Le Québec imaginé : entre mémoire, langue et pays rêvé

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Micro poèmes sociaux et politiques
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Il existe des pays qui n’ont jamais vu le jour, mais qui vivent dans les poèmes, les chansons et les souvenirs. Ce micro poème évoque un territoire rêvé, transmis par les voix des ancêtres — un pays mort-né, mais jamais oublié.
Du refus global à l’assimilation
Dériver du refus global
à l’acceptation totale;
à deux pas de la désillusion,
à deux pas de l’assimilation.
Commentaire
Partout sur notre planète, de petits pays risquent l’assimilation. Leurs langues, leurs cultures, leurs mémoires sont menacées par des forces plus grandes, plus uniformes, plus indifférentes.
Au Québec, un pays a été imaginé — rêvé par nos poètes et poétesses, nos chansonniers, nos artistes, et certains politiciens. Ce pays n’a jamais été créé légalement. Il vit dans les esprits, dans les chansons, dans les poèmes. Que réserve l’avenir ?
J’ai des paroles en tête —
celles de mes ancêtres :
paroles d’ébauche de culture,
paroles d’amorce de pays,
souvenance d’un territoire.
Et me voilà, géolocalisé dans un pays inexistant. Un pays mort-né. Mais dont les battements résonnent encore dans la langue, dans les rêves, dans les silences.
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Cette publication fait partie de la série Micro poèmes sociaux et politiques, une collection de poèmes courts engagés.
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Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur
