Les Hybrides surréalistes — Poème-image, poésie visuelle & art numérique

Les Hybrides surréalistes : exploration poétique et visuelle de l’hybridation entre visages androgynes et formes fractales en art numérique.

Estampe numérique surréaliste représentant un visage androgyne partiellement dissimulé par des formes fractales roses et rouges, œuvre hybride de Gilles Vallée.

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
→ Voir la série complète

Les Hybrides surréalistes – Poésie hybride en art numérique par Gilles Vallée : un poème, une série d’estampes numériques et une vidéo artistique explorant l’hybridation entre visages androgynes et formes fractales, entre rêve, abstraction et matière numérique.

Cet article s’inscrit dans ma série « Poésie visuelle & écritures numériques », où j’explore les formes contemporaines de poésie visuelle, les poèmes-images et les écritures hybrides dans l’environnement du web.

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Poème – Les Hybrides surréalistes

Organicité,
hybridité,
répétitions des structures,
la géométrie des liaisons.
je suis fragment de la nature

Les arbres généalogiques métissés
proposent des visages androgynes
dans la forêt des architectures fractales
et des esquisses les plus fines.
Tout se confond et se transforme.
Dès la naissance, nous plongeons dans
des univers de mutations pour les
identités les plus fluides.

mouvance et métamorphoses
la chair de l’hybridation
relations intimes et osmose
au cœur de l’abstraction

Comme la voilure propulse un vaisseau,
le voile translucide sur mes visages me
porte vers des avenirs qui bordent
les plus fins rivages.

Les estampes numériques

Dans cette galerie, je vous invite à découvrir Les Hybrides surréalistes : une série d’estampes numériques où des visages androgynes se voilent, se révèlent et se transforment au cœur de structures fractales. Chaque image est une variation sur l’hybridation — entre la chair et l’abstraction, le rêve et la matière numérique.

Ce type de création s’inscrit dans une pratique plus large de poésie visuelle et de poèmes-images, où le texte devient une forme intégrée à l’image et à la matière numérique.

Estampe numérique surréaliste représentant un visage androgyne aux lèvres vertes, partiellement dissimulé par des formes fractales vertes et nacrées, œuvre hybride de Gilles Vallée.
Estampe numérique surréaliste représentant un visage androgyne aux lèvres vertes, voilé par des structures géométriques translucides aux teintes vert émeraude, œuvre hybride de Gilles Vallée.
Estampe numérique surréaliste représentant un visage androgyne aux lèvres bleues, immergé dans un tourbillon de motifs fractals bleutés et blancs, évoquant une atmosphère onirique, œuvre hybride de Gilles Vallée.
Estampe numérique surréaliste représentant un visage androgyne aux lèvres bleues, fusionné avec des motifs fractals en expansion aux teintes turquoise, violette et indigo, évoquant une poésie visuelle, œuvre hybride de Gilles Vallée.
Estampe numérique surréaliste représentant un visage androgyne aux yeux clos et aux lèvres rosées, fondu dans un halo blanc et bordé de motifs fractals organiques en beige et noir, œuvre hybride de Gilles Vallée.
Estampe numérique surréaliste représentant un visage androgyne aux lèvres vertes, fondu dans un réseau spiralé de motifs fractals verts et orangés, dans une atmosphère spectrale, œuvre hybride de Gilles Vallée.
Estampe numérique surréaliste représentant un visage androgyne à la peau verdâtre et aux lèvres violettes, émergeant d’un réseau de motifs fractals rosés et blancs, dans une composition éthérée signée Gilles Vallée.
Estampe numérique surréaliste en noir et blanc représentant un visage androgyne aux lèvres sombres, partiellement dissimulé par des volutes fractales complexes, dans une composition poétique signée Gilles Vallée.
Estampe numérique surréaliste représentant une tête androgyne aux lèvres magenta, partiellement voilée par des structures géométriques évoquant une cité abstraite, œuvre hybride de Gilles Vallée.

La vidéo

Cette courte vidéo — moins de deux minutes — est une traversée visuelle dans l’univers des Hybrides surréalistes. Publiée sur ma chaîne YouTube Art Digital Express, elle fait défiler une succession d’images où l’androgynie et l’abstraction se mêlent, révélant la poésie mouvante des formes fractales et des visages en métamorphose.

Les Hybrides – art numérique surréaliste explore les frontières mouvantes entre identité, abstraction et organicité. Visages androgynes et architectures fractales se croisent, se confondent et se transforment. Chaque image interroge l’hybridation : entre réel et imaginaire, corps et machine, visible et inconscient.

Conclusion – Entre chair, lumière et algorithmes

Les Hybrides surréalistes ne sont ni tout à fait humains, ni totalement abstraits.
Ils se nourrissent de textures numériques, de lumières colorées et de fragments de rêves.
Chaque visage androgyne est une énigme visuelle, un territoire mouvant où s’entrelacent la chair et l’algorithme, le geste créatif et la logique mathématique.

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Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes explorent l’expérience humaine :

Poésie & images — corpus de poèmes-images
Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste
Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les images et les mots deviennent des formes de présence et de mémoire dans l’espace numérique.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

De la naissance de la lumière : Art sacré, poésie, sculpture et art numérique

Quand l’art, la lumière et la poésie se rencontrent pour faire naître un éclat suspendu entre sacré et art contemporain.

Une silhouette d'homme en noir avec des rayons lumineux - le titre écrit sur la silhouette

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
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De la naissance de la lumière est un projet artistique multidisciplinaire né en 2012, lorsque le Centre de créativité du Gesù m’a invité à créer une crèche de Noël contemporaine. L’installation, présentée dans l’église, alliait sculpture, diaporamas numériques et mise en espace, en dialogue avec le lieu liturgique.

Treize ans plus tard, en 2025, ce projet a trouvé de nouveaux échos : un poème, des dessins et des estampes numériques ont vu le jour, inspirés par une photographie prise dans le transept nord lors du montage initial. Ce texte retrace la genèse de l’installation, les réactions qu’elle a suscitées, et les prolongements visuels et poétiques qui en ont découlé.

Avec le recul, De la naissance de la lumière peut aujourd’hui être relu comme une œuvre préfigurant ma démarche d’art numérique humaniste, où la technologie, la poésie et la lumière demeurent au service de l’expérience humaine, de la mémoire et du sens.

Cet article propose une traversée entre poésie, art sacré et création contemporaine, à partir d’une œuvre qui s’est transformée au fil du temps. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’art, de la mémoire et de la lumière dans l’expérience humaine.

Ce projet peut également être compris comme une forme de poésie visuelle numérique, où texte, image, lumière et mémoire se déploient à travers différents médiums.

Une œuvre multidisciplinaire entre art sacré, poésie visuelle et expérimentation contemporaine

Le poème:

De la naissance de la Lumière

De là où naît la lumière
lueurs de corps
des figures du reflet
des lampions brûlent
des cierges se consument
l’orgue crie son souffle
lieu sacré de l’espérance

De là où naît la lumière
en porte-à-faux du sombre,
des lumineux s’impriment
dans les tissus de linceuls

De là naît l’origine …
le commencement

La lumière comme origine

Dans ce poème, la lumière apparaît comme un point de passage entre le visible et l’invisible. Elle devient à la fois présence, mémoire et transformation, au cœur d’une expérience sensible et spirituelle.

De la naissance de la lumière : une installation sculpturale au Gesù

Origine du projet

En 2012, j’ai été invité par la directrice du Centre de créativité du Gesù, à Montréal, à concevoir une crèche de Noël pour l’église. Une proposition à la fois stimulante et exigeante : comment créer une œuvre contemporaine sur un thème vieux de deux millénaires ? Comment aborder une iconographie aussi chargée d’histoire pour tenter d’y insuffler un regard neuf ? Comment aborder le sacré avec de l’art contemporain ?

Intention artistique

J’ai choisi de travailler à partir du thème de la lumière, en développant l’installation sur deux niveaux de lecture :

  • Pour les catholiques : une crèche contemporaine symbolisant la naissance de l’enfant porteur de lumière.
  • Pour tous les autres : une œuvre artistique actuelle, peuplée de personnages futuristes et enrichie d’un univers visuel numérique.

Composantes de l’installation

L’installation comprenait douze figures en plâtre, agrémentées de bijoux, de métaux et de tissus. Leurs visages, blancs et presque anonymes, évoquaient la foule en attente — cette humanité guettant l’émergence de la lumière.

Leurs corps étaient composés de trépieds de photographie, apportant une touche contemporaine et délibérément non réaliste. Ce choix plaçait l’accent sur les têtes, sur la dimension symbolique, plus que sur la représentation corporelle.

L’œuvre intégrait également des diaporamas diffusés sur des écrans : des images numériques créées à partir de photographies, d’interventions infographiques, de logiciels d’imagerie et de sculpture numérique 3D. Ces projections prenaient la forme de « graffitis lumineux » et de sculptures virtuelles.

L’installation était évolutive : chaque semaine, je déplaçais les personnages, comme dans une chorégraphie silencieuse et j’ajoutais de nouvelles sources de lumière. La forme finale de l’installation a été faite de jour de Noël.

Réalisation et collaboration

Le montage dans l’église du Gesù fut un moment fort de ma carrière. J’ai eu le privilège de collaborer avec l’artiste Stella Pace, alors responsable de l’accompagnement technique des artistes invités. Stella, artiste multidisciplinaire remarquable, m’a non seulement épaulé dans la réalisation, mais elle a aussi profondément marqué mon parcours. Nos longues conversations m’ont permis de dépasser le syndrome de l’imposteur qui me tracassait alors. Parfois, la vie place les bonnes personnes sur notre route, au bon moment.

C’était la troisième fois que j’intervenais au Gesù. J’y avais déjà présenté une exposition solo, Les âmes souffrantes – La maladie mentale, ainsi qu’une sculpture intégrée à la collection permanente : Calvaire et Espérance. Avec De la naissance de la lumière, j’étais une fois de plus habité par le désir de créer dans le respect du lieu, de son histoire et des personnes qui le fréquentent.

Le lieu : le Gesù

Situé au cœur du centre-ville de Montréal, le Gesù est à la fois une église, un lieu de culte actif et un centre de créativité. Anciennement rattaché au Collège Sainte-Marie, premier établissement d’enseignement jésuite à Montréal, il a vu passer plusieurs figures marquantes de la culture québécoise. Le poète Émile Nelligan y a étudié, tout comme l’écrivain Hubert Aquin.

Aujourd’hui, le Gesù continue d’accueillir des expositions, des concerts et des créations artistiques contemporaines, dans un esprit de dialogue entre spiritualité, culture et art. C’est dans ce lieu chargé d’histoire et de sens que l’installation De la naissance de la lumière a été présentée, en dialogue avec l’espace liturgique et la mémoire collective.

Réception – Réactions et controverse

Présentée dans l’église du 2 décembre 2012 au 7 janvier 2013, l’installation a suscité une large gamme de réactions. Plusieurs visiteurs ont salué une approche contemporaine audacieuse. D’autres, au contraire, l’ont rejetée violemment.

Malgré le soin que j’ai pris pour honorer l’esprit du lieu, certaines réactions m’ont surpris par leur intensité. Des discussions avec des Jésuites m’ont aidé à faire face à cette réception contrastée. Sur le web, certains ont accusé l’installation de rendre hommage à Lucifer et aux Illuminati. Deux personnes ont même fait des crises en plein cœur de l’église, persuadées d’y voir le diable… Il a fallu les expulser…

Cette expérience m’a rappelé une vérité essentielle : l’artiste propose, mais chaque spectateur interprète selon son propre vécu, ses croyances, son état intérieur. L’œuvre devient alors un miroir, parfois paisible, parfois dérangeant.

Quelques photos de l’installation

Affiche - installation De la naissance de la lumière - Gesù, l'image montre des personnage de la crèche
Affiche – installation De la naissance de la lumière – Gesù,
Photo montrant des personnages surréalistes de l'installation dans le transept nord de l'église du Gesu
De la naissance de la Lumière – Installation sculpturale – transept nord du Gesu
Photo du transept nord de l'église du Gesu avec une vue d'ensemble de l'installation et des sources de lumière
Vue de l’installation dans le transept nord du Gesu
Image montrant des personnages surréalistes sur fond noir
Des personnages de l’installation De la naissance de la lumière

Quelques images des diaporamas

Graffitis lumineux créés a partir de sources lumineuses dans l'église - sur fond noir
Graffitis lumineux créés à partir de sources lumineuses dans l’église
Sculpture virtuelle créée avec un logiciel de création en 3D - image numérique
Sculpture virtuelle créée avec un logiciel de création en 3D
Graffitis lumineux et une sculpture virtuelle sur un fond noir
Graffitis lumineux et sculpture virtuelle

Là où naît la lumière : un reflet devenu vision

Avant de commencer le montage de l’installation dans l’église du Gesù, je m’y suis rendu à plusieurs reprises pour observer l’espace et planifier l’intervention. Lors d’une de ces visites, j’ai pris plusieurs photos du transept nord. L’une d’elles m’a profondément surpris : malgré la faible luminosité ambiante, un reflet lumineux intense est apparu sur l’image.

Ce qui m’a frappé, ce n’est pas seulement cette lumière inattendue dans une atmosphère presque obscure, mais la forme qu’elle semblait dessiner. Dans cette tache lumineuse, un personnage m’est apparu. Était-ce une simple paréidolie — ce phénomène où l’œil humain devine des formes familières dans le flou ou l’abstrait ?

Curieux de valider ma perception, j’ai montré la photo à un ami artiste. Avant même que je ne dise quoi que ce soit, il s’est exclamé : « C’est un spectre ! ». Lui aussi avait perçu une présence humaine, sans que je ne l’influence de quelque manière.

J’ai conservé cette image pendant plus de treize ans. Elle continue de m’intriguer, comme un fragment de mystère suspendu dans le temps. En 2025, j’ai décidé de revenir à cette vision, de l’interpréter à travers une série de dessins et d’estampes numériques. C’est ainsi qu’est né un nouveau corpus intitulé : Là où naît la lumière.

Photos du reflet lumineux

Photo du reflet lumineux au Gesu
Photo du reflet lumineux au Gesu
Photo du reflet lumineux au Gesu - Agrandissement
Photo du reflet lumineux au Gesu – Agrandissement

Là où naît la lumière; les dessins

Dessin en noir et blanc montrant un personnage avec un chapeau
Là où naît la lumière – Dessin 1 (dessin sur papier avec fusain, gouache, pastel, encre, acrylique, craie et crayons)
Dessin avec un visage entouré de cercles de couleur
Là où naît la lumière – Dessin 2 (dessin sur papier avec fusain, gouache, pastel, encre, acrylique, craie et crayons)

Là où naît la lumière; les estampes numériques

Estampe numérique avec un personnage en noir et blanc et des rayons de lumière
Là où naît la lumière – Estampe numérique 1
Des rayons lumineux et une forme humaine dans la lumière
Là où naît la lumière – Estampe numérique 2

Une autre histoire de lumière

En décembre 2012, la journaliste Chantal L’Heureux, du Magazine Radio In Situ, est venue me rencontrer pour réaliser un article sur l’installation De la naissance de la lumière. Afin d’illustrer son reportage, elle m’a photographié devant deux sculptures et un écran qui diffusait un des diaporamas de l’exposition.

Au moment précis où elle a appuyé sur le déclencheur, un employé du Centre de créativité du Gesù a éteint les lumières de l’église — sans le savoir, il venait de transformer cette prise de vue en une image singulière et énigmatique.

C’est lors de la publication de cette photo que la controverse a éclaté. Une personne, sans doute influencée par l’ambiance dramatique de l’image, a commencé à présenter l’installation comme un hommage à Lucifer et aux Illuminati. Ce fut le début d’une série d’interprétations étonnantes — et troublantes — autour de l’œuvre. Voici cette photo:

Gilles Vallée devant son installation "De la naissance de la lumière", église du Gesù, 2012.
Gilles Vallée devant l’installation De la naissance de la lumière, Gesù, 2012 – Photo : Chantal L’Heureux

Et si la lumière ne naissait pas là où on l’attend ?

Créer dans un lieu chargé d’histoire, avec ses rituels, ses attentes, ses croyances, m’a confronté à l’essence même de l’acte artistique : proposer une vision, tout en acceptant qu’elle nous échappe dès qu’elle rencontre le regard de l’autre.
Treize ans plus tard, De la naissance de la lumière continue d’émettre ses reflets, à travers mes souvenirs, mes dessins, mes estampes numériques et mes poèmes. Elle m’accompagne, comme un éclat ancien dont la source est peut-être plus proche que je ne le croyais : quelque part en moi.

Art numérique humaniste et mémoire de l’œuvre

Cette œuvre peut aujourd’hui être relue à travers ma démarche en art numérique humaniste, où les créations se prolongent dans le temps, se transforment et circulent entre différents médiums.

De l’installation physique à l’image numérique, puis au poème, l’œuvre devient une mémoire vivante.

L’œuvre ne se limite plus à un lieu ni à un moment : elle se prolonge dans le temps, dans la mémoire et dans le réseau.

Explorer différentes dimensions de l’expérience humaine

→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie engagée et directe
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire, perte et présence
→ L’expérience humaine — exploration globale de la condition humaine
→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Poésie visuelle & écritures numériques — formes hybrides
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste

Ces séries constituent différentes formes d’une même recherche : comprendre, ressentir et exprimer l’expérience humaine dans le monde contemporain.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Pour situer cette démarche dans son cadre théorique et évolutif :

→ Art numérique humaniste — Corpus et développements

VIENS, ON VA DÉCHIRER LE CIEL (Poème)

Le titre du poème "Viens, on va déchirer le ciel" sur une image qui montre une main avec un doigt pointant vers le ciel bleu
Image numérique « Viens, on va déchirer le ciel » – Poème

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
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Ce poème explore la matière du monde à travers les sens déjoués, les paysages intérieurs, et l’acte poétique comme un geste de fracture et de réparation. Une traversée entre chaos et renaissance, où l’on tente de raccommoder l’univers en lambeaux.

Poème-image et perception du monde

Dans ce poème-image, les sens se croisent et se confondent. L’odeur devient sonore, la vue devient tactile. Le langage poétique agit comme une matière vivante, capable de déformer le réel pour en révéler une autre dimension.

Un poème, un voyage sensoriel entre effondrement et poésie de la démesure

VIENS, ON VA DÉCHIRER LE CIEL

j’entends l’odeur de la cime
l’âcreté de la plaine
je sens la vue de l’eau
l’image de l’infime

lueurs de corps
mémoires d’étreintes
vieillir d’érosion

fait de traces d’éclats
et de silences
la destruction poétique
des confins du monde

on peut aller déchirer le ciel
le découdre
le faufiler

on peut le porter à fracture
le peindre à démesure
le dégrossir comme l’odeur
de la couleur

imploser dans la forêt
d’arbres et de sous-bois
dans le lac au jardin de roches
dans le lit de l’échouement

on peut saupoudrer d’étincelles
les boisés des tourterelles …
les vaisseaux – et les hirondelles
et la mer; et les mers

j’habite les neiges éternelles
de mon hiver de fleurs de glace
des perce-neiges qui frémissent
et d’échouage prennent place

raccommoder le ciel poétique
je ne peux romance
rapiécer l’organique
le minéral et la semence

je squatte les nuits noires
m’illumine des nuits blanches
m’expose sans gloire
en courbes, en lignes d’hanche

Viens, on va déchirer le ciel
pour entrevoir l’univers
voir le néant en expansion,
qui se désintègre pour renaitre

les mots trainent dans le salon,
près du cendrier; avec les cendres du ciel
il faudra les écrire
les dire

Art numérique humaniste et langage sensible

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le langage devient un espace d’exploration de l’expérience humaine.

L’écriture ne décrit pas le monde : elle le traverse, le fracture, et tente de le recomposer à partir de la mémoire, des sensations et de la présence.

Un poème comme tentative de recoudre le monde.

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→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Mutations perpétuelles – un poème en art numérique et glitch art

Poésie et art numérique se rencontrent dans une exploration du corps en mutation — une mémoire en perpétuelle réécriture.

Œuvre numérique représentant un visage en transformation, fusion de textures minérales et organiques, évoquant les traces du temps.
Mutations perpétuelles – œuvre originale

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
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Et si le corps gardait en lui les marques du temps comme un palimpseste en perpétuelle réécriture ? « Mutations perpétuelles » explore, entre poésie et art numérique, la mémoire fragmentée de nos métamorphoses intérieures. Un voyage visuel et poétique à travers les traces du temps sur le corps, entre textures hybrides et distorsions numériques.

Corps, mémoire et transformation numérique

Dans cette œuvre, le corps devient une surface d’inscription du temps. Les textures, les altérations et les distorsions numériques traduisent une mémoire en constante transformation, entre présence et disparition.

Présentation de l’œuvre

Mutations perpétuelles est une œuvre d’art numérique réalisée à partir de logiciels graphiques professionnels, sans recours à l’intelligence artificielle. L’image originale, entièrement conçue manuellement, représente un visage en transformation — fusion de textures minérales et organiques — évoquant les empreintes du temps sur la matière vivante. Cette création explore, par une approche artisanale du numérique, la mémoire du corps en mutation.

Le poème

Mutations perpétuelles

entre deux battements de siècle
le temps sculpte le minéral
glitch organique; altérations
corps fractal et fébrile
d’humus et de souffle

mes cellules contiennent
toutes les galaxies
lèvres sensuelles suspendues aux
frontières des fontaines blanches
mouvements de l’expansion
perpétuelle des regards noyés
d’éclipse

je scrute les univers
avant d’atteindre l’horizon des événements …
l’inévitable trou noir de l’absence …

Les images

Ces variations visuelles prolongent le poème en explorant différentes formes de transformation du corps.

Art numérique : variation de l’œuvre originale

Variation artistique de l'œuvre originale - close up
Mutations perpétuelles – variation artistique

Variation artistique de l’œuvre originale; Close-up

Versions Glitch art

Le Glitch art explore la beauté des erreurs numériques : distorsions visuelles, fragments disloqués, interférences imprévues. En détournant les dysfonctionnements technologiques, il donne naissance à une esthétique de l’accident, où le bug devient langage. Dans ce projet, le glitch agit comme une métaphore de la mémoire fragmentée — un corps altéré, en constante reconfiguration.

Le glitch agit ici comme une écriture du temps, révélant les fractures invisibles de la mémoire et du corps.

Image glitchée où le visage semble fragmenté par une fracture temporelle, entre effacement numérique et dislocation physique
Mutations perpétuelles-glitch1

Image glitchée où le visage semble fragmenté par une fracture temporelle, entre effacement numérique et dislocation physique.

Glitch art; visage altéré comme une mémoire défaillante, marquée par des interférences visuelles.
Mutations perpétuelles – glitch2

Glitch art; visage altéré comme une mémoire défaillante, marquée par des interférences visuelles.

Glitch art; visage altéré avec un accident visuel au niveaux des yeux
Mutations perpétuelles – glitch3

Glitch art; visage altéré avec un accident visuel au niveau des yeux.

variation glitch où le visage devient matière mouvante, brouillée, instable — comme en pleine reconfiguration.
Mutations perpétuelles – glitch4

Variation glitch où le visage devient matière mouvante, brouillée, instable — comme en pleine reconfiguration.

Ce projet interroge la matière du temps dans les chairs numériques — un poème visuel où le corps, fragmenté, devient mémoire en mutation.

Art numérique humaniste et mémoire du corps

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le numérique devient un espace pour explorer l’expérience humaine.

Le corps, fragmenté et recomposé, devient ici une mémoire vivante, traversée par le temps, les transformations et les traces du vécu.

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→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

L’Asile de Camille – Hommage poétique et sculptural à Camille Claudel

Un hommage poétique et sculptural à Camille Claudel, entre art, mémoire et enfermement, où la sculpture devient cri de résistance et de beauté.

Sculpture L’Asile de Camille de Gilles Vallée – hommage à Camille Claudel
L’Asile de Camille

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À travers cette sculpture intitulée L’Asile de Camille, j’ai voulu rendre hommage à Camille Claudel, sculptrice de génie, longtemps reléguée à l’ombre, enfermée et réduite au silence durant les trente dernières années de sa vie.

Ce billet présente un poème inspiré par son destin tragique, un texte sur la genèse de la sculpture, et quatre photographies de l’œuvre. Ce projet explore, entre matière et mémoire, la fragile frontière entre la souffrance et l’acte de création.

Ce projet peut également être compris comme une forme de poésie visuelle numérique, où la sculpture, le texte et l’image participent à une même œuvre de mémoire.

Mémoire, enfermement et création

Cette œuvre explore la tension entre création artistique et enfermement, en donnant une forme à la mémoire d’une artiste réduite au silence, mais jamais effacée.

Camille Claudel : mémoire d’une artiste muselée

L’Asile de Camille : De l’ombre à l’oubli (Poème)

dans l’ombre de l’homme
dans le corps de la femme
dans la matière je demeure
de l’argile crue je deviens
bronze

la modèle en torsion
la sensualité du plâtre humide
des corps enlacés de marbre

l’asile
internement et muselage
de la voix singulière
dans une fosse commune
mémoire d’injustice

La sculpture L’Asile de Camille

Réalisée en 2009, cette sculpture est un hommage à Camille Claudel. Elle s’inscrit dans un corpus d’œuvres consacrées à la maladie mentale, présenté en 2011 lors de mon exposition Les âmes souffrantes – La maladie mentale au Gesù à Montréal dans le cadre des activités du Centre de Créativité.

Cette même année, L’Asile de Camille a également été exposée lors de mon exposition Les Contemplateurs, au Centre d’exposition en arts visuels Boréart, à Granby.

À travers cette œuvre, j’ai voulu évoquer l’enfermement, l’effacement, mais aussi la persistance de la mémoire créatrice face à l’injustice.

Notes techniques :
La sculpture a été réalisée avec de l’argile crue, du métal, du verre et de la pierre. Le visage a été sculpté dans de l’albâtre.

Photos de la sculpture

Sculpture L’Asile de Camille de Gilles Vallée – hommage à Camille Claudel
L’Asile de Camille – Vue latérale
Sculpture L’Asile de Camille de Gilles Vallée – hommage à Camille Claudel
L’Asile de Camille – Vue frontale
Visage sculpté en albâtre, détail de L’Asile de Camille – œuvre de Gilles Vallée en mémoire de Camille Claudel
Détail du visage – Sculpture « L’Asile de Camille »

Art numérique humaniste et mémoire des artistes

Cet hommage s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’art devient un espace de mémoire et de transmission.

À travers la sculpture, la poésie et sa diffusion numérique, l’œuvre participe à maintenir vivante la présence d’artistes dont la voix a été réduite au silence.

Quelques repères biographiques sur Camille Claudel

Photo de Camille Claudel en noir et blanc
Camille Claudel (Photo libre de droits)

Camille Claudel (1864–1943) est une sculptrice française de grand talent, longtemps éclipsée par la figure de Rodin, avec qui elle a entretenu une relation aussi passionnée que tourmentée. Internée à l’âge de 49 ans, elle passera les 30 dernières années de sa vie en asile, souvent isolée, sans jamais cesser d’habiter la mémoire collective comme une figure tragique de la création muselée.

Citation de Camille Claudel sur la solitude et l’enfermement

« Je vis dans un monde si curieux, si étrange… Du rêve que fut ma vie, ceci est le cauchemar. »

Référence

(Lettre à Eugène Blot, 21 août 1913)

Camille Claudel est aujourd’hui reconnue comme une figure majeure de la sculpture moderne, dont l’œuvre continue d’influencer l’histoire de l’art.

Créer, c’est refuser l’effacement

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Pour situer cette démarche dans son cadre théorique et évolutif :

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LES LUTTES DE L’ENCRIER (Poésie)

Un poème sur la puissance de l’écriture comme arme de résistance, où chaque mot devient acte de lutte, de mémoire et de liberté.

Image générée par IA montrant un personnage masculin surréaliste avec des horloges sur la tête - il est en train d'écrire dans un livre avec un crayon
LES LUTTES DE L’ENCRIER (Poésie Site de Gilles Vallée Art)

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ART SOCIAL & POÉSIE
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Écriture, résistance et liberté

Dans ce poème, l’écriture devient un acte de résistance. Les mots ne sont plus seulement des signes : ils deviennent des gestes, des armes symboliques, capables de dénoncer, de préserver la mémoire et d’affirmer une présence.

Ce poème engagé explore la puissance des mots dans les luttes sociales, politiques et culturelles.

Écrire pour résister
Un poème sur la lutte et la liberté

LES LUTTES DE L’ENCRIER

De l’encre qui coule vers un peuple
Des mots pour faire naître une nation
Les plumes comme guerrières de papier
Porter fièrement sa langue et ses mots

Des écritures de poings levés
pour dénoncer des guerres,
des génocides,
des injustices
Chaque mot est combat
Chaque phrase une épée
Chaque rature est une blessure

Scribouiller, mais dire,
oser dire …
une expression de révolte,
de force,
de solidarité…
même en gribouillant,
il faut dire

Batailler l’écrit et le mot
pour faire acte de résistance,
S’escrimer à être …
à continuer d’être,
à survivre

Bagarrer et défendre la liberté
Ferrailler contre le silence
des pages blanches

Mots de dissidence
Encre et plumes
de désobéissance

Art numérique humaniste et écriture engagée

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un moyen d’habiter le monde et de résister à l’effacement.

À travers sa diffusion dans le réseau, le texte agit comme une trace vivante, un acte de parole inscrit dans la mémoire collective.

Écrire, c’est refuser de se taire.

Explorer d’autres formes de poésie engagée

→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et condition humaine
→ Poésie visuelle & écritures numériques — poèmes-images et écritures hybrides

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

CARTOGRAPHIE DE LA DÉMENCE | Poème contemporain sur l’Alzheimer et la désintégration de l’identité

Un poème contemporain sur la démence et la maladie d’Alzheimer, explorant la désintégration de l’identité, la perte de mémoire et les éclats de lucidité dans les marges de la conscience.

Image en noir et blanc. Une sculpture surréaliste sur le thème de l'Alzheimer avec des horloges a l'envers
Image numérique – CARTOGRAPHIE DE LA DÉMENCE

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
→ Voir la série complète

À travers une écriture fragmentaire et sensorielle, ce poème explore la lente dérive cognitive et émotionnelle liée à la maladie d’Alzheimer. Une immersion poétique dans les territoires incertains de la mémoire, entre perception altérée, disparition de soi et éclats de lucidité.

Ce poème s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire, la désintégration de l’identité et la fragilité humaine, au cœur de ma démarche d’art numérique humaniste.

Mémoire, identité et désintégration

Dans ce poème, j’explore la perte progressive de la mémoire et l’effritement de l’identité. Entre fragments, répétitions et perceptions altérées, l’écriture tente de saisir ce qui disparaît.

Poésie sur le thème de la
démence et de la
maladie d’Alzheimer

entre silences et absences _
diagnostic en paroles d’ébène
maladie de l’oubliance
en espace liminal

créer des souvenirs pour les effacer;
Émergence du vide et du silence
en danse elliptique – rupture –
mouvements et balancements
dans les cendres de mémoire

instants éphémères
dissolution progressive
abstraction
l’effondrement …
                  l’implosion

l’odeur passée de l’humus en forêt
aucun sens ne se souvient
de la peau douce
des mots et des pensées disloqués
dans un cadre de porte
au seuil d’un cadre de porte …

réminiscence de l’oubli
en état suspendu
perception altérée du temps
et des images effacées

tête morcelée en collages cubistes
« vivre avec »
des réalités en fragments d’identités
souvent déconstruites
éclats d’impressions et de sensations

un orignal marche au travers des
arbres sur le mur blanc
de la chambre de l’hôpital –
vagabondage labyrinthique
… errance en territoire mental

on garde les portes barrées
dans l’aile de la démence –
l’inacceptable
sous
contention
dans un lit de camp
   une odeur de camphre

         traces imprimées
          en lignes brisées
temporalité fractale
découpée

le piano du salon des malades
avale mes mains coupées
je joue des arpèges descendants
dans les mécanismes
des horloges déréglées

j’oublie musique
et chants – métronome
de démesure
et de rythme irrégulier
obsession et boucle mentale
sans fin répéter       répéter

je dessine au fusain
sur la    pénombre
de mon identité fragmentée
j’écris à l’encre noire  
sur une feuille
de nuit    morcelée
fragmentation de ma dérive
en sculptant dans le marbre
de mes peurs

voyance, prédiction : 
l’avenir sera leurre

« orphelinage des souvenirs;
NOUS vous oublierons »

Art numérique humaniste et mémoire fragmentée

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la mémoire — même altérée ou en voie de disparition — demeure une trace essentielle de l’expérience humaine.

À travers sa diffusion dans le réseau, ce texte devient une présence fragile, une tentative de conserver ce qui s’efface.

🔹 Explorer autour de la mémoire et de l’oubli

Le cadre de porte — poème sur la maladie d’Alzheimer
Le Maelstrom : l’entre-deux — poème sur la mémoire et la confusion


🔹 Prolonger cette exploration

Sculptures Alzheimer — mémoire et fragilité humaine


🔹 Dans le cadre de la série

L’expérience humaine — série de poèmes sur la condition humaine


🔹 Démarche artistique

Art numérique humaniste — corpus et développements


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Errance sur une ligne courbe de mots (Micro Poème)

Un micro poème qui explore les détours de la pensée, les fragments d’une errance intérieure et les courbes imprévisibles du langage.

L'image présente un homme âgé qui marche. Une partie du texte est écrit sur l'image.
Errance sur une ligne courbe de mots – Image numérique

Cet article fait partie de la série
Poésie visuelle & écritures numériques
→ Voir la série complète

Errance, langage et trajectoire intérieure

Dans ce micro poème, j’explore les détours de la pensée et les lignes imprévisibles du langage. L’écriture devient un mouvement, une trajectoire courbe où l’esprit dérive entre images et sensations.

Là où l’univers commence : Poésie contemporaine

Doute sur le chemin de l’incertitude

Si vous désirez m’écrire,
le postier me trouvera
si vous écrivez sur l’enveloppe
« Croqueur d’images célestes
En ligne courbe pour toujours »

A mille lieux de mes yeux,
l’Univers se déploie.

Art numérique humaniste et écriture fragmentaire

Ce micro poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une forme d’exploration intérieure.

Dans le réseau, ces fragments de langage circulent comme des traces sensibles de l’expérience humaine, entre image, pensée et perception.

Écrire, c’est suivre une ligne que l’on ne contrôle pas.

Explorer d’autres formes de poésie numérique

→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste
→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Poème sur le deuil : Le silence des couteaux de jet | Poésie contemporaine et émotion

Un poème contemporain sur le deuil et la mort, où la douleur, la mémoire et l’absence s’entrelacent dans une écriture sensible explorant la fragilité humaine et la persistance du souvenir.

Le titre du poème écrit en blanc sur fond noir avec des reflets lumineux rouges et jaunes
Poème sur le deuil ; Le silence des couteaux de jet

Cet article fait partie de la série
POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT
→ Voir la série complète

Découvrez « Le silence des couteaux de jet », un poème sur le deuil et la perte. À travers une écriture sensible et contemporaine, ce texte explore la douleur de l’absence, la mémoire des êtres chers et le poids du vide laissé derrière eux. Une poésie d’émotion brute, entre fragilité et résilience.

Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des espaces de présence, de mémoire et de partage de l’expérience humaine face à la perte.

Cet article s’inscrit dans la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, où j’explore les expériences liées à la finitude, à la mémoire et aux passages entre la vie et la mort.

Poésie contemporaine
sur le deuil et la mort

La mort d’un(e) proche
nous arrive en plein cœur
comme un couteau de jet
lancé avec violence par la vie.

Viscérale; Frontale
une attaque soudaine, ciblée;
sans défense possible

*

… déstabilisés …

les oiseaux ne volent plus …
mais planent … tombent …
s’écrasent … s’empaillent …

les pigeons voyageurs
irradient l’immensité
mille et une dérives
le cri des ailes

*

vide laissé dans les gestes
du quotidien

mémoire corporelle
dans l’odeur, la voix
silence de l’absence :
vacarme à tue-tête

il n’y a plus de service à ce numéro;
veuillez raccrocher …
inutile de recomposer !

on ressent le deuil
jusque dans l’ossature

*

il manque quelqu’un autour de la table…
il manque de plus en plus de monde
autour de la table
bientôt il ne restera plus que
la table et les chaises …
que des souvenirs fossilisés,
inachevés …

et moi …
en fragments …

*

les larmes de deuil sont lourdes …
elles pèsent le poids de l’absence …

*

les mains pleines de ciel
l’espérance des espaces
célestes

calvaire …
dérapage contrôlé des
héritiers de l’absence
perte de contrôle jusqu’à
la frontière du point de rupture
de la naissance de la lumière

*

coule dans la rivière des
reliquaires, des ossuaires
ruisseau des souvenirs
d’Éther et d’Ébène
gravures de sanctuaires

rituels
conscience collective
imagerie divine

*

quand on parle aux ancêtres
dans un cimetière, les mots
tombent par terre devant les
stèles. Je danse avec des
bonhommes de pierre dans
mes territoires de paroles
intérieures
nous sommes passés par ici

les paroles lancées dans l’univers
ne vont nulle part, elles tombent
elles aussi par terre,
au pied des stèles
les mots troubles ne sont
pas des semences …

*

voile sombre du noir d’os;
pénombre brunâtre
des autoportraits en
rupture de clair-obscur

un carrosse sans noce
des écrits de murmures
sur des murs;
des éraflures

le vert de gris des toits
des églises désacralisées
funérailles de noir d’ivoire
dans la lumière bleutée
de la chorale en chants;
un cœur endeuillé
fractures de partition
métronome au rythme
irrégulier; aux éclats
de vermillon

émotions fractales de chimères
déchirure et masse informe
de mes brumes du matin
de la dormance des instinct

*

une lettre ouverte
en fermeture de la vie

la vélocité des
couteaux de jet

tenir ferme la hampe
de la lance
la tige de la fleur
sauvage

descendance organique
héritage génétique
ancêtres en compostage

*

Mélancolie des corps

Les larmes de deuil sont si lourdes…
Elles pèsent le poids de l’absence …


***

Version vidéo

La vidéo « Le poème Le silence des couteaux de jet » sur Youtube

Art numérique humaniste et mémoire du deuil

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un espace de mémoire et de présence face à la perte.

Dans le réseau, ces mots agissent comme des traces sensibles, prolongeant la mémoire des absents dans une forme de continuité humaine.

À découvrir également :

– L’expérience humaine
– Micro-poèmes sociaux et politiques

Retour à la page de la série: – Poèmes courts sur le deuil et la mort


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

LES VENTS POUSSENT DES CRIS (Poème)

Un poème court sur le deuil et la peur, où les vents deviennent métaphores des tourments intérieurs et des cris de l’âme face à la fragilité de l’existence.

Le titre du poème écrit sur une image en noir et blanc qui montre un cercle qui se désintègre

Cet article fait partie de la série
POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT
→ Voir la série complète

Deuil, peur et tempêtes intérieures

Dans ce poème court, j’explore les turbulences émotionnelles liées au deuil et à la peur. Les vents deviennent une métaphore des cris intérieurs, révélant la fragilité de l’esprit face à l’instabilité du monde.

Cet article s’inscrit dans la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, où j’explore les expériences liées à la finitude, à la mémoire et aux passages entre la vie et la mort.

Poésie :
LES VENTS POUSSENT DES CRIS

les mains pleines de ciel
de lames barbelées
de larmes vagabondes

l’érosion des berges
l’implosion des arcs en ciel
l’implosion des arbres
… des fleurs
… de ma pensée
… de ma pensée circulaire…
… de ma pensée de carrefour
giratoire en trompe-l’œil

Les vents poussent des cris
dans la froidure de mes peurs
et de mes deuils
des matins de glace dans
mon hiver de neiges éternelles

Art numérique humaniste et fragilité émotionnelle

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une manière d’exprimer les zones de fragilité et les tensions intérieures de l’expérience humaine.

Dans le réseau, ces fragments poétiques circulent comme des traces sensibles de nos peurs, de nos pertes et de nos états de déséquilibre.

À découvrir également :

– L’expérience humaine
– Micro-poèmes sociaux et politiques

Retour à la page de la série: – Poèmes courts sur le deuil et la mort


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur