Poèmes-images et Instapoésie : explorez une poésie visuelle numérique où texte et image se rencontrent pour révéler des fragments de mémoire, de révolte et de sensibilité contemporaine.
Cette page présente la suite de la série MOTS & IMAGES EN VRAC, une série de poèmes-images et de fragments d’écritures numériques conçus pour circuler dans l’environnement du web.
Ces créations, publiées au fil des années sur différentes plateformes numériques, s’inscrivent dans une démarche d’Instapoésie et de poésie visuelle numérique, où texte et image dialoguent pour former une unité sensible.
Poèmes-images de la série

Le temps passe
Le temps passe
et me dit
qui je suis
qui j’étais
qui je serai
qui j’ai toujours été

La vie est un SPECTACLE
à grand déploiement
Je meurs moins souvent qu’avant
OUI, je me suis permis de mourir
souvent et ma conclusion est que
la vie est un SPECTACLE
à grand déploiement
arrivé par accident

L’art dans toute son éphémérité
la nuit,
je fais des installations avec des vidanges
un peu partout dans la ville
le rebut est mon médium
L’art dans toute son éphémérité
la ville et ses poubelles finiront par m’avaler

La somme des souvenirs érodés
La somme des souvenirs érodés,
des rêveries dérobées,
est gravée dans
le béton armé de la ville cimentée

Les gourous et les disciples
les gourous et les disciples
ont toujours tort
j’irai cracher au visage
de leur jactance
avant de quitter la ville

Nous étions libres
de nous emprisonner

Les mers d’abîme
Délicatesse rythmique,
de la tarentelle
des tambours
castagnettes
et violons ailés volant
au-dessus des navires
voguant sur les mers d’abîme

Les mots muets
Les mots muets
ne parlent pas plus
que les livres brûlés

J’écrivais à la noirceur
pour ne pas voir mes mots

Je parle en silence
Je parle en silence
jusqu’à crier
d’injustice
jusqu’à
mourir
d’injustice
Je parle en
silence

LE CADRE DE PORTE
(Alzheimer)
Il fixe le cadre de porte
fixe le cadre de porte
le cadre de porte
Une heure de temps
Une maladie dégénérative
l’emporte
Ne cesse de fixer
Ne cesse de dégénérer
Ne cesse d’oublier
La pensée aussi immobile
que le cadre de porte
le cadre de porte
L’osti de cadre de porte
Note
L’image est une photo d’une
sculpture produite en 2012.
Elle faisait partie d’un corpus sur le
thème de la maladie d’Alzheimer
et a été exposée dans plusieurs
lieux de diffusion à Montréal.

On the road
je reprends la route
encore – encore
le sable me frappe
et me fouette en plein visage
des grains agressent mes yeux
un sable si fin — si blanc
compteur de temps
évidemment

Parfois, il n’y a pas de mot

Plume et encre
Plume et encre
Le rythme
des étincelles

Violence
La vraie violence
est troublante;
Elle n’a rien à voir
avec la
chorégraphie-violence
des films
d’Hollywood.
Explorez la série
Cette page fait partie de la série :
MOTS & IMAGES EN VRAC — Série de poèmes-images et de poésie visuelle numérique
Dans cette série, je rassemble des poèmes-images, des fragments d’écritures numériques et des formes d’Instapoésie où texte et image composent une poésie visuelle numérique pensée pour le web.
→ Voir la page principale de la série : MOTS & IMAGES EN VRAC
Gilles Vallée | Artiste Numérique Humaniste, Poète, Sculpteur
Cette série fait partie de ma pratique globale d’art numérique humaniste.
Pour situer cette démarche dans son cadre théorique et évolutif :