Nous marchons… Vers quoi ? Vers qui ? | Un projet de poésie et art numérique

 Nous marchons, entre poésie et art numérique, sur les traces du mouvement, de l’élan et de la mémoire du geste.

Le titre "Nous marchons" avec une dessin épuré d'une personne ; texte et dessin en noir sur fond blanc

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
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Un projet entre poésie, dessin et mouvement

Depuis toujours, la marche est un acte simple et symbolique : mouvement du corps, quête de sens, passage vers un ailleurs. Ce projet est né de cette impulsion — marcher, avancer, poursuivre une ligne invisible, intérieure et incertaine.

À travers un poème central et une série de dessins sur papier transformés en estampes numériques, j’explore différentes facettes de ce mouvement : l’effort, l’élan, l’errance, la chute, le désir, la mémoire.

Le titre, Nous marchons… Vers quoi ? Vers qui ?, évoque cette marche collective ou solitaire que nous empruntons tous — parfois lucides, parfois égarés.
Le projet puise aussi dans l’inspiration de deux œuvres marquantes :
L’Homme qui marche d’Alberto Giacometti, figure tendue vers l’avant,
– et Walking, film d’animation de Ryan Larkin, célébration sensible du corps en mouvement.

Ce travail est une traversée : une suite de pas entre poésie numérique, arts visuels et mémoire du geste, inscrite dans ma démarche d’art numérique humaniste, où le corps, le mouvement et l’expérience humaine demeurent centraux.

Cet article s’inscrit dans la série Poésie visuelle & écritures numériques, où j’explore la rencontre entre le texte, le dessin et le mouvement dans une approche d’art numérique humaniste.

Aller de l’avant jusqu’à la fin du voyage …

Le poème : Nous marchons

Nous marchons

Nous marchons,
vers quoi ?
vers qui ?

parfois je marche
parfois je cours
parfois je vole …

Je croise
des vies à vendre
des corps à louer

je marche
de bouteilles
en bouteilles

je cours
de corps
en corps

je vole de dérives
en dérives
vers le silence d’après

parfois je danse
je virevolte
de page en page

aller de l’avant
jusqu’à la fin
du voyage …

La marche comme langage

Dans ce projet, la marche devient une forme d’écriture.

Chaque pas, chaque geste, chaque déplacement du corps agit comme un langage sensible, entre mémoire, errance et recherche de sens.

Dessins & Estampes numériques

Les dessins ont été réalisés avec les mediums suivants : crayons, encre, pastel, acrylique et gouache. Chaque œuvre a d’abord pris forme sur papier aquarelle avant de trouver une seconde vie en estampe numérique.

La marche vers le silence

Le dessin sur papier

Dessin en noir et blanc de Gilles Vallée intitulé « La marche vers le silence », représentant une silhouette humaine longiligne marchant dans un espace abstrait, entre lumière et obscurité.

L’estampe numérique

Estampe numérique en rouge et noir de Gilles Vallée, intitulée « La marche vers le silence », représentant une silhouette humaine longiligne avançant dans une matière fluide et incandescente.

Je marche et je danse

Le dessin sur papier

Dessin en noir et blanc de Gilles Vallée représentant une silhouette humaine en pleine course, sur fond noir. La figure longiligne, sans visage, semble suspendue dans l’élan, entre fuite et mouvement intérieur.

L’estampe numérique

Estampe numérique de Gilles Vallée produite a partir du dessin "Je marche et je danse" en noir, blanc, bleu et rouge

Le promeneur surréaliste

Le dessin sur papier

Dessin en noir et blanc d’une silhouette humaine marchant sur un sol irrégulier, avec une tête en forme de cône inversé — œuvre surréaliste de Gilles Vallée.

L’estampe numérique

Estampe numérique de Gilles Vallée intitulée « Le promeneur surréaliste », représentant une silhouette humaine marchant à travers un espace noir traversé d’ondes lumineuses jaunes, comme en suspension dans un univers mental ou énergétique.

Parfois je marche, parfois je cours

Le dessin sur papier

Dessin en noir et blanc représentant une silhouette humaine en course, œuvre intitulée "Parfois je marche, parfois je cours", par Gilles Vallée.

L’estampe numérique

Estampe numérique de Gilles Vallée intitulée « Parfois je marche, parfois je cours », représentant une silhouette humaine en mouvement sur un fond rose vif. L’aura lumineuse autour de la tête accentue le contraste entre corps et esprit, vitesse et réflexion.

Aller de l’avant jusqu’à la fin du voyage

Le dessin sur papier

Dessin représentant un homme âgé marchant avec une canne, vu de dos — œuvre de Gilles Vallée intitulée "Aller de l’avant jusqu’à la fin du voyage".

L’estampe numérique

Estampe numérique de Gilles Vallée intitulée « Aller de l’avant jusqu’à la fin du voyage », représentant un homme âgé marchant avec une canne sur un fond bicolore jaune et rose.

Un clin d’œil à L’Homme qui marche

Silhouette numérique inspirée de la sculpture L’homme qui marche de Giacometti, image réalisée par Gilles Vallée.
L’homme qui marche, d’après la sculpture d’Alberto Giacometti. Image numérique réalisée par Gilles Vallée.

Giacometti : marcher vers l’inconnu

La sculpture L’Homme qui marche d’Alberto Giacometti est une œuvre emblématique.
Il en existe plusieurs versions — autant de figures humaines tendues vers l’avant, avançant vers on ne sait quoi : vers le futur, vers la suite, vers leur destinée…

Cette œuvre magistrale m’a profondément influencé. Elle a nourri mon désir d’écrire et de créer des images autour de la marche — cette marche intérieure, incertaine, persistante… vers ce que l’on ignore encore.

Un clin d’œil à Walking de Ryan Larkin

Image poétique urbaine intitulée « Walking | Je marche », création visuelle et textuelle de Gilles Vallée.
Poésie visuelle — entre errance urbaine et parole intérieure

Le film d’animation Walking de Ryan Larkin a aussi influencé mon travail. Ce court-métrage saisit avec sensibilité la beauté simple et complexe du corps en mouvement.

J’ai publié sur mon site le poème WALKING | JE MARCHE, qui a été écrit en pensant a ce film et qui trouve toute sa place dans ce projet sur la marche.


Le voici :


WALKING | JE MARCHE


je déambule, je funambule
je marche
monologues de ville en bouche ;
je parle seul dans la grande ville
ermite urbain
croqueur de poésie de ville
je marche
Walking

Ryan Larkin : célébrer le mouvement

Le film Walking a été réalisé par Ryan Larkin et produit par l’Office national du film du Canada (ONF) en 1968. Il a été nominé pour l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation lors de la 42e cérémonie des Oscars, en 1969.

📺 Voir Walking sur YouTube (5 min):

🎥 Walking de Ryan Larkin — un hommage animé à la beauté du mouvement quotidien.
Film produit par l’ONF (1968), nominé aux Oscars. Une source d’inspiration pour ce projet.

Un regard plus intime sur Ryan Larkin

Après Walking, un film qui célèbre la beauté du corps en mouvement, une autre œuvre majeure permet d’approfondir la trajectoire de son créateur :
Ryan, court-métrage d’animation documentaire réalisé en 2004 par Chris Landreth, nous entraîne dans les replis d’une vie marquée par le génie, le doute et la chute.

Ce film, primé aux Oscars, donne la parole à Ryan Larkin lui-même — alors marginalisé et en rupture avec son passé artistique. Par un jeu de portraits déconstruits et d’effets visuels déroutants, Ryan explore la fragilité psychique et l’épuisement créatif… tout en rendant un hommage bouleversant à l’artiste derrière Walking.

C’est une œuvre sur l’après, sur les blessures invisibles, sur ce qui reste quand la marche s’essouffle

Voir le film (14 min) :

Oscar 2004 — Meilleur court métrage animation, ce film s’inspire de la vie de Ryan Larkin, un animateur canadien qui a réalisé à l’Office national du film certaines des œuvres d’animation les plus marquantes de son époque.

Variation sur le thème L’Homme qui marche

Un micro poème toujours sur le même thème pour terminer:

Figure lumineuse en mouvement, accompagnée de mots : « L’homme qui marche – la douleur du texte, l’image dans le sens des mots ». Œuvre poétique et visuelle de Gilles Vallée.

J’ai publié sur mon site ce poème-image; une estampe numérique produite à partir d’une de mes sculptures. C’est une variation de thème de l’Homme qui marche,

L’homme qui marche

L’homme qui marche
La douleur du texte

L’image dans le
sens des mots

Art numérique humaniste et mémoire du geste

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le corps, le mouvement et la transformation des images à travers les médiums prolongent l’expérience humaine dans le réseau.

Du dessin à l’estampe numérique, le geste initial se déploie et circule sous différentes formes.

La fabrication des images

Photo d’atelier de Gilles Vallée montrant les cinq dessins originaux sur un tableau, entourés de pinceaux, crayons, pastels et autres matériaux utilisés pour leur création.
Photo d’atelier

Voici une vue partielle de mon atelier au moment de la création de ce projet.

Mots de la fin

Nous marchons.
Toujours.
Par nécessité ou par instinct.
Par espoir, par fatigue, par mémoire.

Ce projet est né de cette marche, réelle ou intérieure —
celle qui nous fait avancer malgré les incertitudes,
celle qui nous relie les uns aux autres,
celle qui nous mène, peut-être,
vers nous-mêmes.

Chaque trait, chaque mot, chaque pas,
porte la trace d’un mouvement plus grand.
Merci d’avoir marché ici, un instant.

Explorer d’autres formes de poésie numérique

→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste
→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les images et les mots deviennent des formes de présence et de mémoire dans l’espace numérique.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

De la naissance de la lumière : Art sacré, poésie, sculpture et art numérique

Quand l’art, la lumière et la poésie se rencontrent pour faire naître un éclat suspendu entre sacré et art contemporain.

Une silhouette d'homme en noir avec des rayons lumineux - le titre écrit sur la silhouette

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
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De la naissance de la lumière est un projet artistique multidisciplinaire né en 2012, lorsque le Centre de créativité du Gesù m’a invité à créer une crèche de Noël contemporaine. L’installation, présentée dans l’église, alliait sculpture, diaporamas numériques et mise en espace, en dialogue avec le lieu liturgique.

Treize ans plus tard, en 2025, ce projet a trouvé de nouveaux échos : un poème, des dessins et des estampes numériques ont vu le jour, inspirés par une photographie prise dans le transept nord lors du montage initial. Ce texte retrace la genèse de l’installation, les réactions qu’elle a suscitées, et les prolongements visuels et poétiques qui en ont découlé.

Avec le recul, De la naissance de la lumière peut aujourd’hui être relu comme une œuvre préfigurant ma démarche d’art numérique humaniste, où la technologie, la poésie et la lumière demeurent au service de l’expérience humaine, de la mémoire et du sens.

Cet article propose une traversée entre poésie, art sacré et création contemporaine, à partir d’une œuvre qui s’est transformée au fil du temps. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’art, de la mémoire et de la lumière dans l’expérience humaine.

Ce projet peut également être compris comme une forme de poésie visuelle numérique, où texte, image, lumière et mémoire se déploient à travers différents médiums.

Une œuvre multidisciplinaire entre art sacré, poésie visuelle et expérimentation contemporaine

Le poème:

De la naissance de la Lumière

De là où naît la lumière
lueurs de corps
des figures du reflet
des lampions brûlent
des cierges se consument
l’orgue crie son souffle
lieu sacré de l’espérance

De là où naît la lumière
en porte-à-faux du sombre,
des lumineux s’impriment
dans les tissus de linceuls

De là naît l’origine …
le commencement

La lumière comme origine

Dans ce poème, la lumière apparaît comme un point de passage entre le visible et l’invisible. Elle devient à la fois présence, mémoire et transformation, au cœur d’une expérience sensible et spirituelle.

De la naissance de la lumière : une installation sculpturale au Gesù

Origine du projet

En 2012, j’ai été invité par la directrice du Centre de créativité du Gesù, à Montréal, à concevoir une crèche de Noël pour l’église. Une proposition à la fois stimulante et exigeante : comment créer une œuvre contemporaine sur un thème vieux de deux millénaires ? Comment aborder une iconographie aussi chargée d’histoire pour tenter d’y insuffler un regard neuf ? Comment aborder le sacré avec de l’art contemporain ?

Intention artistique

J’ai choisi de travailler à partir du thème de la lumière, en développant l’installation sur deux niveaux de lecture :

  • Pour les catholiques : une crèche contemporaine symbolisant la naissance de l’enfant porteur de lumière.
  • Pour tous les autres : une œuvre artistique actuelle, peuplée de personnages futuristes et enrichie d’un univers visuel numérique.

Composantes de l’installation

L’installation comprenait douze figures en plâtre, agrémentées de bijoux, de métaux et de tissus. Leurs visages, blancs et presque anonymes, évoquaient la foule en attente — cette humanité guettant l’émergence de la lumière.

Leurs corps étaient composés de trépieds de photographie, apportant une touche contemporaine et délibérément non réaliste. Ce choix plaçait l’accent sur les têtes, sur la dimension symbolique, plus que sur la représentation corporelle.

L’œuvre intégrait également des diaporamas diffusés sur des écrans : des images numériques créées à partir de photographies, d’interventions infographiques, de logiciels d’imagerie et de sculpture numérique 3D. Ces projections prenaient la forme de « graffitis lumineux » et de sculptures virtuelles.

L’installation était évolutive : chaque semaine, je déplaçais les personnages, comme dans une chorégraphie silencieuse et j’ajoutais de nouvelles sources de lumière. La forme finale de l’installation a été faite de jour de Noël.

Réalisation et collaboration

Le montage dans l’église du Gesù fut un moment fort de ma carrière. J’ai eu le privilège de collaborer avec l’artiste Stella Pace, alors responsable de l’accompagnement technique des artistes invités. Stella, artiste multidisciplinaire remarquable, m’a non seulement épaulé dans la réalisation, mais elle a aussi profondément marqué mon parcours. Nos longues conversations m’ont permis de dépasser le syndrome de l’imposteur qui me tracassait alors. Parfois, la vie place les bonnes personnes sur notre route, au bon moment.

C’était la troisième fois que j’intervenais au Gesù. J’y avais déjà présenté une exposition solo, Les âmes souffrantes – La maladie mentale, ainsi qu’une sculpture intégrée à la collection permanente : Calvaire et Espérance. Avec De la naissance de la lumière, j’étais une fois de plus habité par le désir de créer dans le respect du lieu, de son histoire et des personnes qui le fréquentent.

Le lieu : le Gesù

Situé au cœur du centre-ville de Montréal, le Gesù est à la fois une église, un lieu de culte actif et un centre de créativité. Anciennement rattaché au Collège Sainte-Marie, premier établissement d’enseignement jésuite à Montréal, il a vu passer plusieurs figures marquantes de la culture québécoise. Le poète Émile Nelligan y a étudié, tout comme l’écrivain Hubert Aquin.

Aujourd’hui, le Gesù continue d’accueillir des expositions, des concerts et des créations artistiques contemporaines, dans un esprit de dialogue entre spiritualité, culture et art. C’est dans ce lieu chargé d’histoire et de sens que l’installation De la naissance de la lumière a été présentée, en dialogue avec l’espace liturgique et la mémoire collective.

Réception – Réactions et controverse

Présentée dans l’église du 2 décembre 2012 au 7 janvier 2013, l’installation a suscité une large gamme de réactions. Plusieurs visiteurs ont salué une approche contemporaine audacieuse. D’autres, au contraire, l’ont rejetée violemment.

Malgré le soin que j’ai pris pour honorer l’esprit du lieu, certaines réactions m’ont surpris par leur intensité. Des discussions avec des Jésuites m’ont aidé à faire face à cette réception contrastée. Sur le web, certains ont accusé l’installation de rendre hommage à Lucifer et aux Illuminati. Deux personnes ont même fait des crises en plein cœur de l’église, persuadées d’y voir le diable… Il a fallu les expulser…

Cette expérience m’a rappelé une vérité essentielle : l’artiste propose, mais chaque spectateur interprète selon son propre vécu, ses croyances, son état intérieur. L’œuvre devient alors un miroir, parfois paisible, parfois dérangeant.

Quelques photos de l’installation

Affiche - installation De la naissance de la lumière - Gesù, l'image montre des personnage de la crèche
Affiche – installation De la naissance de la lumière – Gesù,
Photo montrant des personnages surréalistes de l'installation dans le transept nord de l'église du Gesu
De la naissance de la Lumière – Installation sculpturale – transept nord du Gesu
Photo du transept nord de l'église du Gesu avec une vue d'ensemble de l'installation et des sources de lumière
Vue de l’installation dans le transept nord du Gesu
Image montrant des personnages surréalistes sur fond noir
Des personnages de l’installation De la naissance de la lumière

Quelques images des diaporamas

Graffitis lumineux créés a partir de sources lumineuses dans l'église - sur fond noir
Graffitis lumineux créés à partir de sources lumineuses dans l’église
Sculpture virtuelle créée avec un logiciel de création en 3D - image numérique
Sculpture virtuelle créée avec un logiciel de création en 3D
Graffitis lumineux et une sculpture virtuelle sur un fond noir
Graffitis lumineux et sculpture virtuelle

Là où naît la lumière : un reflet devenu vision

Avant de commencer le montage de l’installation dans l’église du Gesù, je m’y suis rendu à plusieurs reprises pour observer l’espace et planifier l’intervention. Lors d’une de ces visites, j’ai pris plusieurs photos du transept nord. L’une d’elles m’a profondément surpris : malgré la faible luminosité ambiante, un reflet lumineux intense est apparu sur l’image.

Ce qui m’a frappé, ce n’est pas seulement cette lumière inattendue dans une atmosphère presque obscure, mais la forme qu’elle semblait dessiner. Dans cette tache lumineuse, un personnage m’est apparu. Était-ce une simple paréidolie — ce phénomène où l’œil humain devine des formes familières dans le flou ou l’abstrait ?

Curieux de valider ma perception, j’ai montré la photo à un ami artiste. Avant même que je ne dise quoi que ce soit, il s’est exclamé : « C’est un spectre ! ». Lui aussi avait perçu une présence humaine, sans que je ne l’influence de quelque manière.

J’ai conservé cette image pendant plus de treize ans. Elle continue de m’intriguer, comme un fragment de mystère suspendu dans le temps. En 2025, j’ai décidé de revenir à cette vision, de l’interpréter à travers une série de dessins et d’estampes numériques. C’est ainsi qu’est né un nouveau corpus intitulé : Là où naît la lumière.

Photos du reflet lumineux

Photo du reflet lumineux au Gesu
Photo du reflet lumineux au Gesu
Photo du reflet lumineux au Gesu - Agrandissement
Photo du reflet lumineux au Gesu – Agrandissement

Là où naît la lumière; les dessins

Dessin en noir et blanc montrant un personnage avec un chapeau
Là où naît la lumière – Dessin 1 (dessin sur papier avec fusain, gouache, pastel, encre, acrylique, craie et crayons)
Dessin avec un visage entouré de cercles de couleur
Là où naît la lumière – Dessin 2 (dessin sur papier avec fusain, gouache, pastel, encre, acrylique, craie et crayons)

Là où naît la lumière; les estampes numériques

Estampe numérique avec un personnage en noir et blanc et des rayons de lumière
Là où naît la lumière – Estampe numérique 1
Des rayons lumineux et une forme humaine dans la lumière
Là où naît la lumière – Estampe numérique 2

Une autre histoire de lumière

En décembre 2012, la journaliste Chantal L’Heureux, du Magazine Radio In Situ, est venue me rencontrer pour réaliser un article sur l’installation De la naissance de la lumière. Afin d’illustrer son reportage, elle m’a photographié devant deux sculptures et un écran qui diffusait un des diaporamas de l’exposition.

Au moment précis où elle a appuyé sur le déclencheur, un employé du Centre de créativité du Gesù a éteint les lumières de l’église — sans le savoir, il venait de transformer cette prise de vue en une image singulière et énigmatique.

C’est lors de la publication de cette photo que la controverse a éclaté. Une personne, sans doute influencée par l’ambiance dramatique de l’image, a commencé à présenter l’installation comme un hommage à Lucifer et aux Illuminati. Ce fut le début d’une série d’interprétations étonnantes — et troublantes — autour de l’œuvre. Voici cette photo:

Gilles Vallée devant son installation "De la naissance de la lumière", église du Gesù, 2012.
Gilles Vallée devant l’installation De la naissance de la lumière, Gesù, 2012 – Photo : Chantal L’Heureux

Et si la lumière ne naissait pas là où on l’attend ?

Créer dans un lieu chargé d’histoire, avec ses rituels, ses attentes, ses croyances, m’a confronté à l’essence même de l’acte artistique : proposer une vision, tout en acceptant qu’elle nous échappe dès qu’elle rencontre le regard de l’autre.
Treize ans plus tard, De la naissance de la lumière continue d’émettre ses reflets, à travers mes souvenirs, mes dessins, mes estampes numériques et mes poèmes. Elle m’accompagne, comme un éclat ancien dont la source est peut-être plus proche que je ne le croyais : quelque part en moi.

Art numérique humaniste et mémoire de l’œuvre

Cette œuvre peut aujourd’hui être relue à travers ma démarche en art numérique humaniste, où les créations se prolongent dans le temps, se transforment et circulent entre différents médiums.

De l’installation physique à l’image numérique, puis au poème, l’œuvre devient une mémoire vivante.

L’œuvre ne se limite plus à un lieu ni à un moment : elle se prolonge dans le temps, dans la mémoire et dans le réseau.

Explorer différentes dimensions de l’expérience humaine

→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie engagée et directe
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire, perte et présence
→ L’expérience humaine — exploration globale de la condition humaine
→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Poésie visuelle & écritures numériques — formes hybrides
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste

Ces séries constituent différentes formes d’une même recherche : comprendre, ressentir et exprimer l’expérience humaine dans le monde contemporain.

→ Voir Arts visuels & vidéos

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Pour situer cette démarche dans son cadre théorique et évolutif :

→ Art numérique humaniste — Corpus et développements

Mutations perpétuelles – un poème en art numérique et glitch art

Poésie et art numérique se rencontrent dans une exploration du corps en mutation — une mémoire en perpétuelle réécriture.

Œuvre numérique représentant un visage en transformation, fusion de textures minérales et organiques, évoquant les traces du temps.
Mutations perpétuelles – œuvre originale

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
→ Voir la série complète

Et si le corps gardait en lui les marques du temps comme un palimpseste en perpétuelle réécriture ? « Mutations perpétuelles » explore, entre poésie et art numérique, la mémoire fragmentée de nos métamorphoses intérieures. Un voyage visuel et poétique à travers les traces du temps sur le corps, entre textures hybrides et distorsions numériques.

Corps, mémoire et transformation numérique

Dans cette œuvre, le corps devient une surface d’inscription du temps. Les textures, les altérations et les distorsions numériques traduisent une mémoire en constante transformation, entre présence et disparition.

Présentation de l’œuvre

Mutations perpétuelles est une œuvre d’art numérique réalisée à partir de logiciels graphiques professionnels, sans recours à l’intelligence artificielle. L’image originale, entièrement conçue manuellement, représente un visage en transformation — fusion de textures minérales et organiques — évoquant les empreintes du temps sur la matière vivante. Cette création explore, par une approche artisanale du numérique, la mémoire du corps en mutation.

Le poème

Mutations perpétuelles

entre deux battements de siècle
le temps sculpte le minéral
glitch organique; altérations
corps fractal et fébrile
d’humus et de souffle

mes cellules contiennent
toutes les galaxies
lèvres sensuelles suspendues aux
frontières des fontaines blanches
mouvements de l’expansion
perpétuelle des regards noyés
d’éclipse

je scrute les univers
avant d’atteindre l’horizon des événements …
l’inévitable trou noir de l’absence …

Les images

Ces variations visuelles prolongent le poème en explorant différentes formes de transformation du corps.

Art numérique : variation de l’œuvre originale

Variation artistique de l'œuvre originale - close up
Mutations perpétuelles – variation artistique

Variation artistique de l’œuvre originale; Close-up

Versions Glitch art

Le Glitch art explore la beauté des erreurs numériques : distorsions visuelles, fragments disloqués, interférences imprévues. En détournant les dysfonctionnements technologiques, il donne naissance à une esthétique de l’accident, où le bug devient langage. Dans ce projet, le glitch agit comme une métaphore de la mémoire fragmentée — un corps altéré, en constante reconfiguration.

Le glitch agit ici comme une écriture du temps, révélant les fractures invisibles de la mémoire et du corps.

Image glitchée où le visage semble fragmenté par une fracture temporelle, entre effacement numérique et dislocation physique
Mutations perpétuelles-glitch1

Image glitchée où le visage semble fragmenté par une fracture temporelle, entre effacement numérique et dislocation physique.

Glitch art; visage altéré comme une mémoire défaillante, marquée par des interférences visuelles.
Mutations perpétuelles – glitch2

Glitch art; visage altéré comme une mémoire défaillante, marquée par des interférences visuelles.

Glitch art; visage altéré avec un accident visuel au niveaux des yeux
Mutations perpétuelles – glitch3

Glitch art; visage altéré avec un accident visuel au niveau des yeux.

variation glitch où le visage devient matière mouvante, brouillée, instable — comme en pleine reconfiguration.
Mutations perpétuelles – glitch4

Variation glitch où le visage devient matière mouvante, brouillée, instable — comme en pleine reconfiguration.

Ce projet interroge la matière du temps dans les chairs numériques — un poème visuel où le corps, fragmenté, devient mémoire en mutation.

Art numérique humaniste et mémoire du corps

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le numérique devient un espace pour explorer l’expérience humaine.

Le corps, fragmenté et recomposé, devient ici une mémoire vivante, traversée par le temps, les transformations et les traces du vécu.

Explorer d’autres formes de poésie numérique

→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste
→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

De la connaissance de soi : une expérience poétique, sculpturale et numérique

De la connaissance de soi : explorez une quête intérieure à travers sculpture, art numérique et poésie, entre réflexion et expérimentation visuelle.

Vue partielle de la sculpture De la connaissance de soi de Gilles Vallée
Sculpture De la connaissance de soi

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Exploration artistique et quête de soi

La connaissance de soi traverse l’histoire de la philosophie, de la poésie et de l’art. Cette œuvre, créée d’abord sous forme de sculpture, puis revisitée en art numérique et en glitch art, s’inscrit dans une démarche introspective. Elle propose une lecture visuelle et poétique d’une quête de soi, à la fois personnelle et universelle, inscrite dans ma démarche d’art numérique humaniste, où la technologie, la matière et l’image demeurent au service de l’expérience humaine et de la conscience.

En croisant la poésie contemporaine, les arts visuels et la matière brute, ce projet invite à ralentir, à regarder, et peut-être à se reconnaître.

Ce projet s’inscrit également dans les formes contemporaines de la poésie visuelle numérique, où texte, image et matière dialoguent au sein d’une même œuvre.

Une œuvre entre matière, image et conscience

Cette œuvre se déploie à travers plusieurs formes — sculpture, image numérique, glitch art et poésie — comme autant de tentatives d’approcher une même réalité : la connaissance de soi.

De la connaissance de soi : Poème, Sculpture, Art numérique et Glitch art

Le poème

De la connaissance de soi : à mains nues dans le présent

ce qui est …
non ce qui devrait être …
mais bel et bien ce qui est …
à mains nues dans le présent,
à mains nues dans le réel.
je touche mes tremblements sous la peau

là où les mots perdent
leurs contours et leurs sens
la pensée se fait argile, malléable
je suis assemblage d’histoires,
de fragments hérités de mes passés
un battement
un souffle

un miroir dans mon ventre …
à mains nues, je sculpte des erreurs
j’assemble des artéfacts pour comprendre
je suis l’arbre et l’ombre en même temps
je suis le sentier sans balises,
qui s’efface à mesure qu’il s’écrit
juste une marche, juste un pas
juste une trace

à mains nues.
dans le présent et le réel,
dans la conscience,
je me devine
je m’entrevois
je me reconnais

Note

Ce poème s’inscrit dans une volonté d’explorer la conscience de soi à travers le langage. En écho à l’image et à la matière, il prolonge le dialogue entre art et philosophie, poésie et arts visuels.

La sculpture

L'image montre la sculpture De la connaissance de soi de Gilles Vallée
La sculpture De la connaissance de soi

Cette sculpture contemporaine a été réalisée en 2012. Elle a été exposée en 2013 à Montréal, dans un centre d’artistes et une galerie d’art, puis en 2014 dans la salle Le Petit Boréart, au Centre culturel France Arbour de Granby.

Concernant le titre : il m’est arrivé de la présenter sous le nom De la connaissance, mais son titre complet et exact est De la connaissance de soi.

Aspects techniques

La partie supérieure, représentant un personnage, est composée de bois, de plâtre et de mousse isolante. La mise en couleur a été réalisée à l’aide de peinture acrylique.

La partie inférieure est un assemblage sculptural mixed media, combinant métal, bois, mousse isolante et livres — dont un exemplaire du livre De la connaissance de soi de Jiddu Krishnamurti, intégré directement dans l’œuvre. Il s’agit d’une œuvre d’art expressive où le support devient signifiant, prolongeant la réflexion introspective.

Dans cette continuité, l’art numérique humaniste permet de prolonger l’œuvre au-delà de sa forme initiale, en la faisant circuler, se transformer et persister dans le temps.

En versions Art Numérique

À partir d’une photo de la sculpture, j’ai créé des œuvres numériques à l’aide de logiciels graphiques. Ces images sont issues d’une transformation artistique personnelle : aucun recours à l’intelligence artificielle, seulement une manipulation artisanale et intuitive.

Le passage de la matière à l’image permet de reconfigurer le regard. C’est une autre façon d’aborder lart et la connaissance de soi, en jouant sur les textures, la lumière, et les détails amplifiés.

Je vous propose ci-dessous deux exemples de cette adaptation dans le monde numérique.

Œuvre d'art numérique produite a partir d'une photo de la sculpture De la connaissance de soi
Œuvre d’art numérique produite a partir d’une photo de la sculpture De la connaissance de soi
Œuvre d'art numérique produite a partir d'une photo de la sculpture De la connaissance de soi - vue du visage (image rectangulaire)
Œuvre d’art numérique produite a partir d’une photo de la sculpture De la connaissance de soi (image rectangulaire)

Une version Glitch Art

J’ai aussi expérimenté avec la technique du Glitch Art, pour déconstruire et faire surgir d’autres lectures visuelles de la sculpture originale. Voir l’exemple ci-dessous:

Le glitch art introduit une dimension de rupture, où l’erreur devient langage visuel et ouvre de nouvelles perceptions de l’œuvre.

Note

Le Glitch Art est une forme d’art visuel qui utilise les erreurs numériques ou analogiques — comme les artefacts visuels et les bugs — pour créer une esthétique délibérément altérée. Il peut être généré accidentellement ou de manière intentionnelle, en manipulant des fichiers, des logiciels ou des dispositifs électroniques.

Œuvre d'art numérique produite a partir d'une photo de la sculpture De la connaissance de soi - version Glitch art
Œuvre d’art numérique produite a partir d’une photo de la sculpture De la connaissance de soi – version Glitch art

Une trace fondatrice

En 1977 ou 1978, j’ai lu De la connaissance de soi de Jiddu Krishnamurti. Ce livre m’avait profondément marqué, notamment par une idée centrale : l’importance d’être conscient de ce qui est.

Près de cinq décennies plus tard, je réalise que ce principe m’a discrètement accompagné tout au long de mon parcours, influençant ma pensée, mes choix, mes gestes, et mes œuvres.

La sculpture De la connaissance de soi, tout comme les transformations numériques qui en découlent, s’inscrit dans cette continuité intérieure.

Conclusion

La connaissance de soi est une quête qui traverse les formes : le geste sculptural, l’image numérique, l’écriture poétique. Chaque médium en capte une facette, une vibration, un élan.

La sculpture présentée ici n’existe plus aujourd’hui. Elle a été détruite à un moment de transition dans ma vie. Comme certaines œuvres, elle a eu une existence éphémère. Sa disparition fait partie de son histoire, et prolonge, à sa manière, le questionnement sur la connaissance de soi : qu’est-ce qui demeure lorsque tout change ?

Parfois, ce que l’on détruit nous accompagne encore, sous une autre forme, plus légère, plus libre.

L’œuvre disparaît, mais la recherche demeure.

Explorer différentes dimensions de l’expérience humaine

→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie engagée et directe
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire, perte et présence
→ L’expérience humaine — exploration globale de la condition humaine
→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Poésie visuelle & écritures numériques — formes hybrides
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste

Ces séries constituent différentes formes d’une même recherche : comprendre, ressentir et exprimer l’expérience humaine dans le monde contemporain.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Pour situer cette démarche dans son cadre théorique et évolutif :

→ Art numérique humaniste — Corpus et développements

L’Asile de Camille – Hommage poétique et sculptural à Camille Claudel

Un hommage poétique et sculptural à Camille Claudel, entre art, mémoire et enfermement, où la sculpture devient cri de résistance et de beauté.

Sculpture L’Asile de Camille de Gilles Vallée – hommage à Camille Claudel
L’Asile de Camille

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
→ Voir la série complète

À travers cette sculpture intitulée L’Asile de Camille, j’ai voulu rendre hommage à Camille Claudel, sculptrice de génie, longtemps reléguée à l’ombre, enfermée et réduite au silence durant les trente dernières années de sa vie.

Ce billet présente un poème inspiré par son destin tragique, un texte sur la genèse de la sculpture, et quatre photographies de l’œuvre. Ce projet explore, entre matière et mémoire, la fragile frontière entre la souffrance et l’acte de création.

Ce projet peut également être compris comme une forme de poésie visuelle numérique, où la sculpture, le texte et l’image participent à une même œuvre de mémoire.

Mémoire, enfermement et création

Cette œuvre explore la tension entre création artistique et enfermement, en donnant une forme à la mémoire d’une artiste réduite au silence, mais jamais effacée.

Camille Claudel : mémoire d’une artiste muselée

L’Asile de Camille : De l’ombre à l’oubli (Poème)

dans l’ombre de l’homme
dans le corps de la femme
dans la matière je demeure
de l’argile crue je deviens
bronze

la modèle en torsion
la sensualité du plâtre humide
des corps enlacés de marbre

l’asile
internement et muselage
de la voix singulière
dans une fosse commune
mémoire d’injustice

La sculpture L’Asile de Camille

Réalisée en 2009, cette sculpture est un hommage à Camille Claudel. Elle s’inscrit dans un corpus d’œuvres consacrées à la maladie mentale, présenté en 2011 lors de mon exposition Les âmes souffrantes – La maladie mentale au Gesù à Montréal dans le cadre des activités du Centre de Créativité.

Cette même année, L’Asile de Camille a également été exposée lors de mon exposition Les Contemplateurs, au Centre d’exposition en arts visuels Boréart, à Granby.

À travers cette œuvre, j’ai voulu évoquer l’enfermement, l’effacement, mais aussi la persistance de la mémoire créatrice face à l’injustice.

Notes techniques :
La sculpture a été réalisée avec de l’argile crue, du métal, du verre et de la pierre. Le visage a été sculpté dans de l’albâtre.

Photos de la sculpture

Sculpture L’Asile de Camille de Gilles Vallée – hommage à Camille Claudel
L’Asile de Camille – Vue latérale
Sculpture L’Asile de Camille de Gilles Vallée – hommage à Camille Claudel
L’Asile de Camille – Vue frontale
Visage sculpté en albâtre, détail de L’Asile de Camille – œuvre de Gilles Vallée en mémoire de Camille Claudel
Détail du visage – Sculpture « L’Asile de Camille »

Art numérique humaniste et mémoire des artistes

Cet hommage s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’art devient un espace de mémoire et de transmission.

À travers la sculpture, la poésie et sa diffusion numérique, l’œuvre participe à maintenir vivante la présence d’artistes dont la voix a été réduite au silence.

Quelques repères biographiques sur Camille Claudel

Photo de Camille Claudel en noir et blanc
Camille Claudel (Photo libre de droits)

Camille Claudel (1864–1943) est une sculptrice française de grand talent, longtemps éclipsée par la figure de Rodin, avec qui elle a entretenu une relation aussi passionnée que tourmentée. Internée à l’âge de 49 ans, elle passera les 30 dernières années de sa vie en asile, souvent isolée, sans jamais cesser d’habiter la mémoire collective comme une figure tragique de la création muselée.

Citation de Camille Claudel sur la solitude et l’enfermement

« Je vis dans un monde si curieux, si étrange… Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar. »

Référence

(Lettre à Eugène Blot, 21 août 1913)

Camille Claudel est aujourd’hui reconnue comme une figure majeure de la sculpture moderne, dont l’œuvre continue d’influencer l’histoire de l’art.

Créer, c’est refuser l’effacement

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Pour situer cette démarche dans son cadre théorique et évolutif :

→ Art numérique humaniste — Corpus et développements

Comment l’IA voit l’avenir des arts visuels ?

Découvrez comment l’intelligence artificielle imagine l’avenir des arts visuels : tendances, technologies, hybridation des médiums et rôle des artistes dans un monde en mutation.

Titre de l'article écrit sur une image numérique avec un personnage et des couleurs pastels
L’avenir des arts visuels selon l’IA

Cet article fait partie de la série
Réflexions sur l’art, la poésie et la culture
→ Voir la série complète

L’avenir… J’ai demandé à l’intelligence artificielle ChatGPT de partager sa vision de l’avenir des arts visuels. En s’appuyant sur les tendances actuelles et ses vastes bases de données, elle a élaboré une analyse prospective fascinante. Je vous invite à découvrir ses prévisions ci-dessous, que je trouve à la fois pertinentes, inspirantes et réalistes. Cette réflexion s’inscrit dans une exploration plus large des transformations de l’art à l’ère numérique et algorithmique.

L’avenir des arts visuels : entre héritage et renouveau

Une évolution constante portée par le contexte social et technologique

Les arts visuels ont toujours été le reflet de leur époque, incarnant les aspirations, les tensions et les transformations d’une société en constante mutation. Aujourd’hui, alors que le monde fait face à des bouleversements technologiques, écologiques et sociaux, les arts visuels s’adaptent, se réinventent et explorent de nouveaux horizons.

Vers une hybridation des médiums

La frontière entre les disciplines artistiques s’estompe de plus en plus. Peinture, sculpture, photographie, design, vidéo et performance s’entrelacent pour donner naissance à des œuvres hybrides qui interrogent et repoussent les limites de la création.

Cette évolution permet aux artistes de s’exprimer de manière plus libre, en utilisant des outils et des matériaux variés, tout en conservant une dimension humaine et intuitive.

Par exemple, des peintures numériques intégrées dans des installations physiques ou des sculptures interactives utilisant des éléments multimédias deviennent des terrains d’exploration privilégiés. Cette hybridation ouvre également des opportunités pour revisiter des techniques ancestrales à travers un prisme contemporain, reliant tradition et modernité.

Un public plus connecté et participatif

Avec l’essor des plateformes numériques et des réseaux sociaux, le rapport entre les artistes et leur public s’intensifie. L’art devient de plus en plus interactif et participatif. Les spectateurs ne se contentent plus de contempler une œuvre : ils interagissent avec elle, la modifient parfois, et participent à son processus de création ou à sa diffusion.

Les expositions immersives, les projets collaboratifs en ligne ou encore les galeries virtuelles accessibles à tous illustrent cette transformation. Dans l’avenir, les arts visuels continueront à investir ces espaces, tout en s’adaptant aux besoins et aux attentes d’un public global et diversifié.

Les défis de la durabilité et de l’écoresponsabilité

L’urgence écologique influence également les pratiques artistiques. Les artistes sont de plus en plus nombreux à questionner la durabilité des matériaux qu’ils utilisent ou à intégrer des éléments naturels dans leurs œuvres.

De nouvelles formes d’expression émergent, comme l’art éphémère ou les installations conçues pour se transformer ou se dégrader avec le temps, dans une démarche respectueuse de l’environnement. À mesure que les consciences évoluent, les arts visuels joueront un rôle croissant pour sensibiliser le public aux enjeux écologiques et encourager une réflexion collective.

Le rôle de la technologie dans l’expansion des possibilités

Bien que l’intelligence artificielle, la réalité virtuelle et augmentée, ou encore l’impression 3D soient des outils fascinants pour les artistes, ils ne représentent qu’une facette de l’avenir des arts visuels. Ces technologies offrent des possibilités nouvelles : création d’univers immersifs, personnalisation des œuvres, ou encore élargissement des moyens de diffusion.

Toutefois, l’essence de l’art réside toujours dans l’intention et la vision de l’artiste. La technologie ne remplace pas cette dimension humaine ; elle l’amplifie ou la transforme, ouvrant des dialogues inédits entre le créateur, son œuvre et son public.

Cette évolution technologique trouve un écho direct dans ma démarche d’art numérique humaniste (ANH), où les outils numériques et algorithmiques sont envisagés comme des prolongements de la sensibilité humaine, et non comme des substituts.

Art numérique humaniste — Corpus théorique et développements

Une quête perpétuelle de sens

Dans un monde saturé d’images et d’informations, les arts visuels restent un puissant vecteur de sens. Ils interrogent les normes, célèbrent la diversité et révèlent des perspectives inédites. À l’avenir, les artistes auront un rôle encore plus essentiel pour questionner nos sociétés, documenter leurs mutations et offrir des espaces de réflexion et de beauté.

Que ce soit dans un musée, dans une rue, sur un écran ou à travers un casque de réalité virtuelle, les arts visuels continueront à défier les attentes, à inspirer et à émouvoir, rappelant à chacun ce que signifie être humain dans un monde en constante transformation.

Conclusion

Un avenir en mouvement

L’avenir des arts visuels s’écrit au croisement de l’innovation technologique, de l’engagement écologique et de la quête de sens. À travers cette évolution, les artistes jouent un rôle fondamental : celui de témoins et d’acteurs d’un monde en mutation. En s’ouvrant à de nouvelles perspectives et en réinventant constamment leur pratique, ils continueront à repousser les frontières de la créativité et à rapprocher les individus dans un dialogue universel.

Dans ce contexte, la place de l’humain dans la création devient plus essentielle que jamais.

Et vous, comment imaginez-vous l’avenir des arts visuels ?

Version vidéo

La vidéo « L’avenir des arts visuels » sur ma chaine Youtube

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→ Micro-poèmes sociaux et politiques
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→ Poésie visuelle & écritures numériques

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

ESTAMPES NUMÉRIQUES – IMAGERIE CONTEMPORAINE

Découvrez l’univers des estampes numériques : art contemporain, diffusion en ligne, collaborations internationales et créations hybrides mêlant imaginaire, poésie et intelligence artificielle.

Logo avec le texte Estampes Numériques - image générée par META AI
Le monde des estampes numériques

Cet article fait partie de la série
Réflexions sur l’art, la poésie et la culture
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L’imagerie numérique n’a cessé de se réinventer depuis ses débuts, ouvrant de nouvelles perspectives créatives et artistiques. J’ai commencé à travailler avec des images numériques il y a environ vingt ans, utilisant principalement des cliparts et intervenant sur des photos. Aujourd’hui, les logiciels graphiques offrent des possibilités infinies pour la création et la modification d’images, donnant naissance à un nouveau domaine artistique : l’estampe numérique. Cette réflexion s’inscrit dans une exploration plus large des formes contemporaines de création et de diffusion de l’art à l’ère numérique.

Cette exploration des estampes numériques s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste (ANH), où la technologie n’est pas une fin en soi mais un moyen de faire émerger des images qui parlent de mémoire, d’expérience humaine et de sensibilité face aux transformations du monde.

Dans cette perspective, l’estampe numérique devient à la fois une œuvre et un vecteur de circulation, inscrite dans un réseau global de diffusion artistique.

Définition selon Wikipédia

Selon Wikipédia, une estampe numérique est définie comme suit :

« Une estampe numérique est une œuvre dont l’ordinateur est le principal outil de conception pour créer une matrice de données numériques. Une imprimante numérique, le plus souvent à jet d’encre, est ensuite utilisée comme moyen d’impression sur divers supports. »

Définition selon le robot conversationnel ChatGPT



J’ai demandé à ChatGPT le 20 juin 2024 de donner une définition de « Estampe numérique » :

 » Une estampe numérique est une œuvre d’art créée à l’aide de techniques numériques. Contrairement aux estampes traditionnelles, qui utilisent des méthodes comme la gravure, la lithographie ou la sérigraphie pour imprimer des images sur du papier ou d’autres supports, les estampes numériques sont produites par des imprimantes à jet d’encre, des traceurs ou d’autres dispositifs de reproduction numériques. »

Un peu d’histoire selon ChatGPT


Les estampes numériques ont commencé à émerger dans les années 1980 avec l’avènement des technologies informatiques et des imprimantes à jet d’encre de haute qualité. Ce nouveau médium a gagné en popularité dans les années 1990 et 2000, alors que les artistes ont exploré les possibilités offertes par les logiciels de graphisme et les imprimantes numériques pour créer des œuvres d’art innovantes et accessibles. Aujourd’hui, l’estampe numérique est reconnue comme une forme d’art à part entière, permettant une grande créativité et une reproduction précise.

L’importance des lieux de diffusion et des galeries en ligne




Pour diffuser l’art contemporain (incluant les estampes numériques) et le rendre
accessible à un plus large public, de nouveaux moyens ont été nécessaires.
Les centres d’artistes, jouant un rôle clé dans cette démarche, ont intensifié
leurs efforts pour promouvoir les œuvres de créateurs du domaine du numérique.
Parallèlement, les galeries en ligne ont connu un développement significatif,
offrant une vitrine virtuelle pour l’art moderne.

Ces plateformes numériques permettent non seulement une visibilité
accrue pour les artistes, mais aussi une accessibilité sans précédent pour les
amateurs d’art du monde entier. Les galeries en ligne et les centres d’artistes
constituent ainsi des outils essentiels pour la démocratisation de l’art,
facilitant les échanges culturels et l’appréciation des œuvres au-delà des
frontières géographiques.

Grâce à ces initiatives, l’art trouve de nouvelles voies pour toucher un public
diversifié, enrichissant ainsi le paysage culturel global.

LE CENTRE D’ARTISTES VOIX VISUELLE


Voix Visuelle est un bon exemple. A chaque année depuis près de deux décennies, le centre d’artistes Voix Visuelle à Ottawa organise l’Exposition internationale d’estampe numérique miniature. L’exposition a lieu en galerie et en ligne sur des réseaux sociaux.

Lien pour Voix Visuelle:

(Voix Visuelle | Le Centre d’artistes Voix Visuelle)



J’ai participé une dizaine de fois à l’exposition. Je vous propose ci-dessous un exemple :

Estampe numérique pour Exposition Internationale d'estampe numérique miniature au Centre d'artiste Voix Visuelle en 2022
Estampe numérique: La poésie des métamorphes

Le Festival d’art numérique FONLAD  


Le Festival d’art numérique FONLAD  est un autre exemple pour la diffusion en ligne et dans des lieux physiques. Le festival FONLAD est un événement dédié aux arts numériques et multimédia. Il se tient annuellement au Portugal, généralement à Coimbra, bien qu’il puisse inclure des événements satellites dans d’autres villes et pays.

J’ai participé en 2014, 2015 et 2016 avec des estampes numériques. Je vous propose ci-dessous un exemple :

Estampe numérique - Festival for Digital Arts (FONLAD) 2015
Estampe numérique: Divergent thinking

Web Art Center


Le Web Art Center (en collaboration avec FONLAD) a aussi aidé pour la diffusion de l’art numérique. Je vous propose un exemple ci-dessous avec une estampe numérique intitulée « Not Art  non-artistic masterpiece for nobody » que j’ai proposée pour l’événement Non biennale en 2014 :

Digital Print for Non Biennale 2-14 - Web Art Center
« Not Art  non-artistic masterpiece for nobody »

Diversification des moyens de diffusion


En plus des galeries en ligne et des événements de centres d’artistes, les estampes numériques peuvent être diffusées de différentes façons; elles peuvent être imprimées sur divers supports et proposées dans des galeries d’art. Par exemple, j’ai imprimé certaines de mes œuvres sur des plaques d’aluminium et des feuilles d’acrylique pour les exposer et les vendre lors d’expositions.

Aujourd’hui, le réseau lui-même devient un espace d’exposition.


Estampes numériques et art postal

J’ai également exploré le concept de faire voyager des estampes numériques à travers des événements d’art postal, ce qui m’a permis de collaborer avec des artistes de différents pays dans des expositions collectives. Ces projets de Mail Art allient les outils informatiques contemporains et les services traditionnels de la poste. J’ai participé à plusieurs projets d’art postal dont les suivants:

  • Mail Me Art Two | Red Gate Gallery à Londres
  • A Book about Death New York | SAL Art Gallery
  • A Book About Death Australia | Tweed River Art Gallery
  • The Day of The Dead | Queens Museum of Art à New York

Avec de l’imagination …


La production d’estampes numériques offre une grande flexibilité; avec un peu d’imagination, on peut réellement diversifier les moyens de diffusion artistique. Depuis plusieurs années, je propose des images pour des projections lumineuses (mapping) sur une église lors de l’événement annuel Le Showfrette à Beloeil. J’ai également diffusé des œuvres sur des écrans lors d’expositions de sculpture. Sur ma chaîne YouTube (Art Digital Express – YouTube), je publie des vidéos présentant des diaporamas d’estampes numériques et je fusionne l’imagerie numérique et la poésie dans des poèmes-images que je publie sur mon site WordPress ( Poésie & Images – Gilles Vallée Art | Art Digital Express (gillesvalleeart.ca ).

Une galerie d’art dans l’espace

On peut même exposer dans l’espace… En 2016, j’ai fourni deux estampes numériques à la NASA suite à un appel ouvert aux artistes et au grand public pour envoyer des images numériques dans l’espace. Ces œuvres ont été enregistrées sur un disque à bord de la navette spatiale pour la mission Osiris-Rex, dont l’objectif était de prélever des échantillons sur l’astéroïde Bennu. Le disque contenant les images restera en orbite autour de la Terre pendant des millénaires. Une de mes estampes numériques rend hommage à Isaac Newton et Albert Einstein avec leurs signatures; je vous la présente ci-dessous:

Estampe numérique en hommage a Newton et Einstein pour la NASA - Digital print in homage to Newton and Einstein for NASA
Adventure Exploration_In memory of Isaac Newton and Albert Einstein

L’univers de l’IA


L’estampe numérique continue de se réinventer avec l’essor de l’intelligence artificielle. Des générateurs d’images comme DALL-E, Midjourney, Bing Image Creator et META AI produisent des visuels toujours plus complexes et étonnants. J’intègre désormais des créations générées par l’IA dans mes estampes numériques, fusionnant ainsi l’art IA avec le travail humain. Voici un exemple tiré de ma série intitulée Online Creativity :

AI Generated Art - Art Généré par IA - एआई-जनित कला
Online Creativity – Estampe numérique générée par IA

ET L’AVENIR ?


L’imagerie contemporaine continue d’évoluer, et il sera fascinant de suivre les futurs développements dans ce domaine, notamment avec l’intégration croissante de l’intelligence artificielle. L’avenir de l’estampe numérique promet de nouvelles possibilités artistiques et techniques encore inexplorées.

Sculpture virtuelle - Image générée par IA - Bing Image Creator
Sculpture virtuelle – Image générée par IA – Bing Image Creator

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

L’IA peut-elle dessiner ? Réflexions sur l’imagination artificielle

Découvrez comment l’intelligence artificielle crée des dessins en interprétant les demandes des utilisateurs, explorant l’imagination artificielle et la production visuelle par IA à travers images et vidéos.

AI drawing generated by Bing Image Creator - Dessin généré par l'IA Bing Image Creator
l’IA et le dessin

Cet article fait partie de la série
Réflexions sur l’art, la poésie et la culture
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l’IA et le dessin

L’intelligence artificielle transforme aujourd’hui notre manière de créer des images. Mais comment fonctionne réellement ce processus ? Et que nous dit-il sur notre propre imagination ?


J’ai posé la question suivante à CHATGPT 4o le 25 mai 2024 :
Comment une IA procède pour créer un dessin suite à une demande de l’utilisateur ?

Réponse :

« Pour créer un dessin en réponse à une demande de l’utilisateur, une intelligence artificielle suit plusieurs étapes clés. D’abord, elle analyse la requête de l’utilisateur, en identifiant les éléments spécifiques et les détails demandés. Ensuite, elle utilise un modèle de génération d’images, souvent basé sur des réseaux de neurones profonds, comme les GANs (Generative Adversarial Networks) ou les modèles de diffusion. Ces modèles ont été préalablement entraînés sur de vastes ensembles de données d’images pour apprendre à générer des visuels réalistes et variés. En interprétant les instructions, l’IA crée une représentation visuelle en générant des pixels ou des vecteurs qui correspondent aux descriptions données. Enfin, le résultat est affiné et optimisé pour correspondre le plus fidèlement possible à la demande initiale, prenant en compte la composition, les couleurs et les détails spécifiques. Ce processus combine des techniques avancées de compréhension du langage naturel et de génération d’images pour produire un dessin conforme aux attentes de l’utilisateur. »

Cette réflexion s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste (ANH), où l’intelligence artificielle est envisagée non comme un substitut à l’artiste, mais comme un outil révélateur de l’imaginaire humain.

AI drawing generated by Bing Image Creator - Dessin généré par l'IA Bing Image Creator
Dessin par IA

Des exemples dans des vidéos de ma chaine YouTube

Exemple avec ma vidéo L’être Social – The Social Being Art – द सोशल बीइंग आर्ट

Exemple avec ma vidéo AI drawings – Dessins par IA – एआई चित्र

Et si le dessin par IA n’était qu’un miroir — parfois flou, parfois révélateur — de notre propre façon de voir, d’imaginer et de représenter le monde ?

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

LES ÉCRITURES NUMÉRIQUES : POÉSIE & IMAGES

LES ÉCRITURES NUMÉRIQUES : POÉSIE & IMAGES » est une exploration artistique qui fusionne poésie et visuel à travers l’Instapoésie.

Affiche Les Écritures Numériques - Image générée par Meta AI pour le site WordPress de Gilles Vallée Art

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LES ÉCRITURES NUMÉRIQUES : POÉSIE & IMAGES – Quand la poésie rencontre l’image dans un monde numérique

Depuis de nombreuses années, je m’investis dans le domaine des arts visuels et m’intéresse à l’écriture. Il y a quelques années, j’ai entrepris de fusionner l’esthétique visuelle avec la poésie des mots. Mon objectif était de créer de courts textes associés à des photographies de certaines de mes sculptures et à des œuvres d’art numérique. J’ai conçu cette démarche artistique comme une forme d’Instapoésie, cherchant à diffuser une poésie visuelle sur le Web. Pour moi, le Web ne se limite pas à la promotion mais constitue un espace de diffusion essentiel. Cette démarche s’inscrit dans une réflexion plus large sur les formes contemporaines de la poésie à l’ère numérique.

Au fil du temps, ma démarche artistique s’est transformée en une exploration de la créativité numérique. J’ai plongé dans l’univers des haïkus, des Haïshas (ou haïkus-photos), de la poésie graphique et de la poésie visuelle. Progressivement, j’ai développé une approche personnelle que j’ai baptisée “Poésie – Images”. J’ai créé de nombreux poèmes-images, que j’ai partagés sur Facebook, Instagram et mon site WordPress.

Cette recherche m’a naturellement conduit à réfléchir plus largement à la place de l’humain dans la création numérique. J’ai approfondi cette réflexion dans le Manifeste de l’art numérique humaniste, un texte qui propose une vision où la technologie devient un langage sensible, au service de l’émotion, de la mémoire et de la conscience.

Après quelques mois de publication, j’ai eu la surprise de découvrir que mon nom et mon site web figuraient dans le Répertoire des Écritures Numériques. Intrigué, j’ai exploré ce répertoire. Je vous présente ci-dessous le texte qui le décrit :

« Le Répertoire des écritures numériques est un projet de la Chaire de recherche du Canada sur les écritures numériques, portée par Marcello Vitali-Rosati et son équipe, avec le soutien de la Fondation Canadienne pour l’Innovation. Il vise à cartographier la production littéraire numérique contemporaine et à étudier ses évolutions et positionnements techniques. Nous travaillons à stabiliser des vocabulaires permettant de rendre compte des réalités des formes littéraires numériques. Avec un corpus en pleine expansion, et en collaboration avec d’autres répertoires, son but est de donner accès et de rendre visibles les corpus littéraires de l’extrême contemporain. »

Source : Accueil · Répertoire des écritures numériques · repertoire (ecrituresnumeriques.ca)


En parcourant ce répertoire, j’ai découvert d’autres auteurs et autrices qui, comme moi, s’investissent dans la production littéraire numérique et la diffusion de la littérature numérique sur le web. Ce texte m’a ouvert les portes du monde des écritures numériques, également appelées “digital writings” dans le contexte anglophone.

J’ai donc plongé dans cet univers de l’écriture numérique, parfois désignée sous le terme d’“Écriture électronique”. J’ai noté ci-dessous une partie du texte de Wikipédia qui traite de l’écriture numérique :

« Le numérique a rendu possible de nouvelles formes d’expression dans différents domaines artistiques : littérature, cinéma, audiovisuel, musique, création sonore, création graphique, etc. Ces nouvelles formes, en particulier lorsqu’elles mobilisent la production d’un discours ou d’une narration, relèvent de l’écriture numérique dans la mesure où ses auteurs cherchent à exploiter les propriétés du numérique pour imaginer ces nouvelles formes artistiques. »

Source : Écriture numérique — Wikipédia (wikipedia.org)


Cette découverte a renforcé ma motivation. J’ai continué à développer mon approche et j’ai intégré certains de mes poèmes-images dans des vidéos publiées sur ma chaîne d’art numérique YouTube (Art Digital Express) ainsi que sur Tik Tok. Au fil des années, j’ai créé des centaines de vidéos d’art numérique et des vidéos présentant des poèmes courts, des images et de la musique, formant ainsi une sorte de “vidéo poésie”.

Enfin, avec l’avènement spectaculaire de l’intelligence artificielle, j’ai également incorporé des images générées par IA dans ma démarche. Ainsi, mon univers artistique mêle désormais poésie, art numérique et création générée par IA. Cependant, je tiens à préciser que je n’utilise jamais l’IA pour l’écriture de mes poèmes courts.

Cette aventure de création artistique et de créativité numérique continue de me fasciner et je suis impatient de voir où elle me mènera … un monde de culture numérique … de culture IA … de poésie numérique ?

Personnage surréaliste entouré d'horloges et qui écrit dans un livre - image générée par Bing Image Creator - AIART

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Images & Art Generated by META AI – Meta IA – मेटा एआई द्वारा उत्पन्न छवियाँ

Images & Art Generated by META AI - Meta IA - मेटा एआई द्वारा उत्पन्न छवियाँ

I experimented with the new AI image generator developed by the company META. This AI is in the development phase, and I must say that the experience is promising in terms of image quality.

The video showcases a slideshow featuring visual artworks generated by AI using META AI. These creations are used for artistic experimentation and are not intended for commercial purposes. Enjoy these captivating images accompanied by music! 

Note: I deliberately created images with elements of Mondrian, Rembrandt and Da Vinci.


J’ai expérimenté le nouveau générateur d’images par IA de la compagnie META. Cette IA est en phase de développement et je dois dire que l’expérience est concluante au niveau de la qualité des images.

Cette vidéo propose un diaporama qui présente des œuvres visuelles générées par IA à l’aide de META AI. Ces créations sont utilisées à des fins d’expérimentation artistique et non commerciales. Profitez de ces images fascinantes accompagnées de musique.

Note : J’ai volontairement fait créer des images avec des éléments de Mondrian, de Rembrandt et de De Vinci.


मैंने कंपनी META द्वारा विकसित नई आईए छवि जेनरेटर के साथ प्रयोग किया। यह आईए विकास चरण में है, और मुझे कहना होगा कि छवियों की गुणवत्ता के मामले में यह अच्छा अनुभव है।

वीडियो में META AI का उपयोग करके जनरेट की गई दृश्य कला का स्लाइडशो दिखाया गया है। ये रचनाएँ कला के प्रयोगशील प्रयोग के लिए हैं और वाणिज्यिक उद्देश्यों के लिए नहीं हैं। इन आकर्षक छवियों का आनंद लें, जो संगीत के साथ हैं! 

नोट: मैंने जानबूझकर मोंड्रियन, रेम्ब्रांट और दा विंची के तत्वों के साथ छवियां बनाईं।
Images & Art Generated by META AI – Meta IA – मेटा एआई द्वारा उत्पन्न छवियाँ
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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur