Cet article s’inscrit dans la série Art social & poésie, où j’explore une poésie engagée qui questionne les injustices, les silences et les tensions du monde contemporain.
Poème sur l’injustice, l’indifférence, la douleur silencieuse
l’intensité des cris des muets dépasse toujours celle de l’entendement de la sourde oreille
Le silence comme cri
Ce micro-poème explore la violence de l’indifférence.
Il met en lumière une tension fondamentale : ce qui ne se dit pas, ce qui n’est pas entendu, peut parfois porter une intensité plus forte que les mots eux-mêmes.
Art numérique humaniste et regard social
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la poésie et l’image deviennent des moyens de révéler des réalités humaines souvent invisibles ou ignorées.
Le numérique permet ici de rendre visible ce silence, et de lui donner une forme.
Explorer d’autres formes de poésie engagée
Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes interrogent les enjeux sociaux et politiques de notre époque :
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Nous marchons, entre poésie et art numérique, sur les traces du mouvement, de l’élan et de la mémoire du geste.
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
Un projet entre poésie, dessin et mouvement
Depuis toujours, la marche est un acte simple et symbolique : mouvement du corps, quête de sens, passage vers un ailleurs. Ce projet est né de cette impulsion — marcher, avancer, poursuivre une ligne invisible, intérieure et incertaine.
À travers un poème central et une série de dessins sur papier transformés en estampes numériques, j’explore différentes facettes de ce mouvement : l’effort, l’élan, l’errance, la chute, le désir, la mémoire.
Le titre, Nous marchons… Vers quoi ? Vers qui ?, évoque cette marche collective ou solitaire que nous empruntons tous — parfois lucides, parfois égarés. Le projet puise aussi dans l’inspiration de deux œuvres marquantes : – L’Homme qui marche d’Alberto Giacometti, figure tendue vers l’avant, – et Walking, film d’animation de Ryan Larkin, célébration sensible du corps en mouvement.
Ce travail est une traversée : une suite de pas entre poésie numérique, arts visuels et mémoire du geste, inscrite dans ma démarche d’art numérique humaniste, où le corps, le mouvement et l’expérience humaine demeurent centraux.
Cet article s’inscrit dans la série Poésie visuelle & écritures numériques, où j’explore la rencontre entre le texte, le dessin et le mouvement dans une approche d’art numérique humaniste.
Aller de l’avant jusqu’à la fin du voyage …
Le poème : Nous marchons
Nous marchons
Nous marchons, vers quoi ? vers qui ?
parfois je marche parfois je cours parfois je vole …
Je croise des vies à vendre des corps à louer
je marche de bouteilles en bouteilles
je cours de corps en corps
je vole de dérives en dérives vers le silence d’après
parfois je danse je virevolte de page en page
aller de l’avant jusqu’à la fin du voyage …
La marche comme langage
Dans ce projet, la marche devient une forme d’écriture.
Chaque pas, chaque geste, chaque déplacement du corps agit comme un langage sensible, entre mémoire, errance et recherche de sens.
Dessins & Estampes numériques
Les dessins ont été réalisés avec les mediums suivants : crayons, encre, pastel, acrylique et gouache. Chaque œuvre a d’abord pris forme sur papier aquarelle avant de trouver une seconde vie en estampe numérique.
La marche vers le silence
Le dessin sur papier
L’estampe numérique
Je marche et je danse
Le dessin sur papier
L’estampe numérique
Le promeneur surréaliste
Le dessin sur papier
L’estampe numérique
Parfois je marche, parfois je cours
Le dessin sur papier
L’estampe numérique
Aller de l’avant jusqu’à la fin du voyage
Le dessin sur papier
L’estampe numérique
Un clin d’œil àL’Homme qui marche
L’homme qui marche, d’après la sculpture d’Alberto Giacometti.
Image numérique réalisée par Gilles Vallée.
Giacometti : marcher vers l’inconnu
La sculpture L’Homme qui marche d’Alberto Giacometti est une œuvre emblématique. Il en existe plusieurs versions — autant de figures humaines tendues vers l’avant, avançant vers on ne sait quoi : vers le futur, vers la suite, vers leur destinée…
Cette œuvre magistrale m’a profondément influencé. Elle a nourri mon désir d’écrire et de créer des images autour de la marche — cette marche intérieure, incertaine, persistante… vers ce que l’on ignore encore.
Un clin d’œil à Walking de Ryan Larkin
Poésie visuelle — entre errance urbaine et parole intérieure
Le film d’animation Walking de Ryan Larkin a aussi influencé mon travail. Ce court-métrage saisit avec sensibilité la beauté simple et complexe du corps en mouvement.
J’ai publié sur mon site le poème WALKING | JE MARCHE, qui a été écrit en pensant a ce film et qui trouve toute sa place dans ce projet sur la marche.
Le voici :
WALKING | JE MARCHE
je déambule, je funambule je marche monologues de ville en bouche ; je parle seul dans la grande ville ermite urbain croqueur de poésie de ville je marche Walking
Ryan Larkin : célébrer le mouvement
Le film Walking a été réalisé par Ryan Larkin et produit par l’Office national du film du Canada (ONF) en 1968. Il a été nominé pour l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation lors de la 42e cérémonie des Oscars, en 1969.
📺 Voir Walking sur YouTube (5 min):
🎥 Walking de Ryan Larkin — un hommage animé à la beauté du mouvement quotidien. Film produit par l’ONF (1968), nominé aux Oscars. Une source d’inspiration pour ce projet.
Un regard plus intime sur Ryan Larkin
Après Walking, un film qui célèbre la beauté du corps en mouvement, une autre œuvre majeure permet d’approfondir la trajectoire de son créateur : Ryan, court-métrage d’animation documentaire réalisé en 2004 par Chris Landreth, nous entraîne dans les replis d’une vie marquée par le génie, le doute et la chute.
Ce film, primé aux Oscars, donne la parole à Ryan Larkin lui-même — alors marginalisé et en rupture avec son passé artistique. Par un jeu de portraits déconstruits et d’effets visuels déroutants, Ryan explore la fragilité psychique et l’épuisement créatif… tout en rendant un hommage bouleversant à l’artiste derrière Walking.
C’est une œuvre sur l’après, sur les blessures invisibles, sur ce qui reste quand la marche s’essouffle
Voir le film (14 min) :
Oscar 2004 — Meilleur court métrage animation, ce film s’inspire de la vie de Ryan Larkin, un animateur canadien qui a réalisé à l’Office national du film certaines des œuvres d’animation les plus marquantes de son époque.
Variation sur le thème L’Homme qui marche
Un micro poème toujours sur le même thème pour terminer:
J’ai publié sur mon site ce poème-image; une estampe numérique produite à partir d’une de mes sculptures. C’est une variation de thème de l’Homme qui marche,
L’homme qui marche
L’homme qui marche La douleur du texte
L’image dans le sens des mots
Art numérique humaniste et mémoire du geste
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le corps, le mouvement et la transformation des images à travers les médiums prolongent l’expérience humaine dans le réseau.
Du dessin à l’estampe numérique, le geste initial se déploie et circule sous différentes formes.
La fabrication des images
Photo d’atelier
Voici une vue partielle de mon atelier au moment de la création de ce projet.
Mots de la fin
Nous marchons. Toujours. Par nécessité ou par instinct. Par espoir, par fatigue, par mémoire.
Ce projet est né de cette marche, réelle ou intérieure — celle qui nous fait avancer malgré les incertitudes, celle qui nous relie les uns aux autres, celle qui nous mène, peut-être, vers nous-mêmes.
Chaque trait, chaque mot, chaque pas, porte la trace d’un mouvement plus grand. Merci d’avoir marché ici, un instant.
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les images et les mots deviennent des formes de présence et de mémoire dans l’espace numérique.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Quand l’art, la lumière et la poésie se rencontrent pour faire naître un éclat suspendu entre sacré et art contemporain.
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
De la naissance de la lumière est un projet artistique multidisciplinaire né en 2012, lorsque le Centre de créativité du Gesù m’a invité à créer une crèche de Noël contemporaine. L’installation, présentée dans l’église, alliait sculpture, diaporamas numériques et mise en espace, en dialogue avec le lieu liturgique.
Treize ans plus tard, en 2025, ce projet a trouvé de nouveaux échos : un poème, des dessins et des estampes numériques ont vu le jour, inspirés par une photographie prise dans le transept nord lors du montage initial. Ce texte retrace la genèse de l’installation, les réactions qu’elle a suscitées, et les prolongements visuels et poétiques qui en ont découlé.
Avec le recul, De la naissance de la lumière peut aujourd’hui être relu comme une œuvre préfigurant ma démarche d’art numérique humaniste, où la technologie, la poésie et la lumière demeurent au service de l’expérience humaine, de la mémoire et du sens.
Cet article propose une traversée entre poésie, art sacré et création contemporaine, à partir d’une œuvre qui s’est transformée au fil du temps. Il s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place de l’art, de la mémoire et de la lumière dans l’expérience humaine.
Ce projet peut également être compris comme une forme de poésie visuelle numérique, où texte, image, lumière et mémoire se déploient à travers différents médiums.
Une œuvre multidisciplinaire entre art sacré, poésie visuelle et expérimentation contemporaine
Le poème:
De la naissance de la Lumière
De là où naît la lumière lueurs de corps des figures du reflet des lampions brûlent des cierges se consument l’orgue crie son souffle lieu sacré de l’espérance
De là où naît la lumière en porte-à-faux du sombre, des lumineux s’impriment dans les tissus de linceuls
De là naît l’origine … le commencement
La lumière comme origine
Dans ce poème, la lumière apparaît comme un point de passage entre le visible et l’invisible. Elle devient à la fois présence, mémoire et transformation, au cœur d’une expérience sensible et spirituelle.
De la naissance de la lumière : une installation sculpturale au Gesù
Origine du projet
En 2012, j’ai été invité par la directrice du Centre de créativité du Gesù, à Montréal, à concevoir une crèche de Noël pour l’église. Une proposition à la fois stimulante et exigeante : comment créer une œuvre contemporaine sur un thème vieux de deux millénaires ? Comment aborder une iconographie aussi chargée d’histoire pour tenter d’y insuffler un regard neuf ? Comment aborder le sacré avec de l’art contemporain ?
Intention artistique
J’ai choisi de travailler à partir du thème de la lumière, en développant l’installation sur deux niveaux de lecture :
Pour les catholiques : une crèche contemporaine symbolisant la naissance de l’enfant porteur de lumière.
Pour tous les autres : une œuvre artistique actuelle, peuplée de personnages futuristes et enrichie d’un univers visuel numérique.
Composantes de l’installation
L’installation comprenait douze figures en plâtre, agrémentées de bijoux, de métaux et de tissus. Leurs visages, blancs et presque anonymes, évoquaient la foule en attente — cette humanité guettant l’émergence de la lumière.
Leurs corps étaient composés de trépieds de photographie, apportant une touche contemporaine et délibérément non réaliste. Ce choix plaçait l’accent sur les têtes, sur la dimension symbolique, plus que sur la représentation corporelle.
L’œuvre intégrait également des diaporamas diffusés sur des écrans : des images numériques créées à partir de photographies, d’interventions infographiques, de logiciels d’imagerie et de sculpture numérique 3D. Ces projections prenaient la forme de « graffitis lumineux » et de sculptures virtuelles.
L’installation était évolutive : chaque semaine, je déplaçais les personnages, comme dans une chorégraphie silencieuse et j’ajoutais de nouvelles sources de lumière. La forme finale de l’installation a été faite de jour de Noël.
Réalisation et collaboration
Le montage dans l’église du Gesù fut un moment fort de ma carrière. J’ai eu le privilège de collaborer avec l’artiste Stella Pace, alors responsable de l’accompagnement technique des artistes invités. Stella, artiste multidisciplinaire remarquable, m’a non seulement épaulé dans la réalisation, mais elle a aussi profondément marqué mon parcours. Nos longues conversations m’ont permis de dépasser le syndrome de l’imposteur qui me tracassait alors. Parfois, la vie place les bonnes personnes sur notre route, au bon moment.
C’était la troisième fois que j’intervenais au Gesù. J’y avais déjà présenté une exposition solo, Les âmes souffrantes – La maladie mentale, ainsi qu’une sculpture intégrée à la collection permanente : Calvaire et Espérance. Avec De la naissance de la lumière, j’étais une fois de plus habité par le désir de créer dans le respect du lieu, de son histoire et des personnes qui le fréquentent.
Le lieu : le Gesù
Situé au cœur du centre-ville de Montréal, le Gesù est à la fois une église, un lieu de culte actif et un centre de créativité. Anciennement rattaché au Collège Sainte-Marie, premier établissement d’enseignement jésuite à Montréal, il a vu passer plusieurs figures marquantes de la culture québécoise. Le poète Émile Nelligan y a étudié, tout comme l’écrivain Hubert Aquin.
Aujourd’hui, le Gesù continue d’accueillir des expositions, des concerts et des créations artistiques contemporaines, dans un esprit de dialogue entre spiritualité, culture et art. C’est dans ce lieu chargé d’histoire et de sens que l’installation De la naissance de la lumière a été présentée, en dialogue avec l’espace liturgique et la mémoire collective.
Réception – Réactions et controverse
Présentée dans l’église du 2 décembre 2012 au 7 janvier 2013, l’installation a suscité une large gamme de réactions. Plusieurs visiteurs ont salué une approche contemporaine audacieuse. D’autres, au contraire, l’ont rejetée violemment.
Malgré le soin que j’ai pris pour honorer l’esprit du lieu, certaines réactions m’ont surpris par leur intensité. Des discussions avec des Jésuites m’ont aidé à faire face à cette réception contrastée. Sur le web, certains ont accusé l’installation de rendre hommage à Lucifer et aux Illuminati. Deux personnes ont même fait des crises en plein cœur de l’église, persuadées d’y voir le diable… Il a fallu les expulser…
Cette expérience m’a rappelé une vérité essentielle : l’artiste propose, mais chaque spectateur interprète selon son propre vécu, ses croyances, son état intérieur. L’œuvre devient alors un miroir, parfois paisible, parfois dérangeant.
Quelques photos de l’installation
Affiche – installation De la naissance de la lumière – Gesù,
De la naissance de la Lumière – Installation sculpturale – transept nord du Gesu
Vue de l’installation dans le transept nord du Gesu
Des personnages de l’installation De la naissance de la lumière
Quelques images des diaporamas
Graffitis lumineux créés à partir de sources lumineuses dans l’église
Sculpture virtuelle créée avec un logiciel de création en 3D
Graffitis lumineux et sculpture virtuelle
Là où naît la lumière : un reflet devenu vision
Avant de commencer le montage de l’installation dans l’église du Gesù, je m’y suis rendu à plusieurs reprises pour observer l’espace et planifier l’intervention. Lors d’une de ces visites, j’ai pris plusieurs photos du transept nord. L’une d’elles m’a profondément surpris : malgré la faible luminosité ambiante, un reflet lumineux intense est apparu sur l’image.
Ce qui m’a frappé, ce n’est pas seulement cette lumière inattendue dans une atmosphère presque obscure, mais la forme qu’elle semblait dessiner. Dans cette tache lumineuse, un personnage m’est apparu. Était-ce une simple paréidolie — ce phénomène où l’œil humain devine des formes familières dans le flou ou l’abstrait ?
Curieux de valider ma perception, j’ai montré la photo à un ami artiste. Avant même que je ne dise quoi que ce soit, il s’est exclamé : « C’est un spectre ! ». Lui aussi avait perçu une présence humaine, sans que je ne l’influence de quelque manière.
J’ai conservé cette image pendant plus de treize ans. Elle continue de m’intriguer, comme un fragment de mystère suspendu dans le temps. En 2025, j’ai décidé de revenir à cette vision, de l’interpréter à travers une série de dessins et d’estampes numériques. C’est ainsi qu’est né un nouveau corpus intitulé : Là où naît la lumière.
Photos du reflet lumineux
Photo du reflet lumineux au Gesu
Photo du reflet lumineux au Gesu – Agrandissement
Là où naît la lumière; les dessins
Là où naît la lumière – Dessin 1 (dessin sur papier avec fusain, gouache, pastel, encre, acrylique, craie et crayons)
Là où naît la lumière – Dessin 2 (dessin sur papier avec fusain, gouache, pastel, encre, acrylique, craie et crayons)
Là où naît la lumière; les estampes numériques
Là où naît la lumière – Estampe numérique 1
Là où naît la lumière – Estampe numérique 2
Une autre histoire de lumière
En décembre 2012, la journaliste Chantal L’Heureux, du Magazine Radio In Situ, est venue me rencontrer pour réaliser un article sur l’installation De la naissance de la lumière. Afin d’illustrer son reportage, elle m’a photographié devant deux sculptures et un écran qui diffusait un des diaporamas de l’exposition.
Au moment précis où elle a appuyé sur le déclencheur, un employé du Centre de créativité du Gesù a éteint les lumières de l’église — sans le savoir, il venait de transformer cette prise de vue en une image singulière et énigmatique.
C’est lors de la publication de cette photo que la controverse a éclaté. Une personne, sans doute influencée par l’ambiance dramatique de l’image, a commencé à présenter l’installation comme un hommage à Lucifer et aux Illuminati. Ce fut le début d’une série d’interprétations étonnantes — et troublantes — autour de l’œuvre. Voici cette photo:
Gilles Vallée devant l’installation De la naissance de la lumière, Gesù, 2012 – Photo : Chantal L’Heureux
Et si la lumière ne naissait pas là où on l’attend ?
Créer dans un lieu chargé d’histoire, avec ses rituels, ses attentes, ses croyances, m’a confronté à l’essence même de l’acte artistique : proposer une vision, tout en acceptant qu’elle nous échappe dès qu’elle rencontre le regard de l’autre. Treize ans plus tard, De la naissance de la lumière continue d’émettre ses reflets, à travers mes souvenirs, mes dessins, mes estampes numériques et mes poèmes. Elle m’accompagne, comme un éclat ancien dont la source est peut-être plus proche que je ne le croyais : quelque part en moi.
Art numérique humaniste et mémoire de l’œuvre
Cette œuvre peut aujourd’hui être relue à travers ma démarche en art numérique humaniste, où les créations se prolongent dans le temps, se transforment et circulent entre différents médiums.
De l’installation physique à l’image numérique, puis au poème, l’œuvre devient une mémoire vivante.
L’œuvre ne se limite plus à un lieu ni à un moment : elle se prolonge dans le temps, dans la mémoire et dans le réseau.
Explorer différentes dimensions de l’expérience humaine
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Poésie et art numérique se rencontrent dans une exploration du corps en mutation — une mémoire en perpétuelle réécriture.
Mutations perpétuelles – œuvre originale
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
Et si le corps gardait en lui les marques du temps comme un palimpseste en perpétuelle réécriture ? « Mutations perpétuelles » explore, entre poésie et art numérique, la mémoire fragmentée de nos métamorphoses intérieures. Un voyage visuel et poétique à travers les traces du temps sur le corps, entre textures hybrides et distorsions numériques.
Corps, mémoire et transformation numérique
Dans cette œuvre, le corps devient une surface d’inscription du temps. Les textures, les altérations et les distorsions numériques traduisent une mémoire en constante transformation, entre présence et disparition.
Présentation de l’œuvre
Mutations perpétuelles est une œuvre d’art numérique réalisée à partir de logiciels graphiques professionnels, sans recours à l’intelligence artificielle. L’image originale, entièrement conçue manuellement, représente un visage en transformation — fusion de textures minérales et organiques — évoquant les empreintes du temps sur la matière vivante. Cette création explore, par une approche artisanale du numérique, la mémoire du corps en mutation.
Le poème
Mutations perpétuelles
entre deux battements de siècle le temps sculpte le minéral glitch organique; altérations corps fractal et fébrile d’humus et de souffle
mes cellules contiennent toutes les galaxies lèvres sensuelles suspendues aux frontières des fontaines blanches mouvements de l’expansion perpétuelle des regards noyés d’éclipse
je scrute les univers avant d’atteindre l’horizon des événements … l’inévitable trou noir de l’absence …
Les images
Ces variations visuelles prolongent le poème en explorant différentes formes de transformation du corps.
Art numérique : variation de l’œuvre originale
Mutations perpétuelles – variation artistique
Variation artistique de l’œuvre originale; Close-up
Versions Glitch art
Le Glitch art explore la beauté des erreurs numériques : distorsions visuelles, fragments disloqués, interférences imprévues. En détournant les dysfonctionnements technologiques, il donne naissance à une esthétique de l’accident, où le bug devient langage. Dans ce projet, le glitch agit comme une métaphore de la mémoire fragmentée — un corps altéré, en constante reconfiguration.
Le glitch agit ici comme une écriture du temps, révélant les fractures invisibles de la mémoire et du corps.
Mutations perpétuelles-glitch1
Image glitchée où le visage semble fragmenté par une fracture temporelle, entre effacement numérique et dislocation physique.
Mutations perpétuelles – glitch2
Glitch art; visage altéré comme une mémoire défaillante, marquée par des interférences visuelles.
Mutations perpétuelles – glitch3
Glitch art; visage altéré avec un accident visuel au niveau des yeux.
Mutations perpétuelles – glitch4
Variation glitch où le visage devient matière mouvante, brouillée, instable — comme en pleine reconfiguration.
Ce projet interroge la matière du temps dans les chairs numériques — un poème visuel où le corps, fragmenté, devient mémoire en mutation.
Art numérique humaniste et mémoire du corps
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où le numérique devient un espace pour explorer l’expérience humaine.
Le corps, fragmenté et recomposé, devient ici une mémoire vivante, traversée par le temps, les transformations et les traces du vécu.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
De la connaissance de soi : explorez une quête intérieure à travers sculpture, art numérique et poésie, entre réflexion et expérimentation visuelle.
Sculpture De la connaissance de soi
Cet article fait partie de la série Poésie visuelle & écritures numériques → Voir la série complète
Exploration artistique et quête de soi
La connaissance de soi traverse l’histoire de la philosophie, de la poésie et de l’art. Cette œuvre, créée d’abord sous forme de sculpture, puis revisitée en art numérique et en glitch art, s’inscrit dans une démarche introspective. Elle propose une lecture visuelle et poétique d’une quête de soi, à la fois personnelle et universelle, inscrite dans ma démarche d’art numérique humaniste, où la technologie, la matière et l’image demeurent au service de l’expérience humaine et de la conscience.
En croisant la poésie contemporaine, les arts visuels et la matière brute, ce projet invite à ralentir, à regarder, et peut-être à se reconnaître.
Ce projet s’inscrit également dans les formes contemporaines de la poésie visuelle numérique, où texte, image et matière dialoguent au sein d’une même œuvre.
Une œuvre entre matière, image et conscience
Cette œuvre se déploie à travers plusieurs formes — sculpture, image numérique, glitch art et poésie — comme autant de tentatives d’approcher une même réalité : la connaissance de soi.
De la connaissance de soi : Poème, Sculpture, Art numérique et Glitch art
Le poème
De la connaissance de soi : à mains nues dans le présent
ce qui est … non ce qui devrait être … mais bel et bien ce qui est … à mains nues dans le présent, à mains nues dans le réel. je touche mes tremblements sous la peau
là où les mots perdent leurs contours et leurs sens la pensée se fait argile, malléable je suis assemblage d’histoires, de fragments hérités de mes passés un battement un souffle
un miroir dans mon ventre … à mains nues, je sculpte des erreurs j’assemble des artéfacts pour comprendre je suis l’arbre et l’ombre en même temps je suis le sentier sans balises, qui s’efface à mesure qu’il s’écrit juste une marche, juste un pas juste une trace
à mains nues. dans le présent et le réel, dans la conscience, je me devine je m’entrevois je me reconnais
Note
Ce poème s’inscrit dans une volonté d’explorer la conscience de soi à travers le langage. En écho à l’image et à la matière, il prolonge le dialogue entre art et philosophie, poésie et arts visuels.
La sculpture
La sculpture De la connaissance de soi
Cette sculpture contemporaine a été réalisée en 2012. Elle a été exposée en 2013 à Montréal, dans un centre d’artistes et une galerie d’art, puis en 2014 dans la salle Le Petit Boréart, au Centre culturel France Arbour de Granby.
Concernant le titre : il m’est arrivé de la présenter sous le nom De la connaissance, mais son titre complet et exact est De la connaissance de soi.
Aspects techniques
La partie supérieure, représentant un personnage, est composée de bois, de plâtre et de mousse isolante. La mise en couleur a été réalisée à l’aide de peinture acrylique.
La partie inférieure est un assemblage sculptural mixed media, combinant métal, bois, mousse isolante et livres — dont un exemplaire du livre De la connaissance de soi de Jiddu Krishnamurti, intégré directement dans l’œuvre. Il s’agit d’une œuvre d’art expressive où le support devient signifiant, prolongeant la réflexion introspective.
Dans cette continuité, l’art numérique humaniste permet de prolonger l’œuvre au-delà de sa forme initiale, en la faisant circuler, se transformer et persister dans le temps.
En versions Art Numérique
À partir d’une photo de la sculpture, j’ai créé des œuvres numériques à l’aide de logiciels graphiques. Ces images sont issues d’une transformation artistique personnelle : aucun recours à l’intelligence artificielle, seulement une manipulation artisanale et intuitive.
Le passage de la matière à l’image permet de reconfigurer le regard. C’est une autre façon d’aborder l’artet la connaissance de soi, en jouant sur les textures, la lumière, et les détails amplifiés.
Je vous propose ci-dessous deux exemples de cette adaptation dans le monde numérique.
Œuvre d’art numérique produite a partir d’une photo de la sculpture De la connaissance de soi
Œuvre d’art numérique produite a partir d’une photo de la sculpture De la connaissance de soi (image rectangulaire)
Une version Glitch Art
J’ai aussi expérimenté avec la technique du Glitch Art, pour déconstruire et faire surgir d’autres lectures visuelles de la sculpture originale. Voir l’exemple ci-dessous:
Le glitch art introduit une dimension de rupture, où l’erreur devient langage visuel et ouvre de nouvelles perceptions de l’œuvre.
Note
Le Glitch Art est une forme d’art visuel qui utilise les erreurs numériques ou analogiques — comme les artefacts visuels et les bugs — pour créer une esthétique délibérément altérée. Il peut être généré accidentellement ou de manière intentionnelle, en manipulant des fichiers, des logiciels ou des dispositifs électroniques.
Œuvre d’art numérique produite a partir d’une photo de la sculpture De la connaissance de soi – version Glitch art
Une trace fondatrice
En 1977 ou 1978, j’ai lu De la connaissance de soi de Jiddu Krishnamurti. Ce livre m’avait profondément marqué, notamment par une idée centrale : l’importance d’être conscient de ce qui est.
Près de cinq décennies plus tard, je réalise que ce principe m’a discrètement accompagné tout au long de mon parcours, influençant ma pensée, mes choix, mes gestes, et mes œuvres.
La sculpture De la connaissance de soi, tout comme les transformations numériques qui en découlent, s’inscrit dans cette continuité intérieure.
Conclusion
La connaissance de soi est une quête qui traverse les formes : le geste sculptural, l’image numérique, l’écriture poétique. Chaque médium en capte une facette, une vibration, un élan.
La sculpture présentée ici n’existe plus aujourd’hui. Elle a été détruite à un moment de transition dans ma vie. Comme certaines œuvres, elle a eu une existence éphémère. Sa disparition fait partie de son histoire, et prolonge, à sa manière, le questionnement sur la connaissance de soi : qu’est-ce qui demeure lorsque tout change ?
Parfois, ce que l’on détruit nous accompagne encore, sous une autre forme, plus légère, plus libre.
L’œuvre disparaît, mais la recherche demeure.
Explorer différentes dimensions de l’expérience humaine
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Un poème contemporain sur le deuil et la mort, où la douleur, la mémoire et l’absence s’entrelacent dans une écriture sensible explorant la fragilité humaine et la persistance du souvenir.
Poème sur le deuil ; Le silence des couteaux de jet
Cet article fait partie de la série POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT → Voir la série complète
Découvrez « Le silence des couteaux de jet », un poème sur le deuil et la perte. À travers une écriture sensible et contemporaine, ce texte explore la douleur de l’absence, la mémoire des êtres chers et le poids du vide laissé derrière eux. Une poésie d’émotion brute, entre fragilité et résilience.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des espaces de présence, de mémoire et de partage de l’expérience humaine face à la perte.
Cet article s’inscrit dans la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, où j’explore les expériences liées à la finitude, à la mémoire et aux passages entre la vie et la mort.
Poésie contemporaine sur le deuil et la mort
La mort d’un(e) proche nous arrive en plein cœur comme un couteau de jet lancé avec violence par la vie.
Viscérale; Frontale une attaque soudaine, ciblée; sans défense possible
*
… déstabilisés …
les oiseaux ne volent plus … mais planent … tombent … s’écrasent … s’empaillent …
les pigeons voyageurs irradient l’immensité mille et une dérives le cri des ailes
*
vide laissé dans les gestes du quotidien
mémoire corporelle dans l’odeur, la voix silence de l’absence : vacarme à tue-tête
il n’y a plus de service à ce numéro; veuillez raccrocher … inutile de recomposer !
on ressent le deuil jusque dans l’ossature
*
il manque quelqu’un autour de la table… il manque de plus en plus de monde autour de la table bientôt il ne restera plus que la table et les chaises … que des souvenirs fossilisés, inachevés …
et moi … en fragments …
*
les larmes de deuil sont lourdes … elles pèsent le poids de l’absence …
*
les mains pleines de ciel l’espérance des espaces célestes
calvaire … dérapage contrôlé des héritiers de l’absence perte de contrôle jusqu’à la frontière du point de rupture de la naissance de la lumière
*
coule dans la rivière des reliquaires, des ossuaires ruisseau des souvenirs d’Éther et d’Ébène gravures de sanctuaires
rituels conscience collective imagerie divine
*
quand on parle aux ancêtres dans un cimetière, les mots tombent par terre devant les stèles. Je danse avec des bonhommes de pierre dans mes territoires de paroles intérieures nous sommes passés par ici …
les paroles lancées dans l’univers ne vont nulle part, elles tombent elles aussi par terre, au pied des stèles les mots troubles ne sont pas des semences …
*
voile sombre du noir d’os; pénombre brunâtre des autoportraits en rupture de clair-obscur
un carrosse sans noce des écrits de murmures sur des murs; des éraflures
le vert de gris des toits des églises désacralisées funérailles de noir d’ivoire dans la lumière bleutée de la chorale en chants; un cœur endeuillé fractures de partition métronome au rythme irrégulier; aux éclats de vermillon
émotions fractales de chimères déchirure et masse informe de mes brumes du matin de la dormance des instinct
*
une lettre ouverte en fermeture de la vie
la vélocité des couteaux de jet
tenir ferme la hampe de la lance la tige de la fleur sauvage
descendance organique héritage génétique ancêtres en compostage
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Mélancolie des corps
Les larmes de deuil sont si lourdes… Elles pèsent le poids de l’absence …
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Version vidéo
La vidéo « Le poème Le silence des couteaux de jet » sur Youtube
Art numérique humaniste et mémoire du deuil
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un espace de mémoire et de présence face à la perte.
Dans le réseau, ces mots agissent comme des traces sensibles, prolongeant la mémoire des absents dans une forme de continuité humaine.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Découvrez comment l’œuvre Alzheimer se transforme à travers sculpture, art numérique, intelligence artificielle et poésie, explorant la mémoire et la maladie dans une création multidisciplinaire et évolutive.
La sculpture Alzheimer
Cet article fait partie de la série Réflexions sur l’art, la poésie et la culture → Voir la série complète
« La métamorphose d’une œuvre d’art à travers le temps, les médiums et les technologies » est une exploration artistique qui retrace l’évolution d’une création inspirée par la mémoire et la maladie d’Alzheimer. De la sculpture traditionnelle à l’art numérique, en passant par la photographie, la poésie, la vidéo et l’intelligence artificielle, cette œuvre hybride illustre la transformation continue de l’expression artistique à l’ère des technologies émergentes. Cette exploration s’inscrit dans une réflexion plus large sur la transformation des œuvres à l’ère numérique et sur la manière dont les médiums influencent la mémoire et la perception.
De la sculpture à l’intelligence artificielle : évolution d’une œuvre sur la mémoire
Il arrive qu’une œuvre, au lieu de rester figée dans sa forme initiale, prenne un chemin de traverse, se réinvente, migre d’un médium à l’autre, et poursuive sa trajectoire dans des dimensions inattendues. C’est le cas de mon œuvre Alzheimer, née en 2012 comme sculpture physique, et qui n’a cessé depuis de se transformer. Sculpture, photographie, art numérique, vidéo, poésie, puis série d’images générées par l’intelligence artificielle — autant d’étapes d’un processus artistique en mutation constante, à l’image du thème qu’elle aborde : la mémoire, sa fragilité, son effacement progressif.
De la matière à l’évocation : la sculpture (2012)
À l’origine, Alzheimer était une sculpture faite de plâtre, de bois, et d’autres matériaux récupérés. Elle faisait partie d’un corpus plus vaste d’œuvres traitant de la maladie d’Alzheimer, exposé dans différents lieux de diffusion. Le geste sculptural visait à donner forme à l’absence, à la confusion, à l’oubli, à travers des textures brutes, des volumes fragmentés, une certaine tension entre le vide et le plein.Cette œuvre incarnait une tentative de dialogue avec l’invisible, avec ce qui se défait en silence — une forme de mémoire fossilisée dans la matière.
La sculpture originale:
Sculpture Alzheimer produite en 2012
L’image comme trace : la photographie et l’art numérique (2014)
Deux ans plus tard, j’ai capturé l’œuvre sous un nouvel angle : à travers l’objectif de mon appareil photo. Cette photographie n’était pas simplement documentaire. Elle s’inscrivait dans une démarche de recréation visuelle : la lumière, le cadrage, les contrastes ont donné une nouvelle lecture à la sculpture. L’œuvre devenait image — figée, certes, mais plus suggestive, presque théâtrale.
À partir de cette photographie, j’ai entamé un travail de transformation numérique, en utilisant des logiciels graphiques pour altérer, filtrer, manipuler la matière de l’image. La sculpture originale s’est peu à peu effacée sous les couches de traitement visuel, comme si la mémoire elle-même devenait incertaine, volatile, altérée par les pixels.
C’était une manière d’explorer la plasticité de l’image, de réfléchir à ce que l’on conserve — ou non — lorsqu’une œuvre traverse les supports. Ce travail questionnait aussi notre rapport contemporain à la mémoire numérique : plus nous stockons, plus nous oublions.
Cette version « œuvre numérique » a été exposée au Festival d’arts numériques FONLAD ainsi qu’au Web Art Center (WAC) au Portugal, en 2014. Elle marquait déjà une transition vers une approche plus numérique de la mémoire : une trace de la trace.
L’œuvre numérique:
Alzheimer (la version Œuvre numérique produite en 2014
L’intervention de l’intelligence artificielle (2023)
En 2023, j’ai franchi une nouvelle étape : j’ai utilisé l’image numérique de l’œuvre pour alimenter une série générée par l’intelligence artificielle, via l’outil DALL·E. J’ai demandé à l’IA de s’inspirer de la photographie transformée pour créer douze variations, douze fragments visuels issus de la mémoire de la machine, influencée par l’image-source.
Le résultat est fascinant : certaines images conservent des éléments reconnaissables, d’autres s’en éloignent. L’IA agit ici comme une conscience altérée, produisant des versions rêvées, imaginées, parfois même fantomatiques de l’œuvre initiale.
Cette série vient clore — ou prolonger ? — un cycle de transformations où l’œuvre devient processus, déplacement, recomposition permanente.
Les 12 images générées par intelligence artificielle:
Variation #1 — Image générée par l’IA DALL·E
Variation #2 — Image générée par l’IA DALL·E
Variation #3 — Image générée par l’IA DALL·E
Variation #4 — Image générée par l’IA DALL·E
Variation #5 — Image générée par l’IA DALL·E
Variation #6 — Image générée par l’IA DALL·E
Variation #7 — Image générée par l’IA DALL·E
Variation #8 — Image générée par l’IA DALL·E
Variation #9 — Image générée par l’IA DALL·E
Variation #10 — Image générée par l’IA DALL·E
Variation #11 — Image générée par l’IA DALL·E
Variation #12 — Image générée par l’IA DALL·E
Une œuvre, plusieurs vies
En retraçant ce parcours, je ne cherche pas à figer une définition de l’œuvre, mais plutôt à montrer la fécondité du changement, la richesse des métamorphoses. Chaque version n’efface pas la précédente : elle l’amplifie, la prolonge, ou la déconstruit, tout en y ajoutant une nouvelle strate de sens.
Cette approche s’inscrit pleinement dans ma démarche d’art numérique humaniste (ANH), où les technologies — du geste sculptural à l’intelligence artificielle — ne sont jamais des fins en soi, mais des moyens pour interroger la mémoire, la perte et la persistance de l’expérience humaine.
Dans cette perspective, l’œuvre n’est plus un objet figé, mais un processus vivant, en transformation continue, traversant les médiums, les époques et les technologies.
Et peut-être est-ce là le plus grand écho au thème d’Alzheimer : la mémoire comme un palimpseste, où ce qui disparaît laisse malgré tout une empreinte, une trace, une forme transitoire.
Car l’art, comme la mémoire, est toujours en mouvement. L’œuvre devient alors une trajectoire plutôt qu’une forme.
La poésie comme autre voie de la mémoire
Au fil des années, ce thème de la mémoire fragilisée, de l’effacement progressif, s’est aussi frayé un chemin dans mon écriture poétique. La poésie m’a offert un autre espace d’exploration — plus intime, plus suggestif — pour aborder ce même sujet sous un angle différent. Là où la sculpture matérialise l’oubli, et où l’image le transforme, le poème, lui, le murmure. Les mots deviennent alors des éclats de mémoire, des fragments d’humanité résistant à la disparition. Cette incursion poétique ne remplace pas les autres formes, mais les prolonge : elle rappelle que chaque médium porte en lui une façon singulière de dire la perte, et que c’est peut-être dans cette diversité des langages que se loge notre capacité à résister à l’oubli.
Une décennie de création autour de la maladie d’Alzheimer : un parcours artistique en constante expansion
L’œuvre Alzheimer n’a jamais été pensée comme une fin en soi, mais bien comme un point de départ. Cette sculpture, créée en 2012, a amorcé une démarche artistique multidisciplinaire et évolutive pour aborder le thème complexe et bouleversant de la maladie d’Alzheimer.
Elle a donné naissance à un corpus de sculptures exposé en 2012 à l’Hôpital Notre-Dame ainsi qu’au Centre de recherche de l’Institut Douglas, à Montréal. En 2014, cette recherche s’est prolongée dans le champ de l’art numérique, avec une œuvre présentée au Festival FONLAD et au Web Art Center (WAC) au Portugal.
L’année suivante, en 2015, une installation sculpturale permanente a été créée pour le Jardin des sculptures de l’Institut Douglas, ancrant ce projet dans un lieu de mémoire et de soin. Le titre de l’installation: Pour en finir avec l’Alzheimer.
En 2023, douze images générées par intelligence artificielle à partir de la photo de la sculpture originale ont permis d’explorer de nouvelles formes de fragmentation et de réinterprétation visuelle. En 2023 j’ai aussi publié sur ma chaine YouTube la vidéo Alzheimer qui montre des images des sculptures.
Enfin, de 2020 à 2025, cette réflexion s’est aussi déployée dans l’écriture poétique, donnant naissance à une série de poèmes consacrés à la mémoire, à l’effacement et à la persistance de l’humain.
Ce long parcours témoigne d’une volonté de créer un dialogue entre les arts, les technologies et les émotions, pour faire résonner autrement la complexité de cette maladie et les traces qu’elle laisse …
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Découvrez l’univers des estampes numériques : art contemporain, diffusion en ligne, collaborations internationales et créations hybrides mêlant imaginaire, poésie et intelligence artificielle.
Le monde des estampes numériques
Cet article fait partie de la série Réflexions sur l’art, la poésie et la culture → Voir la série complète
L’imagerie numérique n’a cessé de se réinventer depuis ses débuts, ouvrant de nouvelles perspectives créatives et artistiques. J’ai commencé à travailler avec des images numériques il y a environ vingt ans, utilisant principalement des cliparts et intervenant sur des photos. Aujourd’hui, les logiciels graphiques offrent des possibilités infinies pour la création et la modification d’images, donnant naissance à un nouveau domaine artistique : l’estampe numérique. Cette réflexion s’inscrit dans une exploration plus large des formes contemporaines de création et de diffusion de l’art à l’ère numérique.
Cette exploration des estampes numériques s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste (ANH), où la technologie n’est pas une fin en soi mais un moyen de faire émerger des images qui parlent de mémoire, d’expérience humaine et de sensibilité face aux transformations du monde.
Dans cette perspective, l’estampe numérique devient à la fois une œuvre et un vecteur de circulation, inscrite dans un réseau global de diffusion artistique.
Définition selon Wikipédia
Selon Wikipédia, une estampe numérique est définie comme suit :
« Une estampe numérique est une œuvre dont l’ordinateur est le principal outil de conception pour créer une matrice de données numériques. Une imprimante numérique, le plus souvent à jet d’encre, est ensuite utilisée comme moyen d’impression sur divers supports. »
Définition selon le robot conversationnel ChatGPT
J’ai demandé à ChatGPT le 20 juin 2024 de donner une définition de « Estampe numérique » :
» Une estampe numérique est une œuvre d’art créée à l’aide de techniques numériques. Contrairement aux estampes traditionnelles, qui utilisent des méthodes comme la gravure, la lithographie ou la sérigraphie pour imprimer des images sur du papier ou d’autres supports, les estampes numériques sont produites par des imprimantes à jet d’encre, des traceurs ou d’autres dispositifs de reproduction numériques. »
Un peu d’histoire selon ChatGPT
Les estampes numériques ont commencé à émerger dans les années 1980 avec l’avènement des technologies informatiques et des imprimantes à jet d’encre de haute qualité. Ce nouveau médium a gagné en popularité dans les années 1990 et 2000, alors que les artistes ont exploré les possibilités offertes par les logiciels de graphisme et les imprimantes numériques pour créer des œuvres d’art innovantes et accessibles. Aujourd’hui, l’estampe numérique est reconnue comme une forme d’art à part entière, permettant une grande créativité et une reproduction précise.
L’importance des lieux de diffusion et des galeries en ligne
Pour diffuser l’art contemporain (incluant les estampes numériques) et le rendre accessible à un plus large public, de nouveaux moyens ont été nécessaires. Les centres d’artistes, jouant un rôle clé dans cette démarche, ont intensifié leurs efforts pour promouvoir les œuvres de créateurs du domaine du numérique. Parallèlement, les galeries en ligne ont connu un développement significatif, offrant une vitrine virtuelle pour l’art moderne.
Ces plateformes numériques permettent non seulement une visibilité accrue pour les artistes, mais aussi une accessibilité sans précédent pour les amateurs d’art du monde entier. Les galeries en ligne et les centres d’artistes constituent ainsi des outils essentiels pour la démocratisation de l’art, facilitant les échanges culturels et l’appréciation des œuvres au-delà des frontières géographiques.
Grâce à ces initiatives, l’art trouve de nouvelles voies pour toucher un public diversifié, enrichissant ainsi le paysage culturel global.
LE CENTRE D’ARTISTES VOIX VISUELLE
Voix Visuelle est un bon exemple. A chaque année depuis près de deux décennies, le centre d’artistes Voix Visuelle à Ottawa organise l’Exposition internationale d’estampe numérique miniature. L’exposition a lieu en galerie et en ligne sur des réseaux sociaux.
J’ai participé une dizaine de fois à l’exposition. Je vous propose ci-dessous un exemple :
Estampe numérique: La poésie des métamorphes
Le Festival d’art numérique FONLAD
Le Festival d’art numérique FONLAD est un autre exemple pour la diffusion en ligne et dans des lieux physiques. Le festival FONLAD est un événement dédié aux arts numériques et multimédia. Il se tient annuellement au Portugal, généralement à Coimbra, bien qu’il puisse inclure des événements satellites dans d’autres villes et pays.
J’ai participé en 2014, 2015 et 2016 avec des estampes numériques. Je vous propose ci-dessous un exemple :
Estampe numérique: Divergent thinking
Web Art Center
Le Web Art Center (en collaboration avec FONLAD) a aussi aidé pour la diffusion de l’art numérique. Je vous propose un exemple ci-dessous avec une estampe numérique intitulée « Not Art non-artistic masterpiece for nobody » que j’ai proposée pour l’événement Non biennale en 2014 :
« Not Art non-artistic masterpiece for nobody »
Diversification des moyens de diffusion
En plus des galeries en ligne et des événements de centres d’artistes, les estampes numériques peuvent être diffusées de différentes façons; elles peuvent être imprimées sur divers supports et proposées dans des galeries d’art. Par exemple, j’ai imprimé certaines de mes œuvres sur des plaques d’aluminium et des feuilles d’acrylique pour les exposer et les vendre lors d’expositions.
Aujourd’hui, le réseau lui-même devient un espace d’exposition.
Estampes numériques et art postal
J’ai également exploré le concept de faire voyager des estampes numériques à travers des événements d’art postal, ce qui m’a permis de collaborer avec des artistes de différents pays dans des expositions collectives. Ces projets de Mail Art allient les outils informatiques contemporains et les services traditionnels de la poste. J’ai participé à plusieurs projets d’art postal dont les suivants:
Mail Me Art Two | Red Gate Gallery à Londres
A Book about DeathNew York | SAL Art Gallery
A Book About Death Australia | Tweed River Art Gallery
The Day of The Dead | Queens Museum of Art à New York
Avec de l’imagination …
La production d’estampes numériques offre une grande flexibilité; avec un peu d’imagination, on peut réellement diversifier les moyens de diffusion artistique. Depuis plusieurs années, je propose des images pour des projections lumineuses (mapping) sur une église lors de l’événement annuel Le Showfrette à Beloeil. J’ai également diffusé des œuvres sur des écrans lors d’expositions de sculpture. Sur ma chaîne YouTube (Art Digital Express – YouTube), je publie des vidéos présentant des diaporamas d’estampes numériques et je fusionne l’imagerie numérique et la poésie dans des poèmes-images que je publie sur mon site WordPress ( Poésie & Images – Gilles Vallée Art | Art Digital Express (gillesvalleeart.ca ).
Une galerie d’art dans l’espace
On peut même exposer dans l’espace… En 2016, j’ai fourni deux estampes numériques à la NASA suite à un appel ouvert aux artistes et au grand public pour envoyer des images numériques dans l’espace. Ces œuvres ont été enregistrées sur un disque à bord de la navette spatiale pour la mission Osiris-Rex, dont l’objectif était de prélever des échantillons sur l’astéroïde Bennu. Le disque contenant les images restera en orbite autour de la Terre pendant des millénaires. Une de mes estampes numériques rend hommage à Isaac Newton et Albert Einstein avec leurs signatures; je vous la présente ci-dessous:
Adventure Exploration_In memory of Isaac Newton and Albert Einstein
L’univers de l’IA
L’estampe numérique continue de se réinventer avec l’essor de l’intelligence artificielle. Des générateurs d’images comme DALL-E, Midjourney, Bing Image Creator et META AI produisent des visuels toujours plus complexes et étonnants. J’intègre désormais des créations générées par l’IA dans mes estampes numériques, fusionnant ainsi l’art IA avec le travail humain. Voici un exemple tiré de ma série intitulée Online Creativity :
Online Creativity – Estampe numérique générée par IA
ET L’AVENIR ?
L’imagerie contemporaine continue d’évoluer, et il sera fascinant de suivre les futurs développements dans ce domaine, notamment avec l’intégration croissante de l’intelligence artificielle. L’avenir de l’estampe numérique promet de nouvelles possibilités artistiques et techniques encore inexplorées.
Sculpture virtuelle – Image générée par IA – Bing Image Creator
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Instapoésie : quand la poésie contemporaine se réinvente sur Instagram et les réseaux sociaux pour toucher un public connecté.
Série : Réflexions sur l’art, la poésie et la culture
Je vous invite à plonger dans l’univers de l’Instapoésie, où les mots rencontrent l’image pour créer une expérience poétique immersive. À travers cette fusion artistique, j’explore comment la poésie contemporaine s’adapte à l’ère numérique, en combinant textes concis et visuels percutants, pour toucher un public connecté et en quête de nouvelles formes d’expression. L’Instapoésie; une aventure de poésie en ligne. Cette exploration s’inscrit dans une réflexion plus large sur les liens entre poésie, numérique et expérience humaine.
Cet article fait partie de la série Réflexions sur l’art, la poésie et la culture → Voir la série complète
Il y a quelques années, un article de Radio Canada intituléInstagram a-t-il dépoussiéré la poésie ? a particulièrement retenu mon attention. Cet article mettait en lumière l’Instapoésie, un mouvement poétique qui a pris naissance sur Instagram et qui s’est rapidement étendu à d’autres réseaux sociaux et au Web en général. On parle maintenant d’Instapoésie, de poésie numérique, d’écritures numériques, de littérature électronique, littérature numérique… tout un monde de créativité numérique et de diffusion de l’art sur le Web pour les poètes et poétesses contemporains.
Définir l’Instapoésie
J’ai demandé à l’intelligence artificielle ChatGPT 4o le 30 mai 2024 de définir l’Instapoésie. Voici le résultat :
L’Instapoésie est un phénomène littéraire contemporain qui tire son nom de la fusion entre « Instagram » et « poésie ». Ce terme désigne une forme de poésie qui est spécifiquement conçue pour être partagée sur les réseaux sociaux, et plus particulièrement sur Instagram. L’Instapoésie se caractérise par des poèmes souvent courts, visuellement attractifs, et capables de captiver rapidement l’attention des utilisateurs dans un flux d’images et de contenus divers.
Origines et Contexte
L’Instapoésie a émergé avec la popularisation des réseaux sociaux et la montée en puissance d’Instagram comme plateforme de partage d’images et de vidéos. Instagram, avec ses formats visuels et son potentiel de viralité, a offert aux poètes un nouveau terrain d’expression. Cette plateforme permet de diffuser largement et rapidement des œuvres poétiques à un public vaste et diversifié, souvent plus jeune et connecté.
Caractéristiques de l’Instapoésie
Brièveté et Concision
L’une des caractéristiques les plus marquantes de l’Instapoésie est la brièveté des textes. Les poèmes sont souvent courts, parfois réduits à quelques lignes seulement. Cette concision est nécessaire pour s’adapter à l’attention limitée des utilisateurs des réseaux sociaux.
Esthétique Visuelle
Les poèmes sont souvent présentés de manière visuellement attractive. L’usage de typographies variées, de mises en page créatives, et de fonds visuels accrocheurs est courant. Certains poètes combinent leurs textes avec des illustrations, des photographies ou des dessins pour renforcer le message poétique.
Accessibilité et Simplicité
Les poèmes d’Instapoésie tendent à utiliser un langage simple et accessible. Cela permet d’atteindre un public plus large, y compris des personnes qui ne sont pas forcément des lecteurs de poésie traditionnelle.
Interaction et Immédiateté
Instagram permet une interaction directe entre les poètes et leurs lecteurs. Les commentaires, les likes et les partages facilitent une communication bidirectionnelle et immédiate, créant ainsi une communauté autour de la poésie.
Influence et Impact
L’Instapoésie a démocratisé l’accès à la poésie. Grâce à cette forme, de nombreux jeunes découvrent et apprécient la poésie, une forme littéraire qui peut sembler intimidante ou désuète. Les poètes d’Instagram, tels que Rupi Kaur, Atticus ou Pierre Jeanty, ont acquis une renommée internationale grâce à leurs publications sur cette plateforme.
En outre, l’Instapoésie a redéfini la perception de la poésie en tant que genre. Elle a montré que la poésie peut être moderne, dynamique et en phase avec les tendances actuelles de consommation de contenu. Cette forme de poésie a également encouragé de nombreuses personnes à exprimer leurs propres sentiments et pensées à travers la poésie, contribuant ainsi à un renouveau créatif.
Critiques et Défis
Toutefois, l’Instapoésie n’est pas exempte de critiques. Certains puristes de la poésie considèrent que cette forme simplifie trop le genre et sacrifie la profondeur et la complexité pour l’accessibilité et l’instantanéité. Il est également question de la pérennité de cette poésie dans un monde où les tendances des réseaux sociaux sont éphémères.
Conclusion
À travers mes explorations de la poésie visuelle et numérique, j’ai souvent perçu l’Instapoésie comme une passerelle entre la technologie et la sensibilité humaine.
Cette réflexion s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste (ANH), où les outils numériques deviennent des espaces de transmission, de mémoire et de présence humaine.
L’Instapoésie représente une évolution fascinante de la poésie, adaptée aux réalités et aux outils de communication modernes. En exploitant la puissance visuelle et la connectivité des réseaux sociaux, elle a su capter l’attention d’un nouveau public et redonner vie à un genre littéraire parfois considéré comme élitiste. Qu’elle soit perçue comme une simplification excessive ou une révolution nécessaire, l’Instapoésie continue de croître en popularité et d’influencer la manière dont la poésie est écrite, lue et partagée aujourd’hui.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Découvrez comment l’intelligence artificielle crée des dessins en interprétant les demandes des utilisateurs, explorant l’imagination artificielle et la production visuelle par IA à travers images et vidéos.
l’IA et le dessin
Cet article fait partie de la série Réflexions sur l’art, la poésie et la culture → Voir la série complète
l’IA et le dessin
L’intelligence artificielle transforme aujourd’hui notre manière de créer des images. Mais comment fonctionne réellement ce processus ? Et que nous dit-il sur notre propre imagination ?
J’ai posé la question suivante à CHATGPT 4o le 25 mai 2024 : Comment une IA procède pour créer un dessin suite à une demande de l’utilisateur ?
Réponse :
« Pour créer un dessin en réponse à une demande de l’utilisateur, une intelligence artificielle suit plusieurs étapes clés. D’abord, elle analyse la requête de l’utilisateur, en identifiant les éléments spécifiques et les détails demandés. Ensuite, elle utilise un modèle de génération d’images, souvent basé sur des réseaux de neurones profonds, comme les GANs (Generative Adversarial Networks) ou les modèles de diffusion. Ces modèles ont été préalablement entraînés sur de vastes ensembles de données d’images pour apprendre à générer des visuels réalistes et variés. En interprétant les instructions, l’IA crée une représentation visuelle en générant des pixels ou des vecteurs qui correspondent aux descriptions données. Enfin, le résultat est affiné et optimisé pour correspondre le plus fidèlement possible à la demande initiale, prenant en compte la composition, les couleurs et les détails spécifiques. Ce processus combine des techniques avancées de compréhension du langage naturel et de génération d’images pour produire un dessin conforme aux attentes de l’utilisateur. »
Cette réflexion s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste (ANH), où l’intelligence artificielle est envisagée non comme un substitut à l’artiste, mais comme un outil révélateur de l’imaginaire humain.
Dessin par IA
Des exemples dans des vidéos de ma chaine YouTube
Exemple avec ma vidéo L’être Social – The Social Being Art – द सोशल बीइंग आर्ट
Exemple avec ma vidéo AI drawings – Dessins par IA – एआई चित्र
Et si le dessin par IA n’était qu’un miroir — parfois flou, parfois révélateur — de notre propre façon de voir, d’imaginer et de représenter le monde ?
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