Les Hybrides surréalistes : exploration poétique et visuelle de l’hybridation entre visages androgynes et formes fractales en art numérique.
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
Les Hybrides surréalistes – Poésie hybride en art numérique par Gilles Vallée : un poème, une série d’estampes numériques et une vidéo artistique explorant l’hybridation entre visages androgynes et formes fractales, entre rêve, abstraction et matière numérique.
Cet article s’inscrit dans ma série « Poésie visuelle & écritures numériques », où j’explore les formes contemporaines de poésie visuelle, les poèmes-images et les écritures hybrides dans l’environnement du web.
Organicité, hybridité, répétitions des structures, la géométrie des liaisons. je suis fragment de la nature
Les arbres généalogiques métissés proposent des visages androgynes dans la forêt des architectures fractales et des esquisses les plus fines. Tout se confond et se transforme. Dès la naissance, nous plongeons dans des univers de mutations pour les identités les plus fluides.
mouvance et métamorphoses la chair de l’hybridation relations intimes et osmose au cœur de l’abstraction
Comme la voilure propulse un vaisseau, le voile translucide sur mes visages me porte vers des avenirs qui bordent les plus fins rivages.
Les estampes numériques
Dans cette galerie, je vous invite à découvrir Les Hybrides surréalistes : une série d’estampes numériques où des visages androgynes se voilent, se révèlent et se transforment au cœur de structures fractales. Chaque image est une variation sur l’hybridation — entre la chair et l’abstraction, le rêve et la matière numérique.
Ce type de création s’inscrit dans une pratique plus large de poésie visuelle et de poèmes-images, où le texte devient une forme intégrée à l’image et à la matière numérique.
La vidéo
Cette courte vidéo — moins de deux minutes — est une traversée visuelle dans l’univers des Hybrides surréalistes. Publiée sur ma chaîne YouTube Art Digital Express, elle fait défiler une succession d’images où l’androgynie et l’abstraction se mêlent, révélant la poésie mouvante des formes fractales et des visages en métamorphose.
Les Hybrides – art numérique surréaliste explore les frontières mouvantes entre identité, abstraction et organicité. Visages androgynes et architectures fractales se croisent, se confondent et se transforment. Chaque image interroge l’hybridation : entre réel et imaginaire, corps et machine, visible et inconscient.
Conclusion – Entre chair, lumière et algorithmes
Les Hybrides surréalistes ne sont ni tout à fait humains, ni totalement abstraits. Ils se nourrissent de textures numériques, de lumières colorées et de fragments de rêves. Chaque visage androgyne est une énigme visuelle, un territoire mouvant où s’entrelacent la chair et l’algorithme, le geste créatif et la logique mathématique.
🌐 Explorer d’autres formes de poésie numérique
Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes explorent l’expérience humaine :
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les images et les mots deviennent des formes de présence et de mémoire dans l’espace numérique.
Quand l’art, la lumière et la poésie se rencontrent pour faire naître un éclat suspendu entre sacré et art contemporain.
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De la naissance de la lumière est un projet artistique multidisciplinaire né en 2012, lorsque le Centre de créativité du Gesù m’a invité à créer une crèche de Noël contemporaine. L’installation, présentée dans l’église, alliait sculpture, diaporamas numériques et mise en espace, en dialogue avec le lieu liturgique.
Treize ans plus tard, en 2025, ce projet a trouvé de nouveaux échos : un poème, des dessins et des estampes numériques ont vu le jour, inspirés par une photographie prise dans le transept nord lors du montage initial. Ce texte retrace la genèse de l’installation, les réactions qu’elle a suscitées, et les prolongements visuels et poétiques qui en ont découlé.
Avec le recul, De la naissance de la lumière peut aujourd’hui être relu comme une œuvre préfigurant ma démarche d’art numérique humaniste, où la technologie, la poésie et la lumière demeurent au service de l’expérience humaine, de la mémoire et du sens.
Cet article propose une traversée entre poésie, art sacré et création contemporaine, à partir d’une œuvre qui s’est transformée au fil du temps. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’art, de la mémoire et de la lumière dans l’expérience humaine.
Ce projet peut également être compris comme une forme de poésie visuelle numérique, où texte, image, lumière et mémoire se déploient à travers différents médiums.
Une œuvre multidisciplinaire entre art sacré, poésie visuelle et expérimentation contemporaine
Le poème:
De la naissance de la Lumière
De là où naît la lumière lueurs de corps des figures du reflet des lampions brûlent des cierges se consument l’orgue crie son souffle lieu sacré de l’espérance
De là où naît la lumière en porte-à-faux du sombre, des lumineux s’impriment dans les tissus de linceuls
De là naît l’origine … le commencement
La lumière comme origine
Dans ce poème, la lumière apparaît comme un point de passage entre le visible et l’invisible. Elle devient à la fois présence, mémoire et transformation, au cœur d’une expérience sensible et spirituelle.
De la naissance de la lumière : une installation sculpturale au Gesù
Origine du projet
En 2012, j’ai été invité par la directrice du Centre de créativité du Gesù, à Montréal, à concevoir une crèche de Noël pour l’église. Une proposition à la fois stimulante et exigeante : comment créer une œuvre contemporaine sur un thème vieux de deux millénaires ? Comment aborder une iconographie aussi chargée d’histoire pour tenter d’y insuffler un regard neuf ? Comment aborder le sacré avec de l’art contemporain ?
Intention artistique
J’ai choisi de travailler à partir du thème de la lumière, en développant l’installation sur deux niveaux de lecture :
Pour les catholiques : une crèche contemporaine symbolisant la naissance de l’enfant porteur de lumière.
Pour tous les autres : une œuvre artistique actuelle, peuplée de personnages futuristes et enrichie d’un univers visuel numérique.
Composantes de l’installation
L’installation comprenait douze figures en plâtre, agrémentées de bijoux, de métaux et de tissus. Leurs visages, blancs et presque anonymes, évoquaient la foule en attente — cette humanité guettant l’émergence de la lumière.
Leurs corps étaient composés de trépieds de photographie, apportant une touche contemporaine et délibérément non réaliste. Ce choix plaçait l’accent sur les têtes, sur la dimension symbolique, plus que sur la représentation corporelle.
L’œuvre intégrait également des diaporamas diffusés sur des écrans : des images numériques créées à partir de photographies, d’interventions infographiques, de logiciels d’imagerie et de sculpture numérique 3D. Ces projections prenaient la forme de « graffitis lumineux » et de sculptures virtuelles.
L’installation était évolutive : chaque semaine, je déplaçais les personnages, comme dans une chorégraphie silencieuse et j’ajoutais de nouvelles sources de lumière. La forme finale de l’installation a été faite de jour de Noël.
Réalisation et collaboration
Le montage dans l’église du Gesù fut un moment fort de ma carrière. J’ai eu le privilège de collaborer avec l’artiste Stella Pace, alors responsable de l’accompagnement technique des artistes invités. Stella, artiste multidisciplinaire remarquable, m’a non seulement épaulé dans la réalisation, mais elle a aussi profondément marqué mon parcours. Nos longues conversations m’ont permis de dépasser le syndrome de l’imposteur qui me tracassait alors. Parfois, la vie place les bonnes personnes sur notre route, au bon moment.
C’était la troisième fois que j’intervenais au Gesù. J’y avais déjà présenté une exposition solo, Les âmes souffrantes – La maladie mentale, ainsi qu’une sculpture intégrée à la collection permanente : Calvaire et Espérance. Avec De la naissance de la lumière, j’étais une fois de plus habité par le désir de créer dans le respect du lieu, de son histoire et des personnes qui le fréquentent.
Le lieu : le Gesù
Situé au cœur du centre-ville de Montréal, le Gesù est à la fois une église, un lieu de culte actif et un centre de créativité. Anciennement rattaché au Collège Sainte-Marie, premier établissement d’enseignement jésuite à Montréal, il a vu passer plusieurs figures marquantes de la culture québécoise. Le poète Émile Nelligan y a étudié, tout comme l’écrivain Hubert Aquin.
Aujourd’hui, le Gesù continue d’accueillir des expositions, des concerts et des créations artistiques contemporaines, dans un esprit de dialogue entre spiritualité, culture et art. C’est dans ce lieu chargé d’histoire et de sens que l’installation De la naissance de la lumière a été présentée, en dialogue avec l’espace liturgique et la mémoire collective.
Réception – Réactions et controverse
Présentée dans l’église du 2 décembre 2012 au 7 janvier 2013, l’installation a suscité une large gamme de réactions. Plusieurs visiteurs ont salué une approche contemporaine audacieuse. D’autres, au contraire, l’ont rejetée violemment.
Malgré le soin que j’ai pris pour honorer l’esprit du lieu, certaines réactions m’ont surpris par leur intensité. Des discussions avec des Jésuites m’ont aidé à faire face à cette réception contrastée. Sur le web, certains ont accusé l’installation de rendre hommage à Lucifer et aux Illuminati. Deux personnes ont même fait des crises en plein cœur de l’église, persuadées d’y voir le diable… Il a fallu les expulser…
Cette expérience m’a rappelé une vérité essentielle : l’artiste propose, mais chaque spectateur interprète selon son propre vécu, ses croyances, son état intérieur. L’œuvre devient alors un miroir, parfois paisible, parfois dérangeant.
Quelques photos de l’installation
Affiche – installation De la naissance de la lumière – Gesù,
De la naissance de la Lumière – Installation sculpturale – transept nord du Gesu
Vue de l’installation dans le transept nord du Gesu
Des personnages de l’installation De la naissance de la lumière
Quelques images des diaporamas
Graffitis lumineux créés à partir de sources lumineuses dans l’église
Sculpture virtuelle créée avec un logiciel de création en 3D
Graffitis lumineux et sculpture virtuelle
Là où naît la lumière : un reflet devenu vision
Avant de commencer le montage de l’installation dans l’église du Gesù, je m’y suis rendu à plusieurs reprises pour observer l’espace et planifier l’intervention. Lors d’une de ces visites, j’ai pris plusieurs photos du transept nord. L’une d’elles m’a profondément surpris : malgré la faible luminosité ambiante, un reflet lumineux intense est apparu sur l’image.
Ce qui m’a frappé, ce n’est pas seulement cette lumière inattendue dans une atmosphère presque obscure, mais la forme qu’elle semblait dessiner. Dans cette tache lumineuse, un personnage m’est apparu. Était-ce une simple paréidolie — ce phénomène où l’œil humain devine des formes familières dans le flou ou l’abstrait ?
Curieux de valider ma perception, j’ai montré la photo à un ami artiste. Avant même que je ne dise quoi que ce soit, il s’est exclamé : « C’est un spectre ! ». Lui aussi avait perçu une présence humaine, sans que je ne l’influence de quelque manière.
J’ai conservé cette image pendant plus de treize ans. Elle continue de m’intriguer, comme un fragment de mystère suspendu dans le temps. En 2025, j’ai décidé de revenir à cette vision, de l’interpréter à travers une série de dessins et d’estampes numériques. C’est ainsi qu’est né un nouveau corpus intitulé : Là où naît la lumière.
Photos du reflet lumineux
Photo du reflet lumineux au Gesu
Photo du reflet lumineux au Gesu – Agrandissement
Là où naît la lumière; les dessins
Là où naît la lumière – Dessin 1 (dessin sur papier avec fusain, gouache, pastel, encre, acrylique, craie et crayons)
Là où naît la lumière – Dessin 2 (dessin sur papier avec fusain, gouache, pastel, encre, acrylique, craie et crayons)
Là où naît la lumière; les estampes numériques
Là où naît la lumière – Estampe numérique 1
Là où naît la lumière – Estampe numérique 2
Une autre histoire de lumière
En décembre 2012, la journaliste Chantal L’Heureux, du Magazine Radio In Situ, est venue me rencontrer pour réaliser un article sur l’installation De la naissance de la lumière. Afin d’illustrer son reportage, elle m’a photographié devant deux sculptures et un écran qui diffusait un des diaporamas de l’exposition.
Au moment précis où elle a appuyé sur le déclencheur, un employé du Centre de créativité du Gesù a éteint les lumières de l’église — sans le savoir, il venait de transformer cette prise de vue en une image singulière et énigmatique.
C’est lors de la publication de cette photo que la controverse a éclaté. Une personne, sans doute influencée par l’ambiance dramatique de l’image, a commencé à présenter l’installation comme un hommage à Lucifer et aux Illuminati. Ce fut le début d’une série d’interprétations étonnantes — et troublantes — autour de l’œuvre. Voici cette photo:
Gilles Vallée devant l’installation De la naissance de la lumière, Gesù, 2012 – Photo : Chantal L’Heureux
Et si la lumière ne naissait pas là où on l’attend ?
Créer dans un lieu chargé d’histoire, avec ses rituels, ses attentes, ses croyances, m’a confronté à l’essence même de l’acte artistique : proposer une vision, tout en acceptant qu’elle nous échappe dès qu’elle rencontre le regard de l’autre. Treize ans plus tard, De la naissance de la lumière continue d’émettre ses reflets, à travers mes souvenirs, mes dessins, mes estampes numériques et mes poèmes. Elle m’accompagne, comme un éclat ancien dont la source est peut-être plus proche que je ne le croyais : quelque part en moi.
Art numérique humaniste et mémoire de l’œuvre
Cette œuvre peut aujourd’hui être relue à travers ma démarche en art numérique humaniste, où les créations se prolongent dans le temps, se transforment et circulent entre différents médiums.
De l’installation physique à l’image numérique, puis au poème, l’œuvre devient une mémoire vivante.
L’œuvre ne se limite plus à un lieu ni à un moment : elle se prolonge dans le temps, dans la mémoire et dans le réseau.
Explorer différentes dimensions de l’expérience humaine
Image numérique « Viens, on va déchirer le ciel » – Poème
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Ce poème explore la matière du monde à travers les sens déjoués, les paysages intérieurs, et l’acte poétique comme un geste de fracture et de réparation. Une traversée entre chaos et renaissance, où l’on tente de raccommoder l’univers en lambeaux.
Poème-image et perception du monde
Dans ce poème-image, les sens se croisent et se confondent. L’odeur devient sonore, la vue devient tactile. Le langage poétique agit comme une matière vivante, capable de déformer le réel pour en révéler une autre dimension.
Un poème, un voyage sensoriel entre effondrement et poésie de la démesure
VIENS, ON VA DÉCHIRER LE CIEL
j’entends l’odeur de la cime l’âcreté de la plaine je sens la vue de l’eau l’image de l’infime
lueurs de corps mémoires d’étreintes vieillir d’érosion
fait de traces d’éclats et de silences la destruction poétique des confins du monde
on peut aller déchirer le ciel le découdre le faufiler
on peut le porter à fracture le peindre à démesure le dégrossir comme l’odeur de la couleur
imploser dans la forêt d’arbres et de sous-bois dans le lac au jardin de roches dans le lit de l’échouement
on peut saupoudrer d’étincelles les boisés des tourterelles … les vaisseaux – et les hirondelles et la mer; et les mers
j’habite les neiges éternelles de mon hiver de fleurs de glace des perce-neiges qui frémissent et d’échouage prennent place
raccommoder le ciel poétique je ne peux romance rapiécer l’organique le minéral et la semence
je squatte les nuits noires m’illumine des nuits blanches m’expose sans gloire en courbes, en lignes d’hanche
Viens, on va déchirer le ciel pour entrevoir l’univers voir le néant en expansion, qui se désintègre pour renaitre
les mots trainent dans le salon, près du cendrier; avec les cendres du ciel il faudra les écrire les dire
Art numérique humaniste et langage sensible
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le langage devient un espace d’exploration de l’expérience humaine.
L’écriture ne décrit pas le monde : elle le traverse, le fracture, et tente de le recomposer à partir de la mémoire, des sensations et de la présence.
Poésie et art numérique se rencontrent dans une exploration du corps en mutation — une mémoire en perpétuelle réécriture.
Mutations perpétuelles – œuvre originale
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Et si le corps gardait en lui les marques du temps comme un palimpseste en perpétuelle réécriture ? « Mutations perpétuelles » explore, entre poésie et art numérique, la mémoire fragmentée de nos métamorphoses intérieures. Un voyage visuel et poétique à travers les traces du temps sur le corps, entre textures hybrides et distorsions numériques.
Corps, mémoire et transformation numérique
Dans cette œuvre, le corps devient une surface d’inscription du temps. Les textures, les altérations et les distorsions numériques traduisent une mémoire en constante transformation, entre présence et disparition.
Présentation de l’œuvre
Mutations perpétuelles est une œuvre d’art numérique réalisée à partir de logiciels graphiques professionnels, sans recours à l’intelligence artificielle. L’image originale, entièrement conçue manuellement, représente un visage en transformation — fusion de textures minérales et organiques — évoquant les empreintes du temps sur la matière vivante. Cette création explore, par une approche artisanale du numérique, la mémoire du corps en mutation.
Le poème
Mutations perpétuelles
entre deux battements de siècle le temps sculpte le minéral glitch organique; altérations corps fractal et fébrile d’humus et de souffle
mes cellules contiennent toutes les galaxies lèvres sensuelles suspendues aux frontières des fontaines blanches mouvements de l’expansion perpétuelle des regards noyés d’éclipse
je scrute les univers avant d’atteindre l’horizon des événements … l’inévitable trou noir de l’absence …
Les images
Ces variations visuelles prolongent le poème en explorant différentes formes de transformation du corps.
Art numérique : variation de l’œuvre originale
Mutations perpétuelles – variation artistique
Variation artistique de l’œuvre originale; Close-up
Versions Glitch art
Le Glitch art explore la beauté des erreurs numériques : distorsions visuelles, fragments disloqués, interférences imprévues. En détournant les dysfonctionnements technologiques, il donne naissance à une esthétique de l’accident, où le bug devient langage. Dans ce projet, le glitch agit comme une métaphore de la mémoire fragmentée — un corps altéré, en constante reconfiguration.
Le glitch agit ici comme une écriture du temps, révélant les fractures invisibles de la mémoire et du corps.
Mutations perpétuelles-glitch1
Image glitchée où le visage semble fragmenté par une fracture temporelle, entre effacement numérique et dislocation physique.
Mutations perpétuelles – glitch2
Glitch art; visage altéré comme une mémoire défaillante, marquée par des interférences visuelles.
Mutations perpétuelles – glitch3
Glitch art; visage altéré avec un accident visuel au niveau des yeux.
Mutations perpétuelles – glitch4
Variation glitch où le visage devient matière mouvante, brouillée, instable — comme en pleine reconfiguration.
Ce projet interroge la matière du temps dans les chairs numériques — un poème visuel où le corps, fragmenté, devient mémoire en mutation.
Art numérique humaniste et mémoire du corps
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le numérique devient un espace pour explorer l’expérience humaine.
Le corps, fragmenté et recomposé, devient ici une mémoire vivante, traversée par le temps, les transformations et les traces du vécu.
Un hommage poétique et sculptural à Camille Claudel, entre art, mémoire et enfermement, où la sculpture devient cri de résistance et de beauté.
L’Asile de Camille
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À travers cette sculpture intitulée L’Asile de Camille, j’ai voulu rendre hommage à Camille Claudel, sculptrice de génie, longtemps reléguée à l’ombre, enfermée et réduite au silence durant les trente dernières années de sa vie.
Ce billet présente un poème inspiré par son destin tragique, un texte sur la genèse de la sculpture, et quatre photographies de l’œuvre. Ce projet explore, entre matière et mémoire, la fragile frontière entre la souffrance et l’acte de création.
Ce projet peut également être compris comme une forme de poésie visuelle numérique, où la sculpture, le texte et l’image participent à une même œuvre de mémoire.
Mémoire, enfermement et création
Cette œuvre explore la tension entre création artistique et enfermement, en donnant une forme à la mémoire d’une artiste réduite au silence, mais jamais effacée.
Camille Claudel : mémoire d’une artiste muselée
L’Asile de Camille : De l’ombre à l’oubli (Poème)
dans l’ombre de l’homme dans le corps de la femme dans la matière je demeure de l’argile crue je deviens bronze
la modèle en torsion la sensualité du plâtre humide des corps enlacés de marbre
l’asile internement et muselage de la voix singulière dans une fosse commune mémoire d’injustice
La sculpture L’Asile de Camille
Réalisée en 2009, cette sculpture est un hommage à Camille Claudel. Elle s’inscrit dans un corpus d’œuvres consacrées à la maladie mentale, présenté en 2011 lors de mon exposition Les âmes souffrantes – La maladie mentale au Gesù à Montréal dans le cadre des activités du Centre de Créativité.
Cette même année, L’Asile de Camille a également été exposée lors de mon exposition Les Contemplateurs, au Centre d’exposition en arts visuels Boréart, à Granby.
À travers cette œuvre, j’ai voulu évoquer l’enfermement, l’effacement, mais aussi la persistance de la mémoire créatrice face à l’injustice.
Notes techniques : La sculpture a été réalisée avec de l’argile crue, du métal, du verre et de la pierre. Le visage a été sculpté dans de l’albâtre.
Photos de la sculpture
L’Asile de Camille – Vue latérale
L’Asile de Camille – Vue frontale
Détail du visage – Sculpture « L’Asile de Camille »
Art numérique humaniste et mémoire des artistes
Cet hommage s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’art devient un espace de mémoire et de transmission.
À travers la sculpture, la poésie et sa diffusion numérique, l’œuvre participe à maintenir vivante la présence d’artistes dont la voix a été réduite au silence.
Quelques repères biographiques sur Camille Claudel
Camille Claudel (Photo libre de droits)
Camille Claudel (1864–1943) est une sculptrice française de grand talent, longtemps éclipsée par la figure de Rodin, avec qui elle a entretenu une relation aussi passionnée que tourmentée. Internée à l’âge de 49 ans, elle passera les 30 dernières années de sa vie en asile, souvent isolée, sans jamais cesser d’habiter la mémoire collective comme une figure tragique de la création muselée.
Citation de Camille Claudel sur la solitude et l’enfermement
« Je vis dans un monde si curieux, si étrange… Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar. »
Référence
(Lettre à Eugène Blot, 21 août 1913)
Camille Claudel est aujourd’hui reconnue comme une figure majeure de la sculpture moderne, dont l’œuvre continue d’influencer l’histoire de l’art.
Créer, c’est refuser l’effacement
Explorer différentes dimensions de l’expérience humaine
Dans ce poème, l’écriture devient un acte de résistance. Les mots ne sont plus seulement des signes : ils deviennent des gestes, des armes symboliques, capables de dénoncer, de préserver la mémoire et d’affirmer une présence.
Ce poème engagé explore la puissance des mots dans les luttes sociales, politiques et culturelles.
Écrire pour résister Un poème sur la lutte et la liberté
LES LUTTES DE L’ENCRIER
De l’encre qui coule vers un peuple Des mots pour faire naître une nation Les plumes comme guerrières de papier Porter fièrement sa langue et ses mots
Des écritures de poings levés pour dénoncer des guerres, des génocides, des injustices Chaque mot est combat Chaque phrase une épée Chaque rature est une blessure
Scribouiller, mais dire, oser dire … une expression de révolte, de force, de solidarité… même en gribouillant, il faut dire
Batailler l’écrit et le mot pour faire acte de résistance, S’escrimer à être … à continuer d’être, à survivre
Bagarrer et défendre la liberté Ferrailler contre le silence des pages blanches
Mots de dissidence Encre et plumes de désobéissance
Art numérique humaniste et écriture engagée
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un moyen d’habiter le monde et de résister à l’effacement.
À travers sa diffusion dans le réseau, le texte agit comme une trace vivante, un acte de parole inscrit dans la mémoire collective.
Un poème contemporain sur la démence et la maladie d’Alzheimer, explorant la désintégration de l’identité, la perte de mémoire et les éclats de lucidité dans les marges de la conscience.
Image numérique – CARTOGRAPHIE DE LA DÉMENCE
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
À travers une écriture fragmentaire et sensorielle, ce poème explore la lente dérive cognitive et émotionnelle liée à la maladie d’Alzheimer. Une immersion poétique dans les territoires incertains de la mémoire, entre perception altérée, disparition de soi et éclats de lucidité.
Ce poème s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire, la désintégration de l’identité et la fragilité humaine, au cœur de ma démarche d’art numérique humaniste.
Mémoire, identité et désintégration
Dans ce poème, j’explore la perte progressive de la mémoire et l’effritement de l’identité. Entre fragments, répétitions et perceptions altérées, l’écriture tente de saisir ce qui disparaît.
Poésie sur le thème de la démence et de la maladie d’Alzheimer
entre silences et absences _ diagnostic en paroles d’ébène maladie de l’oubliance en espace liminal
créer des souvenirs pour les effacer; Émergence du vide et du silence en danse elliptique – rupture – mouvements et balancements dans les cendres de mémoire
l’odeur passée de l’humus en forêt aucun sens ne se souvient de la peau douce des mots et des pensées disloqués dans un cadre de porte au seuil d’un cadre de porte …
réminiscence de l’oubli en état suspendu perception altérée du temps et des images effacées
tête morcelée en collages cubistes « vivre avec » des réalités en fragments d’identités souvent déconstruites éclats d’impressions et de sensations
un orignal marche au travers des arbres sur le mur blanc de la chambre de l’hôpital – vagabondage labyrinthique … errance en territoire mental
on garde les portes barrées dans l’aile de la démence – l’inacceptable sous contention dans un lit de camp une odeur de camphre
traces imprimées en lignes brisées temporalité fractale découpée
le piano du salon des malades avale mes mains coupées je joue des arpèges descendants dans les mécanismes des horloges déréglées
j’oublie musique et chants – métronome de démesure et de rythme irrégulier obsession et boucle mentale sans fin répéter répéter
je dessine au fusain sur la pénombre de mon identité fragmentée j’écris à l’encre noire sur une feuille de nuit morcelée fragmentation de ma dérive en sculptant dans le marbre de mes peurs
voyance, prédiction : l’avenir sera leurre
« orphelinage des souvenirs; NOUS vous oublierons »
Art numérique humaniste et mémoire fragmentée
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la mémoire — même altérée ou en voie de disparition — demeure une trace essentielle de l’expérience humaine.
À travers sa diffusion dans le réseau, ce texte devient une présence fragile, une tentative de conserver ce qui s’efface.
Un micro poème qui explore les détours de la pensée, les fragments d’une errance intérieure et les courbes imprévisibles du langage.
Errance sur une ligne courbe de mots – Image numérique
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Errance, langage et trajectoire intérieure
Dans ce micro poème, j’explore les détours de la pensée et les lignes imprévisibles du langage. L’écriture devient un mouvement, une trajectoire courbe où l’esprit dérive entre images et sensations.
Là où l’univers commence : Poésie contemporaine
Doute sur le chemin de l’incertitude
Si vous désirez m’écrire, le postier me trouvera si vous écrivez sur l’enveloppe « Croqueur d’images célestes En ligne courbe pour toujours »
A mille lieux de mes yeux, l’Univers se déploie.
Art numérique humaniste et écriture fragmentaire
Ce micro poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une forme d’exploration intérieure.
Dans le réseau, ces fragments de langage circulent comme des traces sensibles de l’expérience humaine, entre image, pensée et perception.
Écrire, c’est suivre une ligne que l’on ne contrôle pas.
Un poème contemporain sur le deuil et la mort, où la douleur, la mémoire et l’absence s’entrelacent dans une écriture sensible explorant la fragilité humaine et la persistance du souvenir.
Poème sur le deuil ; Le silence des couteaux de jet
Cet article fait partie de la série POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT → Voir la série complète
Découvrez « Le silence des couteaux de jet », un poème sur le deuil et la perte. À travers une écriture sensible et contemporaine, ce texte explore la douleur de l’absence, la mémoire des êtres chers et le poids du vide laissé derrière eux. Une poésie d’émotion brute, entre fragilité et résilience.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des espaces de présence, de mémoire et de partage de l’expérience humaine face à la perte.
Cet article s’inscrit dans la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, où j’explore les expériences liées à la finitude, à la mémoire et aux passages entre la vie et la mort.
Poésie contemporaine sur le deuil et la mort
La mort d’un(e) proche nous arrive en plein cœur comme un couteau de jet lancé avec violence par la vie.
Viscérale; Frontale une attaque soudaine, ciblée; sans défense possible
*
… déstabilisés …
les oiseaux ne volent plus … mais planent … tombent … s’écrasent … s’empaillent …
les pigeons voyageurs irradient l’immensité mille et une dérives le cri des ailes
*
vide laissé dans les gestes du quotidien
mémoire corporelle dans l’odeur, la voix silence de l’absence : vacarme à tue-tête
il n’y a plus de service à ce numéro; veuillez raccrocher … inutile de recomposer !
on ressent le deuil jusque dans l’ossature
*
il manque quelqu’un autour de la table… il manque de plus en plus de monde autour de la table bientôt il ne restera plus que la table et les chaises … que des souvenirs fossilisés, inachevés …
et moi … en fragments …
*
les larmes de deuil sont lourdes … elles pèsent le poids de l’absence …
*
les mains pleines de ciel l’espérance des espaces célestes
calvaire … dérapage contrôlé des héritiers de l’absence perte de contrôle jusqu’à la frontière du point de rupture de la naissance de la lumière
*
coule dans la rivière des reliquaires, des ossuaires ruisseau des souvenirs d’Éther et d’Ébène gravures de sanctuaires
rituels conscience collective imagerie divine
*
quand on parle aux ancêtres dans un cimetière, les mots tombent par terre devant les stèles. Je danse avec des bonhommes de pierre dans mes territoires de paroles intérieures nous sommes passés par ici …
les paroles lancées dans l’univers ne vont nulle part, elles tombent elles aussi par terre, au pied des stèles les mots troubles ne sont pas des semences …
*
voile sombre du noir d’os; pénombre brunâtre des autoportraits en rupture de clair-obscur
un carrosse sans noce des écrits de murmures sur des murs; des éraflures
le vert de gris des toits des églises désacralisées funérailles de noir d’ivoire dans la lumière bleutée de la chorale en chants; un cœur endeuillé fractures de partition métronome au rythme irrégulier; aux éclats de vermillon
émotions fractales de chimères déchirure et masse informe de mes brumes du matin de la dormance des instinct
*
une lettre ouverte en fermeture de la vie
la vélocité des couteaux de jet
tenir ferme la hampe de la lance la tige de la fleur sauvage
descendance organique héritage génétique ancêtres en compostage
*
Mélancolie des corps
Les larmes de deuil sont si lourdes… Elles pèsent le poids de l’absence …
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Version vidéo
La vidéo « Le poème Le silence des couteaux de jet » sur Youtube
Art numérique humaniste et mémoire du deuil
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un espace de mémoire et de présence face à la perte.
Dans le réseau, ces mots agissent comme des traces sensibles, prolongeant la mémoire des absents dans une forme de continuité humaine.
Un poème court sur le deuil et la peur, où les vents deviennent métaphores des tourments intérieurs et des cris de l’âme face à la fragilité de l’existence.
Cet article fait partie de la série POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT → Voir la série complète
Deuil, peur et tempêtes intérieures
Dans ce poème court, j’explore les turbulences émotionnelles liées au deuil et à la peur. Les vents deviennent une métaphore des cris intérieurs, révélant la fragilité de l’esprit face à l’instabilité du monde.
Cet article s’inscrit dans la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, où j’explore les expériences liées à la finitude, à la mémoire et aux passages entre la vie et la mort.
Poésie : LES VENTS POUSSENT DES CRIS
les mains pleines de ciel de lames barbelées de larmes vagabondes
l’érosion des berges l’implosion des arcs en ciel l’implosion des arbres … des fleurs … de ma pensée … de ma pensée circulaire… … de ma pensée de carrefour giratoire en trompe-l’œil
Les vents poussent des cris dans la froidure de mes peurs et de mes deuils des matins de glace dans mon hiver de neiges éternelles
Art numérique humaniste et fragilité émotionnelle
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une manière d’exprimer les zones de fragilité et les tensions intérieures de l’expérience humaine.
Dans le réseau, ces fragments poétiques circulent comme des traces sensibles de nos peurs, de nos pertes et de nos états de déséquilibre.