LA MÉMOIRE EMPAILLÉE : Poème entre oubli et survivance

LA MÉMOIRE EMPAILLÉE : un poème sur la survivance culturelle, l’identité en errance et la préservation des souvenirs à travers la langue et la poésie.

Image très colorée avec une fenêtre bleue et une fenêtre rouge sur un mur jaune d'un immeuble
Survivance culturelle

Cet article fait partie de la série
L’expérience humaine – Une série de poèmes sur la condition humaine
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Mémoire, langue et survivance

Je creuse dans les strates de ma mémoire et de mon identité en errance. Ce poème est un acte de survivance culturelle, une tentative de préserver, dans la langue et la poésie, ce qui reste d’un territoire rêvé et d’une filiation dispersée. Entre déracinement et transmission, j’y trace les contours d’un pays intérieur, fragile et persistant.

Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où la poésie devient un espace de sauvegarde de la mémoire, de la langue et de l’expérience humaine face à l’effacement.

Quand la langue devient trace : la poésie d’une mémoire en sursis

A un jet de pierre
de la fin d’un monde,
une esquisse inachevée

tous mes ancêtres sont
maintenant compostés
dans la poésie des mots
d’un pays imaginé,
dans le substrat
d’un pays rêvé,
sublimé; abandonné

dériver du refus global
à l’acceptation totale
à deux pas de la désillusion
à deux pas de l’assimilation
… de l’assimilation future…
mon cœur n’est plus que
métronome et murmures

J’ai mis en terre
tous les livres
de ma bibliothèque
et mes albums de photos,
en guise de capsule temporelle,
de témoignage
de ma culture de dépouillé
on y trouvera des traces
de l’ébauche d’une culture,
de l’amorce d’un pays

fidèles à nos origines
une fine langue tricotée
dans la brume de nos
mots enracinés
une langue en état de survie
en état de choc
sauvegardée sous
forme de graffitis
sur la tôle ondulée
de nos vieux hangars
dans nos ruelles fleuries
de mille et une galeries

j’appartiens à la race de l’errance
à la nation de l’itinérance
et de l’oubliance
je suis immigrant
et demandeur d’asile
planté comme une semence
dans mon terreau natal d’exilé

Art numérique humaniste et mémoire culturelle

Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où la poésie devient un espace de sauvegarde de la mémoire culturelle et de la langue.

Dans le réseau, ces mots circulent comme des fragments d’identité, témoignant d’une expérience humaine marquée par l’errance et la survivance.

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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur

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