Poèmes courts sur le deuil et la mort #13 – Le deuil des gens et des choses

Ce poème court évoque le deuil silencieux — celui des gens, des choses, et des seuils qu’on ne franchit plus.

Sphère translucide légèrement éclairée à gauche sur fond noir, évoquant le silence et la disparition. À droite, le poème “Le deuil des gens et des choses” de Gilles Vallée

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POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT
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Le deuil des gens et des choses

Parfois il n’y a de mots pour dire
il n’y a pas d’images à voir
il n’y a que l’absence des deuils
la fin des gens et des choses
les embrasures et les seuils

Commentaire / Réflexion

Ce poème court parle du deuil invisible — celui qui ne s’exprime ni par les mots ni par les images. Il évoque les disparitions discrètes, les fins sans cérémonie, les seuils que l’on ne franchit plus. C’est une poésie de l’absence, du presque rien, du silence qui pèse plus que les cris.

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Cette publication fait partie de la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, une collection d’œuvres poétiques et visuelles autour du deuil, de la perte et de la mémoire.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

L’expérience humaine est un assemblage cubiste – Poème sur la condition humaine et la vision cubiste de la vie

Une exploration poétique de l’expérience humaine à travers les formes et la lumière du cubisme, où la poésie devient langage de reconstruction.

Cube lumineux rouge et rose en vitrail numérique, symbole cubiste de l’expérience humaine.

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
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Dans ce premier article de la série L’expérience humaine, je présente un poème sur la condition humaine, exploré à travers une vision cubiste. Les fragments de vie, d’émotion et de pensée s’y entrecroisent pour former une mosaïque poétique de l’existence. J’y propose aussi un calligramme manuscrit, dans la tradition d’Apollinaire, où les mots deviennent matière, mouvement et image.

Une exploration de la poésie contemporaine où l’écriture dialogue avec l’art numérique et la mémoire du geste, dans une démarche d’art numérique humaniste, où la technologie devient un médium au service de l’expérience humaine, de la sensibilité et de la condition humaine.

L’expérience humaine est un assemblage cubiste

Ma vie décomposée
en éléments
géométriques simples
mes émotions fragmentées
et abstraites
différentes perspectives
collées dans une image mentale
multiplier les angles de vision

des cubes à la dérive
dans le flux de l’être social
des facettes découpées dans
le tumulte de la matière
organique
vacarmes d’érosion
désordre bruyant
les bruits assourdissants
de la démesure

l’humanité est une
œuvre abstraite

l’expérience humaine
est un assemblage cubiste
à l’intérieur d’un  
cabinet de curiosités

Le poème sous forme de calligramme

Calligramme en spirale de Gilles Vallée, poème manuscrit sur l’expérience humaine et l’assemblage cubiste.
Calligramme cubiste illustrant la fragmentation et la recomposition de l’expérience humaine.

Commentaire / Réflexion

L’expérience humaine est faite d’émotions multiples, de fragments d’instants et de réalités changeantes. Nous vivons mille choses, parfois contradictoires, qui se superposent et se recomposent au fil du temps. Chaque être humain expérimente la vie sous des angles différents, explore diverses facettes de l’existence et développe des perceptions singulières du réel.

Comme dans une œuvre cubiste, nos expériences se juxtaposent : la joie et la peur, la mémoire et l’oubli, la solitude et la présence. L’ensemble compose un portrait mouvant de ce que signifie être vivant — un assemblage toujours en transformation.

Cette approche s’inscrit dans une pratique d’art numérique humaniste, où l’image, le poème et le geste numérique cherchent moins à produire une forme spectaculaire qu’à rendre visible la complexité sensible de l’expérience humaine.

Ce poème ouvre la série L’expérience humaine, où chaque texte explore une facette différente de notre rapport au monde, à soi et aux autres.

Ce poème s’inscrit dans ma démarche de poésie humaniste québécoise et d’art numérique humaniste.

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Cette publication fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine

Cette série s’inscrit dans ma démarche globale d’art numérique humaniste, explorant la condition humaine à travers la poésie, l’image et le langage numérique.

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POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT – Série complète de poésie contemporaine

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Poèmes courts sur le deuil et la mort #10 – Les gens humbles n’ont pas d’histoire

Ce poème court évoque la mort anonyme des oubliés — ceux qui disparaissent sans histoire, ni caveau.

Poème visuel de Gilles Vallée intitulé Les gens humbles n’ont pas d’histoire, sur la mort anonyme et la condition des oubliés, illustré par une sphère bleue symbolisant la fragilité de la mémoire.

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LES GENS HUMBLES N’ONT PAS D’HISTOIRE

Les gens humbles
n’ont pas d’histoire
ils finissent incognito
sans gloire
directement dans la
terre – pas dans
des caveaux –
ça coûte trop cher

Commentaire / Réflexion

Ce poème court agit comme un hommage discret aux invisibles. Il rappelle que le deuil n’est pas toujours entouré de rituels, de pierres gravées ou de récits transmis. Pour les gens humbles, la mémoire est souvent silencieuse, enterrée sans trace. Ce texte dit l’absence de reconnaissance — et la nécessité de la nommer.

Ce poème s’inscrit dans ma démarche de poésie humaniste québécoise et d’art numérique humaniste

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Micro poèmes sociaux et politiques #22 – Ma langue – Histoire et Culture

Langue et culture : la parole devient héritage, la mémoire s’incarne dans chaque mot qui continue de vivre et de résister.

Sphère artistique avec deux visages féminins en miroir, accompagnée d’un texte poétique affirmant la langue comme culture vivante et mémoire collective.

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Micro poèmes sociaux et politiques
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Une langue n’est pas qu’un outil — elle est souffle, héritage, mémoire collective. Parler et écrire, c’est aussi transmettre une culture, une histoire, une manière d’habiter le monde.

Ma langue – Histoire et Culture

Ma langue n’est pas que mots
Elle est histoire
Elle est culture
Elle VIT

Commentaire

La langue n’est pas simplement un moyen de communication. Elle est une matrice vivante : elle porte la mémoire collective, les récits fondateurs, les blessures et les espoirs d’un peuple. Elle est culture, elle est valeur, elle est vision du monde. Chaque mot prononcé ou écrit est une trace — une empreinte de ce que nous sommes, de ce que nous avons traversé, de ce que nous refusons d’oublier. Ce poème est une déclaration : ma langue VIT. Elle vit dans les visages, dans les silences, dans les luttes. Et elle continue de dire ce que l’histoire tente parfois d’effacer.

Car une langue qu’on nie, c’est une identité qu’on assassine.

Ce micro poème s’inscrit dans ma démarche de poésie humaniste québécoise et d’art numérique humaniste.

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Poèmes courts sur le deuil et la mort #3 – Deuil et silence des couteaux de jet

Poésie du deuil et du silence : quand la perte frappe sans prévenir, les mots deviennent larmes et le silence, mémoire.

Sphère vitrail lumineuse à gauche sur fond noir, avec halo orangé. À droite, le texte : “Deuil et silence des couteaux de jet” suivi d’un poème sur la perte d’un(e) proche. Création originale de Gilles Vallée.

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La perte frappe sans prévenir — comme un couteau lancé en plein cœur par la vie elle-même.

Deuil et silence des couteaux de jet 

La mort d’un(e) proche
nous arrive en plein cœur
comme un couteau de jet
lancé avec violence par la vie.

Commentaire / Réflexion

Il y a des pertes qui ne préviennent pas. Elles transpercent le quotidien, laissent un vide tranchant, et imposent un silence que rien ne console.

Note

Ce poème court est un extrait du texte Poème sur le deuil : Le silence des couteaux de jet, publié sur mon blog.

👉 Lire le poème complet : Poème sur le deuil – Le silence des couteaux de jet | Poésie contemporaine et émotion

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Micro poèmes sociaux et politiques #17 – Langue et résistance

Poésie engagée pour la langue et la mémoire — chaque mot devient un acte de résistance, chaque phrase, une braise d’identité.

Silhouette en sphère avec lumière intense, accompagnée d’un texte sur la langue, l’héritage et la résistance

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Il y a des langues qui naissent dans les livres, et d’autres qui brûlent doucement dans les foyers. Celle que nous parlons ici est une braise ancienne, gardée vivante par les voix des mères et des pères, soufflée de génération en génération comme un souffle de résistance.

Langue et résistance

J’ai hérité de cette langue forgée
dans la matière en fusion
de la résistance de plusieurs
générations.

Commentaire

Dans mon coin de pays, au Québec, nous devons à nos ancêtres la protection de notre langue : le français d’Amérique. Des poètes et poétesses, des chansonniers, des artistes ont élevé la voix pour qu’elle ne s’éteigne pas. Ils ont chanté, écrit, résisté. Mais il faut se souvenir que c’est dans les familles que la langue a été protégée. Ce sont les mères et les pères, dans les cuisines et les salons, qui ont gardé vivante cette langue — parfois contre le mépris, parfois contre l’oubli. La langue, ici, n’est pas qu’un outil de communication : elle est un héritage forgé dans la matière en fusion de la résistance. Et il faut continuer. Continuer à parler, à écrire, à transmettre. Car chaque mot prononcé est une mémoire qui refuse de mourir.

Partout dans le monde, les langues minoritaires survivent ainsi : dans le feu des foyers, dans le souffle des mères et des pères.

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Poèmes courts sur le deuil et la mort #1 – Larmes de deuil

Les larmes du deuil ne tombent jamais au sol — elles s’enracinent dans la mémoire du cœur et de la perte.

Sphère vitrail lumineuse sur fond noir, accompagnée du poème : « Les larmes de deuil sont lourdes ; elles pèsent le poids de l’absence » © Gilles Vallée

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Larmes de deuil

Les larmes de deuil sont lourdes;
elles pèsent le poids de l’absence

Commentaire / Réflexion

Il existe des larmes légères — comme des rosées sur les jours gris. Mais celles du deuil sont des pierres liquides : elles tombent en silence, creusent la terre intérieure et font pousser des racines, là où l’absence devient mémoire.

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Micro poèmes sociaux et politiques #12 – Nous sommes l’Humanité

Dans un monde fracturé par les frontières et les mémoires blessées, il est urgent de se rappeler ce qui nous relie : nous sommes l’humanité.

Poème social et visuel de Gilles Vallée en art numérique, avec un arbre rouge symbolisant le métissage, les ancêtres communs et l’unité de l’humanité.

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Nous sommes l’Humanité

Les arbres généalogiques sont métissés
Plusieurs nations coulent dans mes veines.
Nous partageons tous et toutes les mêmes ancêtres.
Nous sommes l’Humanité

Commentaire

Malgré les tensions géopolitiques, les guerres et les divisions entre peuples, il existe une vérité profonde que l’on oublie trop souvent : nous descendons tous des mêmes ancêtres. Les lignées humaines sont entremêlées, les histoires se croisent, les sangs se mélangent. Derrière chaque visage, il y a une mémoire commune, une origine partagée. Ce rappel n’efface pas les douleurs du présent, mais il peut ouvrir un espace de reconnaissance, de respect et de réconciliation. Nous devrions penser en termes d’humanité et non en termes de peuples, Nous sommes l’Humanité

Sphère bleue en 3D portant le message courbé : “Nous sommes l’Humanité”, avec la signature de l’artiste Gilles Vallée.

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Micro poèmes sociaux et politiques #8 – Inégalités dès la naissance

L’inégalité dès la naissance et la violence transmise comme héritage

Sphère rouge et noire avec texte sur l’inégalité et la haine transmise

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Ce micro poème a été écrit en 2019, à la suite du meurtre tragique de la « fillette de Granby ». Il est né d’un choc — mais aussi d’une conscience: celle que tous les enfants ne naissent pas avec les mêmes chances et que certains héritent de la haine avant même de connaître l’amour.

Les chances ne sont pas égales
pour tous les nouveau-nés

Les chances ne sont pas égales
pour tous les nouveau-nés;
des enfants sont tués par des
parents détruits par la haine
reçue en héritage

Commentaire

J’ai écrit ce texte en 2019, après le drame de Granby. Mais cette conscience, je la porte depuis longtemps : tous les enfants ne naissent pas égaux. Le milieu social, les blessures familiales, les violences invisibles — tout cela façonne une vie avant même qu’elle commence. Certains enfants sont tués par des parents eux-mêmes détruits, porteurs d’une haine reçue en héritage. Ce poème est une plainte, une alerte, une mémoire. Il ne cherche pas à expliquer, mais à rappeler que derrière chaque tragédie, il y a un système qui a failli — et une société qui doit regarder la vérité en face : les chances ne sont pas égales pour tous les nouveau-nés.

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Micro poèmes sociaux et politiques #7 – La justice n’existe pas

On nous a appris à croire en la justice comme en une promesse sacrée. Mais que
reste-t-il quand cette promesse s’effondre — et que le mensonge devient système ?

Sphère noir et blanc avec balance de justice et texte sur l’illusion judiciaire

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La justice n’existe pas

La justice n’existe pas
On nous a menti …
la justice n’existe pas

Commentaire

On nous a appris à croire que la justice existe — comme un pilier de la démocratie, une promesse d’équité, un droit pour tout le monde. Mais à force de voir les inégalités sociales se creuser, les privilèges s’imposer, et les voix marginalisées réduites au silence, cette croyance s’effrite. La population ne réclame plus : elle constate, elle encaisse, elle se tait. Ce micro poème ne dénonce pas un dysfonctionnement — il expose une illusion. La justice n’existe pas. Et ce n’est plus une provocation : c’est un constat.

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