Micro poèmes sociaux et politiques #2 – Poésie brutale

Quand le monde cogne, le poème ne s’excuse pas — il cogne aussi.
La micropoésie sociale et politique ne cherche pas à adoucir les angles : elle répond, sans fard, à la brutalité du réel.

Sphère jaune de Naples avec cercles noirs et texte sur la brutalité géopolitique et la poésie engagée

Cet article fait partie de la série
Micro poèmes sociaux et politiques
→ Voir la série complète

Poésie brutale

La brutalité des réalités géopolitiques
contemporaines appelle une poésie brutale …

Commentaire

La brutalité du monde ne se contourne pas — elle se regarde en face. La poésie sociale et politique répond à la violence géopolitique contemporaine par une langue qui ose être brutale elle aussi. Cette poésie n’est pas décorative. Elle est une forme de résistance. Une parole qui ne cherche pas à plaire, mais à réveiller. Elle assume l’inconfort, le cri, la tension. Elle ne panse pas les plaies — elle les expose.

👉 Ici, la poésie devient résistance : brutale, lucide, nécessaire.

Explorez la série

Cette publication fait partie de la série Micro poèmes sociaux et politiques, une collection de poèmes courts engagés.

Bouton bleu arrondi avec le texte « Voir tous les micro poèmes de la série ».

🌍Pensons culture

Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.

→ Voir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Micro poèmes sociaux et politiques #1 – Les jardins de l’avenir

Premier éclat d’une poésie engagée, “Les jardins de l’avenir” ouvre la série des micro poèmes sociaux et politiques — une réflexion poétique sur l’avenir de l’humanité et la nécessité de repenser le monde.

Sphère yin-yang avec branches opposées et texte sur l’avenir de l’humanité

Cet article fait partie de la série
Micro poèmes sociaux et politiques
→ Voir la série complète

Les jardins de l’avenir

Changer les façons de penser
c’est semer l’avenir de l’humanité

Commentaire

Le monde contemporain est dominé par l’argent, le pouvoir et la consommation. Les grandes entreprises détruisent notre environnement sans frein. Pour que l’humanité ait un avenir, il faut changer nos façons de penser — c’est là que commence la transformation.

Ce poème court est né d’un sentiment d’urgence. L’avenir ne se construira pas avec les outils du passé — il faut repenser, réimaginer, réinventer.

Explorez la série

Cette publication fait partie de la série Micro poèmes sociaux et politiques, une collection de poèmes courts engagés.

Bouton bleu arrondi avec le texte « Voir tous les micro poèmes de la série ».

🌍Pensons culture

Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.

→ Voir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

La culture, c’est vital — Poème, citations et vidéo pour résister ensemble

La culture, c’est vital — un poème visuel et une réflexion engagée où les mots deviennent acte de résistance et mémoire partagée.

Image d’un tableau noir encadré de bois avec l’inscription colorée « La culture, c’est vital ». Chaque mot est écrit dans une couleur différente : bleu, jaune, rose et rouge, façon craie. En bas du tableau, la signature © Gilles Vallée est visible. Cette image sert d’en-tête pour un article et de vignette pour une vidéo, soulignant l’importance essentielle de la culture dans nos vies.

Cet article fait partie de la série
Réflexions sur l’art, la poésie et la culture
→ Voir la série complète

La culture, c’est ce qui nous relie, ce qui nous élève, ce qui nous sauve. Elle est mémoire, résistance et transmission. Elle murmure dans les livres, éclate dans les cris d’artistes, veille dans les silences des mémoires. Dans cet article, je vous propose un parcours en trois temps : – un micro poème social, comme cri de ralliement, – une série de dix citations marquantes, gravées comme à la craie sur le tableau de notre conscience, – et une vidéo courte, visuelle et vibrante, pour faire résonner ces pensées dans l’espace numérique. Ensemble, ces fragments dessinent une conviction : la culture est vitale. Cette réflexion s’inscrit dans une approche plus large de l’art, de la poésie et de la culture comme formes de présence humaine dans le monde.

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste (ANH), où la culture humaniste devient un espace de résistance, de mémoire et de lucidité face aux dérives du pouvoir et de l’oubli.
→ Art numérique humaniste — Corpus théorique et développements

La culture : mémoire collective, acte de résistance et transmission

La culture : ce qui nous unit, ce qui nous sauve

La culture est bien plus qu’un héritage : elle est une manière d’exister. Elle nous relie à ceux et celles qui nous ont précédés, elle façonne notre regard sur le monde, elle nous donne des mots pour dire, des gestes pour transmettre, des formes pour résister. Dans chaque langue, chaque œuvre, chaque poème, chaque chanson, chaque rituel, elle murmure : vous êtes encore là. Et tant qu’elle respire, nous ne sommes pas seul(e)s.

Micro poème social

La culture, c’est vital

La meilleure arme
de résistance
est la culture.
Nous, camarades
de résistance
culturelle, sommes
ici pour y rester.

Image à fond noir encadrée d’un liseré vert. Le texte, écrit en français avec des couleurs variées et des tailles de police contrastées, met en valeur des mots clés comme culture, résistance et vital. Le message principal affirme : « La culture, c’est vital. La meilleure arme de résistance est la culture. Nous, camarades de résistance culturelle, sommes ici pour y rester. » La signature © Gilles Vallée apparaît en bas de l’image. L’ensemble évoque un manifeste visuel en faveur de l’engagement artistique et culturel comme acte de résistance.

Citations sur la culture

Les mots ont le pouvoir de réveiller, de relier, de résister. Ces dix citations, gravées comme à la craie sur le tableau de notre mémoire, nous invitent à penser la culture autrement — comme souffle vital, comme acte de transmission, comme cri de liberté.

Image d’une citation d’André Malraux affichée sur un tableau noir encadré de bois. Le texte, écrit en blanc comme à la craie, dit : « La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert ». En bas de l’image, la signature © Gilles Vallée est visible. L’ensemble évoque une ambiance intellectuelle et intemporelle, soulignant l’idée que la culture est un effort personnel et une quête active.

Citation d’André Malraux sur la culture

« La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert »

Citation d’Albert Camus affichée sur un tableau noir encadré de bois : « Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude ». Le texte est écrit en blanc, façon craie, avec la signature © Gilles Vallée en bas. L’image évoque une réflexion profonde sur la fragilité de la culture face aux dérives sociales, et souligne l’importance de la préserver pour rester libre.

Citation d’Albert Camus sur la culture

« Tout ce qui dégrade la culture
raccourcit les chemins qui mènent
à la servitude »

Citation d’Albert Camus inscrite sur un tableau noir encadré de bois : « Sans la culture, et la liberté relative qu’elle suppose, la société, même parfaite, n’est qu’une jungle. C’est pourquoi toute création authentique est un don à l’avenir ». Le texte est écrit en blanc, façon craie, avec la signature © Gilles Vallée en bas. L’image évoque la nécessité de la culture pour humaniser la société et transmettre un héritage créatif aux générations futures.

Citation d’Albert Camus sur la culture et la société

« Sans la culture, et la liberté relative
qu’elle suppose, la société, même parfaite,
n’est qu’une jungle. C’est pourquoi
toute création authentique est
un don à  l’avenir »

Citation de Milan Kundera affichée sur un tableau noir encadré de bois : « La culture, c'est la mémoire du peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de penser et de vivre ». Le texte est écrit en blanc, façon craie, avec la signature © Gilles Vallée en bas. L’image évoque la culture comme socle identitaire et mémoire vivante d’une société, soulignant son rôle fondamental dans la transmission des valeurs et du sens.

Citation de Milan Kundera sur la culture

« La culture, c’est la mémoire du peuple,
la conscience collective de la continuité
historique, le mode de penser et de vivre »

Citation d’Octavio Paz affichée sur un tableau noir encadré de bois : « Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. À l’inverse, c’est de l’isolement que meurent les civilisations. » Le texte est écrit en blanc, façon craie, avec la signature © Gilles Vallée en bas. L’image évoque la culture comme dynamique vivante, nourrie par la diversité et le dialogue, en opposition à l’isolement destructeur.

Citation de Octavio Paz sur la culture

« Toute culture naît du mélange,
de la rencontre, des chocs.
A l’inverse, c’est de l’isolement
que meurent les civilisations. »

Citation de Milan Kundera affichée sur un tableau noir encadré de bois : « En vidant une nation de sa culture on la condamne à mort. » Le texte est écrit en blanc, façon craie, avec la signature © Gilles Vallée en bas. L’image évoque une mise en garde puissante sur le rôle vital de la culture dans la survie et l’identité d’un peuple.

Citation de Milan Kundera
sur la culture et la nation

« En vidant une nation de sa culture
on la condamne à mort. »

Citation d’Aimé Césaire affichée sur un tableau noir encadré de bois : « Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. La culture, c’est le refus de mourir. » Le texte est écrit en blanc, façon craie, avec la signature © Gilles Vallée en bas. L’image évoque la culture comme acte de résistance et de survie face à la décadence des valeurs fondamentales.

Citation de Aimé Césaire sur la culture

« Une civilisation qui ruse avec ses
principes est une civilisation moribonde.
La culture, c’est le refus de mourir. »

Citation de Victor Hugo affichée sur un tableau noir encadré de bois : « Détruire la culture, c’est mutiler l’âme d’un peuple. » Le texte est écrit en blanc, façon craie, avec la signature © Gilles Vallée en bas. L’image évoque la culture comme essence vitale d’une nation, soulignant que l’atteinte à la culture est une atteinte à l’identité profonde d’un peuple.

Citation de Victor Hugo sur la culture

« Détruire la culture, c’est mutiler
l’âme d’un peuple. »

Citation d’Albert Jacquard affichée sur un tableau noir encadré de bois : « La culture, c’est ce qui permet à l’homme de s’élever au-dessus de lui-même. » Le texte est écrit en blanc, façon craie, avec la signature © Gilles Vallée en bas. L’image évoque la culture comme levier d’émancipation personnelle, un outil de dépassement de soi et d’élévation intellectuelle.

Citation d’Albert Jacquard sur la culture

« La culture, c’est ce qui permet
à l’homme de s’élever au-dessus
de lui-même. »

Citation d’Émile Zola affichée sur un tableau noir encadré de bois : « Une société sans culture est une société morte. » Le texte est écrit en blanc, façon craie, avec la signature © Gilles Vallée en bas. L’image évoque la culture comme souffle vital d’une société, soulignant que son absence équivaut à une disparition de l’esprit collectif.

Citation d’Émile Zola sur la culture

« Une société sans culture est
une société morte. »

La version vidéo

Je vous présente ci-dessous la vidéo La culture, c’est vital – 10 pensées et citations qui frappent publiée sur ma chaine YouTube (Art Digital Express)

Cette vidéo prolonge le poème dans une forme d’art numérique humaniste, pensée comme un acte de culture humaniste face à la banalisation de la violence, de la propagande et de l’autoritarisme.

Une courte vidéo qui rassemble 10 citations puissantes sur la culture, choisies pour leur force de résonance et leur capacité à éveiller la conscience. À travers les mots de Camus, Césaire, Kundera, Zola et d’autres, cette série visuelle invite à penser la culture comme un acte de résistance, de mémoire et de transmission.
Image d’un tableau noir encadré de bois avec l’inscription « La culture, c’est vital » écrite en blanc, façon craie. En bas du tableau, la signature © Gilles Vallée est visible. Cette image sert d’introduction visuelle à une série de réflexions et de citations sur la culture, soulignant son rôle essentiel dans la société contemporaine.

Conclusion – La culture comme acte de présence

La culture ne se consomme pas, elle se vit. Elle traverse les siècles, les crises, les silences. Elle est ce fil invisible qui relie les voix du passé aux gestes du présent. À travers ce micro poème, ces dix citations gravées comme à la craie, et cette vidéo qui fait vibrer les mots, une conviction se dessine : la culture est un acte de présence. Et tant qu’elle respire, nous sommes là — debout, reliés, vivants

Dans un monde saturé d’images et de discours, l’art numérique humaniste et la culture humaniste demeurent des lieux de résistance, où l’expérience humaine refuse de se taire.

EXPLORER D’AUTRES SÉRIES

→ Poèmes sur l’expérience humaine
→ Micro-poèmes sociaux et politiques
→ Poésie & images
→ Poésie visuelle & écritures numériques

🌍Pensons culture

Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.

→ Voir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui

 RETOUR À LA PAGE PRINCIPALE DE LA SÉRIE


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

MILLE ET UNE RÉVOLTES SUR LE BOUT DE LA LANGUE (Poème)

.

Mille et une révoltes sur le bout de la langue — poésie visuelle et engagée, inscrite dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les cris du monde se transforment en mots et images.

Image numérique en noir et blanc montrant des visages surréalistes avec les bouches ouvertes pour montrer qu'ils crient.
MILLE ET UNE RÉVOLTES SUR LE BOUT DE LA LANGUE

Cette page fait partie de la série
ART SOCIAL & POÉSIE
→ Voir la série complète

Cet article s’inscrit dans la série Art social & poésie, où j’explore une poésie engagée ancrée dans les tensions sociales, les fractures du monde et les formes contemporaines de résistance.

Fragments d’un soulèvement en suspens : murmures de poésie et de révolte

Richesse et gloire pour les
nains de jardin sociopathes
pauvreté et misère pour les
lutins de rue et les fantaisistes

des cracheurs d’images de
marque pour le réseautage
d’illusionnistes et de faux prêtres
des grand maîtres inventés
de toutes pièces par des
suceurs de baguettes magiques
la réussite est au bout de la langue
pour les putes et magiciens de
haut niveau de tous genres
ou non genrés

parasitage d’images publiques;
frime et supercherie
manipulation et tromperie
des bibittes à patate déguisées
en scarabées japonais
pour tromper les farfadets
doués de l’esprit follet

des gosseux de langues de bois
des patenteux d’histoires
des acrobates de l’art oratoire
et des charmeurs de langues
… une révolte couve en braise
de colère en ces jours
de mots décapités

je suis en terre de rébellion,
je reviendrai peut-être un jour
bredouille – démanché – exilé

… exilé …
trouver asile et calme dans
un lieu inviolable
se sentir étranger partout;
étranger et mutant

des hashtags tatoués
dans le front
#asiles #exils
je demande asile
je tague et je tague
je tague et je tangue
je tangue et je tombe …

gueules de cris à tue-tête
émeutiers de la survivance
… des manifestants protestent
mais n’attendent plus rien …

L’être social inhabité …
avec mille et une révoltes
sur le bout de la langue
et le cœur en lambeaux
de liberté

Une poésie de la révolte et du langage

Ce poème explore la langue comme lieu de tension, de rupture et de révolte. Les mots y deviennent fragments, cris, dérives — une tentative de dire l’indicible dans un monde saturé de discours et de manipulations.

Une révolte intérieure, où la langue devient territoire de lutte.

Art numérique humaniste et poésie engagée

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la poésie devient un espace de résistance face aux dérives sociales, politiques et médiatiques.

L’image et le texte y agissent comme des formes de présence dans le réseau, portant une parole libre, fragmentée, mais profondément humaine.

Explorer d’autres formes de poésie engagée


Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes interrogent les enjeux sociaux et politiques de notre époque :

→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et condition humaine
→ Poésie visuelle & écritures numériques — poèmes-images et écritures hybrides

Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les mots et les images deviennent des formes de conscience, de résistance et de mémoire dans l’espace numérique.

← Retour à la série ART SOCIAL & POÉSIE

🌍Pensons culture

Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.

→ Voir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

C’EST POUR UN TAKE-OUT; DES RÊVES POUR EMPORTER SVP (Poésie)

C’EST POUR UN TAKE-OUT : poème visuel sur la dépression et la fragmentation intérieure, où l’image et les mots plongent dans l’intime.

Oeuvre numérique en noir et blanc qui montre un personnage féminin en superposition 4 fois
La dépression

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
→ Voir la série complète

Dépression, fragmentation et dérive intérieure

Dans ce poème, j’explore les méandres de la dépression à travers des images de froidure, de solitude et de fragmentation intérieure. Chaque vers est une tentative de donner forme à l’indicible, de transformer le chaos émotionnel en une quête de sens. C’est une plongée dans l’intime, où les mots deviennent des refuges éphémères face à la tempête intérieure.

Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des lieux d’accueil de la fragilité humaine, sans la nier ni la masquer.

C’EST POUR UN TAKE-OUT;
DES RÊVES POUR EMPORTER SVP
(poème sur la dépression)

Encore une fois
sur le chemin des dédales
… et la peur qui s’installe …
un autre tour de luge
en dépression des brumes,
un tour de piste sur la route
des traineaux qui dérapent
et trébuchent
un tour de bobsleigh extrême
à l’intérieur de soi-même

des craquelures dans
mes émotions chimiques
des fissures dans mes
pensées-neurones raboutées
le vide des synapses
origami psychique
écorchure des
diagnostics de papier

sensations hurlantes
qui déferlent et dérivent
sur l’écume de l’eau
comme des vagues
scélérates anxieuses
qui se déchainent et
roulent sur le rivage
sans crier gare

mille et un éclats; des déchirures
fragments d’un être éclaté
la fragilité de la porcelaine
et de la faïence
le déséquilibre; la vulnérabilité;
la défaillance

personnalité de céramique fine
le passé qui s’estompe dans l’intime …

des moments de délire,
des lavis en trompe-l’œil
sur le parvis de ma vie
des lampions de sable …
de sable fin comme
la poudreuse de l’hiver
… de l’hiver qui se
promène encore dehors,
comme un temps mort
… comme un temps mort

encore la poudreuse et le vent
toujours des matins de glace
toujours la froidure et le frimas
sur les lignes qui me tracent
et s’effacent

toutes les neiges éternelles
sont maintenant tombées
… moi aussi

je suis maintenant
en pièces détachées
… un assemblage
d’engrenages et de rouages
gisant sur un radeau
qui vogue au milieu
d’une flaque d’eau
… sur une petite nappe
de liquide stagnant

« c’est pour un take-out » …
« des rêves pour emporter SVP »
je les mangerai assis
sur le bord du quai
en regardant les pleurs
et les flaques d’eau
s’assécher

en ne disant rien
en ne pensant à rien

« c’est pour un take-out »
« des rêves et de l’espérance pour emporter SVP » …

Art numérique humaniste et fragilité psychique

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un espace d’accueil de la fragilité mentale et émotionnelle.

Dans le réseau, ces mots circulent comme des traces sensibles de l’expérience humaine, même dans ses zones les plus vulnérables.

Même fragmentée, l’expérience humaine persiste.

Explorer d’autres formes de poésie numérique

→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste
→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence

Retour à la page de la série: L’expérience humaine

🌍Pensons culture

Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.

→ Voir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Le charroi (Poème sur le temps qui passe, entre présent et mémoire)

Un poème introspectif qui explore la fluidité du temps et la mémoire; une réflexion sur le présent, le passé et les émotions qui les relient.

Les mots "Le charroi" écrits sur une image montrant un personnage assis sur un quai face a l'eau et une horloge dans le ciel

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
→ Voir la série complète

Temps, mémoire et présence

Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture devient une manière de charroyer le temps, de préserver la mémoire et de rendre sensible l’expérience humaine entre présent et devenir.

Poème sur le temps qui passe et la mémoire : Le charroi

I – Charroyer le temps

Le présent parle de nous à n’en plus finir
Nous sommes probablement
ici et maintenant

l’effort de vivre le quotidien,
le banal, l’essentiel, l’éternité
Ton corps croustille sous mes doigts
Dans son cours, le temps charrie l’essence
des choses telle la rivière qui charrie le sable

boutures de nos héritages endeuillés
nous écorchons les éraflures de nos peurs
de nos avenirs dans l’envers du décor
pensées en carrousel de foires éphémères
Mon corps croustille sous tes doigts

Nous sommes probablement
ici et maintenant
mais ce n’est pas certain et sans doute
pas plus sûre que sans risque
certainement pas sans conséquences
Nos corps frémillent sous nos doigts
En ce moment j’ai foi et j’existe
tu existes et fourmilles en moi
je ne sais plus en quoi j’ai foi

sensations fugaces et précieuses
attentes confuses
de nos peaux désireuses
des charrettes et chariots vides
transportent nos incertitudes
et attitudes belliqueuses
des carioles charroient nos corps qui
fourmillent sous des doigts

Le présent parle de nous à n’en plus finir
Le passé laisse humblement
place à l’avenir
Nous sommes toujours vivants …
ici et maintenant

II – Charroyer l’écritoire

fût-il possible d’écrire le temps
à la plume et à l’encre
d’esquisser sans se contredire
nos connexions intimes
de dégrossir la matière
de la naissance et des débuts
nous dessinions nos vies dans
des calèches sans cochers
dans son cours, le temps
charrie nos mots gravés
gravures et manuscrits
des vécus et des vies

nous voici; emportés dans
le charroi des origines…
et des commencements…

III – Charroyer les sens

Sens des choses et sens des corps
dans son cours, le temps charrie
des passions viscérales et charnelles

nous voici encore; dans le mouvement
continu du charroi où tout est transporté
et transformé, en dehors de toi,
en dehors de moi

Charroyeurs des temps,
des mots et des sens
Nous irons …

Art numérique humaniste et mémoire en mouvement

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une manière de capter et de transmettre les traces du temps dans l’expérience humaine.

Dans le réseau, ces mots circulent comme des fragments sensibles, porteurs de mémoire, de présence et de transformation.

Le temps nous traverse, et nous en portons les traces.

Explorer d’autres formes de poésie numérique

→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste
→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence

Retour à la page de la série: L’expérience humaine

🌍Pensons culture

Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.

→ Voir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Cartographie d’une dissonance – Trouble de l’anxiété (poème)

 Cartographie d’une dissonance : poème sur l’anxiété et la fragmentation mentale, où la poésie contemporaine et l’art numérique explorent les états intérieurs troublés.

Titre du poème écrit sur une image d'art numérique montrant un personnage androgyne avec une forme géométrique sur la tête
Là où l’anxiété brouille les repères

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
→ Voir la série complète

Anxiété, fragmentation et territoires intérieurs

Ce poème trace les contours flous d’un état intérieur troublé. J’y navigue à vue dans une géographie mentale dissonante, là où l’anxiété brouille les repères et transforme les pensées en vertiges. C’est une tentative de dire l’invisible, d’arpenter les zones de turbulence avec les mots comme seuls instruments de mesure.

Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où la poésie et l’image servent à cartographier des états intérieurs fragiles et à rendre partageable l’expérience humaine de l’anxiété.

Cartographie d’une dissonance
Trouble de l’anxiété

Modus Vivendi
vivre avec _
espace à habiter;
en immersion dans les
collages cubistes des
territoires fragmentés
de ma pensée anxieuse

influencer le doute
« cohabitation » avec _
pacte d’équilibre fragile
sensation de dissonance
et d’étrangeté
tension d’équilibriste sur
une corde raide ; je suis
et _  je demeure

cracher un calligramme
pour m’illustrer le mot
l’état d’alerte permanente
sensations diffuses dans
mon corps à fleur de peau

tentative d’appropriation
de mes réalités dissonantes
acceptation lucide de
l’instabilité
équilibre précaire
accepter et se rebeller

 instinct grégaire
caché entre le mur et le lit du
point de rupture; de l’état d’être _
de l’état de ne pas être

vues multiples des paysages
mentaux morcelés comme
des points d’ombre en
moi tatoués
… en moi gravés
en souvenirs figés
de temporalité

carte d’habitat
mode d’emploi
tête en branchage
pensée en arborescence
dans un boudoir
d’arbres et de branches
laisser croitre les bonzaïs
des sculptures végétales
m’enracinent dans le
mort-terrain
une robe de chambre en
bronze me calme
se redessiner dans le temps
dans l’espace _ dans l’avenir

les rêves éclatent comme
du pop-corn au cinéma
comme si chaque fragment
de sensation devenait un
point sur une carte,
sur une surface _ dans une
mosaïque d’émotions éclatées
élaguer le dire et le faire
voir toutes les facettes
simultanément
slamer le dire;
esquisser les tons forts
cartographier la dissonance
et la dissidence comme point
de partance, en orbite dans
une ellipse sans fin,
ni commencement

naviguer à vue _
à voiles plein vent…
la manœuvre et l’assemblage
du gréement
cordage d’illusion
se projeter en portance …
portage et mouvance

Contexte

L’anxiété, sous toutes ses formes — anxiété généralisée, troubles anxieux — est un enjeu majeur de notre époque. Ce poème s’inscrit dans une démarche de poésie sociale, car de nombreuses personnes vivent avec l’anxiété et la dépression. Ayant moi-même traversé des périodes d’anxiété, j’ai tenté de mettre en mots ces sensations, ces états intérieurs souvent indicibles…

Art numérique humaniste et cartographie intérieure

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où poésie et image permettent de rendre visibles des états intérieurs souvent difficiles à exprimer.

Dans le réseau, ces fragments deviennent des traces sensibles de l’expérience humaine, partageables au-delà de l’individu.

Cartographier l’anxiété, c’est déjà tenter de l’habiter.

Explorer d’autres formes de poésie numérique

→ Poésie & images — corpus de poèmes-images
→ Haïkus contemporains — poésie brève et minimaliste
→ Micro poèmes sociaux et politiques — poésie visuelle engagée
→ Poèmes courts sur le deuil et la mort — mémoire et absence

Retour à la page de la série: L’expérience humaine

🌍Pensons culture

Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.

→ Voir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

Le cadre de porte (poème sur la maladie d’Alzheimer)

Découvrez le poème Le cadre de porte, une immersion poétique dans la maladie d’Alzheimer, explorant la mémoire, l’oubli et la désintégration de l’identité à travers l’écriture et l’image.

Image numérique montrant un personnage surréaliste et des horloges et le mot Alzheimer
Poème sur la maladie d’Alzheimer

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
→ Voir la série complète

Mémoire, oubli et disparition de l’identité

Dans ce poème, je témoigne de ma première rencontre avec la maladie d’Alzheimer, incarnée par un homme dans la cinquantaine, emporté trop tôt. À travers des images de fixation sur un cadre de porte et de silence envahissant, j’exprime la douleur de voir un être cher se désagréger sous le poids de l’oubli. C’est une plongée dans la déchéance cognitive, une marche funèbre sans fin, où la poésie devient un exutoire face à l’indicible.

Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des lieux de présence, de mémoire et de témoignage face à l’effacement de l’expérience humaine. Il participe également à une démarche de poésie humaniste québécoise, où l’écriture devient un lieu de mémoire, de présence et de résistance douce face à l’effacement.

Ce texte s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire, la perte et la fragilité humaine, que j’explore à travers plusieurs poèmes et œuvres sculpturales.

Le cadre de porte

Il fixe le cadre de porte
fixe le cadre de porte
Il est debout devant
le cadre de porte
Une heure de temps
Une maladie dégénérative
l’emporte

Je marchais dans les rues de ville
pour revoir un ami détruit
dans ses ruines.
Je marchais sans le savoir
vers les ailes du charognard
mangeur de souvenance.
Un rendez-vous avec la démence.

Le père de mon ami détruit
me présente la maladie.
Des yeux de détresse
et de brouillard se baladent
sur les meubles et sur les murs.
Des objets religieux épinglés
entre deux rivages,
pour garder courage.

J’observais un esprit
de ratures et de ruptures.
J’étais témoin de la dislocation
de l’être implosé,
désarticulé dans sa démesure.
Il parlait en brume de mots
et de murmures.

Il fixe le cadre de porte
Fixe toujours le cadre de porte
Se fond dans le cadre de porte
On ne veut pas voir.
La douleur. La peur.
On détourne le regard.

La régression danse dans le salon.
Le décor avale ma stupéfaction;
je m’engloutis sous la tapisserie.
Nous étions tristes; si tristes…

Fulgurance; Déchéance,
Tout effacer, Déprogrammer.
L’oubliance comme finalité.

Des cassures,
des brisures dans l’éphémère.
La lucidité de brefs
moments périssables.
Il entendait le silence
s’emmurer autour de lui.

L’écorché sur les éraflures
du verni jauni; sur le bois fendillé
des moulures.
L’impossibilité de maîtriser
les craquelures sur la patine
corrosive de la maladie,
de sa vie.

Le temps charogne les présents
qui seront les passés à oublier
de l’avenir.

Il fixe le cadre; le cadre le fixe.
Se décompose dans l’embrasure.
Se prépare sans le savoir
à s’éteindre d’usure.

Nous étions tristes; si tristes…  
face à cette musique
sans mesure,
sans métrique,
cette marche funèbre
sans fin et vitriolique.

Contexte

J’ai croisé plusieurs personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de démence. Ce poème évoque l’une d’elles : un homme dans la cinquantaine, emporté trop vite. Ce fut mon premier contact avec la maladie.

En 2012, alors que j’étais aidant naturel pour un ami de la famille atteint d’Alzheimer, j’ai créé une série de sculptures sur ce thème; ces œuvres ont été exposées dans divers lieux de diffusion. Ces dernières années, j’ai également écrit plusieurs poèmes abordant cette réalité, une poésie sociale qui témoigne de l’expérience humaine et, malheureusement, la maladie d’Alzheimer en fait partie.

Cette expérience a profondément marqué mon travail artistique, notamment à travers une série de sculptures et plusieurs poèmes explorant la mémoire et l’effacement.

Art numérique humaniste et mémoire fragilisée

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des espaces de mémoire, de présence et de témoignage face à l’effacement de l’expérience humaine.

Dans le réseau, ces mots agissent comme des traces sensibles, préservant ce qui tend à disparaître.

🔹 Explorer autour de la mémoire et de l’oubli

→ Cartographie de la démence — fragmentation de la mémoire
→ Le Maelstrom : l’entre-deux — confusion et perte de repères


🔹 Prolonger cette exploration

→ Sculptures Alzheimer — mémoire et fragilité humaine


🔹 Dans le cadre de la série

→ L’expérience humaine — série de poèmes sur la condition humaine


🔹 Démarche artistique

→ Art numérique humaniste — corpus et développements

👉Retour à la page de la série: L’expérience humaine

🌍Pensons culture

Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.

→ Voir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui


Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur