Poésie engagée pour la langue et la mémoire — chaque mot devient un acte de résistance, chaque phrase, une braise d’identité.

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Micro poèmes sociaux et politiques
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Il y a des langues qui naissent dans les livres, et d’autres qui brûlent doucement dans les foyers. Celle que nous parlons ici est une braise ancienne, gardée vivante par les voix des mères et des pères, soufflée de génération en génération comme un souffle de résistance.
Langue et résistance
J’ai hérité de cette langue forgée
dans la matière en fusion
de la résistance de plusieurs
générations.
Commentaire
Dans mon coin de pays, au Québec, nous devons à nos ancêtres la protection de notre langue : le français d’Amérique. Des poètes et poétesses, des chansonniers, des artistes ont élevé la voix pour qu’elle ne s’éteigne pas. Ils ont chanté, écrit, résisté. Mais il faut se souvenir que c’est dans les familles que la langue a été protégée. Ce sont les mères et les pères, dans les cuisines et les salons, qui ont gardé vivante cette langue — parfois contre le mépris, parfois contre l’oubli. La langue, ici, n’est pas qu’un outil de communication : elle est un héritage forgé dans la matière en fusion de la résistance. Et il faut continuer. Continuer à parler, à écrire, à transmettre. Car chaque mot prononcé est une mémoire qui refuse de mourir.
Partout dans le monde, les langues minoritaires survivent ainsi : dans le feu des foyers, dans le souffle des mères et des pères.
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Cette publication fait partie de la série Micro poèmes sociaux et politiques, une collection de poèmes courts engagés.
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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur
