Poème sur la maladie d’Alzheimer et la démence, explorant la dérive cognitive, la perte de mémoire et l’identité fragmentée à travers des images poétiques et surréalistes.

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
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Mémoire, confusion et entre-deux
Dans ce poème, je plonge au cœur du maelstrom intérieur provoqué par la maladie d’Alzheimer. À travers des images de confusion, de souvenirs dilués et de réalités inversées, j’exprime l’expérience d’un esprit pris entre deux mondes, où le temps et l’identité se délitent. C’est une tentative de cartographier l’indicible, de donner forme poétique à la dérive cognitive.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où la poésie et l’image tentent de maintenir une présence humaine là où la mémoire et l’identité vacillent.
Ce texte s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire, la désintégration de l’identité et la fragilité humaine.Il entre en résonance avec d’autres poèmes abordant la maladie d’Alzheimer, où la mémoire se fragmente et où la conscience vacille.
Le Maelstrom: l’entre-deux
Quatrain de la souvenance
les cartes du ciel, et de bonne aventure, et les bains d’oiseaux
le cristal en boule, et le sel, et la peinture habitée
les bols chantants, dans le silence; entre les silences …
les futurs sont par essence, des passés en devenir
Quintil du maelstrom; de l’oubliance
je ne me souviens pas de moi dans mes images mentales dilatées
je n’ai de voyance que l’eau du lac avec mon jardin de roches
ombre et terreur de l’oiseau rapace; mangeur de ma souvenance
un tourbillon à l’intérieur de moi avale tous mes horizons
la pression de l’entre deux espaces-temps, en mouvance
Sizain de la confusion
la démence est vert pistache et ne rime pas avec le cadre de porte
la brume des mots dans le brouillard des yeux hagards
déchéance irréversible; la dérive des bateaux pontons à vol d’oiseaux
une vague scélérate, une naine blanche, un trou blanc en suspens
Ab origine fidelis; ni totalement ici, ni totalement ailleurs
etrOp ed erdAc el Ceva sap emir en Te ehcatSip trEv tse nOisufnoc al
Contexte
J’ai connu plusieurs personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de démence. Ce poème évoque l’expérience de l’une d’elles, à travers une perception fragmentée du réel.
Art numérique humaniste et dérive cognitive
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un moyen de rendre perceptible la fragilité de la mémoire et de l’identité.
Dans le réseau, ces fragments agissent comme des traces sensibles d’une expérience humaine en transformation.
Entre deux mondes, la mémoire vacille sans jamais disparaître complètement.
🔹 Explorer autour de la mémoire et de l’oubli
→ Cartographie de la démence — fragmentation de la mémoire
→ Le cadre de porte — expérience humaine et perte de repères
🔹 Prolonger cette exploration
→ Sculptures Alzheimer — mémoire et fragilité humaine
🔹 Dans le cadre de la série
→ L’expérience humaine — série de poèmes sur la condition humaine
🔹 Démarche artistique
→ Art numérique humaniste — corpus et développements
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🌍Pensons culture
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur
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