Ce poème court évoque le deuil silencieux — celui des gens, des choses, et des seuils qu’on ne franchit plus.
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Le deuil des gens et des choses
Parfois il n’y a de mots pour dire il n’y a pas d’images à voir il n’y a que l’absence des deuils la fin des gens et des choses les embrasures et les seuils
Commentaire / Réflexion
Ce poème court parle du deuil invisible — celui qui ne s’exprime ni par les mots ni par les images. Il évoque les disparitions discrètes, les fins sans cérémonie, les seuils que l’on ne franchit plus. C’est une poésie de l’absence, du presque rien, du silence qui pèse plus que les cris.
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Cette publication fait partie de la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, une collection d’œuvres poétiques et visuelles autour du deuil, de la perte et de la mémoire.
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Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Une exploration poétique de l’expérience humaine à travers les formes et la lumière du cubisme, où la poésie devient langage de reconstruction.
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
Dans ce premier article de la série L’expérience humaine, je présente un poème sur la condition humaine, exploré à travers une vision cubiste. Les fragments de vie, d’émotion et de pensée s’y entrecroisent pour former une mosaïque poétique de l’existence. J’y propose aussi un calligramme manuscrit, dans la tradition d’Apollinaire, où les mots deviennent matière, mouvement et image.
Une exploration de la poésie contemporaine où l’écriture dialogue avec l’art numérique et la mémoire du geste, dans une démarche d’art numérique humaniste, où la technologie devient un médium au service de l’expérience humaine, de la sensibilité et de la condition humaine.
L’expérience humaine est un assemblage cubiste
Ma vie décomposée en éléments géométriques simples mes émotions fragmentées et abstraites différentes perspectives collées dans une image mentale multiplier les angles de vision
des cubes à la dérive dans le flux de l’être social des facettes découpées dans le tumulte de la matière organique vacarmes d’érosion désordre bruyant les bruits assourdissants de la démesure
l’humanité est une œuvre abstraite
l’expérience humaine est un assemblage cubiste à l’intérieur d’un cabinet de curiosités
Le poème sous forme de calligramme
Calligramme cubiste illustrant la fragmentation et la recomposition de l’expérience humaine.
Commentaire / Réflexion
L’expérience humaine est faite d’émotions multiples, de fragments d’instants et de réalités changeantes. Nous vivons mille choses, parfois contradictoires, qui se superposent et se recomposent au fil du temps. Chaque être humain expérimente la vie sous des angles différents, explore diverses facettes de l’existence et développe des perceptions singulières du réel.
Comme dans une œuvre cubiste, nos expériences se juxtaposent : la joie et la peur, la mémoire et l’oubli, la solitude et la présence. L’ensemble compose un portrait mouvant de ce que signifie être vivant — un assemblage toujours en transformation.
Cette approche s’inscrit dans une pratique d’art numérique humaniste, où l’image, le poème et le geste numérique cherchent moins à produire une forme spectaculaire qu’à rendre visible la complexité sensible de l’expérience humaine.
Ce poème ouvre la série L’expérience humaine, où chaque texte explore une facette différente de notre rapport au monde, à soi et aux autres.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche de poésie humaniste québécoise et d’art numérique humaniste.
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Cette publication fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
Cette série s’inscrit dans ma démarche globale d’art numérique humaniste, explorant la condition humaine à travers la poésie, l’image et le langage numérique.
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Ce poème court évoque la mort anonyme des oubliés — ceux qui disparaissent sans histoire, ni caveau.
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LES GENS HUMBLES N’ONT PAS D’HISTOIRE
Les gens humbles n’ont pas d’histoire ils finissent incognito sans gloire directement dans la terre – pas dans des caveaux – ça coûte trop cher
Commentaire / Réflexion
Ce poème court agit comme un hommage discret aux invisibles. Il rappelle que le deuil n’est pas toujours entouré de rituels, de pierres gravées ou de récits transmis. Pour les gens humbles, la mémoire est souvent silencieuse, enterrée sans trace. Ce texte dit l’absence de reconnaissance — et la nécessité de la nommer.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche de poésie humaniste québécoise et d’art numérique humaniste
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Langue et culture : la parole devient héritage, la mémoire s’incarne dans chaque mot qui continue de vivre et de résister.
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Une langue n’est pas qu’un outil — elle est souffle, héritage, mémoire collective. Parler et écrire, c’est aussi transmettre une culture, une histoire, une manière d’habiter le monde.
Ma langue – Histoire et Culture
Ma langue n’est pas que mots Elle est histoire Elle est culture Elle VIT
Commentaire
La langue n’est pas simplement un moyen de communication. Elle est une matrice vivante : elle porte la mémoire collective, les récits fondateurs, les blessures et les espoirs d’un peuple. Elle est culture, elle est valeur, elle est vision du monde. Chaque mot prononcé ou écrit est une trace — une empreinte de ce que nous sommes, de ce que nous avons traversé, de ce que nous refusons d’oublier. Ce poème est une déclaration : ma langue VIT. Elle vit dans les visages, dans les silences, dans les luttes. Et elle continue de dire ce que l’histoire tente parfois d’effacer.
Car une langue qu’on nie, c’est une identité qu’on assassine.
Ce micro poème s’inscrit dans ma démarche de poésie humaniste québécoise et d’art numérique humaniste.
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🌍Pensons culture
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Poésie engagée pour la langue et la mémoire — chaque mot devient un acte de résistance, chaque phrase, une braise d’identité.
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Il y a des langues qui naissent dans les livres, et d’autres qui brûlent doucement dans les foyers. Celle que nous parlons ici est une braise ancienne, gardée vivante par les voix des mères et des pères, soufflée de génération en génération comme un souffle de résistance.
Langue et résistance
J’ai hérité de cette langue forgée dans la matière en fusion de la résistance de plusieurs générations.
Commentaire
Dans mon coin de pays, au Québec, nous devons à nos ancêtres la protection de notre langue : le français d’Amérique. Des poètes et poétesses, des chansonniers, des artistes ont élevé la voix pour qu’elle ne s’éteigne pas. Ils ont chanté, écrit, résisté. Mais il faut se souvenir que c’est dans les familles que la langue a été protégée. Ce sont les mères et les pères, dans les cuisines et les salons, qui ont gardé vivante cette langue — parfois contre le mépris, parfois contre l’oubli. La langue, ici, n’est pas qu’un outil de communication : elle est un héritage forgé dans la matière en fusion de la résistance. Et il faut continuer. Continuer à parler, à écrire, à transmettre. Car chaque mot prononcé est une mémoire qui refuse de mourir.
Partout dans le monde, les langues minoritaires survivent ainsi : dans le feu des foyers, dans le souffle des mères et des pères.
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Les larmes du deuil ne tombent jamais au sol — elles s’enracinent dans la mémoire du cœur et de la perte.
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Larmes de deuil
Les larmes de deuil sont lourdes; elles pèsent le poids de l’absence
Commentaire / Réflexion
Il existe des larmes légères — comme des rosées sur les jours gris. Mais celles du deuil sont des pierres liquides : elles tombent en silence, creusent la terre intérieure et font pousser des racines, là où l’absence devient mémoire.
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Dans un monde fracturé par les frontières et les mémoires blessées, il est urgent de se rappeler ce qui nous relie : nous sommes l’humanité.
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Nous sommes l’Humanité
Les arbres généalogiques sont métissés Plusieurs nations coulent dans mes veines. Nous partageons tous et toutes les mêmes ancêtres. Nous sommes l’Humanité
Commentaire
Malgré les tensions géopolitiques, les guerres et les divisions entre peuples, il existe une vérité profonde que l’on oublie trop souvent : nous descendons tous des mêmes ancêtres. Les lignées humaines sont entremêlées, les histoires se croisent, les sangs se mélangent. Derrière chaque visage, il y a une mémoire commune, une origine partagée. Ce rappel n’efface pas les douleurs du présent, mais il peut ouvrir un espace de reconnaissance, de respect et de réconciliation. Nous devrions penser en termes d’humanité et non en termes de peuples, Nous sommes l’Humanité …
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L’inégalité dès la naissance et la violence transmise comme héritage
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Ce micro poème a été écrit en 2019, à la suite du meurtre tragique de la « fillette de Granby ». Il est né d’un choc — mais aussi d’une conscience: celle que tous les enfants ne naissent pas avec les mêmes chances et que certains héritent de la haine avant même de connaître l’amour.
Les chances ne sont pas égales pour tous les nouveau-nés
Les chances ne sont pas égales pour tous les nouveau-nés; des enfants sont tués par des parents détruits par la haine reçue en héritage
Commentaire
J’ai écrit ce texte en 2019, après le drame de Granby. Mais cette conscience, je la porte depuis longtemps : tous les enfants ne naissent pas égaux. Le milieu social, les blessures familiales, les violences invisibles — tout cela façonne une vie avant même qu’elle commence. Certains enfants sont tués par des parents eux-mêmes détruits, porteurs d’une haine reçue en héritage. Ce poème est une plainte, une alerte, une mémoire. Il ne cherche pas à expliquer, mais à rappeler que derrière chaque tragédie, il y a un système qui a failli — et une société qui doit regarder la vérité en face : les chances ne sont pas égales pour tous les nouveau-nés.
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On nous a appris à croire en la justice comme en une promesse sacrée. Mais que reste-t-il quand cette promesse s’effondre — et que le mensonge devient système ?
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La justice n’existe pas
La justice n’existe pas On nous a menti … la justice n’existe pas
Commentaire
On nous a appris à croire que la justice existe — comme un pilier de la démocratie, une promesse d’équité, un droit pour tout le monde. Mais à force de voir les inégalités sociales se creuser, les privilèges s’imposer, et les voix marginalisées réduites au silence, cette croyance s’effrite. La population ne réclame plus : elle constate, elle encaisse, elle se tait. Ce micro poème ne dénonce pas un dysfonctionnement — il expose une illusion. La justice n’existe pas. Et ce n’est plus une provocation : c’est un constat.
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