Haïkus & Haïshas : poésie minimaliste et art numérique pour capturer l’essence de l’instant.

L’esthétique visuelle de l’art numérique rencontre la poésie minimaliste du haïku
Je vous présente dans cette section du site des haïkus écrits sur des images d’art numérique; il s’agit donc en fait de Haïshas. Cette forme de poèmes s’intègre bien dans ma démarche pour fusionner l’esthétique visuelle (arts visuels – imagerie numérique) avec la poésie.
Les haïkus sont des poèmes minimalistes d’origine japonaise. Traditionnellement, un haïku se compose de trois vers de 5, 7 et 5 syllabes, capturant un instant dans le temps présent et le communiquant simplement. À l’origine, les haïkus étaient souvent liés aux saisons, mais leur gamme de sujets s’est élargie avec le temps.
Les Haïshas, également appelés haïkus-photos, combinent des haïkus avec des images. Ils sont souvent partagés sur des plateformes en ligne et permettent d’associer la poésie à la photographie.

Capter l’essentiel
Capter l’essentiel
Des souvenirs du passé
Des larmes sur les mots

L’être social décapité
Constat épeurant
L’être social décapité
Des ruines et décombres
Note: L’image est un dessin
fait avec de la gouache

Souvenirs gravés
Pétroglyphes – Mémoires
Toute notre histoire dans la pierre
Souvenirs d’ancêtres

Des asiles et des exils
La vie à tout prix
Des asiles et des exils
Le prix de la vie

Échange animal
Échange animal
Passion charnelle dévorante
Guérir des morsures

Gouache et pastel
Dans mon atelier
De la gouache et du pastel
Pour refaire le monde

Émotions en vrac
Sable du sablier
Comme un univers en soi
Émotions en vrac

Haïku de rue
Court Haïku de rue
Street art comme arme culturelle
Pictogrammes de ville

Haïku de ville
Passé tapageur
Pratique de l’art de tranchées
Devoir de mémoire

Haïku des gisants de pierre
Des gisants de pierre
Nous sommes passés par ici
Des bonhommes de pierre

Un hiver de glace
Les neiges éternelles
Le temps fixe de la froidure
Un hiver de glace

L’œil à la lunette
L’œil à la lunette
se déchirent les émotions
entre cuir et chair

Larmes de solitude
Larmes de solitude
des pleurs seuls dans l’abandon
coulent sur un visage

Le masque blanc d’hiver
Le masque blanc d’hiver
Et la froidure, la froidure
Grand froid de l’hiver

Le temps cogne des clous
Le temps cogne des clous
Dormance dans les herbes folles
Un reflet dans l’eau

Parcelle de néant
Parcelle de néant
L’univers m’est inconnu
Particule de rien

Parfois si peur
J’ai parfois très peur
Patine laissée par le temps
J’ai parfois si peur

Passé catapulte
Mal aux souvenirs
Le ciel se cache tous les soirs
Passé – catapulte

Pensée poétique
Pensée poétique
Une pensée en arabesques
Sentiment d’ivresse

Souvenirs de l’eau
Souvenirs de l’eau
Réparer le temps cassé
J’ai trouvé le vent

Sur un bois flotté
Sur un bois flotté
Habillé de fines voilures
J’ai sculpté ma vie

Ville smog
Un brouillard suspect
L’air-crachin de la ville-smog
Toutes les ruelles dorment

Vivre par accident
Vivre par accident
Arbres de probabilités
Des modèles vivants

Un lieu de culte brûle en moi
Marqué dans la chair
Un lieu de culte brûle en moi
L’espoir est porteur
Note : L’image est une photo prise lors
de mon exposition intitulée « De la
Naissance de la Lumière » en 2012
au Gesù (Centre de créativité)
à Montréal. Il s’agit de
personnages faisant partie de
l’installation sculpturale.

Piano
Verre de martini
Un cigare sur le piano
Mes mains coupées jouent

Poèmes de tambours
Cadence et rythmique
Scander jusqu’à l’obsession
Poèmes de tambours

Souvenirs de Jazz
Souvenirs de Jazz
Le Red Light de Montréal
J’ai la tête en jazz
Voir aussi:
Haïkus engagés : poésie et révolte en trois vers – Gilles Vallée Art | Art Digital Express

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© Gilles Vallée | artiste numérique, poète, sculpteur