Un micro poème qui explore les détours de la pensée, les fragments d’une errance intérieure et les courbes imprévisibles du langage.
Errance sur une ligne courbe de mots – Image numérique
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
Errance, langage et trajectoire intérieure
Dans ce micro poème, j’explore les détours de la pensée et les lignes imprévisibles du langage. L’écriture devient un mouvement, une trajectoire courbe où l’esprit dérive entre images et sensations.
Là où l’univers commence : Poésie contemporaine
Doute sur le chemin de l’incertitude
Si vous désirez m’écrire, le postier me trouvera si vous écrivez sur l’enveloppe « Croqueur d’images célestes En ligne courbe pour toujours »
A mille lieux de mes yeux, l’Univers se déploie.
Art numérique humaniste et écriture fragmentaire
Ce micro poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une forme d’exploration intérieure.
Dans le réseau, ces fragments de langage circulent comme des traces sensibles de l’expérience humaine, entre image, pensée et perception.
Écrire, c’est suivre une ligne que l’on ne contrôle pas.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Un poème contemporain sur le deuil et la mort, où la douleur, la mémoire et l’absence s’entrelacent dans une écriture sensible explorant la fragilité humaine et la persistance du souvenir.
Poème sur le deuil ; Le silence des couteaux de jet
Cet article fait partie de la série POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT → Voir la série complète
Découvrez « Le silence des couteaux de jet », un poème sur le deuil et la perte. À travers une écriture sensible et contemporaine, ce texte explore la douleur de l’absence, la mémoire des êtres chers et le poids du vide laissé derrière eux. Une poésie d’émotion brute, entre fragilité et résilience.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des espaces de présence, de mémoire et de partage de l’expérience humaine face à la perte.
Cet article s’inscrit dans la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, où j’explore les expériences liées à la finitude, à la mémoire et aux passages entre la vie et la mort.
Poésie contemporaine sur le deuil et la mort
La mort d’un(e) proche nous arrive en plein cœur comme un couteau de jet lancé avec violence par la vie.
Viscérale; Frontale une attaque soudaine, ciblée; sans défense possible
*
… déstabilisés …
les oiseaux ne volent plus … mais planent … tombent … s’écrasent … s’empaillent …
les pigeons voyageurs irradient l’immensité mille et une dérives le cri des ailes
*
vide laissé dans les gestes du quotidien
mémoire corporelle dans l’odeur, la voix silence de l’absence : vacarme à tue-tête
il n’y a plus de service à ce numéro; veuillez raccrocher … inutile de recomposer !
on ressent le deuil jusque dans l’ossature
*
il manque quelqu’un autour de la table… il manque de plus en plus de monde autour de la table bientôt il ne restera plus que la table et les chaises … que des souvenirs fossilisés, inachevés …
et moi … en fragments …
*
les larmes de deuil sont lourdes … elles pèsent le poids de l’absence …
*
les mains pleines de ciel l’espérance des espaces célestes
calvaire … dérapage contrôlé des héritiers de l’absence perte de contrôle jusqu’à la frontière du point de rupture de la naissance de la lumière
*
coule dans la rivière des reliquaires, des ossuaires ruisseau des souvenirs d’Éther et d’Ébène gravures de sanctuaires
rituels conscience collective imagerie divine
*
quand on parle aux ancêtres dans un cimetière, les mots tombent par terre devant les stèles. Je danse avec des bonhommes de pierre dans mes territoires de paroles intérieures nous sommes passés par ici …
les paroles lancées dans l’univers ne vont nulle part, elles tombent elles aussi par terre, au pied des stèles les mots troubles ne sont pas des semences …
*
voile sombre du noir d’os; pénombre brunâtre des autoportraits en rupture de clair-obscur
un carrosse sans noce des écrits de murmures sur des murs; des éraflures
le vert de gris des toits des églises désacralisées funérailles de noir d’ivoire dans la lumière bleutée de la chorale en chants; un cœur endeuillé fractures de partition métronome au rythme irrégulier; aux éclats de vermillon
émotions fractales de chimères déchirure et masse informe de mes brumes du matin de la dormance des instinct
*
une lettre ouverte en fermeture de la vie
la vélocité des couteaux de jet
tenir ferme la hampe de la lance la tige de la fleur sauvage
descendance organique héritage génétique ancêtres en compostage
*
Mélancolie des corps
Les larmes de deuil sont si lourdes… Elles pèsent le poids de l’absence …
***
Version vidéo
La vidéo « Le poème Le silence des couteaux de jet » sur Youtube
Art numérique humaniste et mémoire du deuil
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un espace de mémoire et de présence face à la perte.
Dans le réseau, ces mots agissent comme des traces sensibles, prolongeant la mémoire des absents dans une forme de continuité humaine.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Un poème court sur le deuil et la peur, où les vents deviennent métaphores des tourments intérieurs et des cris de l’âme face à la fragilité de l’existence.
Cet article fait partie de la série POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT → Voir la série complète
Deuil, peur et tempêtes intérieures
Dans ce poème court, j’explore les turbulences émotionnelles liées au deuil et à la peur. Les vents deviennent une métaphore des cris intérieurs, révélant la fragilité de l’esprit face à l’instabilité du monde.
Cet article s’inscrit dans la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, où j’explore les expériences liées à la finitude, à la mémoire et aux passages entre la vie et la mort.
Poésie : LES VENTS POUSSENT DES CRIS
les mains pleines de ciel de lames barbelées de larmes vagabondes
l’érosion des berges l’implosion des arcs en ciel l’implosion des arbres … des fleurs … de ma pensée … de ma pensée circulaire… … de ma pensée de carrefour giratoire en trompe-l’œil
Les vents poussent des cris dans la froidure de mes peurs et de mes deuils des matins de glace dans mon hiver de neiges éternelles
Art numérique humaniste et fragilité émotionnelle
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une manière d’exprimer les zones de fragilité et les tensions intérieures de l’expérience humaine.
Dans le réseau, ces fragments poétiques circulent comme des traces sensibles de nos peurs, de nos pertes et de nos états de déséquilibre.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
J’écris : découvrez un poème contemporain transformé en micro-poèmes visuels, où l’écriture se fait geste, l’imaginaire se déploie, et la poésie dialogue avec l’art numérique.
J’écris – Micro poèmes visuels
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
L’écriture est un acte intime, parfois douloureux, souvent salvateur. Dans ce poème intitulé « J’écris », j’explore les multiples raisons qui poussent à écrire, entre nécessité intérieure et quête de sens. Chaque vers, accompagné d’une image numérique, forme un micro poème visuel, offrant une expérience sensorielle.
Ce projet s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture devient un geste de présence, de survie et de partage de l’expérience humaine à travers le langage et l’image.
Pourquoi j’écris : un poème en quinze vers et quinze images numériques
Le poème:
J’écris J’écris pour dire en me demandant pourquoi J’écris sans y croire, mais j’écris quand même pour raconter notre histoire J’écris pour fracturer ma langue d’illettré j’écris pour faire tomber les cendres des murs de mes passés oubliés J’écris à voix basse pour ne pas réveiller mes douleurs qui tirent à boulets, qui tirent à mitraille J’écris pour dire la colère muette de mes os de vitrail J’écris pour ne pas disparaître entre deux silences sur la partition de mon requiem J’écris pour entendre mes silences dans le vacarme des émotions J’écris pour que les mots apprennent à pleurer J’écris pour respirer après la plongée en apnée J’écris pour allumer une lampe dans une pièce sans murs J’écris comme on disparaît dans l’embrasure J’écris quand même J’écris à l’encre de sang pour combattre les langues d’or J’écris pour mourir plus lentement
Poèmes-images : Micro-poèmes visuels
Chacun des quinze vers du poème a été transformé en une image numérique : un micro-poème visuel. Ces images d’art numérique, d’Instapoésie, accompagnent et prolongent le poème, comme des fragments suspendus entre texte et image.
Micro-poèmes visuels : une écriture fragmentée
Chaque vers du poème devient une image numérique, formant une série de micro-poèmes visuels. Cette fragmentation transforme l’écriture en expérience visuelle et sensorielle.
J’écris – Micro poème visuel #5 – Douleurs et mitraille
J’écris – Micro poème visuel #6 – Colère des os de vitrail
J’écris – Micro poème visuel #7 – La partition du requiem
J’écris – Micro poème visuel #8 – Vagues et vacarme des émotions
J’écris – Micro poème visuel #9 – Les mots qui pleurent
J’écris – Micro poème visuel #10 – Respirer après l’apnée
J’écris – Micro poème visuel #11- Lampe sans murs
J’écris – Micro poème visuel #12 – Disparaître dans l’embrasure
J’écris – Micro poème visuel #13 – Écrire malgré tout
J’écris – Micro poème visuel #14 – Encre de sang et révolte
J’écris – Micro poème visuel #15 – Écrire pour survivre
Version vidéo sur Youtube
La vidéo présentant le poème « Pourquoi j’écris » sur ma chaine Youtube
Note
Il y a quelques années j’ai lu le poème « J’écris » du poète Jean-Paul Daoust. J’ai aimé cette idée de dire pourquoi on écrit. Un vers m’avait vraiment intrigué : « J’écris parce que je vais quand même mourir ». J’ai aussi été touché par un vers du poète Denis Vanier : « … j’écris pour ne pas tuer … ».
J’ai décidé de toucher ce thème à ma manière. Le seul titre que je pouvais mettre était « J’écris » même si d’autres personnes l’ont utilisé dans le passé.
Art numérique humaniste et acte d’écrire
Ce projet s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un geste de présence dans le monde.
À travers sa transformation en micro-poèmes visuels, le texte circule dans le réseau comme une série de traces sensibles, entre langage, image et mémoire.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Mémoire dissonante de la chambre noire : un poème explorant la fragilité de la mémoire, la dégradation des souvenirs et l’influence du temps sur nos perceptions.
Mémoire dissonante de la chambre noire (Poésie & Image)
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
Mémoire, perception et altération du temps
Le poème « Mémoire dissonante de la chambre noire » explore la dégradation de la mémoire et la manipulation des souvenirs. À travers des images évoquant la photographie argentique et la chambre noire, le texte illustre comment le temps altère et transforme nos perceptions du passé; il offre une réflexion sur la fragilité de la mémoire et la manière dont elle est influencée par le présent.
Mémoire dissonante de la chambre noire
Tu ignorais que le temps ronge et modifie l’histoire comme la rouille souille et dévore le fer comme la moisissure s’insinue et s’incruste dans les souvenirs fermentation et décomposition du temps du jadis … de l’antérieur tu as compris que ni le présent, ni le passé n’appartiennent à personne … et que parfois d’ailleurs, il n’en reste rien …
opiner au mensonge, déformer, transmuter inverser des images déjà fragmentées en double exposition, décalées … en superposition les concepts et les idées se fondaient en opium; en fumée de liberté
tu me tues d’espoir m’assassines l’illusion je m’accroche aux écarlates segments des passés imprimés par giclées d’avenirs. sur fond d’incompréhension, d’hésitation … d’altérations organiques
nous découvrions des mondes d’éclaboussures et de gouttelettes en suspension; dans des univers surréalistes et cubistes, parfumés de collages idéalistes … un langage d’abstraction façonné dans l’argile crue d’une révolte contenue, des mots de langue dans des manuscrits décousus
immersion dans des craquelures d’impressions, philosophie ressentie et fossilisée … psychanalysée dans des fissures émotions intériorisées … je me rappelle nos livres illustrés avec des estampes, sur la peau des pages, la culture et l’odeur du papier la connaissance et les enluminures dorées ornant la réécriture de nos souvenirs falsifiés
te souviens-tu des diaporamas ? tu regardais des diapositives projetées sur les murs de notre ignorance, sur les pages blanches de nos espérances tu roulais des bobines de films sur les pignons des machines à vues qui rendaient images sur écrans de rêves … je me souviens des muralistes de bronze et de béton t’en souviens-tu ?
nous ne savions rien nous avions tout à apprendre on ne sait toujours rien et pourtant nous oublierons tout … ne restera que la lumière rouge en dormance dans la chambre noire, vestige de nos passés aléatoires
Art numérique humaniste et mémoire altérée
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la mémoire est perçue comme un processus vivant, en constante transformation.
Dans le réseau, ces fragments de souvenirs deviennent des traces mouvantes de l’expérience humaine, entre altération, perception et réinterprétation.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
C’EST POUR UN TAKE-OUT : poème visuel sur la dépression et la fragmentation intérieure, où l’image et les mots plongent dans l’intime.
La dépression
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
Dépression, fragmentation et dérive intérieure
Dans ce poème, j’explore les méandres de la dépression à travers des images de froidure, de solitude et de fragmentation intérieure. Chaque vers est une tentative de donner forme à l’indicible, de transformer le chaos émotionnel en une quête de sens. C’est une plongée dans l’intime, où les mots deviennent des refuges éphémères face à la tempête intérieure.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des lieux d’accueil de la fragilité humaine, sans la nier ni la masquer.
C’EST POUR UN TAKE-OUT; DES RÊVES POUR EMPORTER SVP (poème sur la dépression)
Encore une fois sur le chemin des dédales … et la peur qui s’installe … un autre tour de luge en dépression des brumes, un tour de piste sur la route des traineaux qui dérapent et trébuchent un tour de bobsleigh extrême à l’intérieur de soi-même
des craquelures dans mes émotions chimiques des fissures dans mes pensées-neurones raboutées le vide des synapses origami psychique écorchure des diagnostics de papier
sensations hurlantes qui déferlent et dérivent sur l’écume de l’eau comme des vagues scélérates anxieuses qui se déchainent et roulent sur le rivage sans crier gare
mille et un éclats; des déchirures fragments d’un être éclaté la fragilité de la porcelaine et de la faïence le déséquilibre; la vulnérabilité; la défaillance
personnalité de céramique fine le passé qui s’estompe dans l’intime …
des moments de délire, des lavis en trompe-l’œil sur le parvis de ma vie des lampions de sable … de sable fin comme la poudreuse de l’hiver … de l’hiver qui se promène encore dehors, comme un temps mort … comme un temps mort
encore la poudreuse et le vent toujours des matins de glace toujours la froidure et le frimas sur les lignes qui me tracent et s’effacent
toutes les neiges éternelles sont maintenant tombées … moi aussi
je suis maintenant en pièces détachées … un assemblage d’engrenages et de rouages gisant sur un radeau qui vogue au milieu d’une flaque d’eau … sur une petite nappe de liquide stagnant
« c’est pour un take-out » … « des rêves pour emporter SVP » je les mangerai assis sur le bord du quai en regardant les pleurs et les flaques d’eau s’assécher
en ne disant rien en ne pensant à rien
« c’est pour un take-out » « des rêves et de l’espérance pour emporter SVP » …
Art numérique humaniste et fragilité psychique
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un espace d’accueil de la fragilité mentale et émotionnelle.
Dans le réseau, ces mots circulent comme des traces sensibles de l’expérience humaine, même dans ses zones les plus vulnérables.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Un poème introspectif qui explore la fluidité du temps et la mémoire; une réflexion sur le présent, le passé et les émotions qui les relient.
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
Temps, mémoire et présence
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture devient une manière de charroyer le temps, de préserver la mémoire et de rendre sensible l’expérience humaine entre présent et devenir.
Poème sur le temps qui passe et la mémoire : Le charroi
I – Charroyer le temps
Le présent parle de nous à n’en plus finir Nous sommes probablement ici et maintenant
l’effort de vivre le quotidien, le banal, l’essentiel, l’éternité Ton corps croustille sous mes doigts Dans son cours, le temps charrie l’essence des choses telle la rivière qui charrie le sable
boutures de nos héritages endeuillés nous écorchons les éraflures de nos peurs de nos avenirs dans l’envers du décor pensées en carrousel de foires éphémères Mon corps croustille sous tes doigts
Nous sommes probablement ici et maintenant mais ce n’est pas certain et sans doute pas plus sûre que sans risque certainement pas sans conséquences Nos corps frémillent sous nos doigts En ce moment j’ai foi et j’existe tu existes et fourmilles en moi je ne sais plus en quoi j’ai foi
sensations fugaces et précieuses attentes confuses de nos peaux désireuses des charrettes et chariots vides transportent nos incertitudes et attitudes belliqueuses des carioles charroient nos corps qui fourmillent sous des doigts
Le présent parle de nous à n’en plus finir Le passé laisse humblement place à l’avenir Nous sommes toujours vivants … ici et maintenant
II – Charroyer l’écritoire
fût-il possible d’écrire le temps à la plume et à l’encre d’esquisser sans se contredire nos connexions intimes de dégrossir la matière de la naissance et des débuts nous dessinions nos vies dans des calèches sans cochers dans son cours, le temps charrie nos mots gravés gravures et manuscrits des vécus et des vies
nous voici; emportés dans le charroi des origines… et des commencements…
III – Charroyer les sens
Sens des choses et sens des corps dans son cours, le temps charrie des passions viscérales et charnelles
nous voici encore; dans le mouvement continu du charroi où tout est transporté et transformé, en dehors de toi, en dehors de moi
Charroyeurs des temps, des mots et des sens Nous irons …
Art numérique humaniste et mémoire en mouvement
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une manière de capter et de transmettre les traces du temps dans l’expérience humaine.
Dans le réseau, ces mots circulent comme des fragments sensibles, porteurs de mémoire, de présence et de transformation.
Le temps nous traverse, et nous en portons les traces.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Cartographie d’une dissonance : poème sur l’anxiété et la fragmentation mentale, où la poésie contemporaine et l’art numérique explorent les états intérieurs troublés.
Là où l’anxiété brouille les repères
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
Anxiété, fragmentation et territoires intérieurs
Ce poème trace les contours flous d’un état intérieur troublé. J’y navigue à vue dans une géographie mentale dissonante, là où l’anxiété brouille les repères et transforme les pensées en vertiges. C’est une tentative de dire l’invisible, d’arpenter les zones de turbulence avec les mots comme seuls instruments de mesure.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où la poésie et l’image servent à cartographier des états intérieurs fragiles et à rendre partageable l’expérience humaine de l’anxiété.
Cartographie d’une dissonance Trouble de l’anxiété
Modus Vivendi vivre avec _ espace à habiter; en immersion dans les collages cubistes des territoires fragmentés de ma pensée anxieuse
influencer le doute « cohabitation » avec _ pacte d’équilibre fragile sensation de dissonance et d’étrangeté tension d’équilibriste sur une corde raide ; je suis et _ je demeure
cracher un calligramme pour m’illustrer le mot l’état d’alerte permanente sensations diffuses dans mon corps à fleur de peau
tentative d’appropriation de mes réalités dissonantes acceptation lucide de l’instabilité équilibre précaire accepter et se rebeller
instinct grégaire caché entre le mur et le lit du point de rupture; de l’état d’être _ de l’état de ne pas être
vues multiples des paysages mentaux morcelés comme des points d’ombre en moi tatoués … en moi gravés en souvenirs figés de temporalité
carte d’habitat mode d’emploi tête en branchage pensée en arborescence dans un boudoir d’arbres et de branches laisser croitre les bonzaïs des sculptures végétales m’enracinent dans le mort-terrain une robe de chambre en bronze me calme se redessiner dans le temps dans l’espace _ dans l’avenir
les rêves éclatent comme du pop-corn au cinéma comme si chaque fragment de sensation devenait un point sur une carte, sur une surface _ dans une mosaïque d’émotions éclatées élaguer le dire et le faire voir toutes les facettes simultanément slamer le dire; esquisser les tons forts cartographier la dissonance et la dissidence comme point de partance, en orbite dans une ellipse sans fin, ni commencement
naviguer à vue _ à voiles plein vent… la manœuvre et l’assemblage du gréement cordage d’illusion se projeter en portance … portage et mouvance
Contexte
L’anxiété, sous toutes ses formes — anxiété généralisée, troubles anxieux — est un enjeu majeur de notre époque. Ce poème s’inscrit dans une démarche de poésie sociale, car de nombreuses personnes vivent avec l’anxiété et la dépression. Ayant moi-même traversé des périodes d’anxiété, j’ai tenté de mettre en mots ces sensations, ces états intérieurs souvent indicibles…
Art numérique humaniste et cartographie intérieure
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où poésie et image permettent de rendre visibles des états intérieurs souvent difficiles à exprimer.
Dans le réseau, ces fragments deviennent des traces sensibles de l’expérience humaine, partageables au-delà de l’individu.
Cartographier l’anxiété, c’est déjà tenter de l’habiter.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Découvrez le poème Le cadre de porte, une immersion poétique dans la maladie d’Alzheimer, explorant la mémoire, l’oubli et la désintégration de l’identité à travers l’écriture et l’image.
Poème sur la maladie d’Alzheimer
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
Mémoire, oubli et disparition de l’identité
Dans ce poème, je témoigne de ma première rencontre avec la maladie d’Alzheimer, incarnée par un homme dans la cinquantaine, emporté trop tôt. À travers des images de fixation sur un cadre de porte et de silence envahissant, j’exprime la douleur de voir un être cher se désagréger sous le poids de l’oubli. C’est une plongée dans la déchéance cognitive, une marche funèbre sans fin, où la poésie devient un exutoire face à l’indicible.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des lieux de présence, de mémoire et de témoignage face à l’effacement de l’expérience humaine. Il participe également à une démarche de poésie humaniste québécoise, où l’écriture devient un lieu de mémoire, de présence et de résistance douce face à l’effacement.
Ce texte s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire, la perte et la fragilité humaine, que j’explore à travers plusieurs poèmes et œuvres sculpturales.
Le cadre de porte
Il fixe le cadre de porte fixe le cadre de porte Il est debout devant le cadre de porte Une heure de temps Une maladie dégénérative l’emporte
Je marchais dans les rues de ville pour revoir un ami détruit dans ses ruines. Je marchais sans le savoir vers les ailes du charognard mangeur de souvenance. Un rendez-vous avec la démence.
Le père de mon ami détruit me présente la maladie. Des yeux de détresse et de brouillard se baladent sur les meubles et sur les murs. Des objets religieux épinglés entre deux rivages, pour garder courage.
J’observais un esprit de ratures et de ruptures. J’étais témoin de la dislocation de l’être implosé, désarticulé dans sa démesure. Il parlait en brume de mots et de murmures.
Il fixe le cadre de porte Fixe toujours le cadre de porte Se fond dans le cadre de porte On ne veut pas voir. La douleur. La peur. On détourne le regard.
La régression danse dans le salon. Le décor avale ma stupéfaction; je m’engloutis sous la tapisserie. Nous étions tristes; si tristes…
Fulgurance; Déchéance, Tout effacer, Déprogrammer. L’oubliance comme finalité.
Des cassures, des brisures dans l’éphémère. La lucidité de brefs moments périssables. Il entendait le silence s’emmurer autour de lui.
L’écorché sur les éraflures du verni jauni; sur le bois fendillé des moulures. L’impossibilité de maîtriser les craquelures sur la patine corrosive de la maladie, de sa vie.
Le temps charogne les présents qui seront les passés à oublier de l’avenir.
Il fixe le cadre; le cadre le fixe. Se décompose dans l’embrasure. Se prépare sans le savoir à s’éteindre d’usure.
Nous étions tristes; si tristes… face à cette musique sans mesure, sans métrique, cette marche funèbre sans fin et vitriolique.
Contexte
J’ai croisé plusieurs personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de démence. Ce poème évoque l’une d’elles : un homme dans la cinquantaine, emporté trop vite. Ce fut mon premier contact avec la maladie.
En 2012, alors que j’étais aidant naturel pour un ami de la famille atteint d’Alzheimer, j’ai créé une série de sculptures sur ce thème; ces œuvres ont été exposées dans divers lieux de diffusion. Ces dernières années, j’ai également écrit plusieurs poèmes abordant cette réalité, une poésie sociale qui témoigne de l’expérience humaine et, malheureusement, la maladie d’Alzheimer en fait partie.
Cette expérience a profondément marqué mon travail artistique, notamment à travers une série de sculptures et plusieurs poèmes explorant la mémoire et l’effacement.
Art numérique humaniste et mémoire fragilisée
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des espaces de mémoire, de présence et de témoignage face à l’effacement de l’expérience humaine.
Dans le réseau, ces mots agissent comme des traces sensibles, préservant ce qui tend à disparaître.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Poème sur la maladie d’Alzheimer et la démence, explorant la dérive cognitive, la perte de mémoire et l’identité fragmentée à travers des images poétiques et surréalistes.
la maladie d’Alzheimer
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
Mémoire, confusion et entre-deux
Dans ce poème, je plonge au cœur du maelstrom intérieur provoqué par la maladie d’Alzheimer. À travers des images de confusion, de souvenirs dilués et de réalités inversées, j’exprime l’expérience d’un esprit pris entre deux mondes, où le temps et l’identité se délitent. C’est une tentative de cartographier l’indicible, de donner forme poétique à la dérive cognitive.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où la poésie et l’image tentent de maintenir une présence humaine là où la mémoire et l’identité vacillent.
Ce texte s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire, la désintégration de l’identité et la fragilité humaine.Il entre en résonance avec d’autres poèmes abordant la maladie d’Alzheimer, où la mémoire se fragmente et où la conscience vacille.
Le Maelstrom: l’entre-deux
Quatrain de la souvenance
les cartes du ciel, et de bonne aventure, et les bains d’oiseaux
le cristal en boule, et le sel, et la peinture habitée
les bols chantants, dans le silence; entre les silences …
les futurs sont par essence, des passés en devenir
Quintil du maelstrom; de l’oubliance
je ne me souviens pas de moi dans mes images mentales dilatées
je n’ai de voyance que l’eau du lac avec mon jardin de roches
ombre et terreur de l’oiseau rapace; mangeur de ma souvenance
un tourbillon à l’intérieur de moi avale tous mes horizons
la pression de l’entre deux espaces-temps, en mouvance
Sizain de la confusion
la démence est vert pistache et ne rime pas avec le cadre de porte
la brume des mots dans le brouillard des yeux hagards
déchéance irréversible; la dérive des bateaux pontons à vol d’oiseaux
une vague scélérate, une naine blanche, un trou blanc en suspens
Ab origine fidelis; ni totalement ici, ni totalement ailleurs
etrOp ed erdAc el Ceva sap emir en Te ehcatSip trEv tse nOisufnoc al
Contexte
J’ai connu plusieurs personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de démence. Ce poème évoque l’expérience de l’une d’elles, à travers une perception fragmentée du réel.
Art numérique humaniste et dérive cognitive
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un moyen de rendre perceptible la fragilité de la mémoire et de l’identité.
Dans le réseau, ces fragments agissent comme des traces sensibles d’une expérience humaine en transformation.
Entre deux mondes, la mémoire vacille sans jamais disparaître complètement.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.