Poésie numérique et pratique post-digitale : vers une lecture humaniste des formes contemporaines

Ce qui circule ne m’appartient plus, mais porte encore ma présence.

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Digital Poetry and Post-Digital Practice: Toward a Humanist Reading of Contemporary Forms

Trait au fusain minimaliste sur fond blanc avec morceaux de charbon, évoquant la poésie visuelle et l’écriture fragmentaire

Introduction

La poésie n’a jamais cessé d’évoluer avec les médiums qui la portent.
Du manuscrit à l’imprimé, de la page au livre, de la voix à l’enregistrement, chaque transformation technique a modifié ses formes, ses rythmes et ses modes de diffusion.

Aujourd’hui, la poésie circule dans un environnement profondément transformé : le réseau numérique, et plus concrètement le web.

Elle s’y déploie sous des formes brèves, visuelles, fragmentées, souvent conçues pour apparaître sur écran, pour être lues rapidement, partagées, reprises, oubliées puis retrouvées.

Dans ce contexte, il devient possible de parler d’une poésie numérique contemporaine, non pas comme un genre marginal, mais comme une pratique largement répandue — bien que rarement nommée comme telle.
Ces formes restent encore peu nommées et peu structurées dans le discours.

Cet article propose d’en esquisser une lecture, en considérant ces formes comme les manifestations d’une pratique post-digitale : une création qui ne se définit plus par le numérique lui-même, mais par son inscription naturelle dans le réseau.


Une pratique déjà largement présente, mais peu nommée

Des milliers, voire des centaines de milliers d’artistes publient aujourd’hui des formes poétiques sur le web :

• poèmes courts
• micro-poésie
• textes sur image
• fragments visuels
• haïkus contemporains
• écritures hybrides mêlant texte et image

On associe parfois ces formes à des pratiques spécifiques, comme l’instapoésie, souvent liée à Instagram.
Pourtant, cette réalité est aujourd’hui plus large : la poésie numérique circule à travers une multitude de plateformes, de sites personnels, de blogs et d’espaces de publication variés.

Elle ne se limite pas à un médium ou à un réseau, mais s’inscrit dans un ensemble de circulations numériques où les formes poétiques apparaissent, se transforment et se déplacent.

Ces créations circulent sur des sites personnels, des plateformes, des réseaux sociaux, ou à travers des publications numériques diverses. Elles sont vues, partagées, archivées, parfois oubliées — mais elles participent toutes au même phénomène : une présence poétique diffuse dans le réseau.

Pourtant, cette pratique reste rarement théorisée comme un ensemble cohérent.
Elle est souvent perçue comme marginale, informelle, ou liée à des usages spécifiques, sans être pleinement reconnue comme une forme contemporaine de création poétique.

Malgré leur présence massive, ces pratiques restent encore peu identifiées comme un phénomène global de poésie en circulation dans le web.

Dans cette perspective, je ne prétends pas inventer ces formes, mais plutôt en proposer une lecture, à partir de ma pratique de l’art numérique humaniste : celle d’une pratique déjà existante, mais encore peu structurée dans le discours.


De la poésie numérique à la pratique post-digitale

Le terme « poésie numérique » peut suggérer une rupture : une poésie produite par ou pour le numérique.
Or, dans le contexte actuel, cette distinction devient de moins en moins pertinente.

La poésie numérique est souvent abordée à travers ses dimensions technologiques — code, interactivité, génération algorithmique — mais ces approches ne rendent pas toujours compte des formes plus discrètes, brèves et largement diffusées dans le réseau.

Le numérique n’est plus un espace nouveau ou exceptionnel.
Il est devenu l’environnement courant de production, de diffusion et de réception des œuvres.

Parler de pratique post-digitale, c’est reconnaître que :

• le numérique n’est plus un sujet
• il est un milieu
• un espace de circulation naturel

Dans cette perspective, la poésie numérique contemporaine ne se définit pas uniquement par ses outils, mais par sa manière d’exister dans le réseau :

• elle est pensée pour l’écran
• elle circule dans des flux
• elle est rencontrée de manière fragmentaire
• elle coexiste avec d’autres formes (images, vidéos, textes)

Ainsi, la poésie post-digitale est moins une catégorie qu’une condition :
celle d’une création inscrite dans un environnement où le numérique est omniprésent, mais non central.


Les formes contemporaines de la poésie numérique

Plusieurs formes se dégagent dans cette pratique contemporaine. Elles ne sont pas exclusives, mais constituent un ensemble de tendances récurrentes :

Poèmes-images

Le texte et l’image ne sont plus séparés.
Ils forment une unité visuelle et poétique, où le sens émerge de leur relation.

Le poème n’est pas une légende.
L’image n’est pas une illustration.
Ils coexistent comme une seule forme.

Micro-poésie et brièveté

La brièveté devient une caractéristique centrale :

• quelques lignes
• quelques mots
• parfois une seule phrase

Cette brièveté produit une fulgurance :
une image mentale rapide, une sensation immédiate.

Haïkus contemporains

Inspirés ou non de la tradition japonaise, les haïkus contemporains :

• captent un instant
• expriment une perception
• privilégient la simplicité et la précision

Ils trouvent dans le réseau un espace de diffusion particulièrement adapté à leur forme.


Écritures visuelles numériques

Le texte devient matière visuelle :

• typographie
• disposition
• intégration dans l’image

L’écriture ne se contente plus de dire :
elle montre.


Poésie en circulation

Ces formes ont un point commun fondamental :
elles sont conçues pour circuler.

Elles apparaissent dans un flux, disparaissent, réapparaissent ailleurs.
Leur existence est liée à leur mouvement.


Forme poétique et environnement algorithmique

La brièveté, la clarté et la force d’image de ces formes ne sont pas seulement des choix esthétiques.
Elles sont aussi adaptées à leur environnement.

Dans le réseau, les œuvres :

• sont vues rapidement
• doivent capter l’attention
• doivent être lisibles immédiatement

Les moteurs de recherche, les flux et les systèmes d’intelligence artificielle participent à cette circulation.

Ils ne créent pas les œuvres.
Mais ils en organisent la visibilité, la rencontre, parfois la disparition.

Dans ce contexte, certaines formes poétiques deviennent particulièrement adaptées :

• courtes
• visuelles
• mémorables

Elles peuvent être comprises rapidement, retenues, et parfois relayées.


Une continuité historique

Ces formes contemporaines ne surgissent pas de nulle part.

Elles prolongent des traditions existantes :

• le haïku et sa brièveté
• les haïshas, qui associent image et écriture
• l’imagisme et la précision de l’image
• la poésie moderne et ses ruptures formelles

Le numérique ne crée pas la brièveté.
Il en amplifie la portée.

Il ne crée pas l’image mentale.
Il en accélère la diffusion.

Ainsi, la poésie numérique contemporaine s’inscrit dans une continuité, tout en transformant profondément les conditions de sa circulation.


Une expérimentation artistique dans le réseau

Dans ce contexte, publier devient un acte de création à part entière.

Créer une œuvre, c’est aussi :

• la mettre en ligne
• la laisser circuler
• accepter qu’elle échappe en partie à son auteur

Le réseau devient un espace d’expérimentation :

• les œuvres y vivent
• elles y sont interprétées
• elles y rencontrent des publics inconnus

L’artiste ne contrôle plus entièrement la trajectoire de son œuvre.
Il en accompagne le mouvement.


Dans ma propre pratique

Depuis plusieurs années, je développe sur le web des formes de poésie visuelle et de poèmes-images, inscrites dans cette dynamique de création et de circulation numérique.

Ces travaux prennent la forme de textes courts, souvent associés à des images, où la brièveté, la tension du langage et la relation entre mot et image occupent une place centrale.

Ils sont publiés à travers différentes séries, notamment :

• Poésie & images
• Poésie visuelle & écritures numériques
• Micro-poèmes sociaux et politiques
• Les pigeons voyageurs — Série de haïkus-images

Ces séries s’inscrivent dans un ensemble plus large de pratiques contemporaines, où la poésie se déploie dans le réseau sous des formes brèves, visuelles et fragmentaires.

Ce que je publie ne se limite pas à des œuvres fixes :
ces formes entrent dans des flux de circulation, sont vues, reprises, interprétées dans des contextes variés.

Elles participent ainsi à une forme de performance algorithmique en continu, où la présence de l’œuvre se prolonge dans le réseau au-delà de son moment de création.

Elles participent, à leur manière, à cette poésie en circulation, caractéristique de la pratique post-digitale.


Une lecture humaniste de ces pratiques

Dans le cadre de l’art numérique humaniste, ces formes ne sont pas seulement des objets esthétiques.

Elles sont des présences humaines dans le réseau.

Chaque poème, chaque fragment, chaque image :

• porte une expérience
• une émotion
• une mémoire

La technologie devient alors un médium au service de cette présence.

Le numérique n’est pas le sujet :
l’humain l’est.


Conclusion

La poésie numérique contemporaine n’est pas une exception.
Elle est déjà une pratique largement répandue, inscrite dans les usages du réseau.

En la considérant comme une pratique post-digitale, il devient possible de la penser autrement :

• non comme une nouveauté
• mais comme une transformation des conditions de création et de diffusion

Dans cette perspective, il devient possible de lire ces formes autrement :
comme une poésie qui circule, se transforme, et continue de porter, malgré tout, une présence humaine.

Il y a une part d’humanité dans chaque fragment d’écriture.


Voir aussi

Ces pages permettent d’approfondir les notions abordées dans cet article et d’explorer des formes concrètes de poésie numérique.

🟦 Art numérique humaniste — Corpus théorique et développements
🟦 Comment est né le concept d’art numérique humaniste
🟦 L’art numérique humaniste : une pratique artistique globale, poétique et numérique
🟦 Œuvre-site algorithmique — Habiter le réseau comme espace artistique
🟦 Poésie visuelle & écritures numériques
🟦 Poésie & images
🟦 Les pigeons voyageurs — Série de haïkus-images
🟦 Le marcheur du réseau — Traverser la culture mondiale à l’ère algorithmique


© Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Le vacarme de l’indifférence (Poésie & Art numérique)

Le vacarme de l’indifférence — un micro-poème visuel dénonçant l’injustice et la douleur silencieuse à travers l’art numérique humaniste

Le texte du poème écrit sur une image numérique montrant un visage avec un ruban sur le yeux *visage blanc sur fond noir)
Micro poème – Le vacarme de l’indifférence

Cette page fait partie de la série
ART SOCIAL & POÉSIE
→ Voir la série complète

Cet article s’inscrit dans la série Art social & poésie, où j’explore une poésie engagée qui questionne les injustices, les silences et les tensions du monde contemporain.

Poème sur l’injustice, l’indifférence, la douleur silencieuse

l’intensité des cris
des muets
dépasse toujours
celle de
l’entendement
de la sourde
oreille

Le silence comme cri

Ce micro-poème explore la violence de l’indifférence.

Il met en lumière une tension fondamentale : ce qui ne se dit pas, ce qui n’est pas entendu, peut parfois porter une intensité plus forte que les mots eux-mêmes.

Art numérique humaniste et regard social

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la poésie et l’image deviennent des moyens de révéler des réalités humaines souvent invisibles ou ignorées.

Le numérique permet ici de rendre visible ce silence, et de lui donner une forme.

Explorer d’autres formes de poésie engagée


Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes interrogent les enjeux sociaux et politiques de notre époque :

→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et condition humaine
→ Poésie visuelle & écritures numériques — poèmes-images et écritures hybrides

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

VIENS, ON VA DÉCHIRER LE CIEL (Poème)

Le titre du poème "Viens, on va déchirer le ciel" sur une image qui montre une main avec un doigt pointant vers le ciel bleu
Image numérique « Viens, on va déchirer le ciel » – Poème

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
→ Voir la série complète

Ce poème explore la matière du monde à travers les sens déjoués, les paysages intérieurs, et l’acte poétique comme un geste de fracture et de réparation. Une traversée entre chaos et renaissance, où l’on tente de raccommoder l’univers en lambeaux.

Poème-image et perception du monde

Dans ce poème-image, les sens se croisent et se confondent. L’odeur devient sonore, la vue devient tactile. Le langage poétique agit comme une matière vivante, capable de déformer le réel pour en révéler une autre dimension.

Un poème, un voyage sensoriel entre effondrement et poésie de la démesure

VIENS, ON VA DÉCHIRER LE CIEL

j’entends l’odeur de la cime
l’âcreté de la plaine
je sens la vue de l’eau
l’image de l’infime

lueurs de corps
mémoires d’étreintes
vieillir d’érosion

fait de traces d’éclats
et de silences
la destruction poétique
des confins du monde

on peut aller déchirer le ciel
le découdre
le faufiler

on peut le porter à fracture
le peindre à démesure
le dégrossir comme l’odeur
de la couleur

imploser dans la forêt
d’arbres et de sous-bois
dans le lac au jardin de roches
dans le lit de l’échouement

on peut saupoudrer d’étincelles
les boisés des tourterelles …
les vaisseaux – et les hirondelles
et la mer; et les mers

j’habite les neiges éternelles
de mon hiver de fleurs de glace
des perce-neiges qui frémissent
et d’échouage prennent place

raccommoder le ciel poétique
je ne peux romance
rapiécer l’organique
le minéral et la semence

je squatte les nuits noires
m’illumine des nuits blanches
m’expose sans gloire
en courbes, en lignes d’hanche

Viens, on va déchirer le ciel
pour entrevoir l’univers
voir le néant en expansion,
qui se désintègre pour renaitre

les mots trainent dans le salon,
près du cendrier; avec les cendres du ciel
il faudra les écrire
les dire

Art numérique humaniste et langage sensible

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le langage devient un espace d’exploration de l’expérience humaine.

L’écriture ne décrit pas le monde : elle le traverse, le fracture, et tente de le recomposer à partir de la mémoire, des sensations et de la présence.

Un poème comme tentative de recoudre le monde.

Explorer d’autres formes de poésie numérique

→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste
→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

L’Asile de Camille – Hommage poétique et sculptural à Camille Claudel

Un hommage poétique et sculptural à Camille Claudel, entre art, mémoire et enfermement, où la sculpture devient cri de résistance et de beauté.

Sculpture L’Asile de Camille de Gilles Vallée – hommage à Camille Claudel
L’Asile de Camille

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
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À travers cette sculpture intitulée L’Asile de Camille, j’ai voulu rendre hommage à Camille Claudel, sculptrice de génie, longtemps reléguée à l’ombre, enfermée et réduite au silence durant les trente dernières années de sa vie.

Ce billet présente un poème inspiré par son destin tragique, un texte sur la genèse de la sculpture, et quatre photographies de l’œuvre. Ce projet explore, entre matière et mémoire, la fragile frontière entre la souffrance et l’acte de création.

Ce projet peut également être compris comme une forme de poésie visuelle numérique, où la sculpture, le texte et l’image participent à une même œuvre de mémoire.

Mémoire, enfermement et création

Cette œuvre explore la tension entre création artistique et enfermement, en donnant une forme à la mémoire d’une artiste réduite au silence, mais jamais effacée.

Camille Claudel : mémoire d’une artiste muselée

L’Asile de Camille : De l’ombre à l’oubli (Poème)

dans l’ombre de l’homme
dans le corps de la femme
dans la matière je demeure
de l’argile crue je deviens
bronze

la modèle en torsion
la sensualité du plâtre humide
des corps enlacés de marbre

l’asile
internement et muselage
de la voix singulière
dans une fosse commune
mémoire d’injustice

La sculpture L’Asile de Camille

Réalisée en 2009, cette sculpture est un hommage à Camille Claudel. Elle s’inscrit dans un corpus d’œuvres consacrées à la maladie mentale, présenté en 2011 lors de mon exposition Les âmes souffrantes – La maladie mentale au Gesù à Montréal dans le cadre des activités du Centre de Créativité.

Cette même année, L’Asile de Camille a également été exposée lors de mon exposition Les Contemplateurs, au Centre d’exposition en arts visuels Boréart, à Granby.

À travers cette œuvre, j’ai voulu évoquer l’enfermement, l’effacement, mais aussi la persistance de la mémoire créatrice face à l’injustice.

Notes techniques :
La sculpture a été réalisée avec de l’argile crue, du métal, du verre et de la pierre. Le visage a été sculpté dans de l’albâtre.

Photos de la sculpture

Sculpture L’Asile de Camille de Gilles Vallée – hommage à Camille Claudel
L’Asile de Camille – Vue latérale
Sculpture L’Asile de Camille de Gilles Vallée – hommage à Camille Claudel
L’Asile de Camille – Vue frontale
Visage sculpté en albâtre, détail de L’Asile de Camille – œuvre de Gilles Vallée en mémoire de Camille Claudel
Détail du visage – Sculpture « L’Asile de Camille »

Art numérique humaniste et mémoire des artistes

Cet hommage s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’art devient un espace de mémoire et de transmission.

À travers la sculpture, la poésie et sa diffusion numérique, l’œuvre participe à maintenir vivante la présence d’artistes dont la voix a été réduite au silence.

Quelques repères biographiques sur Camille Claudel

Photo de Camille Claudel en noir et blanc
Camille Claudel (Photo libre de droits)

Camille Claudel (1864–1943) est une sculptrice française de grand talent, longtemps éclipsée par la figure de Rodin, avec qui elle a entretenu une relation aussi passionnée que tourmentée. Internée à l’âge de 49 ans, elle passera les 30 dernières années de sa vie en asile, souvent isolée, sans jamais cesser d’habiter la mémoire collective comme une figure tragique de la création muselée.

Citation de Camille Claudel sur la solitude et l’enfermement

« Je vis dans un monde si curieux, si étrange… Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar. »

Référence

(Lettre à Eugène Blot, 21 août 1913)

Camille Claudel est aujourd’hui reconnue comme une figure majeure de la sculpture moderne, dont l’œuvre continue d’influencer l’histoire de l’art.

Créer, c’est refuser l’effacement

Explorer différentes dimensions de l’expérience humaine

→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie engagée et directe
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire, perte et présence
→ L’expérience humaine — exploration globale de la condition humaine
→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Poésie visuelle & écritures numériques — formes hybrides
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste

Ces séries constituent différentes formes d’une même recherche : comprendre, ressentir et exprimer l’expérience humaine dans le monde contemporain.

→ Voir Arts visuels & vidéos

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Pour situer cette démarche dans son cadre théorique et évolutif :

→ Art numérique humaniste — Corpus et développements

CARTOGRAPHIE DE LA DÉMENCE | Poème contemporain sur l’Alzheimer et la désintégration de l’identité

Un poème contemporain sur la démence et la maladie d’Alzheimer, explorant la désintégration de l’identité, la perte de mémoire et les éclats de lucidité dans les marges de la conscience.

Image en noir et blanc. Une sculpture surréaliste sur le thème de l'Alzheimer avec des horloges a l'envers
Image numérique – CARTOGRAPHIE DE LA DÉMENCE

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
→ Voir la série complète

À travers une écriture fragmentaire et sensorielle, ce poème explore la lente dérive cognitive et émotionnelle liée à la maladie d’Alzheimer. Une immersion poétique dans les territoires incertains de la mémoire, entre perception altérée, disparition de soi et éclats de lucidité.

Ce poème s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire, la désintégration de l’identité et la fragilité humaine, au cœur de ma démarche d’art numérique humaniste.

Mémoire, identité et désintégration

Dans ce poème, j’explore la perte progressive de la mémoire et l’effritement de l’identité. Entre fragments, répétitions et perceptions altérées, l’écriture tente de saisir ce qui disparaît.

Poésie sur le thème de la
démence et de la
maladie d’Alzheimer

entre silences et absences _
diagnostic en paroles d’ébène
maladie de l’oubliance
en espace liminal

créer des souvenirs pour les effacer;
Émergence du vide et du silence
en danse elliptique – rupture –
mouvements et balancements
dans les cendres de mémoire

instants éphémères
dissolution progressive
abstraction
l’effondrement …
                  l’implosion

l’odeur passée de l’humus en forêt
aucun sens ne se souvient
de la peau douce
des mots et des pensées disloqués
dans un cadre de porte
au seuil d’un cadre de porte …

réminiscence de l’oubli
en état suspendu
perception altérée du temps
et des images effacées

tête morcelée en collages cubistes
« vivre avec »
des réalités en fragments d’identités
souvent déconstruites
éclats d’impressions et de sensations

un orignal marche au travers des
arbres sur le mur blanc
de la chambre de l’hôpital –
vagabondage labyrinthique
… errance en territoire mental

on garde les portes barrées
dans l’aile de la démence –
l’inacceptable
sous
contention
dans un lit de camp
   une odeur de camphre

         traces imprimées
          en lignes brisées
temporalité fractale
découpée

le piano du salon des malades
avale mes mains coupées
je joue des arpèges descendants
dans les mécanismes
des horloges déréglées

j’oublie musique
et chants – métronome
de démesure
et de rythme irrégulier
obsession et boucle mentale
sans fin répéter       répéter

je dessine au fusain
sur la    pénombre
de mon identité fragmentée
j’écris à l’encre noire  
sur une feuille
de nuit    morcelée
fragmentation de ma dérive
en sculptant dans le marbre
de mes peurs

voyance, prédiction : 
l’avenir sera leurre

« orphelinage des souvenirs;
NOUS vous oublierons »

Art numérique humaniste et mémoire fragmentée

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la mémoire — même altérée ou en voie de disparition — demeure une trace essentielle de l’expérience humaine.

À travers sa diffusion dans le réseau, ce texte devient une présence fragile, une tentative de conserver ce qui s’efface.

🔹 Explorer autour de la mémoire et de l’oubli

Le cadre de porte — poème sur la maladie d’Alzheimer
Le Maelstrom : l’entre-deux — poème sur la mémoire et la confusion


🔹 Prolonger cette exploration

Sculptures Alzheimer — mémoire et fragilité humaine


🔹 Dans le cadre de la série

L’expérience humaine — série de poèmes sur la condition humaine


🔹 Démarche artistique

Art numérique humaniste — corpus et développements


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

LES VENTS POUSSENT DES CRIS (Poème)

Un poème court sur le deuil et la peur, où les vents deviennent métaphores des tourments intérieurs et des cris de l’âme face à la fragilité de l’existence.

Le titre du poème écrit sur une image en noir et blanc qui montre un cercle qui se désintègre

Cet article fait partie de la série
POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT
→ Voir la série complète

Deuil, peur et tempêtes intérieures

Dans ce poème court, j’explore les turbulences émotionnelles liées au deuil et à la peur. Les vents deviennent une métaphore des cris intérieurs, révélant la fragilité de l’esprit face à l’instabilité du monde.

Cet article s’inscrit dans la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, où j’explore les expériences liées à la finitude, à la mémoire et aux passages entre la vie et la mort.

Poésie :
LES VENTS POUSSENT DES CRIS

les mains pleines de ciel
de lames barbelées
de larmes vagabondes

l’érosion des berges
l’implosion des arcs en ciel
l’implosion des arbres
… des fleurs
… de ma pensée
… de ma pensée circulaire…
… de ma pensée de carrefour
giratoire en trompe-l’œil

Les vents poussent des cris
dans la froidure de mes peurs
et de mes deuils
des matins de glace dans
mon hiver de neiges éternelles

Art numérique humaniste et fragilité émotionnelle

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une manière d’exprimer les zones de fragilité et les tensions intérieures de l’expérience humaine.

Dans le réseau, ces fragments poétiques circulent comme des traces sensibles de nos peurs, de nos pertes et de nos états de déséquilibre.

À découvrir également :

– L’expérience humaine
– Micro-poèmes sociaux et politiques

Retour à la page de la série: – Poèmes courts sur le deuil et la mort


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Liberté d’expression : Veuillez mettre à jour vos paramètres de pensée (poème)

Liberté d’expression : un poème engagé explorant la censure numérique, les dérives algorithmiques et la résistance des mots dans l’ère digitale.

Un tableau noir avec un cadre doré sur lequel est écrit "Liberté d’expression : Veuillez mettre à jour vos paramètres de pensée (poème)"
Liberté d’expression

Cette page fait partie de la série
ART SOCIAL & POÉSIE
→ Voir la série complète

Censure algorithmique et révolte des mots

Le poème « Liberté d’expression : Veuillez mettre à jour vos paramètres de pensée » est une œuvre de poésie engagée. À travers une esthétique numérique et des références aux codes de l’ère digitale, je traite de la censure algorithmique et l’uniformisation des pensées. Ce texte se présente comme une révolte linguistique, un cri poétique contre les dérives du contrôle numérique et l’effacement de la liberté d’expression.

Liberté d’expression : le dernier bastion de la poésie engagée

VOS PENSÉES SONT
EN INFRACTION
VEUILLEZ LES
DÉSACTIVER
IMMÉDIATEMENT

voix réduites au silence
fermez les sites web
avec des mots interdits
mise en scène de l’oppression
et de la censure algorithmique
répression numérique
[404 : Liberté introuvable]

votre publication est en attente
de modération
[message bloqué par l’algorithme]
ce contenu n’est pas autorisé
veuillez respecter les règles
de la communauté
veuillez reformuler

chaos intégral,
un torrent anarchique
de mots bruts,
un cri qui déchire les pixels
et incendie les serveurs.
[CETTE IDÉE N’EST
PAS AUTORISÉE]
[SYSTEM FAILURE]
[Votre conscience ne respecte pas
les conditions d’utilisation]
[Veuillez réinitialiser votre esprit
ou quitter immédiatement]

La liberté ne se met pas à jour
les poètes écrivent en marge /
là où l’algorithme ne regarde pas
Ils ont fermé le livre avant que
les pages ne soient écrites,
mais les phrases continuent
sous la peau

glitch syntaxique, mémoire corrompue
(message supprimé pour non-conformité)
(compte suspendu pour activités suspectes)

leurs cendres seront notre encre
émeute de lettres,
[ce message a été supprimé pour
incitation à la réflexion]
je suis une émeute de poèmes
vous ne fact-checkez pas ma révolte
[ERREUR 451 : CONTENU INTERDIT
PAR LE MINISTÈRE DE LA VÉRITÉ]
OK.

[SYSTEM OVERLOAD]
C’est le point de non-retour,
la poésie comme sabotage,
comme mutinerie,
DÉCLARATION D’ÉMEUTE
LINGUISTIQUE
ATTENTION !

les mots sont des explosifs que
vous ne voyez pas venir
ALERTE GÉNÉRALE :
POÉSIE HOSTILE DÉTECTÉE
DÉCLENCHEMENT DU
PROTOCOLE DE SUPPRESSION
CENSURE INITIÉE…
HACK EN COURS…
EXPLOSION LEXICALE IMMINENTE

DANGER :
IDÉE LIBRE EN CIRCULATION
MESSAGE NON COMPATIBLE
AVEC VOTRE RÉALITÉ.
VEUILLEZ ÉTEINDRE VOTRE CERVEAU
[VEUILLEZ ÉTEINDRE LE MONDE
ET RECOMMENCER]

Version vidéo

La vidéo « Liberté d’expression » sur ma chaine YouTube

Art numérique humaniste et résistance algorithmique

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un espace de liberté face aux logiques de contrôle.

Dans le réseau, les mots circulent comme des actes de résistance, échappant aux tentatives de normalisation et de censure.

Explorer d’autres formes de poésie engagée


Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes interrogent les enjeux sociaux et politiques de notre époque :

→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et condition humaine
→ Poésie visuelle & écritures numériques — poèmes-images et écritures hybrides

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les mots et les images deviennent des formes de conscience, de résistance et de mémoire dans l’espace numérique.

← Retour à la série ART SOCIAL & POÉSIE


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Mémoire dissonante de la chambre noire (Poésie & Image)

Mémoire dissonante de la chambre noire : un poème explorant la fragilité de la mémoire, la dégradation des souvenirs et l’influence du temps sur nos perceptions.

Le titre du poème écrit sur une image montrant une lumière rouge sur un fond noir
Mémoire dissonante de la chambre noire (Poésie & Image)

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
→ Voir la série complète

Mémoire, perception et altération du temps

Le poème « Mémoire dissonante de la chambre noire » explore la dégradation de la mémoire et la manipulation des souvenirs. À travers des images évoquant la photographie argentique et la chambre noire, le texte illustre comment le temps altère et transforme nos perceptions du passé; il offre une réflexion sur la fragilité de la mémoire et la manière dont elle est influencée par le présent.

Mémoire dissonante de la chambre noire

Tu ignorais que le temps
ronge et modifie l’histoire
comme la rouille souille
et dévore le fer
comme la moisissure
s’insinue et s’incruste
dans les souvenirs
fermentation et
décomposition du temps
du jadis …
de l’antérieur
tu as compris que
ni le présent, ni le passé
n’appartiennent à personne …
et que parfois d’ailleurs,
il n’en reste rien …

opiner au mensonge,
déformer, transmuter
inverser des images déjà
fragmentées en
double exposition,
décalées …
en superposition
les concepts et les idées
se fondaient en opium;
en fumée de liberté

tu me tues d’espoir
m’assassines l’illusion
je m’accroche aux
écarlates segments
des passés imprimés
par giclées d’avenirs.
sur fond d’incompréhension,
d’hésitation
… d’altérations organiques

nous découvrions des mondes
d’éclaboussures et de gouttelettes
en suspension;
dans des univers
surréalistes et cubistes,
parfumés de collages idéalistes
…  un langage d’abstraction
façonné dans l’argile crue
d’une révolte contenue,
des mots de langue
dans des manuscrits
décousus

immersion
dans des craquelures d’impressions,
philosophie ressentie et fossilisée …
psychanalysée dans des fissures
émotions intériorisées
… je me rappelle nos livres illustrés
avec des estampes,
sur la peau des pages,
la culture et l’odeur du papier
la connaissance et
les enluminures dorées
ornant la réécriture
de nos souvenirs falsifiés

te souviens-tu des diaporamas ?
tu regardais des diapositives
projetées sur les murs
de notre ignorance,
sur les pages blanches
de nos espérances
tu roulais des bobines de films
sur les pignons des machines
à vues qui rendaient images
sur écrans de rêves …
je me souviens des muralistes
de bronze et de béton
t’en souviens-tu ?

nous ne savions rien
nous avions tout à apprendre
on ne sait toujours rien
et pourtant nous oublierons tout …
ne restera que la lumière rouge
en dormance dans la chambre noire,
vestige de nos passés aléatoires

Art numérique humaniste et mémoire altérée

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la mémoire est perçue comme un processus vivant, en constante transformation.

Dans le réseau, ces fragments de souvenirs deviennent des traces mouvantes de l’expérience humaine, entre altération, perception et réinterprétation.

Explorer d’autres formes de poésie numérique

→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste
→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

C’EST POUR UN TAKE-OUT; DES RÊVES POUR EMPORTER SVP (Poésie)

C’EST POUR UN TAKE-OUT : poème visuel sur la dépression et la fragmentation intérieure, où l’image et les mots plongent dans l’intime.

Oeuvre numérique en noir et blanc qui montre un personnage féminin en superposition 4 fois
La dépression

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
→ Voir la série complète

Dépression, fragmentation et dérive intérieure

Dans ce poème, j’explore les méandres de la dépression à travers des images de froidure, de solitude et de fragmentation intérieure. Chaque vers est une tentative de donner forme à l’indicible, de transformer le chaos émotionnel en une quête de sens. C’est une plongée dans l’intime, où les mots deviennent des refuges éphémères face à la tempête intérieure.

Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des lieux d’accueil de la fragilité humaine, sans la nier ni la masquer.

C’EST POUR UN TAKE-OUT;
DES RÊVES POUR EMPORTER SVP
(poème sur la dépression)

Encore une fois
sur le chemin des dédales
… et la peur qui s’installe …
un autre tour de luge
en dépression des brumes,
un tour de piste sur la route
des traineaux qui dérapent
et trébuchent
un tour de bobsleigh extrême
à l’intérieur de soi-même

des craquelures dans
mes émotions chimiques
des fissures dans mes
pensées-neurones raboutées
le vide des synapses
origami psychique
écorchure des
diagnostics de papier

sensations hurlantes
qui déferlent et dérivent
sur l’écume de l’eau
comme des vagues
scélérates anxieuses
qui se déchainent et
roulent sur le rivage
sans crier gare

mille et un éclats; des déchirures
fragments d’un être éclaté
la fragilité de la porcelaine
et de la faïence
le déséquilibre; la vulnérabilité;
la défaillance

personnalité de céramique fine
le passé qui s’estompe dans l’intime …

des moments de délire,
des lavis en trompe-l’œil
sur le parvis de ma vie
des lampions de sable …
de sable fin comme
la poudreuse de l’hiver
… de l’hiver qui se
promène encore dehors,
comme un temps mort
… comme un temps mort

encore la poudreuse et le vent
toujours des matins de glace
toujours la froidure et le frimas
sur les lignes qui me tracent
et s’effacent

toutes les neiges éternelles
sont maintenant tombées
… moi aussi

je suis maintenant
en pièces détachées
… un assemblage
d’engrenages et de rouages
gisant sur un radeau
qui vogue au milieu
d’une flaque d’eau
… sur une petite nappe
de liquide stagnant

« c’est pour un take-out » …
« des rêves pour emporter SVP »
je les mangerai assis
sur le bord du quai
en regardant les pleurs
et les flaques d’eau
s’assécher

en ne disant rien
en ne pensant à rien

« c’est pour un take-out »
« des rêves et de l’espérance pour emporter SVP » …

Art numérique humaniste et fragilité psychique

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un espace d’accueil de la fragilité mentale et émotionnelle.

Dans le réseau, ces mots circulent comme des traces sensibles de l’expérience humaine, même dans ses zones les plus vulnérables.

Même fragmentée, l’expérience humaine persiste.

Explorer d’autres formes de poésie numérique

→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste
→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Pourquoi écrire de la poésie ?

Écrire de la poésie, c’est s’affranchir des contraintes, explorer le langage et offrir au monde une vision décalée, intime et universelle à la fois.

Le titre écrit de l'article écrit sur une image montrant un homme qui marche avec un parasol
Image d’art numérique: Pourquoi écrire de la poésie ?

Cet article fait partie de la série
Réflexions sur l’art, la poésie et la culture
→ Voir la série complète

Je me demande souvent « Pourquoi écrire de la poésie ? ». J’ai ma propre vision des choses évidemment mais j’étais curieux de savoir comment une intelligence artificielle peut interpréter cette activité humaine..Cette réflexion s’inscrit dans une exploration plus large de l’écriture comme expérience humaine à l’ère numérique.

J’ai posé la question à l’IA ChatGPT. Je lui ai demandé de répondre dans un style télégraphique. Je trouve la réponse fort intéressante :

Explorations poétiques : entre expression et introspection

Pourquoi écrire de la poésie ?

Besoin d’expression

Mots en trop.
Pensées qui débordent.
Dire ce qui ne se dit pas.
Dire autrement. Dire en peu.

Refuge et exutoire

Dans le chaos du monde.
Écrire pour survivre.
Se raccrocher à une mélodie,
un rythme, une image.
Trouver un souffle.
Trouver un sens.

Miroir de l’âme

Sentiments.
Tourments.
Joies. Peines.
Tout passe par le
prisme des mots.
Capturer l’éphémère.
Toucher l’intime.

Exploration du langage

Jouer avec les sons,
les silences.
Briser la syntaxe.
Détourner le sens.
Oser l’impensable.
Transformer la langue
en matériau vivant.

Connexion au monde

Poésie écho.
Poésie cri.
Poésie pont.
Dire le monde, l’observer,
le dénoncer, le sublimer.
Traduire les battements
d’une époque.

Expérience du beau

Harmonie du verbe.
Choc des images.
Fusion des contraires.
Trouver l’insaisissable.
Créer du sublime
dans le banal.

Mémoire et transmission

Graver des fragments d’existence.
Passer un flambeau.
Inscrire une trace dans l’invisible.
Faire vivre les absents, les oubliés.

Geste de liberté

Hors format.
Hors normes.
Hors cadre.
Dire sans contrainte.
Résister au poids du quotidien.
S’affranchir des règles.

Réenchanter le réel

Regarder autrement.
Décaler le regard.
Découvrir des possibles.
Poésie comme acte de magie.
Rendre au monde son mystère.

Pourquoi écrire de la poésie ?

Parce qu’il le faut.
Parce que c’est vital.
Parce que sans elle,
le monde serait plus terne,
plus lourd, plus muet.

Cette réflexion s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste (ANH), où les outils numériques deviennent des espaces de transmission, de mémoire et de présence humaine.

→ Art numérique humaniste — Corpus théorique et développements

Version vidéo

Vidéo « Pourquoi écrire de la poésie ? » de ma chaine Youtube

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur