Quand le monde cogne, le poème ne s’excuse pas — il cogne aussi. La micropoésie sociale et politique ne cherche pas à adoucir les angles : elle répond, sans fard, à la brutalité du réel.
Cet article fait partie de la série Micro poèmes sociaux et politiques → Voir la série complète
Poésie brutale
La brutalité des réalités géopolitiques contemporaines appelle une poésie brutale …
Commentaire
La brutalité du monde ne se contourne pas — elle se regarde en face. La poésie sociale et politique répond à la violence géopolitique contemporaine par une langue qui ose être brutale elle aussi. Cette poésie n’est pas décorative. Elle est une forme de résistance. Une parole qui ne cherche pas à plaire, mais à réveiller. Elle assume l’inconfort, le cri, la tension. Elle ne panse pas les plaies — elle les expose.
👉 Ici, la poésie devient résistance : brutale, lucide, nécessaire.
Explorez la série
Cette publication fait partie de la série Micro poèmes sociaux et politiques, une collection de poèmes courts engagés.
🌍Pensons culture
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Premier éclat d’une poésie engagée, “Les jardins de l’avenir” ouvre la série des micro poèmes sociaux et politiques — une réflexion poétique sur l’avenir de l’humanité et la nécessité de repenser le monde.
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Les jardins de l’avenir
Changer les façons de penser c’est semer l’avenir de l’humanité
Commentaire
Le monde contemporain est dominé par l’argent, le pouvoir et la consommation. Les grandes entreprises détruisent notre environnement sans frein. Pour que l’humanité ait un avenir, il faut changer nos façons de penser — c’est là que commence la transformation.
Ce poème court est né d’un sentiment d’urgence. L’avenir ne se construira pas avec les outils du passé — il faut repenser, réimaginer, réinventer.
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La culture, c’est vital — un poème visuel et une réflexion engagée où les mots deviennent acte de résistance et mémoire partagée.
Cet article fait partie de la série Réflexions sur l’art, la poésie et la culture → Voir la série complète
La culture, c’est ce qui nous relie, ce qui nous élève, ce qui nous sauve. Elle est mémoire, résistance et transmission. Elle murmure dans les livres, éclate dans les cris d’artistes, veille dans les silences des mémoires. Dans cet article, je vous propose un parcours en trois temps : – un micro poème social, comme cri de ralliement, – une série de dix citations marquantes, gravées comme à la craie sur le tableau de notre conscience, – et une vidéo courte, visuelle et vibrante, pour faire résonner ces pensées dans l’espace numérique. Ensemble, ces fragments dessinent une conviction : la culture est vitale. Cette réflexion s’inscrit dans une approche plus large de l’art, de la poésie et de la culture comme formes de présence humaine dans le monde.
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste (ANH), où la culture humaniste devient un espace de résistance, de mémoire et de lucidité face aux dérives du pouvoir et de l’oubli. → Art numérique humaniste — Corpus théorique et développements
La culture : mémoire collective, acte de résistance et transmission
La culture : ce qui nous unit, ce qui nous sauve
La culture est bien plus qu’un héritage : elle est une manière d’exister. Elle nous relie à ceux et celles qui nous ont précédés, elle façonne notre regard sur le monde, elle nous donne des mots pour dire, des gestes pour transmettre, des formes pour résister. Dans chaque langue, chaque œuvre, chaque poème, chaque chanson, chaque rituel, elle murmure : vous êtes encore là. Et tant qu’elle respire, nous ne sommes pas seul(e)s.
Micro poème social
La culture, c’est vital
La meilleure arme de résistance est la culture. Nous, camarades de résistance culturelle, sommes ici pour y rester.
Citations sur la culture
Les mots ont le pouvoir de réveiller, de relier, de résister. Ces dix citations, gravées comme à la craie sur le tableau de notre mémoire, nous invitent à penser la culture autrement — comme souffle vital, comme acte de transmission, comme cri de liberté.
Citation d’André Malraux sur la culture
« La culture ne s’hérite pas, elle se conquiert »
Citation d’Albert Camus sur la culture
« Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude »
Citation d’Albert Camus sur la culture et la société
« Sans la culture, et la liberté relative qu’elle suppose, la société, même parfaite, n’est qu’une jungle. C’est pourquoi toute création authentique est un don à l’avenir »
Citation de Milan Kundera sur la culture
« La culture, c’est la mémoire du peuple, la conscience collective de la continuité historique, le mode de penser et de vivre »
Citation de Octavio Paz sur la culture
« Toute culture naît du mélange, de la rencontre, des chocs. A l’inverse, c’est de l’isolement que meurent les civilisations. »
Citation de Milan Kundera sur la cultureet la nation
« En vidant une nation de sa culture on la condamne à mort. »
Citation deAimé Césaire sur la culture
« Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde. La culture, c’est le refus de mourir. »
Citation de Victor Hugo sur la culture
« Détruire la culture, c’est mutiler l’âme d’un peuple. »
Citation d’Albert Jacquardsur la culture
« La culture, c’est ce qui permet à l’homme de s’élever au-dessus de lui-même. »
Citation d’Émile Zola sur la culture
« Une société sans culture est une société morte. »
La version vidéo
Je vous présente ci-dessous la vidéo La culture, c’est vital – 10 pensées et citations qui frappent publiée sur ma chaine YouTube (Art Digital Express)
Cette vidéo prolonge le poème dans une forme d’art numérique humaniste, pensée comme un acte de culture humaniste face à la banalisation de la violence, de la propagande et de l’autoritarisme.
Une courte vidéo qui rassemble 10 citations puissantes sur la culture, choisies pour leur force de résonance et leur capacité à éveiller la conscience. À travers les mots de Camus, Césaire, Kundera, Zola et d’autres, cette série visuelle invite à penser la culture comme un acte de résistance, de mémoire et de transmission.
Conclusion – La culture comme acte de présence
La culture ne se consomme pas, elle se vit. Elle traverse les siècles, les crises, les silences. Elle est ce fil invisible qui relie les voix du passé aux gestes du présent. À travers ce micro poème, ces dix citations gravées comme à la craie, et cette vidéo qui fait vibrer les mots, une conviction se dessine : la culture est un acte de présence. Et tant qu’elle respire, nous sommes là — debout, reliés, vivants
Dans un monde saturé d’images et de discours, l’art numérique humaniste et la culture humaniste demeurent des lieux de résistance, où l’expérience humaine refuse de se taire.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Mille et une révoltes sur le bout de la langue — poésie visuelle et engagée, inscrite dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les cris du monde se transforment en mots et images.
Cet article s’inscrit dans la série Art social & poésie, où j’explore une poésie engagée ancrée dans les tensions sociales, les fractures du monde et les formes contemporaines de résistance.
Fragments d’un soulèvement en suspens : murmures de poésie et de révolte
Richesse et gloire pour les nains de jardin sociopathes pauvreté et misère pour les lutins de rue et les fantaisistes
des cracheurs d’images de marque pour le réseautage d’illusionnistes et de faux prêtres des grand maîtres inventés de toutes pièces par des suceurs de baguettes magiques la réussite est au bout de la langue pour les putes et magiciens de haut niveau de tous genres ou non genrés
parasitage d’images publiques; frime et supercherie manipulation et tromperie des bibittes à patate déguisées en scarabées japonais pour tromper les farfadets doués de l’esprit follet
des gosseux de langues de bois des patenteux d’histoires des acrobates de l’art oratoire et des charmeurs de langues … une révolte couve en braise de colère en ces jours de mots décapités
je suis en terre de rébellion, je reviendrai peut-être un jour bredouille – démanché – exilé
… exilé … trouver asile et calme dans un lieu inviolable se sentir étranger partout; étranger et mutant
des hashtags tatoués dans le front #asiles #exils je demande asile je tague et je tague je tague et je tangue je tangue et je tombe …
gueules de cris à tue-tête émeutiers de la survivance … des manifestants protestent mais n’attendent plus rien …
L’être social inhabité … avec mille et une révoltes sur le bout de la langue et le cœur en lambeaux de liberté
Une poésie de la révolte et du langage
Ce poème explore la langue comme lieu de tension, de rupture et de révolte. Les mots y deviennent fragments, cris, dérives — une tentative de dire l’indicible dans un monde saturé de discours et de manipulations.
Une révolte intérieure, où la langue devient territoire de lutte.
Art numérique humaniste et poésie engagée
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la poésie devient un espace de résistance face aux dérives sociales, politiques et médiatiques.
L’image et le texte y agissent comme des formes de présence dans le réseau, portant une parole libre, fragmentée, mais profondément humaine.
Explorer d’autres formes de poésie engagée
Ce poème-image s’inscrit dans un corpus plus large de poésie numérique humaniste, où différentes formes interrogent les enjeux sociaux et politiques de notre époque :
Cette œuvre s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où les mots et les images deviennent des formes de conscience, de résistance et de mémoire dans l’espace numérique.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
C’EST POUR UN TAKE-OUT : poème visuel sur la dépression et la fragmentation intérieure, où l’image et les mots plongent dans l’intime.
La dépression
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
Dépression, fragmentation et dérive intérieure
Dans ce poème, j’explore les méandres de la dépression à travers des images de froidure, de solitude et de fragmentation intérieure. Chaque vers est une tentative de donner forme à l’indicible, de transformer le chaos émotionnel en une quête de sens. C’est une plongée dans l’intime, où les mots deviennent des refuges éphémères face à la tempête intérieure.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des lieux d’accueil de la fragilité humaine, sans la nier ni la masquer.
C’EST POUR UN TAKE-OUT; DES RÊVES POUR EMPORTER SVP (poème sur la dépression)
Encore une fois sur le chemin des dédales … et la peur qui s’installe … un autre tour de luge en dépression des brumes, un tour de piste sur la route des traineaux qui dérapent et trébuchent un tour de bobsleigh extrême à l’intérieur de soi-même
des craquelures dans mes émotions chimiques des fissures dans mes pensées-neurones raboutées le vide des synapses origami psychique écorchure des diagnostics de papier
sensations hurlantes qui déferlent et dérivent sur l’écume de l’eau comme des vagues scélérates anxieuses qui se déchainent et roulent sur le rivage sans crier gare
mille et un éclats; des déchirures fragments d’un être éclaté la fragilité de la porcelaine et de la faïence le déséquilibre; la vulnérabilité; la défaillance
personnalité de céramique fine le passé qui s’estompe dans l’intime …
des moments de délire, des lavis en trompe-l’œil sur le parvis de ma vie des lampions de sable … de sable fin comme la poudreuse de l’hiver … de l’hiver qui se promène encore dehors, comme un temps mort … comme un temps mort
encore la poudreuse et le vent toujours des matins de glace toujours la froidure et le frimas sur les lignes qui me tracent et s’effacent
toutes les neiges éternelles sont maintenant tombées … moi aussi
je suis maintenant en pièces détachées … un assemblage d’engrenages et de rouages gisant sur un radeau qui vogue au milieu d’une flaque d’eau … sur une petite nappe de liquide stagnant
« c’est pour un take-out » … « des rêves pour emporter SVP » je les mangerai assis sur le bord du quai en regardant les pleurs et les flaques d’eau s’assécher
en ne disant rien en ne pensant à rien
« c’est pour un take-out » « des rêves et de l’espérance pour emporter SVP » …
Art numérique humaniste et fragilité psychique
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un espace d’accueil de la fragilité mentale et émotionnelle.
Dans le réseau, ces mots circulent comme des traces sensibles de l’expérience humaine, même dans ses zones les plus vulnérables.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Un poème introspectif qui explore la fluidité du temps et la mémoire; une réflexion sur le présent, le passé et les émotions qui les relient.
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
Temps, mémoire et présence
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture devient une manière de charroyer le temps, de préserver la mémoire et de rendre sensible l’expérience humaine entre présent et devenir.
Poème sur le temps qui passe et la mémoire : Le charroi
I – Charroyer le temps
Le présent parle de nous à n’en plus finir Nous sommes probablement ici et maintenant
l’effort de vivre le quotidien, le banal, l’essentiel, l’éternité Ton corps croustille sous mes doigts Dans son cours, le temps charrie l’essence des choses telle la rivière qui charrie le sable
boutures de nos héritages endeuillés nous écorchons les éraflures de nos peurs de nos avenirs dans l’envers du décor pensées en carrousel de foires éphémères Mon corps croustille sous tes doigts
Nous sommes probablement ici et maintenant mais ce n’est pas certain et sans doute pas plus sûre que sans risque certainement pas sans conséquences Nos corps frémillent sous nos doigts En ce moment j’ai foi et j’existe tu existes et fourmilles en moi je ne sais plus en quoi j’ai foi
sensations fugaces et précieuses attentes confuses de nos peaux désireuses des charrettes et chariots vides transportent nos incertitudes et attitudes belliqueuses des carioles charroient nos corps qui fourmillent sous des doigts
Le présent parle de nous à n’en plus finir Le passé laisse humblement place à l’avenir Nous sommes toujours vivants … ici et maintenant
II – Charroyer l’écritoire
fût-il possible d’écrire le temps à la plume et à l’encre d’esquisser sans se contredire nos connexions intimes de dégrossir la matière de la naissance et des débuts nous dessinions nos vies dans des calèches sans cochers dans son cours, le temps charrie nos mots gravés gravures et manuscrits des vécus et des vies
nous voici; emportés dans le charroi des origines… et des commencements…
III – Charroyer les sens
Sens des choses et sens des corps dans son cours, le temps charrie des passions viscérales et charnelles
nous voici encore; dans le mouvement continu du charroi où tout est transporté et transformé, en dehors de toi, en dehors de moi
Charroyeurs des temps, des mots et des sens Nous irons …
Art numérique humaniste et mémoire en mouvement
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient une manière de capter et de transmettre les traces du temps dans l’expérience humaine.
Dans le réseau, ces mots circulent comme des fragments sensibles, porteurs de mémoire, de présence et de transformation.
Le temps nous traverse, et nous en portons les traces.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Cartographie d’une dissonance : poème sur l’anxiété et la fragmentation mentale, où la poésie contemporaine et l’art numérique explorent les états intérieurs troublés.
Là où l’anxiété brouille les repères
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
Anxiété, fragmentation et territoires intérieurs
Ce poème trace les contours flous d’un état intérieur troublé. J’y navigue à vue dans une géographie mentale dissonante, là où l’anxiété brouille les repères et transforme les pensées en vertiges. C’est une tentative de dire l’invisible, d’arpenter les zones de turbulence avec les mots comme seuls instruments de mesure.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où la poésie et l’image servent à cartographier des états intérieurs fragiles et à rendre partageable l’expérience humaine de l’anxiété.
Cartographie d’une dissonance Trouble de l’anxiété
Modus Vivendi vivre avec _ espace à habiter; en immersion dans les collages cubistes des territoires fragmentés de ma pensée anxieuse
influencer le doute « cohabitation » avec _ pacte d’équilibre fragile sensation de dissonance et d’étrangeté tension d’équilibriste sur une corde raide ; je suis et _ je demeure
cracher un calligramme pour m’illustrer le mot l’état d’alerte permanente sensations diffuses dans mon corps à fleur de peau
tentative d’appropriation de mes réalités dissonantes acceptation lucide de l’instabilité équilibre précaire accepter et se rebeller
instinct grégaire caché entre le mur et le lit du point de rupture; de l’état d’être _ de l’état de ne pas être
vues multiples des paysages mentaux morcelés comme des points d’ombre en moi tatoués … en moi gravés en souvenirs figés de temporalité
carte d’habitat mode d’emploi tête en branchage pensée en arborescence dans un boudoir d’arbres et de branches laisser croitre les bonzaïs des sculptures végétales m’enracinent dans le mort-terrain une robe de chambre en bronze me calme se redessiner dans le temps dans l’espace _ dans l’avenir
les rêves éclatent comme du pop-corn au cinéma comme si chaque fragment de sensation devenait un point sur une carte, sur une surface _ dans une mosaïque d’émotions éclatées élaguer le dire et le faire voir toutes les facettes simultanément slamer le dire; esquisser les tons forts cartographier la dissonance et la dissidence comme point de partance, en orbite dans une ellipse sans fin, ni commencement
naviguer à vue _ à voiles plein vent… la manœuvre et l’assemblage du gréement cordage d’illusion se projeter en portance … portage et mouvance
Contexte
L’anxiété, sous toutes ses formes — anxiété généralisée, troubles anxieux — est un enjeu majeur de notre époque. Ce poème s’inscrit dans une démarche de poésie sociale, car de nombreuses personnes vivent avec l’anxiété et la dépression. Ayant moi-même traversé des périodes d’anxiété, j’ai tenté de mettre en mots ces sensations, ces états intérieurs souvent indicibles…
Art numérique humaniste et cartographie intérieure
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où poésie et image permettent de rendre visibles des états intérieurs souvent difficiles à exprimer.
Dans le réseau, ces fragments deviennent des traces sensibles de l’expérience humaine, partageables au-delà de l’individu.
Cartographier l’anxiété, c’est déjà tenter de l’habiter.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.
Découvrez le poème Le cadre de porte, une immersion poétique dans la maladie d’Alzheimer, explorant la mémoire, l’oubli et la désintégration de l’identité à travers l’écriture et l’image.
Poème sur la maladie d’Alzheimer
Cet article fait partie de la série L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine → Voir la série complète
Mémoire, oubli et disparition de l’identité
Dans ce poème, je témoigne de ma première rencontre avec la maladie d’Alzheimer, incarnée par un homme dans la cinquantaine, emporté trop tôt. À travers des images de fixation sur un cadre de porte et de silence envahissant, j’exprime la douleur de voir un être cher se désagréger sous le poids de l’oubli. C’est une plongée dans la déchéance cognitive, une marche funèbre sans fin, où la poésie devient un exutoire face à l’indicible.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des lieux de présence, de mémoire et de témoignage face à l’effacement de l’expérience humaine. Il participe également à une démarche de poésie humaniste québécoise, où l’écriture devient un lieu de mémoire, de présence et de résistance douce face à l’effacement.
Ce texte s’inscrit dans une réflexion plus large sur la mémoire, la perte et la fragilité humaine, que j’explore à travers plusieurs poèmes et œuvres sculpturales.
Le cadre de porte
Il fixe le cadre de porte fixe le cadre de porte Il est debout devant le cadre de porte Une heure de temps Une maladie dégénérative l’emporte
Je marchais dans les rues de ville pour revoir un ami détruit dans ses ruines. Je marchais sans le savoir vers les ailes du charognard mangeur de souvenance. Un rendez-vous avec la démence.
Le père de mon ami détruit me présente la maladie. Des yeux de détresse et de brouillard se baladent sur les meubles et sur les murs. Des objets religieux épinglés entre deux rivages, pour garder courage.
J’observais un esprit de ratures et de ruptures. J’étais témoin de la dislocation de l’être implosé, désarticulé dans sa démesure. Il parlait en brume de mots et de murmures.
Il fixe le cadre de porte Fixe toujours le cadre de porte Se fond dans le cadre de porte On ne veut pas voir. La douleur. La peur. On détourne le regard.
La régression danse dans le salon. Le décor avale ma stupéfaction; je m’engloutis sous la tapisserie. Nous étions tristes; si tristes…
Fulgurance; Déchéance, Tout effacer, Déprogrammer. L’oubliance comme finalité.
Des cassures, des brisures dans l’éphémère. La lucidité de brefs moments périssables. Il entendait le silence s’emmurer autour de lui.
L’écorché sur les éraflures du verni jauni; sur le bois fendillé des moulures. L’impossibilité de maîtriser les craquelures sur la patine corrosive de la maladie, de sa vie.
Le temps charogne les présents qui seront les passés à oublier de l’avenir.
Il fixe le cadre; le cadre le fixe. Se décompose dans l’embrasure. Se prépare sans le savoir à s’éteindre d’usure.
Nous étions tristes; si tristes… face à cette musique sans mesure, sans métrique, cette marche funèbre sans fin et vitriolique.
Contexte
J’ai croisé plusieurs personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et de démence. Ce poème évoque l’une d’elles : un homme dans la cinquantaine, emporté trop vite. Ce fut mon premier contact avec la maladie.
En 2012, alors que j’étais aidant naturel pour un ami de la famille atteint d’Alzheimer, j’ai créé une série de sculptures sur ce thème; ces œuvres ont été exposées dans divers lieux de diffusion. Ces dernières années, j’ai également écrit plusieurs poèmes abordant cette réalité, une poésie sociale qui témoigne de l’expérience humaine et, malheureusement, la maladie d’Alzheimer en fait partie.
Cette expérience a profondément marqué mon travail artistique, notamment à travers une série de sculptures et plusieurs poèmes explorant la mémoire et l’effacement.
Art numérique humaniste et mémoire fragilisée
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des espaces de mémoire, de présence et de témoignage face à l’effacement de l’expérience humaine.
Dans le réseau, ces mots agissent comme des traces sensibles, préservant ce qui tend à disparaître.
Je vous invite à découvrir la série Comprendre la culture d’aujourd’hui, une série de micro-essais consacrés à l’expérience humaine, à la culture contemporaine et au monde en réseau.