Cette publication fait partie de la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, une collection d’œuvres poétiques et visuelles autour du deuil, de la perte et de la mémoire.
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Découvrez aussi la série complète Micro poèmes sociaux et politiques, une poésie visuelle et numérique pour interroger notre époque, dénoncer ses dérives et semer des éclats de conscience.
Poésie du deuil : dire l’absence, écrire le silence, et garder vivante la mémoire de ceux qui ne sont plus.
Cet article fait partie de la série POÈMES COURTS SUR LE DEUIL ET LA MORT → Voir la série complète
LE DEUIL
la mort du mort la mort de la morte tue aussi en partie les endeuillés les endeuillées la vie ne sera plus jamais la même il manque quelqu’un autour de la table… il manque de plus en plus de monde autour de la table
Commentaire / Réflexion
Le deuil ne se limite pas à la perte d’un être — il transforme les vivants, modifie les contours du quotidien, et creuse des absences dans les gestes les plus simples. Autour de la table, le silence devient mémoire.
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Les larmes du deuil ne tombent jamais au sol — elles s’enracinent dans la mémoire du cœur et de la perte.
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Larmes de deuil
Les larmes de deuil sont lourdes; elles pèsent le poids de l’absence
Commentaire / Réflexion
Il existe des larmes légères — comme des rosées sur les jours gris. Mais celles du deuil sont des pierres liquides : elles tombent en silence, creusent la terre intérieure et font pousser des racines, là où l’absence devient mémoire.
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Un poème contemporain sur le deuil et la mort, où la douleur, la mémoire et l’absence s’entrelacent dans une écriture sensible explorant la fragilité humaine et la persistance du souvenir.
Poème sur le deuil ; Le silence des couteaux de jet
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Découvrez « Le silence des couteaux de jet », un poème sur le deuil et la perte. À travers une écriture sensible et contemporaine, ce texte explore la douleur de l’absence, la mémoire des êtres chers et le poids du vide laissé derrière eux. Une poésie d’émotion brute, entre fragilité et résilience.
Ce poème s’inscrit dans ma démarche d’art numérique humaniste, où l’écriture et l’image deviennent des espaces de présence, de mémoire et de partage de l’expérience humaine face à la perte.
Cet article s’inscrit dans la série Poèmes courts sur le deuil et la mort, où j’explore les expériences liées à la finitude, à la mémoire et aux passages entre la vie et la mort.
Poésie contemporaine sur le deuil et la mort
La mort d’un(e) proche nous arrive en plein cœur comme un couteau de jet lancé avec violence par la vie.
Viscérale; Frontale une attaque soudaine, ciblée; sans défense possible
*
… déstabilisés …
les oiseaux ne volent plus … mais planent … tombent … s’écrasent … s’empaillent …
les pigeons voyageurs irradient l’immensité mille et une dérives le cri des ailes
*
vide laissé dans les gestes du quotidien
mémoire corporelle dans l’odeur, la voix silence de l’absence : vacarme à tue-tête
il n’y a plus de service à ce numéro; veuillez raccrocher … inutile de recomposer !
on ressent le deuil jusque dans l’ossature
*
il manque quelqu’un autour de la table… il manque de plus en plus de monde autour de la table bientôt il ne restera plus que la table et les chaises … que des souvenirs fossilisés, inachevés …
et moi … en fragments …
*
les larmes de deuil sont lourdes … elles pèsent le poids de l’absence …
*
les mains pleines de ciel l’espérance des espaces célestes
calvaire … dérapage contrôlé des héritiers de l’absence perte de contrôle jusqu’à la frontière du point de rupture de la naissance de la lumière
*
coule dans la rivière des reliquaires, des ossuaires ruisseau des souvenirs d’Éther et d’Ébène gravures de sanctuaires
rituels conscience collective imagerie divine
*
quand on parle aux ancêtres dans un cimetière, les mots tombent par terre devant les stèles. Je danse avec des bonhommes de pierre dans mes territoires de paroles intérieures nous sommes passés par ici …
les paroles lancées dans l’univers ne vont nulle part, elles tombent elles aussi par terre, au pied des stèles les mots troubles ne sont pas des semences …
*
voile sombre du noir d’os; pénombre brunâtre des autoportraits en rupture de clair-obscur
un carrosse sans noce des écrits de murmures sur des murs; des éraflures
le vert de gris des toits des églises désacralisées funérailles de noir d’ivoire dans la lumière bleutée de la chorale en chants; un cœur endeuillé fractures de partition métronome au rythme irrégulier; aux éclats de vermillon
émotions fractales de chimères déchirure et masse informe de mes brumes du matin de la dormance des instinct
*
une lettre ouverte en fermeture de la vie
la vélocité des couteaux de jet
tenir ferme la hampe de la lance la tige de la fleur sauvage
descendance organique héritage génétique ancêtres en compostage
*
Mélancolie des corps
Les larmes de deuil sont si lourdes… Elles pèsent le poids de l’absence …
***
Version vidéo
La vidéo « Le poème Le silence des couteaux de jet » sur Youtube
Art numérique humaniste et mémoire du deuil
Ce poème s’inscrit dans ma démarche en art numérique humaniste, où l’écriture devient un espace de mémoire et de présence face à la perte.
Dans le réseau, ces mots agissent comme des traces sensibles, prolongeant la mémoire des absents dans une forme de continuité humaine.