ou en voie de disparition — demeure une trace essentielle de l’expérience humaine.

À travers sa diffusion dans le réseau, ce texte devient une présence fragile, une tentative de conserver ce qui s’efface.

🔹 Explorer autour de la mémoire et de l’oubli

Le cadre de porte — poème sur la maladie d’Alzheimer
Le Maelstrom : l’entre-deux — poème sur la mémoire et la confusion


🔹 Prolonger cette exploration

Sculptures Alzheimer — mémoire et fragilité humaine


🔹 Dans le cadre de la série

L’expérience humaine — série de poèmes sur la condition humaine


🔹 Démarche artistique

Art numérique humaniste — corpus et développements


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Errance sur une ligne courbe de mots (Micro Poème)

Un micro poème qui explore les détours de la pensée, les fragments d’une errance intérieure et les courbes imprévisibles du langage.

L'image présente un homme âgé qui marche. Une partie du texte est écrit sur l'image.
Errance sur une ligne courbe de mots – Image numérique

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
→ Voir la série complète

Errance, langage et trajectoire intérieure

Dans ce micro poème, j’explore les détours de la pensée et les lignes imprévisibles du langage. L’écriture devient un mouvement, une trajectoire courbe où l’esprit dérive entre images et sensations.

Là où l’univers commence : Poésie contemporaine

Doute sur le chemin de l’incertitude

Si vous désirez m’écrire,
le postier me trouvera
si vous écrivez sur l’enveloppe
« Croqueur d’images célestes
En ligne courbe pour toujours »

A mille lieux de mes yeux,
l’Univers se déploie.

Art numérique humaniste et écriture fragmentaire

Ce micro poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une forme d’exploration intérieure.

Dans le réseau, ces fragments de langage circulent comme des traces sensibles de l’expérience humaine, entre image, pensée et perception.

Écrire, c’est suivre une ligne que l’on ne contrôle pas.

Explorer d’autres formes de poésie numérique

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

LES VENTS POUSSENT DES CRIS (Poème)

Un poème court sur le deuil et la peur, où les vents deviennent métaphores des tourments intérieurs et des cris de l’âme face à la fragilité de l’existence.

Le titre du poème écrit sur une image en noir et blanc qui montre un cercle qui se désintègre

Cet article fait partie de la série
POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT
→ Voir la série complète

Deuil, peur et tempêtes intérieures

Dans ce poème court, j’explore les turbulences émotionnelles liées au deuil et à la peur. Les vents deviennent une métaphore des cris intérieurs, révélant la fragilité de l’esprit face à l’instabilité du monde.

Cet article s’inscrit dans la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, où j’explore les expériences liées à la finitude, à la mémoire et aux passages entre la vie et la mort.

Poésie :
LES VENTS POUSSENT DES CRIS

les mains pleines de ciel
de lames barbelées
de larmes vagabondes

l’érosion des berges
l’implosion des arcs en ciel
l’implosion des arbres
… des fleurs
… de ma pensée
… de ma pensée circulaire…
… de ma pensée de carrefour
giratoire en trompe-l’œil

Les vents poussent des cris
dans la froidure de mes peurs
et de mes deuils
des matins de glace dans
mon hiver de neiges éternelles

Art numérique humaniste et fragilité émotionnelle

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une manière d’exprimer les zones de fragilité et les tensions intérieures de l’expérience humaine.

Dans le réseau, ces fragments poétiques circulent comme des traces sensibles de nos peurs, de nos pertes et de nos états de déséquilibre.

À découvrir également :

– L’expérience humaine
– Micro-poèmes sociaux et politiques

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

J’écris – Poème sur l’acte d’écrire

J’écris : découvrez un poème contemporain transformé en micro-poèmes visuels, où l’écriture se fait geste, l’imaginaire se déploie, et la poésie dialogue avec l’art numérique.

Le texte "J'écris" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poèmes visuels

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
→ Voir la série complète

L’écriture est un acte intime, parfois douloureux, souvent salvateur. Dans ce poème intitulé « J’écris », j’explore les multiples raisons qui poussent à écrire, entre nécessité intérieure et quête de sens. Chaque vers, accompagné d’une image numérique, forme un micro poème visuel, offrant une expérience sensorielle.

Ce projet s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture devient un geste de présence, de survie et de partage de l’expérience humaine à travers le langage et l’image.

Pourquoi j’écris : un poème en quinze vers et quinze images numériques

Le poème:

J’écris
J’écris pour dire en me demandant pourquoi
J’écris sans y croire, mais j’écris quand même pour raconter notre histoire
J’écris pour fracturer ma langue d’illettré
j’écris pour faire tomber les cendres des murs de mes passés oubliés
J’écris à voix basse pour ne pas réveiller mes douleurs qui tirent à boulets, qui tirent à mitraille
J’écris pour dire la colère muette de mes os de vitrail
J’écris pour ne pas disparaître entre deux silences sur la partition de mon requiem
J’écris pour entendre mes silences dans le vacarme des émotions
J’écris pour que les mots apprennent à pleurer
J’écris pour respirer après la plongée en apnée
J’écris pour allumer une lampe dans une pièce sans murs
J’écris comme on disparaît dans l’embrasure
J’écris quand même
J’écris à l’encre de sang pour combattre les langues d’or
J’écris pour mourir plus lentement

Poèmes-images : Micro-poèmes visuels

Chacun des quinze vers du poème a été transformé en une image numérique : un micro-poème visuel. Ces images d’art numérique, d’Instapoésie, accompagnent et prolongent le poème, comme des fragments suspendus entre texte et image.

Micro-poèmes visuels : une écriture fragmentée

Chaque vers du poème devient une image numérique, formant une série de micro-poèmes visuels. Cette fragmentation transforme l’écriture en expérience visuelle et sensorielle.

Le texte "J’écris pour dire en me demandant pourquoi" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #1 – Pourquoi écrire
Le texte "J’écris sans y croire, mais j’écris quand même pour raconter notre histoire" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #2 – Raconter l’histoire
Le texte " J’écris pour fracturer ma langue d’illettré" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #3 – Fracturer la langue
Le texte " j’écris pour faire tomber les cendres des murs de mes passés oubliés " sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #4 – L’écho des passés oubliés
Le texte " J’écris à voix basse pour ne pas réveiller mes douleurs qui tirent à boulets, qui tirent à mitraille" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #5 – Douleurs et mitraille
Le texte " J’écris pour dire la colère muette de mes os de vitrail" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #6 – Colère des os de vitrail
Le texte " J’écris pour ne pas disparaître entre deux silences sur la partition de mon requiem" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #7 – La partition du requiem
Le texte " J’écris pour entendre mes silences dans le vacarme des émotions" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #8 – Vagues et vacarme des émotions
Le texte " J’écris pour que les mots apprennent à pleurer" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #9 – Les mots qui pleurent
Le texte " J’écris pour respirer après la plongée en apnée" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #10 – Respirer après l’apnée
Le texte " J’écris pour allumer une lampe dans une pièce sans murs" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #11- Lampe sans murs
Le texte " J’écris comme on disparaît dans l’embrasure" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #12 – Disparaître dans l’embrasure
Le texte " J’écris quand même" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #13 – Écrire malgré tout
Le texte " J’écris à l’encre de sang pour combattre les langues d’or" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #14 – Encre de sang et révolte
Le texte " J’écris pour mourir plus lentement" sur une image numérique qui montre des fissures
J’écris – Micro poème visuel #15 – Écrire pour survivre

Version vidéo sur Youtube

La vidéo présentant le poème « Pourquoi j’écris » sur ma chaine Youtube

Note

Il y a quelques années j’ai lu le poème « J’écris » du poète Jean-Paul Daoust. J’ai aimé cette idée de dire pourquoi on écrit. Un vers m’avait vraiment intrigué : « J’écris parce que je vais quand même mourir ». J’ai aussi été touché par un vers du poète Denis Vanier : « … j’écris pour ne pas tuer … ».

J’ai décidé de toucher ce thème à ma manière. Le seul titre que je pouvais mettre était « J’écris » même si d’autres personnes l’ont utilisé dans le passé.

Art numérique humaniste et acte d’écrire

Ce projet s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un geste de présence dans le monde.

À travers sa transformation en micro-poèmes visuels, le texte circule dans le réseau comme une série de traces sensibles, entre langage, image et mémoire.

Explorer d’autres formes de poésie numérique

→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste
→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Liberté d’expression : Veuillez mettre à jour vos paramètres de pensée (poème)

Liberté d’expression : un poème engagé explorant la censure numérique, les dérives algorithmiques et la résistance des mots dans l’ère digitale.

Un tableau noir avec un cadre doré sur lequel est écrit "Liberté d’expression : Veuillez mettre à jour vos paramètres de pensée (poème)"
Liberté d’expression

Cette page fait partie de la série
ART SOCIAL & POÉSIE
→ Voir la série complète

Censure algorithmique et révolte des mots

Le poème « Liberté d’expression : Veuillez mettre à jour vos paramètres de pensée » est une œuvre de poésie engagée. À travers une esthétique numérique et des références aux codes de l’ère digitale, je traite de la censure algorithmique et l’uniformisation des pensées. Ce texte se présente comme une révolte linguistique, un cri poétique contre les dérives du contrôle numérique et l’effacement de la liberté d’expression.

Liberté d’expression : le dernier bastion de la poésie engagée

VOS PENSÉES SONT
EN INFRACTION
VEUILLEZ LES
DÉSACTIVER
IMMÉDIATEMENT

voix réduites au silence
fermez les sites web
avec des mots interdits
mise en scène de l’oppression
et de la censure algorithmique
répression numérique
[404 : Liberté introuvable]

votre publication est en attente
de modération
[message bloqué par l’algorithme]
ce contenu n’est pas autorisé
veuillez respecter les règles
de la communauté
veuillez reformuler

chaos intégral,
un torrent anarchique
de mots bruts,
un cri qui déchire les pixels
et incendie les serveurs.
[CETTE IDÉE N’EST
PAS AUTORISÉE]
[SYSTEM FAILURE]
[Votre conscience ne respecte pas
les conditions d’utilisation]
[Veuillez réinitialiser votre esprit
ou quitter immédiatement]

La liberté ne se met pas à jour
les poètes écrivent en marge /
là où l’algorithme ne regarde pas
Ils ont fermé le livre avant que
les pages ne soient écrites,
mais les phrases continuent
sous la peau

glitch syntaxique, mémoire corrompue
(message supprimé pour non-conformité)
(compte suspendu pour activités suspectes)

leurs cendres seront notre encre
émeute de lettres,
[ce message a été supprimé pour
incitation à la réflexion]
je suis une émeute de poèmes
vous ne fact-checkez pas ma révolte
[ERREUR 451 : CONTENU INTERDIT
PAR LE MINISTÈRE DE LA VÉRITÉ]
OK.

[SYSTEM OVERLOAD]
C’est le point de non-retour,
la poésie comme sabotage,
comme mutinerie,
DÉCLARATION D’ÉMEUTE
LINGUISTIQUE
ATTENTION !

les mots sont des explosifs que
vous ne voyez pas venir
ALERTE GÉNÉRALE :
POÉSIE HOSTILE DÉTECTÉE
DÉCLENCHEMENT DU
PROTOCOLE DE SUPPRESSION
CENSURE INITIÉE…
HACK EN COURS…
EXPLOSION LEXICALE IMMINENTE

DANGER :
IDÉE LIBRE EN CIRCULATION
MESSAGE NON COMPATIBLE
AVEC VOTRE RÉALITÉ.
VEUILLEZ ÉTEINDRE VOTRE CERVEAU
[VEUILLEZ ÉTEINDRE LE MONDE
ET RECOMMENCER]

Version vidéo

La vidéo « Liberté d’expression » sur ma chaine YouTube

Art numérique humaniste et résistance algorithmique

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un espace de liberté face aux logiques de contrôle.

Dans le réseau, les mots circulent comme des actes de résistance, échappant aux tentatives de normalisation et de censure.

Explorer d’autres formes de poésie engagée


Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes interrogent les enjeux sociaux et politiques de notre époque :

→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et condition humaine
→ Poésie visuelle & écritures numériques — poèmes-images et écritures hybrides

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les mots et les images deviennent des formes de conscience, de résistance et de mémoire dans l’espace numérique.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur