Poésie contemporaine et art numérique humaniste – Une œuvre-site algorithmique en évolution
Catégorie : Art numérique
Cette catégorie présente mes créations en art numérique, mêlant poésie visuelle, images générées par ordinateur et expérimentations graphiques. Vous y trouverez des œuvres originales, des réflexions sur la création digitale et des explorations entre écriture et image.
Les Hybrides surréalistes : exploration poétique et visuelle de l’hybridation entre visages androgynes et formes fractales en art numérique.
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
Les Hybrides surréalistes – Poésie hybride en art numérique par Gilles Vallée : un poème, une série d’estampes numériques et une vidéo artistique explorant l’hybridation entre visages androgynes et formes fractales, entre rêve, abstraction et matière numérique.
Cet article s’inscrit dans ma série « Poésie visuelle & écritures numériques », où j’explore les formes contemporaines de poésie visuelle, les poèmes-images et les écritures hybrides dans l’environnement du web.
Organicité, hybridité, répétitions des structures, la géométrie des liaisons. je suis fragment de la nature
Les arbres généalogiques métissés proposent des visages androgynes dans la forêt des architectures fractales et des esquisses les plus fines. Tout se confond et se transforme. Dès la naissance, nous plongeons dans des univers de mutations pour les identités les plus fluides.
mouvance et métamorphoses la chair de l’hybridation relations intimes et osmose au cœur de l’abstraction
Comme la voilure propulse un vaisseau, le voile translucide sur mes visages me porte vers des avenirs qui bordent les plus fins rivages.
Les estampes numériques
Dans cette galerie, je vous invite à découvrir Les Hybrides surréalistes : une série d’estampes numériques où des visages androgynes se voilent, se révèlent et se transforment au cœur de structures fractales. Chaque image est une variation sur l’hybridation — entre la chair et l’abstraction, le rêve et la matière numérique.
Ce type de création s’inscrit dans une pratique plus large de poésie visuelle et de poèmes-images, où le texte devient une forme intégrée à l’image et à la matière numérique.
La vidéo
Cette courte vidéo — moins de deux minutes — est une traversée visuelle dans l’univers des Hybrides surréalistes. Publiée sur ma chaîne YouTube Art Digital Express, elle fait défiler une succession d’images où l’androgynie et l’abstraction se mêlent, révélant la poésie mouvante des formes fractales et des visages en métamorphose.
Les Hybrides – art numérique surréaliste explore les frontières mouvantes entre identité, abstraction et organicité. Visages androgynes et architectures fractales se croisent, se confondent et se transforment. Chaque image interroge l’hybridation : entre réel et imaginaire, corps et machine, visible et inconscient.
Conclusion – Entre chair, lumière et algorithmes
Les Hybrides surréalistes ne sont ni tout à fait humains, ni totalement abstraits. Ils se nourrissent de textures numériques, de lumières colorées et de fragments de rêves. Chaque visage androgyne est une énigme visuelle, un territoire mouvant où s’entrelacent la chair et l’algorithme, le geste créatif et la logique mathématique.
🌐 Explorer d’autres formes de poésie numérique
Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes explorent l’expérience humaine :
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les images et les mots deviennent des formes de présence et de mémoire dans l’espace numérique.
Quand le temps naît : un voyage poétique et visuel sur le temps primordial à travers poésie contemporaine et art numérique
Introduction
Depuis plusieurs années, je développe un travail artistique autour du thème du temps, mêlant poésie et art numérique humaniste. Mes estampes numériques et mes vidéos artistiques – diffusées sur les réseaux sociaux et sur ma chaîne YouTube – explorent la relation humaine au temps, entre mémoire, perception et imaginaire. Dans cet article, je partage un poème inédit, Temps Primordial – L’origine de tous les instants, accompagné d’images et de vidéos issues de cette recherche créative, où horloges, silhouettes et symboles surréalistes invitent à contempler, et peut-être à suspendre, le cours du temps.
Cet article s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où j’explore la relation entre le temps, la mémoire et l’expérience humaine à travers la poésie, l’image et la création numérique.
À la croisée de plusieurs formes — poème, image et vidéo — ce travail propose une exploration sensible du temps dans l’environnement numérique.
Temps Primordial – L’origine de tous les instants (Poème)
antérieur au jadis, le loin passé fut. de la naissance, de l’origine, du commencement temps du rêve, des songes temps mythique de la mémoire perdue
le temps de chacun, de chacune incertain, fuyant, sans contour, fugace
nous sommes ici, dans le temps mesuré parés d’horloges ornés de cadrans
un jour nous serons fossiles et souvenirs de quelques instants
Ce poème s’inscrit dans un ensemble plus large de recherches où le temps devient une matière poétique et visuelle, explorée à travers différentes formes de poésie numérique.
Les images qui suivent prolongent ce poème en explorant visuellement la pluralité du temps, entre figement et mouvement, entre mémoire et effacement.
Les œuvres numériques
Je vous propose ci-dessous quelques images sur le thème du temps. Ces œuvres numériques, ancrées dans une démarche d’art numérique humaniste, explorent de manière poétique et surréaliste notre rapport au temps à travers silhouettes humaines, horloges et cadrans colorés.
Série d’estampes numériques « Temps de chacun – Œuvre numérique »
Temps de chacun – Œuvre numérique – 1
Temps de chacun – Œuvre numérique – 2
Temps de chacun – Œuvre numérique – 3
Temps de chacun – Œuvre numérique – 4
Temps de chacun – Œuvre numérique – 5
Temps de chacun – Œuvre numérique – 6
Temps de chacun – Œuvre numérique – 7
Temps de chacun – Œuvre numérique – 8
Des vidéos sur le temps
Je vous propose ci-dessous quelques vidéos courtes publiées sur ma chaîne YouTube (Art Digital Express) : elles poursuivent ma réflexion sur le temps à travers des séquences visuelles et sonores mêlant poésie, art numérique et expérimentation audiovisuelle.
Temps – Art numérique sur le thème du temps
Temps de vie – Art numérique
Temps incertain – Art numérique
Temps surréaliste (Art numérique – Digital Art)
Temps Fugace – Art numérique
Le temps finira par me tuer – Art numérique
Espace-Temps – Art numérique
Temps passé – Art numérique
Temps surréaliste en rose – Art numérique
Ce dialogue entre mots, images et sons cherche à capter ce que le temps nous donne, nous prend… et nous laisse imaginer.
Ce travail s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes explorent l’expérience humaine à travers le temps, la mémoire et la perception.
Sommes-nous vraiment libres, ou seulement dans l’illusion de l’être ?
Ce questionnement traverse mon poème « Parfois j’ai l’impression d’être libre », où la poésie se fait outil de lucidité face aux mirages démocratiques. La poésie devient ici une forme d’écriture visuelle engagée, à la croisée de l’art social et de la création numérique.
Cette œuvre s’accompagne d’estampes numériques qui prolongent le texte dans une réflexion visuelle sur la liberté, la démocratie et le pouvoir institutionnel.
Cet article s’inscrit dans la série ART SOCIAL & POÉSIE, où j’explore la poésie engagée et les formes visuelles qui interrogent les enjeux sociaux, politiques et humains de notre époque.
Voici le texte central de cette œuvre, où la parole poétique devient outil de résistance et de lucidité.
Le poème : une parole de résistance
Parfois j’ai l’impression d’être libre
Nous sommes presque heureux et heureuses dans une société presque libre et presque démocratique.
Avoir le droit de vote donne presque l’impression de vivre dans un pays démocratique où l’argent ne mène pas le monde.
Parfois j’ai l’impression d’être libre sur le terrain de jeux des sociopathes de la Société Incorporée.
Les images qui accompagnent ce poème prolongent sa portée symbolique. Chaque estampe traduit visuellement une facette de cette impression de liberté.
Les estampes numériques
Triptyque d’art numérique représentant des visages stylisés flottant dans des univers abstraits et lumineux. Chaque image évoque une conscience fragmentée, baignée dans des éclats de couleurs et de formes géométriques. Ensemble, elles traduisent une quête de liberté dans un monde structuré par des forces invisibles — une réflexion visuelle sur l’individualité, la démocratie et le pouvoir.
Impression de liberté – Gilles Vallée – 1
Impression de liberté – Gilles Vallée – 2
Impression de liberté – Gilles Vallée – 3
À travers ce poème et ces estampes numériques, l’art devient un miroir critique de notre époque. En mêlant art social et art politique, cette œuvre invite à questionner les récits dominants, les mécanismes du pouvoir et les contours flous de la liberté. Que cette exploration poétique serve non seulement à éveiller les consciences, mais aussi à nourrir le dialogue — car c’est dans le regard partagé que l’art trouve toute sa puissance.
Ce projet artistique s’inscrit dans une démarche d’art engagé, où la poésie contemporaine dialogue avec l’art numérique pour interroger les enjeux sociaux, politiques et démocratiques de notre époque.
Dans cette approche, je m’inscris dans une démarche d’art numérique humaniste, où la poésie et l’image deviennent des formes de présence critique dans le réseau, des traces sensibles qui interrogent notre époque et ses mécanismes de pouvoir.
Explorer d’autres formes de poésie engagée
Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes interrogent les enjeux sociaux et politiques de notre époque :
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les mots et les images deviennent des formes de conscience, de résistance et de mémoire dans l’espace numérique.
La fabrique des arcs-en-ciel — poésie visuelle et art numérique où lumière, couleur et émotions révèlent la beauté intérieure.
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
Dans La fabrique des arcs-en-ciel, la lumière devient langage, la couleur se fait émotion, et l’art numérique humaniste épouse la poésie pour révéler la beauté cachée en chacun de nous.
Introduction
Dans La fabrique des arcs-en-ciel, je fusionne poésie contemporaine, art numérique et émotion visuelle pour créer un univers lumineux inspiré des vitraux modernes. Je vous propose un poème, une série d’estampes numériques et une vidéo qui explorent la couleur comme langage et la lumière comme matière première, révélant la beauté qui réside en chacun de nous. Entre fragments géométriques et éclats chromatiques, chaque image devient un poème visuel où le regard se perd et se retrouve. Ce projet artistique invite à voyager au cœur des nuances, à travers un dialogue intime entre mots, formes et textures numériques.
Cet article s’inscrit dans la série Poésie visuelle & écritures numériques, où j’explore les formes contemporaines de poésie sur image et d’écriture dans l’environnement visuel et algorithmique du web.
La fabrique des arcs-en-ciel – De la couleur en chacun de nous (Poésie visuelle)
La fabrique des arcs-en-ciel
il n’y a pas que la noirceur des ombres, que la froideur de la pénombre. il y a aussi l’arc-en-ciel, reflets des couleurs de l’irrationnel.
autoportrait coloré, miroir de vitrail légèrement teinté, des fragments géométriques flamboyants aux éclats chromatiques vibrants.
la biographie d’un poète maudit en projection lumineuse sur les ruines d’un théâtre endormi qui miroite sous la pleine lune gibbeuse.
C’est à l’intérieur de soi-même que se trouve la fabrique des plus beaux arcs-en-ciel
Galerie d’Œuvres numériques
Je vous propose ci-dessous quelques estampes numériques produites dans les dernières années et publiées dans les réseaux sociaux. Ces images ont aussi servies pour la création de la vidéo « La fabrique des arcs en ciel – Art numérique – Poésie visuelle » diffusée sur ma chaine YouTube (Art Digital Express).
Chaque estampe est un fragment de lumière et de couleur, capturant un instant de poésie figé dans le numérique.
La fabrique des arcs-en-ciel 1
La fabrique des arcs-en-ciel 2
La fabrique des arcs-en-ciel 3
La fabrique des arcs-en-ciel 4
La fabrique des arcs-en-ciel 5
La fabrique des arcs-en-ciel 6
La fabrique des arcs-en-ciel 7
La fabrique des arcs-en-ciel 8
La vidéo
Découvrez la version animée de ces œuvres dans une vidéo où la lumière et la poésie fusionnent
La vidéo « La fabrique des arcs en ciel – Art numérique – Poésie visuelle » sur ma chaine YouTube (Art Digital Express)
Explorer d’autres formes de poésie numérique
Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes explorent l’expérience humaine :
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les images et les mots deviennent des formes de présence et de mémoire dans l’espace numérique.
Âmes qui dansent — poésie et dessins où le mouvement devient langage et la danse, un poème visuel
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
Introduction
Un poème sur la danse et la transformation, explorant le mouvement comme langage universel. Le texte dialogue avec des dessins et des estampes numériques pour une expérience poétique et visuelle.
Cet article s’inscrit dans la série Poésie visuelle & écritures numériques, où j’explore la rencontre entre le texte, le dessin et le mouvement dans une approche d’art numérique humaniste.
Âmes qui dansent (Poème)
des âmes souffrantes aux âmes dansantes corps de mouvement esprits de la danse
rythme chamanique une musique de dentelle les battements du tambour pour le sacré, le rituel
du noir d’ivoire du sombre de l’ébène le bois de cœur danse sur le tapis des hivers éternels
nous irons danser avec les vents une danse dans l’univers nous ferons quelques pas en avant ne reviendrons point en arrière
Les dessins
Réalisés sur papier aquarelle, les dessins mêlent crayons, encre, gouache, pastel et acrylique. Les lignes fluides et les contrastes marqués capturent l’élan, la grâce et la puissance du geste dansé.
Le danseur des vents Dessin en noir et blanc représentant un corps nu bondissant, exprimant la liberté et l’élan vital de la danse.
Corps en mouvement – Esprit de la danse Figure féminine surréaliste en pleine danse, en blanc sur un fond noir profond.
Une danse dans l’univers Dessin artistique en noir et blanc représentant une silhouette élancée en plein mouvement, bondissant dans l’espace avec énergie et fluidité.
Le danseur des ventsCorps en mouvement – Esprit de la danse
Une danse dans l’univers
Estampes numériques
Les dessins prennent une nouvelle vie sous forme d’estampes numériques, où la couleur transforme l’énergie du geste et accentue l’impact visuel.
Le danseur des ventsCorps en mouvement – Esprit de la danseUne danse dans l’univers
Photo d’atelier
Photo d’atelier montrant les dessins sur papier accrochés au mur, entourés de pinceaux, crayons et outils d’artiste.
Explorer d’autres formes de poésie numérique
Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes explorent l’expérience humaine :
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les images et les mots deviennent des formes de présence et de mémoire dans l’espace numérique.
Cet article s’inscrit dans la série Art social & poésie, où j’explore une poésie engagée qui questionne les injustices, les silences et les tensions du monde contemporain.
Poème sur l’injustice, l’indifférence, la douleur silencieuse
l’intensité des cris des muets dépasse toujours celle de l’entendement de la sourde oreille
Le silence comme cri
Ce micro-poème explore la violence de l’indifférence.
Il met en lumière une tension fondamentale : ce qui ne se dit pas, ce qui n’est pas entendu, peut parfois porter une intensité plus forte que les mots eux-mêmes.
Art numérique humaniste et regard social
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la poésie et l’image deviennent des moyens de révéler des réalités humaines souvent invisibles ou ignorées.
Le numérique permet ici de rendre visible ce silence, et de lui donner une forme.
Explorer d’autres formes de poésie engagée
Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes interrogent les enjeux sociaux et politiques de notre époque :
Nous marchons, entre poésie et art numérique, sur les traces du mouvement, de l’élan et de la mémoire du geste.
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
Un projet entre poésie, dessin et mouvement
Depuis toujours, la marche est un acte simple et symbolique : mouvement du corps, quête de sens, passage vers un ailleurs. Ce projet est né de cette impulsion — marcher, avancer, poursuivre une ligne invisible, intérieure et incertaine.
À travers un poème central et une série de dessins sur papier transformés en estampes numériques, j’explore différentes facettes de ce mouvement : l’effort, l’élan, l’errance, la chute, le désir, la mémoire.
Le titre, Nous marchons… Vers quoi ? Vers qui ?, évoque cette marche collective ou solitaire que nous empruntons tous — parfois lucides, parfois égarés. Le projet puise aussi dans l’inspiration de deux œuvres marquantes : – L’Homme qui marche d’Alberto Giacometti, figure tendue vers l’avant, – et Walking, film d’animation de Ryan Larkin, célébration sensible du corps en mouvement.
Ce travail est une traversée : une suite de pas entre poésie numérique, arts visuels et mémoire du geste, inscrite dans ma démarche d’art numérique humaniste, où le corps, le mouvement et l’expérience humaine demeurent centraux.
Cet article s’inscrit dans la série Poésie visuelle & écritures numériques, où j’explore la rencontre entre le texte, le dessin et le mouvement dans une approche d’art numérique humaniste.
Aller de l’avant jusqu’à la fin du voyage …
Le poème : Nous marchons
Nous marchons
Nous marchons, vers quoi ? vers qui ?
parfois je marche parfois je cours parfois je vole …
Je croise des vies à vendre des corps à louer
je marche de bouteilles en bouteilles
je cours de corps en corps
je vole de dérives en dérives vers le silence d’après
parfois je danse je virevolte de page en page
aller de l’avant jusqu’à la fin du voyage …
La marche comme langage
Dans ce projet, la marche devient une forme d’écriture.
Chaque pas, chaque geste, chaque déplacement du corps agit comme un langage sensible, entre mémoire, errance et recherche de sens.
Dessins & Estampes numériques
Les dessins ont été réalisés avec les mediums suivants : crayons, encre, pastel, acrylique et gouache. Chaque œuvre a d’abord pris forme sur papier aquarelle avant de trouver une seconde vie en estampe numérique.
La marche vers le silence
Le dessin sur papier
L’estampe numérique
Je marche et je danse
Le dessin sur papier
L’estampe numérique
Le promeneur surréaliste
Le dessin sur papier
L’estampe numérique
Parfois je marche, parfois je cours
Le dessin sur papier
L’estampe numérique
Aller de l’avant jusqu’à la fin du voyage
Le dessin sur papier
L’estampe numérique
Un clin d’œil àL’Homme qui marche
L’homme qui marche, d’après la sculpture d’Alberto Giacometti.
Image numérique réalisée par Gilles Vallée.
Giacometti : marcher vers l’inconnu
La sculpture L’Homme qui marche d’Alberto Giacometti est une œuvre emblématique. Il en existe plusieurs versions — autant de figures humaines tendues vers l’avant, avançant vers on ne sait quoi : vers le futur, vers la suite, vers leur destinée…
Cette œuvre magistrale m’a profondément influencé. Elle a nourri mon désir d’écrire et de créer des images autour de la marche — cette marche intérieure, incertaine, persistante… vers ce que l’on ignore encore.
Un clin d’œil à Walking de Ryan Larkin
Poésie visuelle — entre errance urbaine et parole intérieure
Le film d’animation Walking de Ryan Larkin a aussi influencé mon travail. Ce court-métrage saisit avec sensibilité la beauté simple et complexe du corps en mouvement.
J’ai publié sur mon site le poème WALKING | JE MARCHE, qui a été écrit en pensant a ce film et qui trouve toute sa place dans ce projet sur la marche.
Le voici :
WALKING | JE MARCHE
je déambule, je funambule je marche monologues de ville en bouche ; je parle seul dans la grande ville ermite urbain croqueur de poésie de ville je marche Walking
Ryan Larkin : célébrer le mouvement
Le film Walking a été réalisé par Ryan Larkin et produit par l’Office national du film du Canada (ONF) en 1968. Il a été nominé pour l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation lors de la 42e cérémonie des Oscars, en 1969.
📺 Voir Walking sur YouTube (5 min):
🎥 Walking de Ryan Larkin — un hommage animé à la beauté du mouvement quotidien. Film produit par l’ONF (1968), nominé aux Oscars. Une source d’inspiration pour ce projet.
Un regard plus intime sur Ryan Larkin
Après Walking, un film qui célèbre la beauté du corps en mouvement, une autre œuvre majeure permet d’approfondir la trajectoire de son créateur : Ryan, court-métrage d’animation documentaire réalisé en 2004 par Chris Landreth, nous entraîne dans les replis d’une vie marquée par le génie, le doute et la chute.
Ce film, primé aux Oscars, donne la parole à Ryan Larkin lui-même — alors marginalisé et en rupture avec son passé artistique. Par un jeu de portraits déconstruits et d’effets visuels déroutants, Ryan explore la fragilité psychique et l’épuisement créatif… tout en rendant un hommage bouleversant à l’artiste derrière Walking.
C’est une œuvre sur l’après, sur les blessures invisibles, sur ce qui reste quand la marche s’essouffle
Voir le film (14 min) :
Oscar 2004 — Meilleur court métrage animation, ce film s’inspire de la vie de Ryan Larkin, un animateur canadien qui a réalisé à l’Office national du film certaines des œuvres d’animation les plus marquantes de son époque.
Variation sur le thème L’Homme qui marche
Un micro poème toujours sur le même thème pour terminer:
J’ai publié sur mon site ce poème-image; une estampe numérique produite à partir d’une de mes sculptures. C’est une variation de thème de l’Homme qui marche,
L’homme qui marche
L’homme qui marche La douleur du texte
L’image dans le sens des mots
Art numérique humaniste et mémoire du geste
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le corps, le mouvement et la transformation des images à travers les médiums prolongent l’expérience humaine dans le réseau.
Du dessin à l’estampe numérique, le geste initial se déploie et circule sous différentes formes.
La fabrication des images
Photo d’atelier
Voici une vue partielle de mon atelier au moment de la création de ce projet.
Mots de la fin
Nous marchons. Toujours. Par nécessité ou par instinct. Par espoir, par fatigue, par mémoire.
Ce projet est né de cette marche, réelle ou intérieure — celle qui nous fait avancer malgré les incertitudes, celle qui nous relie les uns aux autres, celle qui nous mène, peut-être, vers nous-mêmes.
Chaque trait, chaque mot, chaque pas, porte la trace d’un mouvement plus grand. Merci d’avoir marché ici, un instant.
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les images et les mots deviennent des formes de présence et de mémoire dans l’espace numérique.
Quand l’art, la lumière et la poésie se rencontrent pour faire naître un éclat suspendu entre sacré et art contemporain.
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
De la naissance de la lumière est un projet artistique multidisciplinaire né en 2012, lorsque le Centre de créativité du Gesù m’a invité à créer une crèche de Noël contemporaine. L’installation, présentée dans l’église, alliait sculpture, diaporamas numériques et mise en espace, en dialogue avec le lieu liturgique.
Treize ans plus tard, en 2025, ce projet a trouvé de nouveaux échos : un poème, des dessins et des estampes numériques ont vu le jour, inspirés par une photographie prise dans le transept nord lors du montage initial. Ce texte retrace la genèse de l’installation, les réactions qu’elle a suscitées, et les prolongements visuels et poétiques qui en ont découlé.
Avec le recul, De la naissance de la lumière peut aujourd’hui être relu comme une œuvre préfigurant ma démarche d’art numérique humaniste, où la technologie, la poésie et la lumière demeurent au service de l’expérience humaine, de la mémoire et du sens.
Cet article propose une traversée entre poésie, art sacré et création contemporaine, à partir d’une œuvre qui s’est transformée au fil du temps. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’art, de la mémoire et de la lumière dans l’expérience humaine.
Ce projet peut également être compris comme une forme de poésie visuelle numérique, où texte, image, lumière et mémoire se déploient à travers différents médiums.
Une œuvre multidisciplinaire entre art sacré, poésie visuelle et expérimentation contemporaine
Le poème:
De la naissance de la Lumière
De là où naît la lumière lueurs de corps des figures du reflet des lampions brûlent des cierges se consument l’orgue crie son souffle lieu sacré de l’espérance
De là où naît la lumière en porte-à-faux du sombre, des lumineux s’impriment dans les tissus de linceuls
De là naît l’origine … le commencement
La lumière comme origine
Dans ce poème, la lumière apparaît comme un point de passage entre le visible et l’invisible. Elle devient à la fois présence, mémoire et transformation, au cœur d’une expérience sensible et spirituelle.
De la naissance de la lumière : une installation sculpturale au Gesù
Origine du projet
En 2012, j’ai été invité par la directrice du Centre de créativité du Gesù, à Montréal, à concevoir une crèche de Noël pour l’église. Une proposition à la fois stimulante et exigeante : comment créer une œuvre contemporaine sur un thème vieux de deux millénaires ? Comment aborder une iconographie aussi chargée d’histoire pour tenter d’y insuffler un regard neuf ? Comment aborder le sacré avec de l’art contemporain ?
Intention artistique
J’ai choisi de travailler à partir du thème de la lumière, en développant l’installation sur deux niveaux de lecture :
Pour les catholiques : une crèche contemporaine symbolisant la naissance de l’enfant porteur de lumière.
Pour tous les autres : une œuvre artistique actuelle, peuplée de personnages futuristes et enrichie d’un univers visuel numérique.
Composantes de l’installation
L’installation comprenait douze figures en plâtre, agrémentées de bijoux, de métaux et de tissus. Leurs visages, blancs et presque anonymes, évoquaient la foule en attente — cette humanité guettant l’émergence de la lumière.
Leurs corps étaient composés de trépieds de photographie, apportant une touche contemporaine et délibérément non réaliste. Ce choix plaçait l’accent sur les têtes, sur la dimension symbolique, plus que sur la représentation corporelle.
L’œuvre intégrait également des diaporamas diffusés sur des écrans : des images numériques créées à partir de photographies, d’interventions infographiques, de logiciels d’imagerie et de sculpture numérique 3D. Ces projections prenaient la forme de « graffitis lumineux » et de sculptures virtuelles.
L’installation était évolutive : chaque semaine, je déplaçais les personnages, comme dans une chorégraphie silencieuse et j’ajoutais de nouvelles sources de lumière. La forme finale de l’installation a été faite de jour de Noël.
Réalisation et collaboration
Le montage dans l’église du Gesù fut un moment fort de ma carrière. J’ai eu le privilège de collaborer avec l’artiste Stella Pace, alors responsable de l’accompagnement technique des artistes invités. Stella, artiste multidisciplinaire remarquable, m’a non seulement épaulé dans la réalisation, mais elle a aussi profondément marqué mon parcours. Nos longues conversations m’ont permis de dépasser le syndrome de l’imposteur qui me tracassait alors. Parfois, la vie place les bonnes personnes sur notre route, au bon moment.
C’était la troisième fois que j’intervenais au Gesù. J’y avais déjà présenté une exposition solo, Les âmes souffrantes – La maladie mentale, ainsi qu’une sculpture intégrée à la collection permanente : Calvaire et Espérance. Avec De la naissance de la lumière, j’étais une fois de plus habité par le désir de créer dans le respect du lieu, de son histoire et des personnes qui le fréquentent.
Le lieu : le Gesù
Situé au cœur du centre-ville de Montréal, le Gesù est à la fois une église, un lieu de culte actif et un centre de créativité. Anciennement rattaché au Collège Sainte-Marie, premier établissement d’enseignement jésuite à Montréal, il a vu passer plusieurs figures marquantes de la culture québécoise. Le poète Émile Nelligan y a étudié, tout comme l’écrivain Hubert Aquin.
Aujourd’hui, le Gesù continue d’accueillir des expositions, des concerts et des créations artistiques contemporaines, dans un esprit de dialogue entre spiritualité, culture et art. C’est dans ce lieu chargé d’histoire et de sens que l’installation De la naissance de la lumière a été présentée, en dialogue avec l’espace liturgique et la mémoire collective.
Réception – Réactions et controverse
Présentée dans l’église du 2 décembre 2012 au 7 janvier 2013, l’installation a suscité une large gamme de réactions. Plusieurs visiteurs ont salué une approche contemporaine audacieuse. D’autres, au contraire, l’ont rejetée violemment.
Malgré le soin que j’ai pris pour honorer l’esprit du lieu, certaines réactions m’ont surpris par leur intensité. Des discussions avec des Jésuites m’ont aidé à faire face à cette réception contrastée. Sur le web, certains ont accusé l’installation de rendre hommage à Lucifer et aux Illuminati. Deux personnes ont même fait des crises en plein cœur de l’église, persuadées d’y voir le diable… Il a fallu les expulser…
Cette expérience m’a rappelé une vérité essentielle : l’artiste propose, mais chaque spectateur interprète selon son propre vécu, ses croyances, son état intérieur. L’œuvre devient alors un miroir, parfois paisible, parfois dérangeant.
Quelques photos de l’installation
Affiche – installation De la naissance de la lumière – Gesù,
De la naissance de la Lumière – Installation sculpturale – transept nord du Gesu
Vue de l’installation dans le transept nord du Gesu
Des personnages de l’installation De la naissance de la lumière
Quelques images des diaporamas
Graffitis lumineux créés à partir de sources lumineuses dans l’église
Sculpture virtuelle créée avec un logiciel de création en 3D
Graffitis lumineux et sculpture virtuelle
Là où naît la lumière : un reflet devenu vision
Avant de commencer le montage de l’installation dans l’église du Gesù, je m’y suis rendu à plusieurs reprises pour observer l’espace et planifier l’intervention. Lors d’une de ces visites, j’ai pris plusieurs photos du transept nord. L’une d’elles m’a profondément surpris : malgré la faible luminosité ambiante, un reflet lumineux intense est apparu sur l’image.
Ce qui m’a frappé, ce n’est pas seulement cette lumière inattendue dans une atmosphère presque obscure, mais la forme qu’elle semblait dessiner. Dans cette tache lumineuse, un personnage m’est apparu. Était-ce une simple paréidolie — ce phénomène où l’œil humain devine des formes familières dans le flou ou l’abstrait ?
Curieux de valider ma perception, j’ai montré la photo à un ami artiste. Avant même que je ne dise quoi que ce soit, il s’est exclamé : « C’est un spectre ! ». Lui aussi avait perçu une présence humaine, sans que je ne l’influence de quelque manière.
J’ai conservé cette image pendant plus de treize ans. Elle continue de m’intriguer, comme un fragment de mystère suspendu dans le temps. En 2025, j’ai décidé de revenir à cette vision, de l’interpréter à travers une série de dessins et d’estampes numériques. C’est ainsi qu’est né un nouveau corpus intitulé : Là où naît la lumière.
Photos du reflet lumineux
Photo du reflet lumineux au Gesu
Photo du reflet lumineux au Gesu – Agrandissement
Là où naît la lumière; les dessins
Là où naît la lumière – Dessin 1 (dessin sur papier avec fusain, gouache, pastel, encre, acrylique, craie et crayons)
Là où naît la lumière – Dessin 2 (dessin sur papier avec fusain, gouache, pastel, encre, acrylique, craie et crayons)
Là où naît la lumière; les estampes numériques
Là où naît la lumière – Estampe numérique 1
Là où naît la lumière – Estampe numérique 2
Une autre histoire de lumière
En décembre 2012, la journaliste Chantal L’Heureux, du Magazine Radio In Situ, est venue me rencontrer pour réaliser un article sur l’installation De la naissance de la lumière. Afin d’illustrer son reportage, elle m’a photographié devant deux sculptures et un écran qui diffusait un des diaporamas de l’exposition.
Au moment précis où elle a appuyé sur le déclencheur, un employé du Centre de créativité du Gesù a éteint les lumières de l’église — sans le savoir, il venait de transformer cette prise de vue en une image singulière et énigmatique.
C’est lors de la publication de cette photo que la controverse a éclaté. Une personne, sans doute influencée par l’ambiance dramatique de l’image, a commencé à présenter l’installation comme un hommage à Lucifer et aux Illuminati. Ce fut le début d’une série d’interprétations étonnantes — et troublantes — autour de l’œuvre. Voici cette photo:
Gilles Vallée devant l’installation De la naissance de la lumière, Gesù, 2012 – Photo : Chantal L’Heureux
Et si la lumière ne naissait pas là où on l’attend ?
Créer dans un lieu chargé d’histoire, avec ses rituels, ses attentes, ses croyances, m’a confronté à l’essence même de l’acte artistique : proposer une vision, tout en acceptant qu’elle nous échappe dès qu’elle rencontre le regard de l’autre. Treize ans plus tard, De la naissance de la lumière continue d’émettre ses reflets, à travers mes souvenirs, mes dessins, mes estampes numériques et mes poèmes. Elle m’accompagne, comme un éclat ancien dont la source est peut-être plus proche que je ne le croyais : quelque part en moi.
Art numérique humaniste et mémoire de l’œuvre
Cette œuvre peut aujourd’hui être relue à travers ma démarche en art numérique humaniste, où les créations se prolongent dans le temps, se transforment et circulent entre différents médiums.
De l’installation physique à l’image numérique, puis au poème, l’œuvre devient une mémoire vivante.
L’œuvre ne se limite plus à un lieu ni à un moment : elle se prolonge dans le temps, dans la mémoire et dans le réseau.
Explorer différentes dimensions de l’expérience humaine
Découvrez la pensée en arborescence : quand art numérique, poésie visuelle et neurosciences s’unissent pour explorer la créativité et le foisonnement mental.
Pensée en arborescence – Estampe numérique
Cet article fait partie de la série Réflexions sur l’art, la poésie et la culture → Voir la série complète
Pensée en arborescence – éclat mental et géométrie intérieure
En 2013 et 2014, une question me tracassait : pourquoi ma pensée semblait-elle fonctionner différemment ?
Je me suis alors lancé dans une quête personnelle pour mieux comprendre mon propre mode de raisonnement. Cette recherche m’a mené à lire de façon presque compulsive une douzaine de livres sur les neurosciences. Ce fut un choc — ou plutôt une révélation : je me suis reconnu dans ce qu’on appelle la pensée en arborescence.
Ce concept, à la fois scientifique, sensible et poétique, m’a permis de mettre des mots et des images sur ce foisonnement intérieur. De cette prise de conscience sont nées des œuvres, des poèmes et une vidéo d’art numérique. Cet article est une plongée dans cette manière singulière de penser — éclatée, intuitive, fulgurante — mais aussi dans ce qu’elle inspire comme créations.
Cette exploration s’inscrit dans une réflexion plus large sur la créativité, la perception et les formes contemporaines de la pensée artistique.
Qu’est-ce que la pensée en arborescence ?
Une pensée en réseau, non linéaire
La pensée en arborescence est une façon de réfléchir en réseaux, où chaque idée en appelle d’autres, comme les branches d’un arbre qui se déploient sans fin. Contrairement à une pensée linéaire, structurée de façon séquentielle, elle fonctionne par associations rapides, analogies, images mentales, et connexions multiples.
Une forêt intérieure toujours en mouvement
C’est une pensée qui pousse comme une forêt intérieure. À chaque idée naît une autre, puis une autre encore, s’élançant vers l’inconnu. Elle ne suit pas une ligne droite — elle s’ouvre en éventail, en spirale, en éclats. C’est un feu d’artifice mental, une constellation mouvante, parfois trop vaste pour tenir dans une seule phrase. Elle traverse le langage, saute d’un lien à l’autre, invente des chemins que nul n’avait tracés.
Créativité, vertige et intensité cognitive
Pensée vivante, sensible, intuitive — elle est source de création, mais aussi parfois de débordement, de vertige, d’intensité difficile à contenir.
La réalité devient elle aussi arborescente — elle devient arbres de création, arbres de probabilités.
L’arbre, dans cette dynamique, devient plus qu’une image : il est une forme mentale. Une structure souterraine et aérienne à la fois, qui pousse à l’intérieur de soi comme une forêt de possibles. Il faut parfois s’y perdre pour mieux inventer ses propres voies, loin des sentiers piétinés, dans le bruissement fragile de la pensée.
Une exploration visuelle et poétique de la pensée en expansion
Poésie intuitive et ramifiée
La pensée des arbres
comme une forêt intérieure, des arbres dans la tête ramifications rhizomes
j’ébauche, je dessine des branches vers la cime
dans la mémoire infonuagique de l’humanité je m’enracine je deviens quasar
Calligramme : visualiser les connexions mentales
Haïku – Calligramme illustrant la pensée en arborescence
Pensée en arborescence — Calligramme visuel et poétique. Des branches mentales, des arbres dans la tête
Quand la pensée s’emballe
Le haïku ci-dessous fait partie de ma série MACHINE. Il évoque une autre facette de la pensée en arborescence : celle où les idées fusent dans toutes les directions, comme des billes de flipper projetées sans répit dans les circuits neuronaux. Une pensée mécanique, presque automatique, où le flux incessant d’associations laisse parfois place au vide — à l’épuisement mental, au silence des synapses.
Haïku et chaos mental dans la série MACHINE
Des pensées rebondissantes, des synapses en silence
La vidéo sur Youtube
Une tentative de rendre l’invisible visible
La vidéo d’art numérique ci-dessous, réalisée en 2014, explore de manière sensorielle et visuelle la pensée en arborescence. Des éclats de couleur, des mouvements fluides — un « dripping » digital qui n’est pas sans rappeler Jackson Pollock. Une tentative de rendre visible l’invisible : le foisonnement d’idées, les connexions fulgurantes, le chaos parfois fertile d’une pensée en expansion.
Dripping digital et éclats mentaux
Découvrez la vidéo « PENSÉE EN ARBORESCENCE – Digital Art » produite en 2014; du « dripping » digital à la Jackson Pollock ? En quelque sorte, oui… de la couleur et du mouvement pour tenter de montrer de façon visuelle et artistique le fonctionnement atypique de la pensée en arborescence.
Une pensée artistique, vivante et humaine
La pensée en arborescence, loin d’être un simple concept neurologique, est pour moi un territoire de création, d’intuition et de sens. Elle éclaire ma démarche artistique autant qu’elle nourrit mes poèmes. Entre chaos fertile et géométrie intérieure, elle continue de tracer ses chemins imprévisibles — multiples, vivants, profondément humains.
Cette exploration s’inscrit naturellement dans ma démarche d’art numérique humaniste (ANH), où la complexité des pensées, des émotions et des expériences humaines devient matière de création plutôt qu’objet de normalisation.
Dans cette perspective, la pensée en arborescence n’est pas seulement un mode de fonctionnement cognitif : elle devient une forme vivante de création, une manière d’habiter le monde et de produire des œuvres à partir du foisonnement intérieur.
Penser en arborescence, c’est peut-être déjà créer.
Poésie et art numérique se rencontrent dans une exploration du corps en mutation — une mémoire en perpétuelle réécriture.
Mutations perpétuelles – œuvre originale
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
Et si le corps gardait en lui les marques du temps comme un palimpseste en perpétuelle réécriture ? « Mutations perpétuelles » explore, entre poésie et art numérique, la mémoire fragmentée de nos métamorphoses intérieures. Un voyage visuel et poétique à travers les traces du temps sur le corps, entre textures hybrides et distorsions numériques.
Corps, mémoire et transformation numérique
Dans cette œuvre, le corps devient une surface d’inscription du temps. Les textures, les altérations et les distorsions numériques traduisent une mémoire en constante transformation, entre présence et disparition.
Présentation de l’œuvre
Mutations perpétuelles est une œuvre d’art numérique réalisée à partir de logiciels graphiques professionnels, sans recours à l’intelligence artificielle. L’image originale, entièrement conçue manuellement, représente un visage en transformation — fusion de textures minérales et organiques — évoquant les empreintes du temps sur la matière vivante. Cette création explore, par une approche artisanale du numérique, la mémoire du corps en mutation.
Le poème
Mutations perpétuelles
entre deux battements de siècle le temps sculpte le minéral glitch organique; altérations corps fractal et fébrile d’humus et de souffle
mes cellules contiennent toutes les galaxies lèvres sensuelles suspendues aux frontières des fontaines blanches mouvements de l’expansion perpétuelle des regards noyés d’éclipse
je scrute les univers avant d’atteindre l’horizon des événements … l’inévitable trou noir de l’absence …
Les images
Ces variations visuelles prolongent le poème en explorant différentes formes de transformation du corps.
Art numérique : variation de l’œuvre originale
Mutations perpétuelles – variation artistique
Variation artistique de l’œuvre originale; Close-up
Versions Glitch art
Le Glitch art explore la beauté des erreurs numériques : distorsions visuelles, fragments disloqués, interférences imprévues. En détournant les dysfonctionnements technologiques, il donne naissance à une esthétique de l’accident, où le bug devient langage. Dans ce projet, le glitch agit comme une métaphore de la mémoire fragmentée — un corps altéré, en constante reconfiguration.
Le glitch agit ici comme une écriture du temps, révélant les fractures invisibles de la mémoire et du corps.
Mutations perpétuelles-glitch1
Image glitchée où le visage semble fragmenté par une fracture temporelle, entre effacement numérique et dislocation physique.
Mutations perpétuelles – glitch2
Glitch art; visage altéré comme une mémoire défaillante, marquée par des interférences visuelles.
Mutations perpétuelles – glitch3
Glitch art; visage altéré avec un accident visuel au niveau des yeux.
Mutations perpétuelles – glitch4
Variation glitch où le visage devient matière mouvante, brouillée, instable — comme en pleine reconfiguration.
Ce projet interroge la matière du temps dans les chairs numériques — un poème visuel où le corps, fragmenté, devient mémoire en mutation.
Art numérique humaniste et mémoire du corps
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le numérique devient un espace pour explorer l’expérience humaine.
Le corps, fragmenté et recomposé, devient ici une mémoire vivante, traversée par le temps, les transformations et les traces du vécu.